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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire

Auteur Sujet: Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire  (Lu 2524 fois)

World End Girlfriend

  • Invité
Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« le: 30 Décembre 2012 à 01:51:53 »
Contenu un peu explicite par moment


Trente-cinq.
C’était le nombre de fois qu’elle avait crié pitié aujourd’hui.
Cela faisait donc un total de deux-cent soixante-neuf pitié pour cette semaine, sacré chiffre quand on y pense, surtout qu’elle n’avait le droit de parler qu’une minute par jour, le temps que je lui fasse boire de force une bonne bouteille d’eau.
Même si j’utilise le terme « de force », n’y voyez aucun signe de violence de ma part, il faut bien qu’elle s’hydrate ma petite fleur, sinon elle aurait tôt fait de dépérir à rester toute la journée enchainée dans cette cave. Je suis quelqu’un de très doux voyez-vous, et comme à mon habitude, je lui laissais même le temps de tousser et recracher le surplus de liquide. Cependant quand elle eut fini, je la bâillonnai de nouveau.
Ah… Ce qu’elle était belle comme ça ! Attachée avec sa laisse au coin du mur, me fixant avec son regard de chien abattu. A chaque jour qui passait je voyais la terreur quitter ses traits, pour laisser place à un insondable désespoir, bientôt elle allait être prête, bientôt…
« T’ai-je déjà raconté le récit de cette nuit d’hiver ?  Demandai-je à ma gracieuse princesse, mais cette dernière ne répondit point, comme toujours d’ailleurs, alors je poursuivais :
-   C’était lors d’une nuit de pleine lune où je n’avais pas sommeil, cela m’arrivait parfois quand j’étais gamin, je ne sais pas trop pourquoi. J’ai donc quitté mon lit pour aller flâner dehors, vu que notre domaine s’étendait sur des hectares de forêt. Je n’aimais pas y aller en temps normal tu sais, car l’endroit était plongé dans une suffocante obscurité. J’avais l’impression de plonger dans un puit sans fond, même si parfois je pouvais deviner des arbres levant leur bras nus et suppliants…  C’est triste un arbre sans feuilles, non ? Bref, j’avais atrocement peur mais j’avançais tout de même, comme si une force extérieure me poussait à agir ainsi. Je m’engouffrai de plus en plus dans la forêt, au seul bruit des cigales plaintives, et en empruntant des chemins dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence. C’est alors que j’atteignis une clairière pour me retrouver face à l’horreur… J’ai mis du temps à le voir distinctement, car il faisait trop sombre, c’est donc la puanteur environnante qui me mit la puce à l’oreille. Il y avait ma tante, mon grand-père, notre gouvernante, le jardinier, mon grand frère, ma petite sœur, ma mère et mon père, tous découpés en lambeaux de la plus horrible des manières, et formant une montagne de chair d’où s’écoulait des larmes de sang écarlate. J’avais peur au départ, atrocement peur même, puis je levais les yeux vers le ciel, et mon âme s’apaisa alors tout d'un coup car je compris… Une pleine lune avec un éclat pareil, avec une beauté aussi hypnotisante… Ce n’était forcément rien d’autre qu’un rêve »

Elle pleurait désormais, était-ce mon récit qui l’avait ainsi touchée ? Où était-elle juste effrayée à l’idée de se faire découper ?
Ah… J’avais pourtant beau la rassurer, lui dire que jamais je ne lui ferais de mal, mon ange ne voulait toujours point me croire. Peut-être que si je la libérai des chaines qui la retenaient immobile, elle allait se montrer un peu plus réceptive à mes dires, mais je l’aimais tellement comme cela… Acculée et recroquevillée, tel un animal qui sentait sa fin venir...
« Oh ma petite biche en sucre, t’ai-je déjà narré le récit de cette nuit d’hiver ? Elle hocha la tête pour me signifier que oui je l’avais fait, mais je poursuivis tout de même :
 
