Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Auteur Sujet: Psychotique Apocalypse  (Lu 1802 fois)

Hors ligne Arsinor

  • Aède
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Psychotique Apocalypse
« le: 08 Mai 2022 à 12:13:00 »
Psychotique Apocalypse


Au début, le feu brûlait. Il cuisait ma pitance et je dormais dans son foyer.
Un jour, mes yeux s’ouvrirent et je vis que le feu voulait brûler. Je voulus brûler comme lui mais je n’y parvins point. J’étendis la main pour m’enflammer à son contact, mais il se déroba. Le feu suscitait en moi le désir de brûler et refusait dans le même mouvement de m’enflammer. Et plus il m’empêchait d’être comme lui, plus il m’intimait de désirer l’être.
Humilié, je décidai de l’éteindre. Je jetai au feu un bout de bois pour qu’il connût ce qu’il me faisait et qu’il cessât d’être, par respect pour mon grade de victime. Mais il brûla. Je refusai que le feu remportât cette ultime victoire et décidai de croire que j’avais jeté le bout de bois dans le but de l’allumer, de le récupérer et de m’enflammer. Mais la combustion avait été totale et je n’eus rien à récupérer que de la fumée. Les crépitements du désir redoublèrent. Ma jalousie alimentait mon impuissance qui alimentait le feu qui alimentait ma jalousie. Je le savais mais il ne le savait point. Plus je le savais, plus j’étais jaloux. Plus j’étais jaloux, plus je souffrais de la haine. Plus je souffrais de la haine, plus il niait la haine. Plus je l’accusais de nier, plus la négation augmentait. Le feu était l’obstacle et je désirais l’obstacle. Le feu n’était qu’ostentation, désir de soi et mise en scène. Je ne pensais qu’à retourner le mal contre lui-même.
Ostentatoire, je lui tournai le dos afin que son désir de m’humilier l’humiliât. Les ricanements retentirent dans toute la cave primitive. En me renvoyant à ma théâtralité, il la reconnaissait. Mais comme il faisait comme si c’était moi qui la reconnaissais, c’était moi qui la reconnaissais. Le feu avait inventé le ridicule et maintenant, le ridicule était vrai. Je pensais que le feu faisait semblant, jouait un rôle. Et que derrière ce rôle rôdait la raison étrange et inquiétante pour laquelle il le jouait. J’étais révolté qu’il laissât croire que c’était moi qui inventais cette interprétation-ci. Le feu créait à partir de rien et adhérait sans condition au réel pour augmenter sa domination. Il niait n’être que théâtre et me laissait dans l’obligation de déduire que c’était moi qui n’étais que théâtre. Que ce fût en même temps impossible et réel était insupportable, et je le supportais. Ce paradoxe était l’horizon indépassable de mon existence. Ce fut la scène de la rage.
Dévoré de rage, je décidai de le manipuler. Puisque tout était manipulation, je ne risquais rien en tentant la manipulation. Il eût toujours été possible de faire machine arrière. C’est ce que je pensais pouvoir m’affirmer au cas où les choses tourneraient mal. Si je gagnais, je gagnais tout ; si je perdais, je perdais tout, encore. Je décidai de faire tout ce qu’il faisait pour lui montrer qu’il faisait tout ce que je faisais, afin de lui faire subir ce qu’il me faisait subir et qu’il cessât de susciter en moi la révolte d’être son jouet. Mais cela, il le fit. Tout ce que je fis, il le fit aussi, pour m’accuser de manipulation afin de faire de moi le vaincu du conflit dans le but que je désirasse être le perdant qui échoue à manipuler. Mais comme ce qu’il faisait, il le faisait parce que je le faisais, je faisais ce qu’il faisait pour que ce fût lui qui fît ce que je faisais. Je savais qu’en croyant que c’était lui qui avait porté le premier coup, je me condamnais à l’échec, comme toute victime qui court après la réparation. Je savais aussi qu’en posant que j’étais le plus fort, j’étais l’agresseur et que je serais accusé d’avoir porté le premier coup. De même, en posant que j’étais le plus