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27 octobre 2026 à 22:07:43
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Correspondance épistolaire interdite entre deux adolescents normaux.

Auteur Sujet: Correspondance épistolaire interdite entre deux adolescents normaux.  (Lu 1380 fois)

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  • Invité
Je vous propose aujourd'hui mon premier texte sur ce forum, qui est un de mes seuls écrits terminés pour l'instant. Je m'excuse d'avance pour les potentielles fautes d'orthographes que j'aurais pu commettre par inattention ou par erreur, personne n'est parfait, mais personne n'est imperfectible, alors signalez-les moi s'il vous plait :)
Mon texte fait à peu près quinze pages, j'ai donc un peu hésité avant de le poster dans cette section, corrigés moi s'il est mal placé !
Sur ce, bonne lecture !

 03 décembre 1943                                       à Paris

Ruben,
Je reviens d'une dure journée. Mon père m'a pris presque tout mes biens, (mes économies, ma collection de timbres et celle de capsules de bouteilles, mes médailles offertes par mon grand père et même mes quelques animaux en peluche qu'il me restait de ma petite enfance) et les a entreposés dans une petite salle dissimulée par une trappe, elle même cachée sous un tapis recouvert de poussière, à l'intérieur de notre cave fermée par trois gros cadenas. Autant dire que mes affaires sont inaccessibles. Il ne me reste que quelques vêtements, une vieille boîte à chaussures où j'entrepose tes lettres (ne te fais pas de soucis, elle est bien cachée) et ma tourterelle dans sa cage.
Aussi longtemps qu'elle vivra, Rubis t'apportera mes lettres, et elle me ramènera les tiennes. Mon père ne me la prendra jamais.
En parlant de mon père, il a continué de ternir ma journée. Ma chère Maman et lui se sont encore disputés. Au bout d'une heure de phrases houleuses, il n'a plus supporté la discussion et à commencé à battre Maman. Je le sais car je l'ai entendu crier, pleurer et supplier. Quand il l'a enfin laissé tranquille, j'attendais sur le pas de ma porte de chambre (qui donne sur l'escalier). Je l'ai alors vu monter les marches aussi vite que possible, passer devant moi la tête basse, sans un mot, et s'enfermer dans la chambre parentale.
Mais tout ses efforts furent vains. J'avais vu son visage, rouge de sang. Ses lèvres gonflées saignaient, tout comme la plaie béante sur sa joue. Je pense aussi qu'un de ses jolis poignets était cassé, au vu de l'angle anormal vers lequel il penchait. J'ai peur Ruben, j'ai peur pour ma mère, pour ma sœur, et pour moi. C'est sans doute de la lâcheté de penser ainsi, mais je suis terrifié à l'idée qu'il lève la main sur moi.    
Mais tu ne dois pas t'inquiéter, je ne suis pas battu pour le moment, je vais bien.

Je t'aime, Eliott.






05 décembre 1943                                                                                              à Paris

Petit Eliott,
Je le sais, tu détestes ce surnom, mais il te vas bien. Tu es encore un bébé, un oisillon, que j'ai pris sous mon aile. Je n'y crois pas, tu as vraiment donné un nom à l'oiseau que je t'ai offert ? Et tu l'as nommé Rubis ? Tu es un incorrigible romantique Eliott, et j'ai beaucoup de chance !    
Mon petit amour... Ah, quelle idiotie de tomber amoureux de son protégé ! Surtout à l'époque à laquelle nous vivons.    
Hier, j'ai aperçu une petite qui, pour rire, embrassait le coin des lèvres de son amie, elle ne devait pas avoir plus de cinq ans, et c'était mignon ! Mais ces deux petites n'ont pas eu de chance, un flic allemand passait par là.    
Hier soir, deux familles n'ont pas vu revenir leur enfant. Foutus camps et foutus nazis !   
Il nous faut faire bien attention petit Eliott ! Ma vie ne doit pas se terminer là-bas, et jamais je ne te laisserais mourir dans leurs camps. Je ne vivrais pas sans toi, amour de ma vie, c'est compris ?
N'en veux pas trop à ta famille pour tes biens confisqués, nous sommes en période de guerre, ils réagissent avec leurs moyens. Pour tes sous, j'ai un peu de quoi te faire plaisir. "Rubis" peu bien porter quelques pièces, non ? Je sais, tu vas grogner comme un chaton vexé en lisant ces lignes, mais, sans argent, comment vas-tu pouvoir acheter du papier et de l'encre pour m'écrire ? Et je sais que tu adores les pains au chocolat, alors tu pourras en acheter en pensant à moi !
Pour ce qui est de ton père, ce sale... (j'écris des pointillés car je sais à quel point tu détestes quand je jure, même à l'écrit, mais bon, la pensée est là) De quel droit se permet-il de battre la mère de ses enfants ? La femme de sa vie ?!    
Eliott, je veux que tu me promettes que si un jour il lève la main sur toi, tu viendras m'en parler. Pas que tu m'écriras une lettre, je veux que tu viennes jusque chez moi et que tu me le dises. Tu connais ma maison et tu sais à quel point y cacher quelqu'un est aisé.
Cette solution ne te plais sans doute pas, mais je refuse que ta charogne de paternel te fasse du mal.