-   Ainsi je l’ai déjà raconté ? Ce ne devait être qu’en partie alors, c’est qu’elle est plutôt longue mon histoire. Reprenons donc, où en étais-je ? Ah oui ! Les putes des quartiers sud de Saint-Pétersbourg ! Comme je le disais précédemment, je n’ai jamais connu de jeunes donzelles aussi bonnes que celles-là, de vraies matriochkas taillés comme des déesses, mais qui se trimballaient des minous bien roses et élagués au poil près, aussi serrés que mon petit doigt. En prime, ces salopes vous suçaient le dard aussi efficacement que les bonniches à Dracula.
Ah ce bon vieux Dracula, que de bons moments passés en sa compagnie, même s’il faut tout de même reconnaitre que c’était un sacré pervers. Je me souviens encore de comment il bandait à enfoncer des crucifix aussi gros que mon bras dans le cul des nonnes qu’il kidnappait, où alors la fois où il s’était amusé à crever l’œil à une gamine, pour ensuite la violer sauvagement par son globe oculaire. J’avais parié que la petite allait clamser avant qu’il puisse jouir, mais au final faut croire qu’elle n’était pas si faible… C’était tout de même plus marrant de l’entendre chialer tout le long, et puis à la fin quand la semence de Vlad commença à dégouliner sur sa joue, on aurait dit qu’elle pleurait du foutre ! Extatiquement inoubliable !
Inoubliable, comme cette nuit d’hiver que j’avais passé dans la jungle de Koshoku. Les ténèbres avaient assaillit notre unité, et nous avancions dans l’obscurité la plus totale. Le lieutenant Yoshimoto s’était pris une balle dans la jambe, alors on le portait moi et Matsuda, en plus de nos sacs de survie et des munitions pesant une tonne. Le bougre transpirait aussi abondamment qu’un porc qui allait passer à l’abattoir, c’est fou ce que les gens peuvent devenir pathétique quand la faucheuse sonne à la porte, pas vrai ma chérie ? »

Elle recula vers le coin du mur et commença à gémir et à se débattre lamentablement, apparemment  on ne partageait pas le même point de vue sur le sujet…
Je me régalais du spectacle de sa terreur un bon moment, puis je m’approchais d’elle pour la prendre dans mes bras et lui susurrer à l’oreille que je l’aimais à la folie.
« Je t’aime plus que tout au monde, et jamais, jamais je ne te ferais de mal. Mes sentiments envers toi sont purs et sincères, il n’y a pas une once de perversité en eux… Dis, je t’ai déjà raconté le vrai récit de cette nuit d’hiver ? Aucune réponse de sa part, alors je poursuivais :
-   C’est l’histoire d’un lycéen comme un autre, ou peut-être pas vraiment comme un autre, puisqu'il était timide et silencieux, et ne parlait à personne ni en classe ni en dehors, comme s’il n’eut jamais existé… Et pourtant, l’adolescent était amoureux d’une fille, belle et intelligente et populaire, avec un sourire aussi rayonnant qu'un soleil, que dis-je ! Aussi flamboyant qu’un après-midi dans un champ de tournesol !
Ah… Il l’aimait tant… Mais le lycéen ne pouvait le lui dire, car non seulement il était timide et silencieux, mais en plus la fille n’existait pas.
C’est alors qu’il eut une idée : et si je me suicidais ? Pensa-t-il, alors il prit un couteau et se poignarda le cœur, c’est alors qu’il mourut. »
Oui, c’est ainsi que je m’ôtais la vie.
Après cela j’ai erré tel un fantôme dans l’inconscient des gens, dans leur cauchemars les plus sombres et ambigus, à la recherche de la fille qui n’existais pas, qui n’existera jamais, mais que je devais tout de même trouver.
C'est ainsi que je rencontrais le corbeau des fables anciennes ainsi que ses apôtres des jours qui ne seront jamais. Il m'apprirent à être sans réellement être, tel un chuchotement indistinct qui repousserait la maudite raison, tel une suite de caractères sans vraiment de sens dans une obscure nouvelle.
Grace à leur enseignements, la fille qui n'existait pas était à portée de plume, il fallait juste que mon imaginaire se libère, il fallait juste apprendre à apprivoiser la folie...
 « Folie, ô folie, n’ai pas si peur voyons. Je t’aime ! Je t'aiiiiiiiiiiime !» Déclarai-je en me tailladant les veines avec une lame de rasoir.
Et rien à faire, la fille avait toujours aussi peur de moi, non que cela me déplaise tout compte fait…







