Bonjour à tous, étant nouveau, je vous présente l'un de mes premiers textes et sans doute celui dans lequel je me suis le plus investit (plusieurs dizaines d'heures de correction), pour vous donner un aperçus de mon style. C'est un peu vulgaire, j'hésite à mettre la mention [contenus explicite] mais j'espère que vous passerez un agréable moment, toutes critiques est bonne à prendre, lâchez-vous!
Vers l'infini et au-delà!
Spaceturtle
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Il y a fort longtemps, du temps où il y avait peu d'homme sur terre... Un quoi. Le monde était beau, calme, luxuriant... Les plantes poussaient partout, les animaux couraient dans tous les sens, tous le monde était heure...
«_Dieu!... Dieu!...»
*Arrêt brusque du générique du roi lion, musique de rembobinage, la caméra centre un point à travers la forêt, dans une clairière au bas d'une cascade, zoom progressif vers le sol*
Une voix rauque résonnant de nulle part se fait alors entendre comme un délicat coup de tonnerre:
«_Oui, mon petit, que t'arrive t-il?» Demanda Dieu d'un ton inquiet.
Son interlocuteur, un être «humain» d'un mètre quatre-vingts deux, la crinière châtain plutôt touffue, le regard malicieux et le sourire sympathique, dit alors à son créateur ce qui lui turlupinait l'esprit:
_Et bien voilà, les chevaux ont les juments, les lions ont les lionnes, les lièvres ont les hases, Les pappouths ont les mammouths et même les chats ont les chattes, etc... Comment cela se fait-il que parmi ce magnifique terrain que tu as battis pour nous les animaux, tu m'es fait solitaire?
_Tu sais que cela m'a pris cinq jours pour créer tous cela, et qu'à toi seul, tu m'as pris le sixième. Ta conception est un miracle, tu es mon chef-d'œuvre, Tu es unique!
_Oui mais justement, je ne suis pas si parfait que cela, si toute la beauté que tu as insufflé à ton œuvre ne m'empêche pas de me sentir solitaire... Ne pourrais-tu pas... Moi aussi me créer une compagne?
_Bon voilà, je voulais te faire la surprise mais je ramai encore sur le concept et comment dire... pour la finaliser, j'aurai besoin de pas mal de matière première comme... un bras, une jambe, un œil, une oreille et un poil de cul.
_Quoi! Mais tu te fous de ma gueule! … Non excuse-moi Père, je...
_Je te comprend, ne t'en fais pas, dit-il d'un air navré... sinon juste pour une côte, je peux te faire un modèle qui courrera dans les prairies et grimpera aux arbres aussi bien que toi, mais par contre, elle n'aura pas ton caractère et sera très dépendante de toi, toujours à te critiquer, et très frigide dans ta couche, et un poil trop intelligente pour ne pas te juger à ta juste valeur...
_Euh.. et pour vingts centimètres et quelques neurones, je peux avoir quoi?
_Mais c'est bien plus qu'il n'en faut avec ça, je vais pouvoir achever mon œuvre!... Bon du coup elle sera plus grande que toi mais elle sera belle, intelligente, sportive, souple... Et même câline, le soir quand tu rentreras de la chasse, pour que ta nuit soit douce et que le lendemain tu ne perdes pas le courage, ni l'envie de t'occuper de ton foyer. Je te la rapporte demain à l'aube!»
A peine ces paroles prononcées, que le créateur disparaît dans un petit flop et un courant d'air qui se dissipe rapidement. Le premier homme, super impatient de recevoir son cadeau, ne peut pas dormir et sur sa couche dans la branche de l'arbre de vie, le roi des arbres, il ne cesse de se retourner, jusqu'à ce qu'à un moment, sous son corps, plus rien ne le soutienne... C'est alors qu'une bizarre sensation de chute se fait ressentir alors qu'il émerge doucement de sa nuit mouvementée et quand il ouvre les yeux:
AAAAAAaaaaaaarrrrrrrrrrrrrhhhhhhhhhhhhhh! Rugit le mâle solitaire qui depuis qu'il a offert ses vingts centimètres à son créateur, se rend compte que tout lui paraît méga plus haut...
SPLOTCHhhhh!
Heureusement qu'il a plut la nuit dernière laissant comme dernier vestige, cette sublime flaque de boue revigorante... pensa t-il ironiquement.
«_Et Ouai mon gars j'avais tous prévu!
_Arrrh! Père faut que t'arrêtes ton humour à la con... c'est lourd!
_Eh oh, tu vas pas commencer à me critiquer quand je te ramènes... ta coupine!
_Ah ouai c'est vrai! Dit le nouvellement petit homme avec des grands yeux illuminés, Alors?
_Voila fiston, je te présente La reine de tes rêves, la divine Eva...
Celle-ci regarde le petit homme couvert de boue et commence à tirer une gueule dégoutée:
_Mais c'est quoi ce...
POC!
_Pardon, fils, une 'tite erreur de conception... dit Dieu, un sourire hypocrite au creux des lèvres en tapotant un petit coup sec de son index sur le crâne de la «créature». J'ai appelé cela une femme! J'en suis très fie...
Mais l'homme n'écoutait plus son Père, entrainé dans la transe procuré par le baiser enflammé que lui prodiguait sa nouvelle compagne après s'être jetée sur lui. Dieu les regardait tendrement découvrir tous les deux la Vie quand, sans se rendre compte du temps qui s'était écoulé, il entendit son fils qui, semblait-il avait reprit ses esprits:
_Dis-moi père, puisque que je peux...
_SUREMENT PAS! Tu peux toujours courir, tu pisses déjà très bien sur mes divins pommiers avec ça!
NdT: La tradition oral et les divers peuples qui l'ont transmise, étant un peu déçus pas certains détails de cette histoire croustillante, n'ont pas hésité à la modifier pour véhiculer de faux préjugés aux générations futures!