En attente de ta prochaine
lettre, ton protecteur bien aimé,
Ruben.


10 décembre 1943                                                                                                                         à Paris

Ruben,

Premièrement, je m'excuse de l'attente que je t'ai infligé avec cette lettre, mais mon retard est justifié : J'ai eu la visite de la Gestapo deux heures après avoir reçu ta précédente missive. Tu sais à quel point ces visites sont violentes en ce moment, et j'ai cru qu'ils allaient trouver ma boîte ! Mais le pire reste pour Mia, qui entretiens une relation d'amitié très forte avec une jeune juive, qui se trouvait en visite chez nous ce soir là. Ils l'ont emmené sous prétexte qu'elle n'avait pas sa place ici, et qu'ils devaient l'amener dans un endroit meilleur pour elle. A l'heure qu'il est, elle doit être dans un des camps, à travailler jusqu'à en mourir. J'entends encore les sanglots de Mia et ses petites suppliques à peine étouffées par les mains de mon père, à peine lavées du sang de Maman.    
George serrait les poings si fort que s'il avait été vu par les Soldats du Mal, ils auraient tout de suite su qu'il était Résistant. Il est d'ailleurs reparti dès le lendemain, car ses vingt ans l'obligent à travailler plus que nécessaire.
Ma pauvre sœur est venue dans ma chambre après son départ pour m'avertir que nous étions surveillés. J'en ai donc conclu que t'écrire serait risqué. Et même maintenant qu'ils sont partis, je me dit que nos lettres pourraient très bien être interceptées : Rubis n'est pas un oiseau de chasse, et l'attraper ne serait pas très compliqué pour des soldats munis de fusils. J'ai donc pensé à prendre de nouveaux noms.    
Deux jeunes gens de religion catholique et de sexe opposé qui entretiennent une relation épistolaire, ce n'est rien d'extraordinaire, n'est-ce pas ? Et je te vois très bien avec des couettes !   
Que dis-tu d'Angelina ? C'est le prénom de Maman, je te le prête parce que je tiens à toi, alors prends en bien soin ! Je propose Marc pour moi, c'est courant et peu soupçonneux, sans histoires.   
Si Angelina ne te plait pas, propose une idée, et réfléchis bien avant de critiquer !
Il se peut que je ne réponde pas tout de suite à ta future lettre, mon père devient de plus en plus contre le fait d'utiliser du papier, surtout pour une vulgaire femme ! (Il ne sait pas pour toi, il me dénoncerait)
Si tu as besoin d'une réponse urgente, utilise ton corbeau, il sait encore voler.

A bientôt, Eliott.

17 décembre 1943                                                                                à Paris

Eliott,

Je pense qu'espacer nos lettres est une bonne idée, même si je serais plutôt d'avis d'arrêter pendant un petit moment, du fait que tu es surveillé. C'est pour ça que j'ai mis du temps pour cette lettre, je ne veux pas que tu sois en danger mon Eliott. Pour ce qui est de mon corbeau, je ne suis pas sûr qu'envoyer le Noir soit une bonne idée, il est assez agressif, et je ne suis pas sur que ton père te croit encore si tu lui dis que ta jeune amoureuse t'envoie des lettres parfumées à la rose, portée par un gros oiseau de malheur qui croasse aussi fort qu'un chat au bord de l'agonie. Si jamais j'ai besoin d'une réponse rapide, je viendrais directement chez toi, je n'ai pas encore oublié le chemin.
Je suis désolé pour Mia, si je pouvais je viendrais la serrer moi-même dans mes bras pour la consoler. J'ai toujours adoré ta sœur... Pauvre enfant emportée dans les camps... Il faut que nous prenions nos précautions Eliott, je refuse de te voir devenir une créature inhumaine, poussiéreuse, qui, à force de travailler, ne tiens  pas même sur ses genoux, et qui n'est bonne qu'à être envoyée à la mort. C'est horrible n'est-ce pas ? C'est comme ça qu'un nazi décrivais une jeune femme juive qu'il avait mené à la mort dans la matinée. Il en riait bien ce carnassier, et je ne pouvais que serrer les dents et les poings et passer mon chemin. Quelle barbarie ensevelie notre pays Eliott, qu'avons-nous fait pour que Dieu nous punisse de cette horrible façon ? Je crois que je vais rejoindre ton frère George, dans la Résistance. Je suis jeune et en bonne condition, et j'ai une raison de me battre ! Je me bats pour nous Eliott, un jour peu être nous ne serons plus vus comme des monstres aux yeux du peuple, nous serons à nouveaux des humains comme les autres et nous pourrons sortir dans la rue, main dans la main, sans être criblés de regards dégoûtés et répertoriés grâce à un petit triangle rose accrochés à nos vêtements. Tu vas sans doute penser que c'est une mauvaise idée, et mes parents feront tout pour te donner raison, sans savoir qui tu es, mais je dois le faire, je dois me battre. George sera d'accord avec moi, lui !
Pour ce qui est du prénom, et bien.. D'accord, va pour Angelina mon cher Marc, même si ton arrogance de te trouver plus masculin que moi me déplaît !

J'utilise mon prénom une dernière fois, au revoir mon Eliott,
Ruben.