Ps: J'ai sans doute fait plein de fautes de conjugaison. Sorry  ><
« Modifié: 30 Décembre 2012 à 02:06:19 par World End Girlfriend »

Hors ligne Baptiste

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Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #1 le: 30 Décembre 2012 à 08:31:42 »
Salut
Ah ouais, Quand même...
Dis donc, j'ai eu peur, rien qu'au début.
alors blague à part, j'ai bien aimé, j'ai trouvé ça fluide, intriguant, étrange, y a une vrai ambiance qui sans dégage ( malsaine bien entendu). Ton narrateur est vraiment complétement taré, avec sa "nuit d'hiver" qui revient. Chouette
Deux petites choses qui m'ont gêné
-   C’est l’histoire d’un lycéen comme un autre, ou peut-être pas vraiment comme un autre, puisqu'il était timide et silencieux, et ne parlait à personne ni en classe ni en dehors, comme s’il n’eut jamais existé… Et pourtant, l’adolescent était amoureux d’une fille, belle et intelligente et populaire, avec un sourire aussi rayonnant qu'un soleil, que dis-je ! Aussi flamboyant qu’un après-midi dans un champ de tournesol !
Ah… Il l’aimait tant… Mais le lycéen ne pouvait le lui dire, car non seulement il était timide et silencieux, mais en plus la fille n’existait pas.
C’est alors qu’il eut une idée : et si je me suicidais ? Pensa-t-il, alors il prit un couteau et se poignarda le cœur, c’est alors qu’il mourut. »
Oui, c’est ainsi que je m’ôtais la vie.

Sur tout le début, il raconte ses nuits d'hiver à la première personne, c'est également le cas après, alors le passage à la troisième personne du singulier, j'ai trouvé ça bizarre. Si je comprends bien, c'est pour mettre en valeur ce récit là, puisque ce serait sa vrai histoire, mais ça m'a un peu déranger. Notamment par l'emploi de " c'est l'histoire d'un lycéen", ça coupe un peu je trouve
ah et aussi "C’est alors qu’il eut une idée : et si je me suicidais ? Pensa-t-il,", c'est un peu redondant. tu peut virer le pensa t'il
C'est ainsi que je rencontrais le corbeau des fables anciennes ainsi que ses apôtres des jours qui ne seront jamais. Il m'apprirent à être sans réellement être, tel un chuchotement indistinct qui repousserait la maudite raison, tel une suite de caractères sans vraiment de sens dans une obscure nouvelle.
C'est un peu court, jeune homme, comme disais l'autre
En fait j'aime beaucoup cette idée d'apôtres des jours qui ne seront jamais. Ca fait peut être référence à quelque choses que j'ai pas trouvé mais je trouve que ça passe très vite. Ils apparaissent aussi vite qu'ils disparaissent, ça mériterais d'être dévelloper, je pense (en tout cas ça me plairais)
Voilà, je passe mon tour sur la correction orthographique et gramatical, si tu le permets
Bref, un chouette texte, bien barré et inquietant
au plaisir de te lire de nouveau

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #2 le: 30 Décembre 2012 à 13:39:00 »
Cool si l'ambiance passe, ça veut dire que la mission est accomplie.

C'est ainsi que je rencontrais le corbeau des fables anciennes ainsi que ses apôtres des jours qui ne seront jamais. Il m'apprirent à être sans réellement être, tel un chuchotement indistinct qui repousserait la maudite raison, tel une suite de caractères sans vraiment de sens dans une obscure nouvelle.
C'est un peu court, jeune homme, comme disais l'autre
En fait j'aime beaucoup cette idée d'apôtres des jours qui ne seront jamais. Ca fait peut être référence à quelque choses que j'ai pas trouvé mais je trouve que ça passe très vite. Ils apparaissent aussi vite qu'ils disparaissent, ça mériterais d'être dévelloper, je pense (en tout cas ça me plairais)
Faudrait peut-être clarifier un peu l'histoire oueh, en gros comme tu l'as deviné le narrateur est bien ce lycéen qui s'est suicidé. Ensuite il est devenu un fantôme en perdition, errant dans le subconscient des gens, dans ce qu'ils refoulent au plus profond de leur cauchemars sans même s'en rendre compte.
Les apôtres des jours qui ne seront jamais sont toutes ces histoires, ces pensées, ces souvenirs qui viennent nous hanter parfois le temps d'un sommeil, et dont on a plus aucun souvenir une fois reveillé. C'est pour cela que je parlais d'être sans réellement être.
Le narrateur est à la recherche d'un de ces artéfatcs justement: une fille dont il a rêvé peut-être un jour, mais qu'il doit absolument retrouver. C'est pour cela qu'il essaie en quelque sorte de libérer sa folie (la fille captive) pour laisser libre cours à son imagination et créer un univers ou il pourrait la rencontrer, ce qui est paradoxal vu qu'il aime la voir enchainée (sa folie). Sa raison le rend fou en quelque sorte.