faible, j’étais accusé d’avoir tort. Je devais réussir à le battre pour nous montrer que je lui avais pris la capacité à être et que c’était moi qui l’avais toujours eue. Mais plus il voyait que je croyais que ce qu’il faisait, il le faisait de sa propre volonté et que ce que je faisais, je le faisais pour lui prendre la propre volonté, plus il consumait mon être. Et plus il consumait mon être, plus je croyais que c’était lui qui détenait la propre volonté. Je compris ce cercle infernal. Plus je le comprenais, plus je me révoltais, et plus je me révoltais, plus il se sentait supérieur et indifférent à ma violence, à ma faiblesse de recourir à la violence et à ma croyance en ce qu’il voulait ma mort. Le feu était le feu et je n’étais point le feu. J’étais son oxygène.
Alors le scandale éclata. Je me mis à hurler et de ce jour, le hurlement ne cessa point. Mais je ne mourus point. Je regardais autour du feu. Je regardais la cave qui était autour. Mon regard tomba sur un mur identique à l’identité qui existait entre les murs.
Stratégique, mon désir se décrocha de son objet et se dirigea sur le mur. Le mur était l’obstacle. Et comme l’obstacle était la route, le mur était la route. La violence était la route, le destin et l’obstacle. La route était la violence, le destin et l’obstacle. Mon désir butait contre le mur comme la mouche butait contre un néon tue-mouche. Je désirais le mur dans toute sa mureté et j’emmurai mon corps dans le désir de mur.
Révolutionnaire, je jetai contre le mur mon corps armé de violence. Le mur éclata. L’air extérieur s’engouffra dans la cave et la cave explosa. La bouffée d’oxygène souffla le feu et déclencha un incendie. Le feu se jeta sur moi. J’étais en feu. J’étais le feu. La puissance affluait dans mes veines. Je contemplais mes mains, mon instrument. Je saisissais une pierre, je la réduisais en poussière. Je jouissais de ma volonté de puissance. J’étais la volonté et la puissance, et la puissance voulait : conquérir. Je savais que plus je conquerrais, plus j’aurais besoin de conquérir. J’avais besoin d’oxygène. Besoin était mon nom.
Je commençai par le commencement. Je pris les grands chemins. Je vis au loin un pauvre. J’allai à sa rencontre d’un air de rien. Il se plaignit, je l’écoutai. Plus je l’écoutai, plus il se plaignit. Il criait en silence être mort en son cœur. Je compris ce qu’il voulait. Je décidai de lui donner son cœur. Je le pris dans mes bras et, pour la première fois de sa vie, il sanglota. Ce fut la scène du sanglot. En échange, il me remit sa confiance. Je priai les dieux qu’ils me dissent que tirer de la confiance d’un pauvre. Saisi d’un éclair de génie, je pris la confiance dans mes mains et je la déchirai devant les yeux du pauvre. Tandis que je le déchirais, une bouffée d’oxygène passa à travers la déchirure et l’oxygène me traversa le feu. Je crépitai de plaisir. La puissance affluait dans mes veines. J’avais compris comment ça fonctionnait.
Je gagnai la ville. Dans les rues, je vis des hommes. Je leur appris à désirer la maîtrise du feu. Par moi, ils comprirent comment ça fonctionnait. Je leur donnais à désirer mon désir d’être le feu. Mais j’étais le seul à pouvoir le faire, puisque c’était moi qui le faisais. Ils désiraient faire ce que je faisais mais ne le pouvaient point car j’étais celui qui suscite le désir. Ils désiraient ce que je possédais mais ne le pouvaient point, car j’étais en possession de mon être. Et moins ils pouvaient, plus ils désiraient. Plus ils m’admiraient, plus j’étais puissant et plus j’étais puissant, plus ils m’admiraient. Plus je leur montrais mon désir de les soumettre, plus ils se soumettaient. Plus je soumettais, plus je soumettais. Un gang se révolta. Je le pris dans ma main et le réduisis en poussière. Épouvantés d’admiration, une poignée de cadavres firent de moi leur dieu vivant. Les vents se déchaînèrent et le feu embrasa le monde. Je gouvernais la métaphysique. Je préparais le coup du siècle. J’envoyais les gangs à la mort. Je me retrouvais seul. Je voulais recommencer. J’étais démystifié. Je ne pouvais pas recommencer. Les murs s’effondraient sur mon passage. Je n’étais déjà plus rien.