22 décembre 1943                                                à Paris

Angelina,

N'es-tu pas folle ? Ce que tu m'as dit dans ta dernière lettre m'a empêché de dormir pendant trois nuits ! Toi qui es si courageuse, mais si maladroite... Ce serait idiot de ta part de te lancer dans une telle aventure qu'est l'équitation ! Tu es folle !!! Je ne veux pas te perdre, tu sais très bien ce qu'il pourrait t'arriver... Je n'imagine pas la vie après que ma tendre et bien aimée se soit faite écraser par un canasson... Ces mots m'horripilent, j'ai l'impression de parler d'une chose si bénigne... Nous sommes maintenant tout deux sortis d'un jeu de rôle macabre qui ne peux que mal se terminer. Je fais un aparté à ce jeu de rôle, après tout depuis le début, personne ne nous à encore découvert !
Ruben, n'es tu pas sérieux ??  Dans la Résistance ? Toi ? Tu es fou ma parole ! Tu ne me reviendra pas vivant !! J'ai déjà beaucoup de mal à regarder George partir quand il me préviens d'une de ses missions, alors toi... Ne fais pas ça je t'en prie... Je ne peux pas te l'ordonner, mais je te supplie de ne pas t'engager dans cette organisation qui, bien que brave et juste, ne rend quasiment jamais ses hommes à leurs familles.    
Que deviendront tes parents si tu te fais arrêter ? Si ils s'en sortent vivant après les interrogatoires des nazis, ils mourront de chagrin d'avoir perdu leur fils unique. Ne fais pas ça Ruben... Pense à moi, que ferais-je si tu mourrais ? Je serais un pauvre enfant éperdu de chagrin, mais qui ne peux parler de son amour perdu, sans risquer d'être déporté ? Je n'y survivrais pas.
Alors quoi, tu veux vraiment notre mort à tout les deux ? C'est cela que tu souhaite ?  Cela m'étonnerait. Ne fais pas cette horrible erreur mon ange, car j'en mourrais. D'inquiétude ou de chagrin, je ne sais pas, mais j'en mourrais.
PS : En parlant d'idée stupide,  venir chez moi en serais une, sinon nous n'aurions pas commencé cette correspondance épistolaire.
Je ferme l'aparté.

Ton bien aimé, Marc.



24 décembre 1943                                                                      à Paris

Mon cher Marc,

Permet moi de te dire que je fais ce que je veux. Ta précédente lettre m'a agacée, car elle m'a pris par les sentiments, et je n'aime pas cela. Il s'avère que tu n'as, en plus de cela, pas trop tord, et cela m'horripile. Ne peux tu pas être un idiot irraisonnable qui tient des propos idiots que je n'écouterais pas ?
Permet moi de faire le dernier aparté de notre correspondance.   
Eliott, voyons, cesse de prendre tant de risque ! Continuons notre jeu de rôle, nous n'aurons qu'à utiliser des noms de remplacement, bien que je ne sois pas sur que l'équitation sois un sport très dangereux, même pour une jeune femme maladroite ! D'ailleurs, parlons-en de ma maladresse ! Je t'en ficherais de la maladresse ! Vraiment, Eliott, quand j'ai lu ta lettre, j'étais vraiment remonté contre toi ! Je veux me battre pour la cause, pour que l'occupation de notre territoire ne soit plus un fait, une banalité que nous nous devons d'accepter en nous taisant ! Je hais l'idée d'impuissance, et tu le sais mieux que personne !    
Mais évidemment, tu as raison. Je déteste devoir l'avouer, mais tu as raison. M'engager dans la Résistance ne serais qu'une erreur qui nous coûterais sans doute la vie à tout les deux, ainsi qu'à ma famille, ce qui, tu le penses bien, n'est pas ma volonté. Je resterais donc bras croisés, comme d'habitude, à serrer les dents devant les nazis qui rient de leurs prouesses macabres. Te voila content.
Bien que je sois toujours en colère, je refuse d'être fâché contre toi la veille de Noël, alors j'enterre la hache de guerre, bien que tu refuse que j'aide à terminer la notre.    
Bon, j'ai écris plus haut que je n'étais plus fâché, donc je vais arrêter ces propos grognons.    
Noël est une joyeuse fête, mais tout le monde n'a pas le cœur à la fête ces temps-ci, et j'aimerais apporter ma touche de joie à ce jour ! Je vais faire une petite exception à mes habitudes : En plus de ma lettre apportée par ta colombe, j'enverrais le Noir chargé de deux paquets. Il arrivera après Rubis, de sorte que tu puises ouvrir ton paquet au petit matin, demain, le jour de Noël ! Le deuxième paquet est pour Mia.
Je ferme l'aparté.

Joyeux Noël mon amour,
Angelina.

