Quand le crépuscule approche
De ses pas feutrés
Elle fait courir ses mains
Dans la douce fourrure.
Se couvre les épaules de ce manteau de nuit
Et l'obscurité naissante l’accueille en son sein.
Sang bouillonnant dans son dos,
un filet de sueur froide.
Réveille la peur ancestrale au creux des cœurs.
Le hurlement plaintif de la Terre qui bat, qui bat, qui bat, qui bat, qui souffle, crache
et pleure ses enfants.
Arbres pliants sous le poids du brouillard.
Du sang, bouillonnant dans une gorge encore chaude. La vie qui fuit
une petite carcasse.
Sang versé sur la Terre souillée.
monte
monte
Le chant des louves monte, en elle, E X P L O S E dans les airs, se fracasse contre les montagnes, empli, dilate la nuit.
Ses pattes déferlent sur le sol. Court, il faut courir. Laisse-toi emplir par ce puissant instinct, du temps où les grottes résonnaient de feux et de battement de tambour.
Une. Louve. Puissant, qui vole, fantomatique à travers la forêt. Ne te retourne pas.
Muscles puissants qui roulent sous la peau.
La. Louve. Qui hante le cœur des hommes. Des yeux de louve qui voient. Les cristaux de glace naissant, miroitant sous les premiers rayons du soleil.
Souffle brulant dans l'air ambiant. Lumière. Elle. S'offre au soleil. Il vient dévorer son corps nu de sa lumière aveuglante Sa peau blanche se confond dans la neige. La plante écorchée de ses pieds s'enfonce dans d'étranges traces de pas de louve.