Sur tout le début, il raconte ses nuits d'hiver à la première personne, c'est également le cas après, alors le passage à la troisième personne du singulier, j'ai trouvé ça bizarre. Si je comprends bien, c'est pour mettre en valeur ce récit là, puisque ce serait sa vrai histoire, mais ça m'a un peu déranger.
Justement, les histoires qu'il raconte au début ont été glanés lors de ses errances dans les âmes des gens. Je voulais créer une sorte de paradoxe, comme si en mourrant il ne faisait plus qu'un avec l'esprit des autres, mais qu'en même temps il devenait étranger à sa propre histoire.

C'est vrai qu'il faudrait peut-être ajouter quelques explications dans le texte en lui-même, merci pour le commentaire en tout cas  :D
« Modifié: 30 Décembre 2012 à 13:41:18 par World End Girlfriend »

Jon Ho

  • Invité
Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #3 le: 30 Décembre 2012 à 13:40:23 »
<3 le titre. Un vrai titre à la WEG :)
Je repasserais lire le texte plus tard mais je voulais juste dire ça : You're title-man !!! ;)

Hors ligne El_ChiCo

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  • Messages: 2 925
Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #4 le: 30 Décembre 2012 à 21:52:21 »
Hello,


Quelques remarques au fil de la lecture :


deux-cent soixante-neuf
sans trait d'union entre deux et cent.


Cependant quand elle eut fini, je la bâillonnai de nouveau.
eût - bâillonnais


me fixant avec son regard de chien abattu.
C'est plutôt chien battu l'expression.
Je ne sais pas trop ce qu'il peut y avoir dans les yeux d'un chien abattu mais ça peut être cool aussi :mrgreen:


A chaque jour qui passait
À


je voyais la terreur quitter ses traits, pour laisser place à un insondable désespoir, bientôt elle allait être prête, bientôt…
Pour la ponctuation, j'aurais plutôt enlevé la première virgule et mis un point après désespoir


« T’ai-je déjà raconté le récit de cette nuit d’hiver ?  Demandai-je à ma gracieuse princesse, mais cette dernière ne répondit point, comme toujours d’ailleurs, alors je poursuivais :
La c'est un peu pareil, c'est un détail, mais j'aurais fermé les guillemets à la fin de la phrase du bonhomme, mis un point après princesse, et rouvert les guillemets pour la suite.
Et, accessoirement, j'aurais retiré une espace après le point d'interrogation :mrgreen:


J’avais l’impression de plonger dans un puit sans fond,
puits


Je m’engouffrai
engouffrais


J’avais peur au départ, atrocement peur même, puis je levais les yeux vers le ciel, et mon âme s’apaisa alors tout d'un coup car je compris…
J'ai eu peur au départ, je pense, puisque c'est révolu.


Peut-être que si je la libérai
liberais


« Oh ma petite biche en sucre, t’ai-je déjà narré le récit de cette nuit d’hiver ? Elle hocha la tête pour me signifier que oui je l’avais fait, mais je poursuivis tout de même :
Comme tout à l'heure.
En fait, je propose ça parce que la phrase est longue entre le début et la suite du texte.


de vraies matriochkas taillés
taillées


alors on le portait moi et Matsuda, en plus de nos sacs de survie et des munitions pesant une tonne. Le bougre transpirait aussi abondamment qu’un porc qui allait passer à l’abattoir, c’est fou ce que les gens peuvent devenir pathétique quand la faucheuse sonne à la porte, pas vrai ma chérie ? »
J'aurais bien vu une virgule avant moi et un point après abattoir


Dis, je t’ai déjà raconté le vrai récit de cette nuit d’hiver ? Aucune réponse de sa part, alors je poursuivais :
Comme les fois précédentes. Mais c'est toi qui voit hein ;)


à la recherche de la fille qui n’existais pas,
existait


 « Folie, ô folie,
Plutôt un point d'exclamation à la place de la deuxième virgule.




