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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Bunker 43 extrait

Auteur Sujet: Bunker 43 extrait  (Lu 1167 fois)

Hors ligne AlexGR

  • Plumelette
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Bunker 43 extrait
« le: 10 Décembre 2015 à 18:31:41 »
Je travaille présentement sur un roman tiré de deux de mes rêves que j'ai fusionné. Petite mise en contexte: Le lendemain de Noël, à 3h du matin, la protagoniste se lève, n'arrivant à dormir. Elle monte à l'étage pour regarder dehors et voit un camion de l'armée cogner à chaque résidence. Elle va alerter sa famille et bientôt, ils se retrouvent dans un bunker, sans aucune autre explication qu'une maladie rendant cannibale. La petite famille se retrouve deux mois dans le bunker avant de découvrir qu'une armoire cache une porte qu'ils ouvrent. Elle mène à une sorte de "Ville de bunker" où des gens ayant à leur disposition des armes, les prennent comme souffres-douleurs, allant jusqu'à la mort de la famille entière de notre protagoniste.  Utilisée comme esclave et "punching-bag", elle décide après deux autres mois de retourner dans le monde extérieur.

L'extrait est très court (165 mots...), mais j'aimerais avoir des avis. Bien sûr, ce n'est qu'un premier jet. Je n'ai fait attention ni aux fautes, ni à la conjugaison, ni à la tournure des phrases. J'ai écris ce passage tout simplement. Je dois avouer que je n'aime pas la partie où elle est enfin de retour dans sa maison, mais je le changerai en prenant en compte les commentaires.

"J'avais ouvert la porte. Pas celle vers l'enfer. Non. Celle du couloir, celle qui me mènerait à la maison. Ce fut le silence qui m'accueillit. Ce lourd silence qui ne me lâchait plus depuis la mort de mon frère. Couteau à la ceinture, sens aux alertes, fourmis dans les jambes. J'ai passé la tête par l'entrebâillement. Une odeur immonde, atroce même, vint emplir mes narines et j'eu un haut le cœur. Une odeur de mort, de sang, de pourriture. Cette odeur qui m'alertait que ce qui c'était passé était plus qu'une simple épidémie s'ayant propagée dans la province. Des tâches brunâtres peignait les murs de leur triste origine. Du sang séché. Du sang qui provenait de je ne sais où. Je n'osais plus avancer, comme si au premier pas que je ferais dans cet antre de la mort, un de ces monstres qui avait celé la fin tragique de ma famille surgirait pour m'agripper et me tuer. Mes tympans cillaient, mon cœur tambourinait, mes lèvres tremblaient. Pas après pas, j'ai traversé le long couloir. À chaque fois, j'avais l'impression que mes jambes allaient s'effondrer. J'avais soudainement envie de les prendre à mon cou et de courir me réfugier dans ce bunker que je ne supportais plus. Puis, je me suis rappeler l'enfer, la douleur, la famine, la détresse. Je ne voulais plus être esclave le jour et affamée la nuit. Je voulais revoir ma maison et, même si je savais que c'était absurde, avait un petit espoir de retrouver mes chats et mon lapin vivant. Mes jambes ont marchées un peu plus rapidement. J'ai monté les escaliers de béton et me suis retrouvée dans la salle mécanique. Le silence était toujours là. Autours de moi, se trouvait toujours les marteaux, les scies, les clous, les vêtements et les boîtes. J'ai prit un couteau, par précaution, et l'ai mis dans mon sac. J'ai ensuite fouillé dans les boîtes. Je ne savais pas ce que je cherchait. Mon ventre grondait, mais je savais que ce n'était pas ici que j'allais trouver de la nourriture. J'ai finalement déniché des vêtements que je me suis empressé d'enfiler. J'avais une drôle d'impression en les enfilant. Depuis maintenant 4 mois je portais les mêmes vêtements tâchés de sang et de vomis, déchirés par endroits, puants. La maison entière, en fait, sentait maintenant mauvais et, lorsque je sortie de la salle, je me retrouvais face à mon chat Juliette. J'ai étouffé un sanglot en la voyant. Étais-ce par joie ou par tristesse de la voir ainsi. Aussi amaigrie  que moi, il lui manquait du poil.
- Juliette...
Ma voix me parut changée. Un peu affaiblie, cassé par ma gorge sèche, mais meurtrie, comme un fantôme. Depuis la mort de Tristan, je n'avais plus de raison de parler entre les quatre murs de béton qui nous servais de logis et le droit de parole m'était refusé hors de ce dernier.
L'animal eu un sursaut et grogna
. D'un bond, elle sauta à mon bras et une douleur lancinante m'indiqua qu'elle m'avait mordue. Je secouais mon bras et son corps finit par heurter le mur, ses crocs se délaissant de ma chair."