01 janvier 1944                                                à Paris

Angelina,

Tout d'abord, je te souhaite une bonne année 1944 ma chérie ! Je te souhaite plein de bonheur, de santé, de joie et tout ce qui va avec pour cette jolie année qui commence avec des magnifiques rues bordées d'une bonne couche de blanc, tout comme les toits des maisons ! Il neige ! J'en suis tellement heureux ! Ma sœur reprend vie, elle adore tellement la neige... Je ne l'avais jamais vu si heureuse depuis le départ de son amie... Elle a d'ailleurs beaucoup apprécié ton cadeau !  Ce joli chemisier lui va à merveille, et Maman doit froncer les sourcils pour qu'elle l'enlève, car elle doit le laver, de temps en temps !    
Quant à moi, j'ai littéralement adoré cette petite rose en bois teint que tu m'as offert... Elle est accrochée à mon mur, et quoiqu'il fasse, mon père ne la retirera jamais. Elle est à moi, et le restera. Elle n'ira jamais à la cave sous prétexte de guerre.
Pour en venir à ta dernière lettre, elle m'a beaucoup surpris. Tu étais très en colère, et je n'en vois pas la raison, tout ce que j'ai fais, c'est te ramener sur le chemin de la raison en te rappelant les danger de ce sport. Les dames ne montent pas à cheval si elles sont maladroites, et bien toi, tu ne dois pas monter à cheval. Je suis seulement réaliste et je te parle selon ce que je crois juste et judicieux de faire. Comme je te l'ai dit dans ma précédente lettre, je ne te donne pas d'ordre, seulement des suppliques. Ne sois pas fâchée contre moi, je déteste ça, ça me rend très triste... Tu ne voudrais pas que je sois triste n'est-ce pas ?
Permet moi de faire un petit aparté. Parler de toi au féminin n'est pas une chose plaisante, je n'aime pas ça du tout, mais bon, je suppose que je vais fini par m'y faire ! Tant que j'y suis, j'espère que cette année sera plus joyeuse et plus libre, peut être que nous fêterons le prochain Noël ensemble, ou du moins, que mon père m'aura laissé assez d'économies pour t'acheter un cadeau !
Je ferme l'aparté.

Marc.



03 janvier 1944                                       à Paris

Cher Marc,

Commençons par le commencement : Bonne année mon bien aimé ! Evidemment, je te souhaite d'être heureux tout cette année, d'avoir une bonne santé, de rencontrer des personnes formidables et, peu être, d'être libre un jour.     
Pour ce qui est de la neige, je suis d'accord avec toi, c'est fabuleux et magnifique, même si c'est très froid, et je préfère la chaleur. Enfin, pas besoin d'énoncer cette évidence, la neige est froide, mais je vais m'y faire, comme chaque année ! Paris est en tout cas une très jolie ville, couverte de blanc, et j'aime voir les enfants batifoler et jouer dans la poudreuse, batailler à coup de boule de neige, construire des bonshommes et des igloos...
Mes chiens, respectivement nommés Neige et Feu, passent leur temps à gratter à ma porte pour que j'aille les promener, et quand je reviens, je suis aussi trempée qu'eux, pleine de neige et frigorifiée ! Mes parents froncent les sourcils dès qu'ils me voient partir et poussent de grands soupirs de mécontentement quand je reviens : Il est difficile de maintenir leur enfant en bonne santé si celui-ci se promène dans la neige à longueur de temps ! Et ma mère sue sang et eau pour faire sécher mes vêtements quand je reviens de balade, car avec le temps qu'il fais dehors, cela devient un travail très compliqué.
En ce qui concerne ma dernière lettre, je m'excuse de m'être énervée,  tu me connais, je suis très impulsive et je n'aime pas qu'on se mette en travers de mon chemin ! Je n'avais tout de même pas le droit de m'énerver tant, et j'en suis fermement désolée !
Je suis très heureuse que ta sœur et toi ayez apprécié mes cadeaux, et ne t'inquiète pas, si je vous en ai fait, ce n'est pas une raison de t'inquiéter que ça ne soit pas réciproque, je n'attendais pas de cadeaux en retour, tes lettres sont déjà un beau présent pour moi !

PS : Ne fais plus t'aparté, c'est fort désagréable. Tu vas t'habituer.

Joyeux nouvel an,
Angelina.


05 Janvier 1944                                                à Paris

Ruben,

J'ai pour habitude de te répondre moins rapidement, mais la, je ne sais plus quoi faire. Tu connais la relation de mes parents, et tu sais comment est mon père, mais la... Il se sont encore disputés. Je crois que c'était en rapport avec Mia, qui ne mange pas beaucoup en ce moment, et Maman qui la ménage trop. Mon père (je ne l'appellerais plus jamais Papa) en a vite eu marre de cette femme "faible et naïve" qui élève sa fille à son image. Mon père veut rendre Mia "forte", il veut qu'elle soit un monstre insensible comme lui, mais ça n'arrivera pas. Mia tient uniquement de Maman, c'est un symbole de douceur et de gentillesse, elle ne fera jamais de mal à quiconque et ne ressemblera jamais à notre brute de père. 
Quoiqu'il en soit, cette dispute à démarré de la. Evidemment, mon père en a vite eu marre, et le sang de ma mère à encore une fois coulé sur le carreau. Mais cette fois ci, elle n'est pas passée devant moi la tête baissée, en allant s'enfermer dans sa chambre, non, cette fois ci, elle est venue directement dans ma chambre, à effacé d'un coup de main ses larmes et m'a regardé droit dans les yeux. Elle m'a fixé et à dit : "Mon enfant, mon Eliott... Tu es grand maintenant, et tu es intelligent, tu sais ce qu'il se passe sous ce toit. Je l'ai supporté longtemps, mais maintenant, ce n'est plus possible. Je ne peux pas élever mes enfants sous le même toit que ce monstre. Je ne le supporte plus mon petit Eliott, je ne peux plus vivre comme ça. Je dois partir. Mais je ne peux pas vous laisser la, toi et ta sœur. Je t'en prie, pars avec nous. Mia viendra sans discuter, mais toi, je te le demande, viens avec moi."
Alors, à ce moment ou ma mère sanglotait presque dans mes bras, j'ai cédé. Je me suis mis à parler. Je lui ai tout raconté : Ma boîte, son prénom que j'avais prêté, notre relation... Elle m'a fixé à nouveau, m'a pris dans ses bras, m'a promis de taire mon secret si je l'accompagnais, et est sortie. Je ne sais pas quoi faire Ruben, je suis mort de peur.
Je suis désolé d'avoir rompu notre "jeu de rôle" pour cette lettre, je n'ai pas l'esprit prudent aujourd'hui.