Voilà pour ça.
Après, à part certains trucs tu es libre d'être d'accord ou non :)

Sinon, je n'ai pas très bien compris le sens de ton texte. En même temps, j'ai été interrompu dans la lecture alors ça doit être un peu une raison aussi…
Et puis ce n'est pas forcément un genre de texte  avec lequel je suis familier donc je n'ai peut-être pas su profiter de toutes les subtilités.

Surtout, je prendrai un temps pour le relire sans interruption, et sans chercher les fautes ;)


Au plaisir.

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #5 le: 30 Décembre 2012 à 22:24:01 »
Citer
Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
quand j'ai vu le titre, je me suis dit : « Ça sent le WEG » , puis un « Aaaaah ! » intérieur  :mrgreen:
Citer
Contenu un peu explicite par moment
j'espère que c'est un euphémisme
Citer
regard de chien abattu
de chienne abattue ?  :-¬? *pas taper s'il vous plaît, les filles*
Citer
A chaque jour qui passait je voyais la terreur quitter ses traits, pour laisser place à un insondable désespoir, bientôt elle allait être prête, bientôt
peut-être un ". Bientôt elle allait être prête" ?
Citer
Je m’engouffrai de plus en plus dans la forêt, au seul bruit des cigales plaintives
des cigales dans une forêt ? Euh, les sudistes, vous confirmez ?
Citer
puis je levais les yeux vers le ciel
levai ?
Citer
Ce n’était forcément rien d’autre qu’un rêve
:relou:  :D
Citer
était-ce mon récit qui l’avait ainsi touchée ? Où était-elle juste effrayée à l’idée de se faire découper ?
mais quel psychopathe  :mrgreen:
Citer
si je la libérai des chaines
libérais
Citer
elle allait se montrer un peu plus réceptive
elle se montrerait
Citer
Extatiquement inoubliable
jamais pensé à les coller ensemble, j'aime assez
Citer
cette nuit d’hiver que j’avais passé
passée
Citer
Les ténèbres avaient assaillit notre unit
assailli
Citer
c’est fou ce que les gens peuvent devenir pathétique
pathétiques
Citer
Mes sentiments envers toi sont purs et sincères, il n’y a pas une once de perversité en eux
il est où ce smiley qui pleure de rire ?  :mrgreen:
Citer
dans un champ de tournesol
tournesols
Citer
à la recherche de la fille qui n’existais pas
n'existait
Citer
Il m'apprirent à être
Ils
Citer
tel un chuchotement indistinct qui repousserait la maudite raison
hein ?  |-|
Citer
n’ai pas si peur
n'aie
Citer
Déclarai-je
Déclarais-je
***
La fin, bof bof, par contre le début et le milieu, même si ce dernier est, sur le principe, un peu répétitif, ont leurs passages hilarants malgré et grâce à leur dose de gore bien assumée. En pensant à une fin différente, ce pourrait être bien si tu laissais aussi plus de place aux actes improvisés et complètement inattendus de ce psychopathe en herbe pendant le développement de l'histoire, plutôt que de lui laisser uniquement un délire verbal.
++ ;)

Edit : je viens de lire tes explications tordues pour le fantôme nananananaettoutetout, mais je préfère rester sur l'idée que c'est juste un type complètement taré qui a kidnappé une fille malchanceuse  :mrgreen:
« Modifié: 30 Décembre 2012 à 22:29:22 par LeBossu »
Et alors ?