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Bunker 43 extrait
« Réponse #1 le: 10 Décembre 2015 à 19:16:02 »
L'extrait est très court (165 mots...), mais j'aimerais avoir des avis. Bien sûr, ce n'est qu'un premier jet. Je n'ai fait attention ni aux fautes, ni à la conjugaison, ni à la tournure des phrases.
Ok, ne pas corriger l'orthographe c'est une chose, mais "la tournure des phrases" ? Parce que du coup s'il y a des tournures qui ne me plaisent pas, je les ignore ?
Je ne dis pas ça méchamment, c'est juste que tu ne rends pas les choses très faciles à commenter. Il faut comprendre un peu. C'est un extrait très court, d'après ce que je comprends, vers la fin du récit et tu avoues ne pas y avoir mis beaucoup de soin... Donc commenter l'histoire est difficile, commenter le style est difficile. Bref, rien de très évident  :/
Je peux faire quelques remarques. Le premier paragraphe devrait probablement être découpé en plusieurs paragraphes. Je ne dis pas qu'il faut avoir un paragraphe par idée, mais là il y a vraiment beaucoup trop de choses. Certains grands auteurs arrivent à avoir des paragraphes de plusieurs pages, mais mieux vaut commencer plus modestement.
L'autre est sur le projet général. C'est intéressant, mais - et je suppose que tu en as déjà un peu conscience - transférer des choses construites par la logique du rêve en récit narratif n'est pas évident. Est-ce que tu as décidé à quel point ton texte serait cohérent, par exemple ? Ce que le rêve colle ensemble ne tient parfois que par moins d'un fil.

Ok. Je n'ai pas dit beaucoup de choses positives, je m'en rends bien compte. D'abord parce que je suis un esprit critique et pas content par défaut, ensuite parce que comme l'extrait est vers la fin de l'histoire et assez court, c'est difficile d'en tirer grand-chose. Tu parles de beaucoup d'environnements, d’événements, de personnages, que tu connais mais qu'on ne connait pas.
Le projet a du potentiel, mais le texte lui-même me semble plus une façon pour toi de tester l'idée... ? Tu sembles prêt à aller assez loin dans l'horreur émotionnelle et physique etc, ce qui est une bonne chose pour un projet de ce genre.

Hors ligne AlexGR

  • Plumelette
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Re : Re : Bunker 43 extrait
« Réponse #2 le: 10 Décembre 2015 à 23:51:50 »
L'extrait est très court (165 mots...), mais j'aimerais avoir des avis. Bien sûr, ce n'est qu'un premier jet. Je n'ai fait attention ni aux fautes, ni à la conjugaison, ni à la tournure des phrases.
Ok, ne pas corriger l'orthographe c'est une chose, mais "la tournure des phrases" ? Parce que du coup s'il y a des tournures qui ne me plaisent pas, je les ignore ?
Je ne dis pas ça méchamment, c'est juste que tu ne rends pas les choses très faciles à commenter. Il faut comprendre un peu. C'est un extrait très court, d'après ce que je comprends, vers la fin du récit et tu avoues ne pas y avoir mis beaucoup de soin... Donc commenter l'histoire est difficile, commenter le style est difficile. Bref, rien de très évident  :/
Je peux faire quelques remarques. Le premier paragraphe devrait probablement être découpé en plusieurs paragraphes. Je ne dis pas qu'il faut avoir un paragraphe par idée, mais là il y a vraiment beaucoup trop de choses. Certains grands auteurs arrivent à avoir des paragraphes de plusieurs pages, mais mieux vaut commencer plus modestement.
L'autre est sur le projet général. C'est intéressant, mais - et je suppose que tu en as déjà un peu conscience - transférer des choses construites par la logique du rêve en récit narratif n'est pas évident. Est-ce que tu as décidé à quel point ton texte serait cohérent, par exemple ? Ce que le rêve colle ensemble ne tient parfois que par moins d'un fil.

Ok. Je n'ai pas dit beaucoup de choses positives, je m'en rends bien compte. D'abord parce que je suis un esprit critique et pas content par défaut, ensuite parce que comme l'extrait est vers la fin de l'histoire et assez court, c'est difficile d'en tirer grand-chose. Tu parles de beaucoup d'environnements, d’événements, de personnages, que tu connais mais qu'on ne connait pas.
Le projet a du potentiel, mais le texte lui-même me semble plus une façon pour toi de tester l'idée... ? Tu sembles prêt à aller assez loin dans l'horreur émotionnelle et physique etc, ce qui est une bonne chose pour un projet de ce genre.

Je n'ai pas dit que je n'y tenais pas ou que j'allais laisser les phrases comme ça. Quant aux tournures de phrases, je voulais dire dans le sens ou les dernières, je n'en suis pas totalement satisfait, mais ce moment du chapitre se passe vers le quart/milieu de l'histoire. Et pour la logique du rêve, les miens sont très logiques. Ils ont un début, un milieu, une fin, des flash-back, des scènes en ralentis, des intrigues. Je me rappelle de chaque détails et ai même une mise en contexte avant même d'entrer dans le vif du rêve.

Pour les commentaires, merci je vais en tenir compte.

 


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