Bonjour tout le monde, alors voici un des premiers texte que j'ai finis et celui dont je suis la plus fière. Il y a certains passage qui me dérange mais dont je n'ai rien trouvé pour remplacer, c'est encore en réflexion, donc en attendant bonne lecture!
Âme en peine, âme sinistréeJour sombre, jour de pluie. J'aimerais tant être ailleurs, autre part que dans ce cimetière à me souvenir phrase après phrase de tes derniers mots. Chose idiote ! Pourquoi ne nous as-tu pas laissé t'aider, t'écouter ? Tu nous as envoyés un message, à nous que tu considérais comme tes proches, tu n'as même pas daigné nous en parler avant de te suicider. Je pensais que tu allais bien, tu avais l'air heureuse, en paix. Mais tu es partie ne nous laissant que des mots, changeant tant de choses dans nos vies.
« Aujourd'hui, j'ai décidé de partir. Ma vie n'est qu'une suite d'action inutile et sans but. Qu'ai- je fais qui ait changé quoi que ce soit ? Je n'ai jamais eu de but ou d'envie, je ne fait que singer les gens, les écouter quand ils me disent quoi faire. Mais je ne suis rien, je ne suis même jamais tombée amoureuse alors que j'ai tout juste vingt et un ans.
Je suis lâche, se suicider est lâche, mais je n'ai jamais été courageuse. Je ne peux pas continuer à vivre, me battre pour trouver un but ou la moindre petite envie. Je n'ai même pas de courage en mourant, je ne veux pas souffrir ou me débattre, j'ai simplement abandonné.
Vous ne pouvez pas comprendre, n'est-ce pas ? Il y a tant de gens dans ce monde qui se bat-tent pour vivre et qui n'y arrivent pas, moi je peux vivre, mais je me suicide. De toute façon ça ne fera aucune différence : un de plus, un de moins qu'est ce que ça change, ne sommes-nous pas déjà sept milliards ? Il y tant d'hommes, de femmes et d'enfants qui souffrent et meurent chaque jour, pourtant, nous n'y faisons pas attention.
Vous ne me comprenez pas, vous croyez savoir mes émotions d'après mon regard, vous vous trompez. Vous croyez que j'ai de la chance d'avoir des facilités et pourtant je ne fais rien pour réussir, vous vous trompez. J'ai essayé, je me suis encouragée, me suis dit de m'y mettre mais rien n'y fait, je n'y arrive pas, tout simplement.
Je voulais changer le monde. Nous passons notre temps à nous plaindre, ne pouvons nous pas agir plutôt ? Je voulais aider pour la planète, faire changer les gens pour qu'ils prennent cons-cience du danger qu'ils représentent. Je voulais aider ces gens qui meurent parce qu'ils n'ont pas assez à boire ou à manger, ces enfants qui ne peuvent pas apprendre et ceux qui travaillent déjà. Mais je ne peux pas changer le monde si je suis incapable de changer moi-même. Les idées, c'est beau mais il faut agir, moi je ne peux pas.
Toi qui lis ce message, dis-moi, à quoi cela sert de se battre pour imposer ses idéaux et ses croyances ? Nous sommes libres de croire et d’espérer, de s'habiller et de chanter, de se taire pour écouter, d'aider ceux que l'on juge en besoin, de défendre ce en quoi on croit et d'ap-prendre des autres. Toi qui lis ce message, dis-moi, pourquoi tout le monde ne respecte pas cela ?
Je ne sais pas si le paradis existe mais une chose est sûre je n'irais pas, j'ai mis fin à la vie de quelqu'un, la mienne. Toi qui n'as vu qu'une façade sans fard et sans teint, je t'écris ces mots.
Je n'ai jamais rien fini de ma vie, toujours commencé des milliers de choses. J'ai commencé un dessein, une histoire, un costume, des études, mais tout cela n'a jamais été fini. Ceci est la première et dernière chose que je termine.
Adieu. »
Je ne comprends pas en effet, tu avais raison, nous ne te comprenons pas. Je suis ici dans ce cimetière à me dire que tu avais raison, je croyais tout savoir, que rien ne m’échappait et que rien ne pouvais m'arriver. Toi, tu as tout balayé d'un revers de main. Tu m'as montré les hypocrites qui se cachaient derrière des sourires mais qui parlent et se moquent quand tu as le dos tourné et qui, une fois que tu es morte, ont chanté de joie.
Tu m'as dit des centaines de choses dont j'aimerais me souvenir, pour pouvoir ne jamais t'oublier et changer ce monde. Peut-on changer le monde ? Toi, tu as changé le mien.