Aide moi s'il te plait.
Eliott.


07 Janvier 1944                                                à Paris

Eliott,

Ton imprudence m'horrifie. Premièrement, tu ne prends plus de précautions à l'écriture de nos lettres, ce qui me pousse à rompre moi aussi le "jeu de rôle", et deuxièmement, tu as parlé de nous à ta mère. N'es-tu pas fou ? Elle est peut être la meilleure mère du monde, mais elle est malléable et naïve, et encore pire, elle est battue. Ton père la fera parler à coup de pieds et de poings, si elle laisse paraître le moindre petit indice.
Mais le mal est fait, et je ne peux plus rien y faire. Par contre, pour son idée de fuite... Je ne suis pas d'accord. Ou iriez-vous ? Une femme et deux enfants, de quinze et douze ans, qui fuit dans les rues ? Tel que je te connais tu emmènerais ta boîte, ainsi que ta colombe, la fleur en bois et les économies que je t'envois à chaque lettre. Tu serais emmené par la Gestapo en un clin d'œil. Car, ne crois pas en tes rêves, une petite famille en fuite, c'est suspect.
Par contre, si tu me promets de brûler la boîte et de libérer la colombe, je ne pourrais que te donner ma bénédiction sinon mon accord, et te laisser partir de chez toi, le cœur lourd, car je sais bien que votre fugue ne te laissera aucun temps pour m'écrire. Et de toute façon, tu auras libéré Rubis...
Non, vraiment, cette idée ne me plait pas.
Mai encore un détail, j'ai beau lire et relire ta précédente lettre... Je ne comprends pas. Ta mère t'as promis de garder ton secret si tu l'accompagnais ? Elle te pose un ultimatum ? Met au clair tout ça Eliott, et rapidement s'il te plait.
Saches juste que, je préférerais que tu partes avec elle plutôt que tu reste seul dans cette maison avec ton père. Car si ta mère et ta sœur fuient, tu sera le seul à affronter sa rage chaque jour, et ça, je ne te le souhaite pas, car je t'aime.

Tiens moi au courant, et cessons ces écarts de prudence.
Ruben.



12 Janvier 1944                                                à Paris

Angelina,

Je m'excuse de ma précédente lettre : j'étais paniqué et j'ai tenu des propos déraisonnables. Je crains par contre que Maman n'ai pas changé d'idée, et que les préparatifs de notre voyage soient en cours. Elle ne m'en a pas reparlé, mais elle n'a que de cesse de m'envoyer des regards interrogatifs et profonds, comme si elle m'accusait de je ne sais quelle bêtise que j'avais commis. Bien sur, elle attend une réponse. Mais je ne sais pas si je dois lui dire oui... D'un côté, tu as raison, elle risquerait de parler à mon père si je refusait, mais de l'autre... Partir avec elle serait sans doute un danger que je pourrais m'éviter. Je doute encore, et il me faudra sans doute encore un peu de temps pour m'y faire.
Parlons de choses plus joyeuses ! Le mois de janvier est un mois que j'aime beaucoup ! Le treize janvier, nous fêterons les treize ans de ma chère petite sœur ! Le dix-huit, c'est l'anniversaire de George, et le vingt, le mien !
Maman dit toujours que le mois de janvier est son mois, celui ou elle a eu ses enfants, le plus beau mois de l'année ! Avec un peu de chance, George sera à la maison pour ses vingt-et-un ans, et il restera pour mes seize ans !
Je tenais d'ailleurs à te remercier, grâce à toi j'ai pu acheter un cadeau pour Mia ! Une jolie robe bleue qui lui ira à merveille, et qui, je l'espère, la fera pleurer de joie ! Quand nous étions petits, j'adorais offrir des cadeaux à Mia car elle pleurait tout le temps de joie, me prenait dans ses bras et souriait jusqu'aux oreilles ! Maintenant, ma sœur est devenue quelqu'un de bien triste, elle pleure souvent, mais pas de joie, et cela assombrit mes pensées. J'aime penser à Mia en imaginant une fillette joviale et heureuse qui gambade non loin de Maman tandis que George et moi partons à l'aventure dans le jardin ! Je me souviens même que, étant petit, nous avions un vieux chien appelé Chef, et mon père nous posait sur son dos et le faisait trotter dans la cour... Mon père à bien changé, comme nous tous...