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #6 le: 31 Décembre 2012 à 15:51:02 »
Merci beaucoup pour les corrections et désolé pour toutes les fautes.
Merci aussi pour vos remarques, ça m'aide vraiment, là j'ai une idée assez claire de comment exploiter au maximum la folie du narrateur.
Je n'aurais pas le temps de le corriger tout de suite vu que j'ai des exams dans une semaine, mais quand ce sera fini je le ferai, promis  ;)

Hors ligne Vivi

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Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #7 le: 30 Mars 2013 à 06:56:11 »
-   Ainsi je l’ai déjà raconté ? Ce ne devait être qu’en partie alors, c’est qu’elle est plutôt longue mon histoire. Reprenons donc, où en étais-je ? Ah oui ! Les putes des quartiers sud de Saint-Pétersbourg ! Comme je le disais précédemment, je n’ai jamais connu de jeunes donzelles aussi bonnes que celles-là, de vraies matriochkas taillés comme des déesses, mais qui se trimballaient des minous bien roses et élagués au poil près, aussi serrés que mon petit doigt. En prime, ces salopes vous suçaient le dard aussi efficacement que les bonniches à Dracula.
Ah ce bon vieux Dracula, que de bons moments passés en sa compagnie, même s’il faut tout de même reconnaitre que c’était un sacré pervers. Je me souviens encore de comment il bandait à enfoncer des crucifix aussi gros que mon bras dans le cul des nonnes qu’il kidnappait, où alors la fois où il s’était amusé à crever l’œil à une gamine, pour ensuite la violer sauvagement par son globe oculaire. J’avais parié que la petite allait clamser avant qu’il puisse jouir, mais au final faut croire qu’elle n’était pas si faible… C’était tout de même plus marrant de l’entendre chialer tout le long, et puis à la fin quand la semence de Vlad commença à dégouliner sur sa joue, on aurait dit qu’elle pleurait du foutre ! Extatiquement inoubliable !
Outch  :o Celui-là, il est costaud ! ><

L'univers mental de ce type est effrayant ! :-X
Juste une question : tu fais lire ce genre d'écrit à tes amies ? :-¬?

Hors ce passage bien écrit (ça sent le vécu lol), le reste est bon aussi, hein :P
Je trouve que la chute (le type s'ouvre les veines) arrive trop rapidement, comme un cheveux sur la soupe, quoi (malgré le contexte de l'amour virtuel décrit juste avant).

Peut-être qu'en diluant l'action dans le temps ; par exemple, 1 jour, 1 monologue. Et décrire un peu l'état du type. Tu focalises tellement la fille entre chaque "scène" qu'on en oublie le type (à part les délires qu'il déblatère). Si bien que je trouve que son action finale hors contexte, je dirais. Faudrait qu'on voit le truc arriver (sans que ce soit prémédité car le type fait ça dans son délire), mais je pense qu'il pourrait y avoir des signes annociateurs (par exemple, il joue avec son couteau, puis le regarde, il sert le manche ne pensant à une scène), tu vois. L'idée pourrait même être de donner une sorte de "vie" à son couteau, de façon à ce que quand il s'ouvre les veines, ça pourrait être en fait le couteau qui tue le type. Enfin, c'est une idée comme ça.

En tout cas, quand tu n'es pas drôle, t'es foutrement flippant :aah:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

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Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #8 le: 25 Juin 2015 à 22:03:43 »
Waw, très puissant ce texte.

Je suis pas sûr d'avoir tout pigé tellement l'histoire est une image en elle même, mais ça m'a provoqué des frissons.
Qu'était cette créature que le protagoniste tient captive.
La fille de ses rêves. Sa propre solitude. Lui-même dans sa tristesse.

Les images sont puissantes, un poil gore mais c'est ton style.

J'ai adoré cette redondance de 't'ai je raconté' qui rythme son besoin de communiquer.

Voilà.

A+
.

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Le corbeau aux neufs apôtres et son fantôme bipolaire
« Réponse #9 le: 25 Juin 2015 à 22:28:38 »
C'te remontage de l'antique et prolixe année 2012, gibet j'imagine ?  :mrgreen:
Me souviens plus trop du texte en lui-même, pas vraiment envie de le relire car je sens monter le cringe déjà.
En tout cas merci et je suis surtout content que t'ai apprécié, je pense (j'espère) m'être vachement amélioré depuis, mais si t'as quand même aimé je vais pas me plaindre, hein  :P

 


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