Voilà quelques brouillons que je décide de vous partager. Étant donné leur petite taille, j'ai décidé d'en soumettre plusieurs d'un coup. Vos avis m'intéresse, n'hésitez pas à réagir !
« Une fois qu'on y est plongé dans un tel marasme, c'est bien difficile de s'en sortir. Certains picoles, d'autres fumes, d'autres encore baisent ... Moi c'était tout à la fois. Alors c'est sur, ça rend pas moins triste toutes ces conneries et c'est vrai que ça allège le portefeuille, mais sur le moment on se sent vivant. À se tuer, on cherche à exister. Ça ne dure jamais trop longtemps. À chaque fois où presque, une rencontre ou un hasard vient nous sortir de là mais jamais définitivement. C'est dur à accepter, mais c'est ainsi. Les seuls truc qui nous enlèvent une grimace sur la gueule sont les enfants. Y'a de l'espoir dans notre regard dans leur direction, et on se jure de tout faire pour qu'ils évitent nos erreurs, en vain. Un corbeau ne fait pas une colombe. »
"Étant donné que je l'ai retrouvé le cou ceinturé, je n'ai pas pu savoir ce qu'il avait à raconter. Il n'y avait pas une lettre sur son chevet, pas une lumière dans ses yeux. Que sa fameuse dose que je feignais de ne pas voir. Je l'aurai préféré muet en audience que pendu à sa cellule. Vous savez, ceux qui ne parlent pas en disent toujours un peu. La mort, c'est avant tout du regret, du non-dit qui passe dans le secret éternel."
"On ne gagne rien à vieillir à part de la peau plus élastique. Tellement élastique qu'elle est cette peau qu'on doit faire des plis partout pour que ça nous tienne sur la face. Le costume s'allonge, devient trop lourd à s'en casser le dos. La marche devient harassante, on n'avance plus. Et comme pour nous féliciter d'avoir autant tenu, on pose des fleurs sur une pierre à notre nom lorsque la mue se fait."
On va faire comme si il n'y avait pas de fautes hein