A bientôt ma chérie, Marc.




18 janvier 1944                                       à Paris

Marc,

Je suis désolée d'être en retard, mais souhaite un joyeux anniversaire à ta petite sœur ! Elle me manque cette fillette au cœur tendre qui sautillait de joie à chaque fois que je vous rendait visite ! Quelle enfant adorable ! Il est dommage qu'elle soit devenue si terne et si triste... Mais si la neige la fait reprendre vie, tant mieux pour elle, et pour vous !    
Pour ce qui est des projets de ta mère, je ne suis toujours pas d'avis que tu devrais la suivre. C'est une opération dangereuse et délicate, car ton père ne vous laissera pas partir si facilement que ça, et j'ai peur qu'il s'en prenne à toi et à ta sœur...
Evidemment, je ne peux rien y faire, à moins que tu sois raisonnable et que tu n'acceptes pas le voyage. Bien sur, tu pourrais toujours venir chez moi, ce serait tout aussi imprudent mais tu serais protégé de ta brute de père, et je serais rassurée.
Pour ce qui est de ton anniversaire, j'avais acheté un merveilleux cadeau, mais mon père m'a dit qu'il était bien laid, alors je crois que je vais en acheter un autre ! Je ne tiens pas à ce que tu regrettes ta relation avec moi car tu déteste mon cadeau pour ton seizième anniversaire ! Seize ans, ce n'est pas rien !
J'aimerais tellement le fêter avec toi, mais nous savons tout les deux que c'est impossible... Un jour tu verras mon amour, nous serons heureux, tout les deux, sans obligations d'être éloignés ! Ce jour sera le plus beau jour de ma vie, et j'espère qu'il arrivera bien vite !
J'aimerais écrire sur ce papier encore mille et une niaiseries amoureuse, que je t'aime, que tu es magnifique, que jamais je cesserais de t'aimer, et toutes ces choses que les couples se disent à longueur de temps, mais le couvre-feu me rattrape, je dois donc finir cette lettre rapidement pour pouvoir aller acheter ton cadeau !

PS : Je les aies quand même écrites ces choses, finalement !

Souhaite de bons anniversaire à ton frère
et à ta sœur, à bientôt,
Angelina.

24 janvier 1944                                       à Paris

Angelina,

Je m'excuse d'avoir mis autant de temps à te répondre, mais avec les anniversaires, ma mère était tout le temps avec moi, avec ses regards insistants et ses petites pressions sur ma main... Elle n'en pouvais plus, il lui fallait une réponse, et elle ne me laissait pas tranquille tant que je ne lui avais pas donné ! Bien sur, j'étais toujours basculé entre les deux possibilités qui s'offraient à moi, mais je me suis rendu compte que l'une des deux n'en était pas une.  Ne pas partir avec elle aurait été un choix dangereux, stupide, et inutile.
Ma mère n'est pas du genre à laisser tomber une cause perdue (bien qu'elle le fasse maintenant pour son mariage), elle ne m'aurais jamais laissé rester. Peut être m'aurait-elle assommé pour m'emmener loin de notre maison ? Je n'en sais rien, mais je sais que ma décision est la bonne : Je pars avec Maman.    
Elle n'a pas totalement fini de stocker de la nourriture, des bons de rationnement, un peu d'argent tout de même, et des couvertures, au cas ou, donc je pense que nous ne partirons pas avant une ou deux semaines, mais saches le ma belle, nous partirons.
Je suis terrifié à l'idée de parcourir les routes, mais c'est une sensation grisante qui me plait ma foi assez bien ! J'espère vraiment que tu ne seras pas fâchée en lisant cette lettre, car je fais ça pour une cause juste, et pour ma propre sécurité. Mon père m'aurais sans doute mis à mort si il avait eu connaissance du complot, et de toute façon, il l'aurais fait après le départ de ma mère. A moins bien sur qu'elle m'ai dénoncé en entendant mon refus, ce qui aurait signé ma perte, mais pas par mon propre père, ou du moins, pas directement !
Alors ne m'en veut pas s'il te plait ma chérie, pense à Mia, qui sera plus heureuse avec moi, et qui je pourrais consoler et protéger tout le long de notre périple ! Et peut être qu'en notre absence, George pourras enfin calmer mon père avec deux ou trois coup de poing dont il à le secret ! Ma vie n'en sera que meilleure, pense à ça !

Dans tout les cas, je t'aime,
Marc.



