Coucou ! Voici un article que j'ai publié dans le journal du lycée, à propos du terrible Vendredi 13.
En ce dernier vendredi 13, un bon concert de rock était prévu : Eagles of Death Metal, une perle pour les amateurs du genre. Ne pouvant y aller puisque le spectacle était complet quand je voulus acheter mes places, je me morfondais dans ma petite chambre à l’autre bout de la capitale. Soudain, un sms d’un de mes amis : « Fusillade dans le 11e !!!!!! ».Je pensais à un règlement de compte, mais mon ami m’affirma une vérité bien plus grave. Apeurée, je cours devant la T.V. Les images, les informations, tout ce qui sort de cet écran confirme l’impensable : un attentat. Ce fut ainsi, en détresse comme tous, que j’appris la nouvelle.
Les terroristes ont frappé simultanément plusieurs endroits de la capitale, ainsi que le Stade de France. Ce dernier eu peu de morts grâce aux forces de sécurité qui eurent le bon réflexe en n’arrêtant pas le match amical France-Allemagne, évitant ainsi un mouvement de foule qui aurait pu être fatal. Malheureusement, pour la petite salle de spectacle du Bataclan, le bilan est plus funeste : au moins 70 morts, et de nombreux blessés. D’autres attaques dans le quartier du 11e, qui semble être maudit, quand on repense aux attaques en début d’année. D’autres attentats dans le 10e arrondissement viennent achever cette liste macabre d’innocents touchés. Des familles et amis sont même à la recherche d’un proche qui n’a toujours pas été retrouvé, se plongeant dans une attente des plus angoissantes. La famille de Lola Ouzounian, terminale à Sophie Germain, est toujours à sa recherche.
La peur. La rage. Le désespoir. Des mots qui paraissent bien faibles pour qualifier les sentiments se propageant comme une traînée de poudre dès ce vendredi soir. Chacun réagit différemment, certains outrés, d’autres en larmes… Pourtant le premier réflexe fut celui dont nous sommes bien fiers : se réunir, former une masse s’armant de courage face au terrorisme. Certains nous critiquent de fermer les yeux sur des évènements dramatiques extérieurs, comme en Syrie, et d’hurler dès que la barbarie atteint notre porte. Ils n’ont peut-être pas tort… Mais c’est bien le propre de l’Homme, cet instinct de survie renaissant en puissance dès qu’on se trouve face au danger, malgré le fait qu’on en connaissait déjà l’existence… Alors oui, nous avons peur pour nos vies. Oui, nous sommes terrifiés devant la menace qui plane sur notre pays. Oui, les terroristes nous ont touchés en ce sanglant vendredi 13. Mais la division de notre peuple est inimaginable. Certains parlent de guerre, d’autres d’attentats plus terribles encore. Mais il est important de rester souder quoi qu’il arrive. Ce discours peut paraître conformiste ou « cucu » à souhait ; il l’est en effet, mais nous ne pouvons répondre à la violence par la violence, ce serait lui donner raison.
Solidaires. Cette expression aux accents niais est la seule solution: tous ensemble, nous nous battrons pour la paix, l'amour et la liberté. Personne ne peut abattre les rêveurs... Haut, haut dans le ciel, vous les entendrez chanter.
Et vous pourrez pousser le cri de la haine, arracher votre gorge et torturer nos tympans. Vous pourrez nous menacer de tous les maux de la terre et du ciel, jusqu'aux limites de votre religion que vous avez vous-même corrompu. A la toute fin, après le sang et les larmes, votre haine sera peut-être affaiblie par les coups des fleurs que nous vous lancerons. La liberté, quant à elle, n'aura pas une égratignure.
Ceux qui défendent la paix et l'amour vaincront.
Il n'y a que les libres qui ont des ailes.
Et, jusqu'à notre mort, notre imagination nous guidera et nous portera: oui, ce sont les rêves, et non pas les armes, qui mènent au paradis.
Stairway to Heaven