Les siècles passèrent. J’allais parmi les hommes. J’attisais leur curiosité, je les attirais vers leur scandale et je les rejetais pour éterniser le moment de la rupture. Je déchirais les faibles pour créer les fissures d’où jaillissait l’oxygène dont je m’alimentais et je provoquais les forts qui me jetaient leur bois mort. Je brûlais les autres feux, attiré, jetant, attirant, jeté. Je jetais tout, tout, pour que ça cessât. Mais plus je jetais, plus ça jetait ; et plus j’étais jeté, plus je désirais reconquérir pour que ça fût moi qui rejetasse.
Pour supporter la souffrance d’être rejeté sans pouvoir rejeter les autres, je la montrais en spectacle. Je connaissais le fonctionnement du désir. Pour supporter la souffrance, je devais la faire désirer. Je désirais que le spectacle de mon ego se gravât en lettres d’or, de sang et de larmes dans les théâtres sacrés. Mais je ne réussis qu’à me complaire dans mon malheur alors que le grand art révélait les vérités sur le malheur. Ma vaine littérature ne s’adressait qu’à moi-même. Je n’étais point le dramaturge. J’étais le personnage. Je ne pouvais point intégrer les théâtres. Personne ne voulait voir le théâtre de ma souffrance.
Alors je pris mon feu et je me réduisis en cendres afin que ma souffrance fût signifiée aux couches de suie qui s’accumulaient sur mes paupières. Je vengeais ma dépossession sur mes possessions. J’étais possédé, dépossédé. Le désir de souffrance menait au désir de souffrance. Je désirais le cercle vicieux. J’idolâtrais le vice. Je vénérais l’absurdité. J’accusais l’absurdité de l’idolâtrer. Comme elle me gouvernait d’autant plus que je ne saurais le dire, je lui sacrifiais la métaphysique que je découpais méthodiquement des cœurs de mes victimes lors de mes rites de sacrifice psychotique. Je savais que j’étais psychotique car c’était écrit dans les dictionnaires de psychiatrie, — et je savais lire.
Je produisais de légers bruits pour intriguer les égarés. Ensuite, ma main jaillissait peut-être des vitres ensanglantées pour les entraîner dans le réfrigérateur. Je les épouvantais en grognant puis les conduisais dans la forêt. C’était la scène de la voiture. Je la tournais dans tous les sens. Je prenais de la bouteille. Je décidais une fête grandiose en l’honneur. Je préparais le coup. Je bâtissais des châteaux. J’allais sur les toits. Je le criais dans la rue. La police m’arrêtait. Je passais la nuit en prison. J’allais sur les toits. Je n’avais rien à perdre. Je rigolais tout seul. Je répétais ce que les gens disaient dans le métro. Je criais dans la rue. J’entendais des voix. Les murs avaient des oreilles. Je parlais aux bouches d’égout, parmi les autres cafards. Je les nourrissais de sandwichs au poulet, trois fois par jour. Je nourrissais des enfants au jardin d’enfants pour les entraîner dans les égouts. La police m’arrêta.
J’internais les hôpitaux psychiatriques. Je passais à travers les couloirs en le criant. Je démontrais aux psychiatres que la vérité s’opposait à la réalité. Je démontrais aux psychotiques que la réalité s’opposait à la vérité. Je leur donnais l’espoir. Je leur enseignais comment faire triompher la vérité sur la violence par la théâtralité de la théâtralité de la théâtralité. Je leur disais de m’écouter. S’ils croyaient en moi, les choses que je disais arriveraient. S’ils ne croyaient pas, elles n’arriveraient pas. Je révélais les choses situées après la fin du temps. Ça se passe comme ça.