04 février 1944                                       à Paris

Marc,

Après ta lettre, je suis rentrée dans une furie désespérée. J'étais en colère, triste, inquiète et toute sorte de sentiments que je n'avais pas ressenti depuis bien longtemps !    
Une fois calmée, je me suis dit que tu avais sans doute encore une fois raison, que tu n'avais pas d'autre choix et que cela ne rendrait ta vie que meilleure. Bien sur, cette conclusion ne m'enlevait pas mon chagrin du fait de savoir que tu ne m'enverrais plus de lettre, et que notre relation était peut être terminée en ce jour, que cette lettre était une lettre de rupture, une rupture sage et gentille, mais une rupture quand même. Car sinon, pourquoi serais-je si triste en lisant tes mots ? Cette conclusion est peut être hâtive, mais j'aimerais que tu confirme ou démente mes propos dans ta prochaine lettre (car j'espère que tu m'en enverras au moins une dernière avant de partir à l'aventure avec ta famille).
Après tout, tu as seize ans maintenant, tu es presque un homme et tu te dois te prendre tes décisions seul (ou presque), et je ne peux t'en empêcher. Oh, que j'aimerais pouvoir t'en empêcher... Mais c'est impossible, je dois arrêter de rêver.    
En parlant de tes seize ans, je n'ai pas pu t'acheter de nouveau cadeau pour ton anniversaire, alors je t'envoie le premier, en guise de cadeau de rupture peut être, ou de bonne chance, je n'en sais rien, je ne peux faire que de suppositions, car ta précédente missive m'a vraiment beaucoup troublée.
Si tu n'as pas le temps de me répondre mais que tu lis quand même ces mots, je te souhaite vraiment bonne chance, bonne chance pour cette aventure périlleuse dans ce monde que tu ne connais pas tant que ça finalement, bonne chance dans la vie, que tu te dois d'explorer, bonne chance mon amour, toi que je connais depuis si longtemps maintenant, et toi que j'aime de tout mon cœur d'un amour interdit qui nous fait vibrer depuis plusieurs années maintenant. Bonne chance petit Eliott, car c'est de ce prénom que je t'ai connu, et c'est sur ce prénom que je veux te quitter, si c'est bien cela qui est en train d'arriver. Découvre la vie comme tu m'as découvert, ouvre tes yeux au monde, à la guerre, à l'horreur, mais garde les aussi naïfs, de cette naïveté que tu as depuis le premier jour, et qui, même si elle décroit un peu chaque jour, est toujours présente.

Bonne chance petit Eliott, ton Ruben.


14 février 1944                                        à Paris
   
Ruben,
Tu l'auras remarqué, j'ai cessé le jeu de rôle. Je ne me cache plus, parce que je n'en ai plus besoin.  Plus besoin car ma vie est injuste, non, car la vie est injuste. Nous avons vécu cachés tout ce temps, comme si nous étions des monstres, comme si nous nous devions de préserver l'humanité de notre existence polluante, repoussante aux yeux de notre nation. Nous avons tout essayé Ruben, pour nous préserver de ce mal, nous préserver de cette horreur qui occupait notre pays et qui n'avait de cesse de vouloir nous exterminer, nous envoyer à la mort comme de vulgaire animaux d'élevage qu'on envois à l'abattoir. Voila ce que nous sommes Ruben, nous sommes des animaux destinés dès la naissance à être massacrés. A leurs yeux, nous ne sommes pas humains. Nous sommes une abomination qu'il faut radier de la surface du pays, car pour l'instant ils n'en sont qu'à ce stade... Un jour, ils seront heureux ces nazis, ces horribles démons, car le monde entier se sera soumis à leurs pieds, le monde entier sera débarrassé de la vermine que nous sommes. Si ce jour là arrive, tant mieux pour eux, je serais mort depuis longtemps. Ce soir mon cœur aura arrêté de battre, mes poumons auront arrêtés de pomper l'oxygène précieux qu'ils ont revendiqués pour eux seuls, et j'aurais arrêté de polluer leur air. Je serais mort et jeté dans une fosse parmi d'autres cadavres, d'autres monstres abominables qu'ils auront décidé de massacrer.  J'aurais, dans cette fosse, la place qui m'appartient dans ce monde. Je suis une abomination qui doit reposer parmi les autres horreurs que cette Terre à portée.
Je n'en veux pas à ma mère qui, sous les coups de mon père découvrant ses plans, à mis à nu mon secret enfoui au fond d'elle. Je n'en veux pas non plus à mon père qui, horrifié de vivre sous le même toit qu'un monstre, est allé me dénoncer. Je n'en veux pas non plus aux flics qui tapent à ma porte à ce moment ou j'écris mes derniers mots. Je ne t'en veux pas non plus, toi qui à contribué à me rendre si monstrueux à leurs yeux, car je t'aime. Je n'en veux qu'à moi-même, moi qui n'a pas sur lutter contre l'horreur. Je mérite ce qui va m'arriver mon amour, alors je n'en veux qu'à moi.
En ce jour, qui devrais être un jour magnifique, je vais mourir. Souviens toi d'une chose Ruben, souviens toi de mes derniers mots. Je t'ai aimé, je t'aime et je t'aimerai toujours Ruben, alors prend soins de toi, ne les laisses pas t'allonger à mes côtés dans cette fosse qui sera mon cercueil, vis ta vie et ouvre les yeux du monde, montre lui que nous ne sommes pas des abominations, que ce que nous avons vécu était magnifique, que personne n'effacera cela. Vis Ruben, ne les laisse pas te prendre cela.

Joyeuse Saint Valentin mon Ruben, ton petit Eliott.



