Bonsoir à tous,
Voilà, je ne savais pas dans quelle catégorie mettre ce texte. Je le dépose délicatement ici, le laissant entre vos mains et sous le joug de vos mots et conseils aguerris, car je ne pense pas qu'il appartienne à la catégorie des poèmes. Aucune règle de la poésie n'est respecté.
Alors voilà, bonne lecture et aussi, bonne année à tous.
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J’écris, j’espère, j’attends.
J’écris, j’espère, j’attends, je fuis le temps.
Je fuis le temps, car plus les minutes passent, plus le monde se dégrade.
Plus le monde se dégrade, moins j’écris, j’espère et j’attends.
Moins j’écris, plus l’encre de ma plume sèche.
Moins j’espère, plus mes maux deviennent rêches.
Moins j’attends, plus dans mon cœur s’enfoncent des flèches.
Génération quatre-vingt-dix, tout ce que je touche s’abîme.
Ne vous étonnez pas, si on se retrouve tous au fond de l’abîme,
Un portable dans une main, une bouteille de Smirnoff dans l’autre.
Mais au fond, vous savez tous que ce n’est pas totalement de notre faute.
Adeptes de la haute-technologie, partisans du moindre effort,
Nous sommes nés en buvant des biberons en or, et on mourra coupable et en tort.
Témoin d’une époque où l’amour est un produit commercial,
Où le physique est un atout des plus cruciales,
Moi qui pensais que l’argent ne fait pas le bonheur
Je suis en train de me rendre compte de ma propre erreur.
Alors j’écris, j’espère, j’attends, je fuis le temps.
Car, tout semblait plus simple il y a vingt ans.