À un moment donné, je conduis les mains trop humaines. Je fais sortir les victimes par les failles du système. J’organise des foires. Je vous montre à la foule. C’est la scène du phénomène de foire. Je montre que les troubles psychiques sont les supplices que la foule rejette sur ses boucs émissaires pour faire corps social. Ces boucs émissaires sont les psychotiques et les miroirs, et la foule réfléchit dans le miroir. Le miroir se brise sous le coup de la vérité. C’est la scène du bris du miroir. Ensuite, la psychiatrie tombe dans le vide. La perversité se fracasse la définition. Les pyramides hiérarchiques s’effondrent en chaîne comme des dominos. Le narcissisme est jeté dans les gouffres. Le pouvoir se dissout. Le sud déferle sur le nord, provoquant des larcins, des disputes, des procès, des bagarres, des émeutes, des révolutions, des rigidifications de régime politique et la coupure définitive de l’électricité. Le feu est mis aux poudres. Les villes explosent jusqu’à la cime des himalayas de Haine. Les colombes tombent rôties dans la gueule ouverte des porcs, afin qu’ils se ruent contre les porcs dans un nouveau nuage de poudre tandis que cela fraternise à mort dans le malheur. Le cosmos mue en chaos. La confusion, impératrice du monde, s’assoit à ma droite. Puis, je rencontre l’Homme. Je Lui dis : écoute. Tu es l’Énigme dont Je suis la Clef. Si Tu ne Me résous point, Je déclencherai Ton Arrêt. Entends-Moi couler Ton veau dans Mon or. Je suis l’Idole, la Foule et le Sacrifice. Je centralise la Violence comme le Fer attire la Foudre. Je suis la plaie et le couteau ; la victime, le bourreau, le vengeur, le sauveur, le triangle et le cercle. Je suis la faute, la vengeance, le plaignant, la justice et la schizophrénie. Le premier, et le deuxième. Je manipule les parents pour qu’ils rendent les enfants σχίζοφρήν. Je divise l’individu et j’amalgame l’intérieur avec l’intérieur et l’extérieur avec l’extérieur. J’accuse le bouc émissaire. Je venge le sacrifice. Je sacrifie la foule. L’homme tuera l’homme qui tuera l’homme. La violence sera contagieuse et je serai la contagion. Je ferai du pardon ton meurtre fondateur. Les génocides réciproques, hommages du meurtre à l’industrie, enterreront l’hommage sous les montagnes de cadavres. Je gouvernerai le suicide. Je déclencherai l’apocalypse pour exterminer les hommes. Je suis l’Ange Exterminateur. Le premier, et le deuxième.
De temps à autre, j’arrêtais de dire la vérité. Je disais la réalité. Au bout d’un an, je sortais de l’hôpital pour ramper derrière le réfrigérateur. Ensuite, j’y revenais ; pour en ressortir. J’entrais au Royaume de l’Apocalypse par la Grande Porte de Kiev et je sortais de la psychose par le chas d’une aiguille. Pour entrer, je disais ça. Pour sortir, je cessais de le dire. Ce que je faisais, je le faisais pour montrer que ce que les autres faisaient n’étaient autre que ce que je faisais afin qu’ils fissent ce que je faisais pour me montrer que ce que je faisais n’était autre que ce qu’ils faisaient. Mais je ne mourus point, afin que ça recommençât. Ainsi passèrent les siècles.
Un jour, j’entendis un oiseau. Alors, je sortis de la cave, que je n’avais jamais quittée. Les oiseaux m’attendaient dans un petit sapin.
—  Ne chantez-vous point pour fêter mon retour d’entre les morts ? dis-je.
Les oiseaux ne répondirent pas.
—  J’ai tenté de détruire les hommes afin qu’ils cessent de se prendre pour la réalité. Vous voulez interdire la philosophie ?
Les oiseaux ne répondirent pas, car je parlais au feu éteint.
—  Très bien, adieu ! Je garderai le souvenir de cette trêve en introduisant les cadavres de vos semblables dans mes sandwichs ! Désolé, les piafs !
—  Qui es-tu ? dirent les oiseaux.
—  Je suis l’Ange Exterminateur, serviteur, monture et tueur de Satan-Crucifié. Je suis le premier, et le deuxième ; le cafard, et l’extermination. Je suis schizophrène. Je gouverne le suicide. Je suis chargé de déclencher l’apocalypse à la fin du temps. Et vous, qui êtes-vous ?
—  Sors de cet homme et pose un genou à terre, dirent les oiseaux.
J’obéis.