Voila pour ce premier essai sur ce forum ma foi bien sympathique, j'attend vos avis avec beaucoup d'impatience ! :)

Hors ligne -Between

  • Tabellion
  • Messages: 22
Re : Correspondance épistolaire interdite entre deux adolescents normaux.
« Réponse #1 le: 07 juillet 2015 à 19:20:40 »
Texte intéressant, assez bien dans la forme mais "pas mal de fautes" en conjugaison.
Ex:
Citer
que tu confirme
Je ne vais chercher les autres dans ce long texte, mais ce sont principalement des fautes au niveau de la deuxième et troisième personne ( oublié ou rajout de "s" )

Sinon, dans l'ensemble, j'ai bien aimé  :)

NoImNotDifferent

  • Invité
Re : Correspondance épistolaire interdite entre deux adolescents normaux.
« Réponse #2 le: 07 juillet 2015 à 19:31:36 »
Je m'en doute, et j'essaye d'y faire attention et de les corriger le plus possible :)
Merci pour ton avis ! :)

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 754
  • Prout
Re : Correspondance épistolaire interdite entre deux adolescents normaux.
« Réponse #3 le: 08 juillet 2015 à 13:54:24 »
Yo !

Citer
Mon père m'a pris presque tout mes biens, (mes économies

Pas de vigule avant la parenthèse ici

Citer
même mes quelques animaux en peluche qu'il me restait de ma petite enfance)

les quelques ?
de ma petite enfance n'est pas nécessaire je pense

Citer
Quand il l'a enfin laissé tranquille

laissée
plus loin : vue

Citer
au vu de l'angle anormal vers lequel il penchait

Tu ne penches pas vers un angle.

Citer
(j'écris des pointillés car je sais à quel point tu détestes quand je jure, même à l'écrit, mais bon, la pensée est là)

manque une ponctuation avant la suite

Citer
je m'excuse de l'attente que je t'ai infligé

infligée
C'est pas très naturel

Citer
t justifié : J'ai eu

pas de majuscule

Citer
Ils l'ont emmené sous prétexte

emmenée

Il a pas l'air très perturbé par le fait que sa soeur soit emmenée.
Ah au fait j'avais rien compris, j'ai rien dit.

Citer
Pour ce qui est de mon corbeau, je ne suis pas sûr qu'envoyer le Noir soit une bonne idée, il est assez agressif, et je ne suis pas sur que ton père te croit encore

sûr x2
D'ailleurs faut que tu t'accordes sur une orthographe
te croie

Citer
portée par un gros oiseau d

portées

Citer
je refuse de te voir devenir une créature inhumaine, poussiéreuse, qui, à force de travailler, ne tiens  pas même sur ses genoux, et qui n'est bonne qu'à être envoyée à la mort.

Citer
C'est comme ça qu'un nazi décrivais une jeune femme juive qu'il avait mené

menée


Citer
Je crois que je vais rejoindre ton frère George, dans la Résistance

Pourquoi la virgule ?

Citer
pas trop tord,

tort
Tu peux simplifier non ?

Citer
Eliott, voyons, cesse de prendre tant de risque ! Continuons notre jeu de rôle, nous n'aurons qu'à utiliser des noms de remplacement, bien que je ne sois pas sur que l'équitation sois un sport très dangereux, même pour une jeune femme maladroite !

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Citer
je reviens : Il est

Pas de majuscile

Citer
Je suis très heureuse que ta sœur et toi ayez apprécié mes cadeaux, et ne t'inquiète pas, si je vous en ai fait, ce n'est pas une raison de t'inquiéter que ça ne soit pas réciproque, je n'attendais pas de cadeaux en retour, tes lettres sont déjà un beau présent pour moi !

Je comprends pas ce passage : il en parle pas dans la lettre précédente

Citer
PS : Ne fais plus t'aparté

d'

Quand on parle du lieu, c'est là (plusieurs occurrences fausses dans le texte)

Citer
Ou iriez-vous ?

où

Citer
Mai encore un détail

mais

Citer
Pour ce qui est des projets de ta mère, je ne suis toujours pas d'avis que tu devrais la suivre. C'est une opération dangereuse et délicate, car ton père ne vous laissera pas partir si facilement que ça, et j'ai peur qu'il s'en prenne à toi et à ta sœur...

C'est pas tout à fait ce qu'il disait avant.

Citer
PS : Je les aies

ai

Citer
tant que je ne lui avais pas donné !

donnée

J'ai pas vraiment aimé.
D'abord j'ai eu du mal à trouver un vrai enjeu à ton texte. Au début, c'est surtout un échange de lettre. La tension du "vont-ils se faire prendre" me semble assez extérieure parce qu'elles sont très introspectives et ils racontent beaucoup les mêmes choses.
Ca manque aussi pas mal d'émotions. Ils sont dans une période lourdes, ils voient des gens se faire arrêter, l'amie de sa soeur, lui au final mais on ressent pas ces émotions dans l'écriture.
J'ai trouvé pas mal de lourdeurs aussi.

Voilà, désolé.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Dame éloïse

  • Plumelette
  • Messages: 13
Re : Correspondance épistolaire interdite entre deux adolescents normaux.
« Réponse #4 le: 20 juillet 2015 à 20:27:39 »
Bonsoir,

J'ai lu ton texte hier soir ( désolée de laisser un commentaire que ce soir ;))
Moi, j'ai bien aimé, malgré la triste fin ( je ne m'attendais pas à ce que sa propre mère le balance aux nazis) donc j'ai eu un petit pincement au coeur à la fin.( trop sensible moi! :'()

Au plaisir de lire d'autre texte.

 


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