Mes amis, ici vous n'avez aucune excuse. Ces personnages sont déjà mythiques sur le MdE, ne pas voter ici serait un crime de lèse-mdE (oui oui, carrément).
Je vous pousse, je vous incite, que dis-je je vous oblige, à dialoguer avec le personnage de votre choix, afin de lui prouver votre affection et ainsi le faire passer au tour suivant.
MdEns, à vos claviers, à vos votes ! Fin du vote = lundi 14 décembre à 18h
Jerome S. Wizman : Oeuvre : Portia Fimbriata, de holden5
Description :
Jerome S. Wizman est un chercheur éminent, dans le genre de ce qu'on fait de plus universitaire et anglais de surcroît. Alors quand une palpitante énigme lui tombe dessus impliquant un vieux manuscrit, la mort d'un antiquaire, un code secret indéchiffrable et une araignée au nom très shakespearien, ben forcément, il s'engage à tout démêler. Non sans mal, d'ailleurs.
Extrait :
Trois jours plus tard, alors que mes obligations professionnelles m’avaient empêché d’accorder la moindre pensée aux énigmes de Foakes (je m’étais engagé, en plus de mon projet éditorial, à donner dès le mois de janvier une conférence sur « la dimension comique dans The Spanish Tragedy de Thomas Kyd»4), Aaron vint me trouver dans le bureau que nous partagions à Trinity College. Sans dire un mot, il abattit une énorme encyclopédie zoologique sur mes feuilles de notes.
— Page 622, fit-il avec un large sourire.
— N’es-tu pas censé être à Londres en visite ? lui demandai-je tout en me mettant en quête de la page indiquée.
— J’ai préféré écourter mon séjour. Tu comprendras vite pourquoi.
Les pages 622 et 623 étaient consacrées à différentes espèces d’arachnides. Sous la gravure de chaque araignée étaient inscrits un nom en latin et une brève description morphologique.
— Depuis quand t’intéresses-tu aux insectes ?
— Primo, les araignées ne sont pas des insectes. Deuzio, elles sont mes meilleures amies depuis ma visite au Natural History Museum il y a deux jours, m’expliqua Aaron. Par une coïncidence dont je ne reviens toujours pas, la solution de notre énigme s’est retrouvée sous mes yeux alors que j’accompagnais ma petite nièce dans le vivarium.
Tandis qu’il parlait (retardant avec un malin plaisir l’instant de la révélation), je parcourus attentivement la page 622 à la recherche de quelque détail intéressant. Je tombai vite sur un nom qui suscita en moi une certaine surprise, sans pour autant me fournir immédiatement la « solution de notre énigme ».
L’une des araignées représentées avait pour nom scientifique Portia Fimbriata.
Fiche par Baptiste
Bernard Poincarré :
Œuvre : Les autruches insomniaques de Krapoutchniek
Description :Bernard a perdu son nœud papillon en duvet d’autruche, ses souliers, et sa montre, alors même que doit arriver pour dîner son ami d'enfance, Alphonse Aldus, qui est « accessoirement le beau-frère de la demi-sœur du petit-fils du troisième cousin au second degré de l’oncle du prêtre du village où [il a] grandi ». Malheureusement pour lui, ce n’est que le début des inconvénients qui vont venir ponctuer cette soirée : le facteur vient récupérer le képi qu’il a oublié le matin même, les invités amènent avec eux un « antiquaire » russe qui ressemble diablement à un clochard, la bonne, Anna, fait des calembours douteux sur les noms de leurs invités, le docteur passe pour s’occuper du facteur qui est tombé inanimé devant leur porte… Mais tout ça, finalement, c’est la faute des autruches qui ne s’accouplent plus lorsqu’il pleut !
Extrait :(un coup de sonnette retentit, suivi d’un autre qui dure jusqu’à ce qu’Anna ouvre la porte en essayant de se boucher les oreilles)BERNARD POINTCARRE : Ce sont eux cette fois.
ALPHONSE ALDUS : (avançant, bras tendus) Ce cher Bernard !
BERNARD POINTCARRE : Ce cher Alphonse !
ALPHONSE ALDUS : (se dirigeant vers Madame Pointcarré) Cette chère Elise !
BERNARD POINTCARRE : (vers Madame Aldus) Cette chère… Heu… Madame.
PENELOPE ALDUS: (tirant Monsieur Zebriewitch par le bras) Nous vous avons apporté quelque chose.
BERNARD POINTCARRE : (souriant) Ho, un clochard ! C’est gentil, il ne fallait pas.
PENELOPE ALDUS: Ho, ce n’est rien, vous savez.
BERNARD POINTCARRE : Non mais il ne fallait (insistant) vraiment pas !
ALPHONSE ALDUS : (à sa femme) Tu es vraiment pénible.
PENELOPE ALDUS: Non. Mon nom est Pénélope.
ALPHONSE ALDUS : (offrant une boîte de pralines aux Pointcarré) Bref. (insistant) Voici (normal) un petit quelque chose pour vous.
BERNARD POINTCARRE : Et le clochard ?
ALPHONSE ALDUS : Ha, lui. Il nous faisait rire alors on l’a emmené.
MONSIEUR ZEBRIEWITCH : (fort accent russe) Je pas clochard ! (montrant avec ostentation un samovar) Je vendre beaux samovars !
ALPHONSE ALDUS : (ravi) Ha, il recommence !
ELISE POINTCARRE : Vous l’avez trouvé où ?
ALPHONSE ALDUS : Ho, pas loin d’ici. Il y avait un genre de réunion de loqueteux dans son genre. Ils essayent de vendre des bibelots qu’ils trouvent dans des bennes à ordure, je crois.
BERNARD POINTCARRE : Oui, donc il s’agit d’un antiquaire, quoi.
ALPHONSE ALDUS : Un anti quoi ?
ELISE POINTCARRE : Caire.
PENELOPE ALDUS: Non, nous revenons de Tunis.
Fiche par Mary