Ψ

—  Maître, dis-je avec ma voix. Que dois-je faire ?
—  Cultive un champ de daffodils, afin que j’y nourrisse l’armée de ma descendance, dirent les oiseaux.
—  Comment le pourrais-je, puisque je suis sans force ?
—  Travaille et la force te viendra.
Mais la terre s’étendait à perte de vue. Découragé, je retournai dans la cave pour y grouiller comme un cafard incessant.
—  Adresse la parole à ton fils ainsi que la parole t’est adressée sur l’instant, dirent les oiseaux.
—  Commence, dit mon père.
Ma voix n’était plus la sienne.
—  Père, comment demandes-tu à un cadavre de commencer quelque chose ?
—  Fais comme moi.
Je vis le premier coup de pioche. Il me donna la pioche et je retournai la terre comme il l’avait retournée.
—  C’est cela, continue.
Je retournai la terre une deuxième fois et je vis que cela était bon. Alors je sus que l’homme était mon vrai père, et le feu son imposteur. Le souffle de l’esprit passa sur mon cœur comme le vent du verbe de l’empire d’amour souffle à travers les plaines d’Amérique, d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Océanie et de l’Antarctique depuis la fondation du monde, à la tombée de la nuit, en été. J’éclatai en sanglots et quand le sanglot s’arrêta, le hurlement avait cessé. Je voulus remercier mon père de m’avoir donné la vie, mais il n’était plus là. Alors, je me mis au travail afin que le champ de daffodils fût donné à celui qui le recevrait. 
 
I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the Milky Way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay;
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
In such a jocund company:
I gazed — and gazed — but little thought
What wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.


To Wordsworth

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 335
Re : Psychotique Apocalypse
« Réponse #1 le: 15 Mai 2022 à 09:43:31 »
Bonjour Arsinor

un commentaire sur le début de ton texte derrière le rideau

B

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Arsinor

  • Aède
  • Messages: 242
Re : Psychotique Apocalypse
« Réponse #2 le: 05 Juin 2022 à 14:00:29 »
Merci Basic pour ton point de vue  ;D

Hors ligne Vilmon

  • Équipe Mammouth - Maquette
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  • Messages: 353
Re : Psychotique Apocalypse
« Réponse #3 le: 17 Juin 2022 à 02:44:19 »
Bonjour Arsinor,
On se retrouve sur une autre plateforme ! 😀
Je me disais aussi…
Je viens de relire ton récit.
Je comprends mieux ton hommage à Wordsworth.
Et j’ai compris un peu plus le fil de l’histoire.
La première partie, avant le mur, j’ai l’impression que le personnage est face à son reflet dans un miroir et qu’il le prend pour une autre personne entière qui le défi et se défile.  Son père ou son ka, sa personne intérieure ?
Avec le temps et l’expérience vient la sagesse et j’imagine que c’est une des raisons de son humilité face aux oiseaux et son père.
Allez, au plaisir !
Vilmon

Hors ligne Arsinor

  • Aède
  • Messages: 242
Re : Psychotique Apocalypse
« Réponse #4 le: 17 Juin 2022 à 11:13:41 »
Hello Vilmon, on se retrouve sur le Monde de l'Ecriture  :D
Oui, dans la première partie, il y a confusion car le fils veut imiter le père, ce qui lui est impossible car le père se dérobe et a une longueur d'avance. (Je ne connais pas le ka par contre).
A la fin, oui, il sait que ce qu'il fait est mauvais pour lui-même et qu'il vaut mieux se soumettre.
--- Cela m'aurait plu de rencontrer un maître, qui m'aurait appris à vivre.
A bientôt Vilmon

Hors ligne Vilmon

  • Équipe Mammouth - Maquette
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  • Messages: 353
Re : Psychotique Apocalypse
« Réponse #5 le: 17 Juin 2022 à 16:13:04 »
Salut Arsinor,
C’est une bride qui m’est resté de mon cours sur les civilisations ancienne.
Dans la religion égyptienne, le ka est le jumeau spirituel d’un humain.
Explication trouvé sur wiki :
« Le ka est l'énergie vitale et un double spirituel qui naît en même temps que l'humain. Le ka survit dans la tombe après la mort grâce au culte funéraire et aux livraisons d'offrandes alimentaires. »
Au plaisir !
Vilmon

 


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