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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Une vie banale

Auteur Sujet: Une vie banale  (Lu 2098 fois)

Zola

  • Invité
Une vie banale
« le: 23 mars 2015 à 21:16:07 »
   Ma vie est une misère. Je n'ai pas de vie carrément. Je moisi dans mon appartement trois pièces lugubre. J'essaye d'égayer un peu les murs en les envahissant de couvertures pour mur, de rideaux et de décorations. Avoir des choses sur les murs donnent le sentiment que la pièce est plus petite. Dans un sens j'aime bien, je me sens plus en sécurité que dans une grande pièce vide. Mais dans l'autre cela m’oppresse. Je m'enfuie alors vers ma machine où je passe mon temps à coudre. Ma cigarette à portée de main je ne me lèves que quand c'est essentiel. Par exemple pour l'urgent besoin d'aller aux toilettes. Mais ceci est minîmes comparé à mes autres devoirs excluant le fait de devoir finir mes housses de sièges. Je suis mère. Je suis mère dans un quartier laid à faire peur. Et bonjour l'entourage. S'il n'y avait personne j'en serais plus heureuse.
Je n'ai pas de vie. Avant je regardais ma fille avoir une vie, ça me comblait d'un certain côté de voir qu'elle vivait elle. Mais maintenant elle non plus ne sait plus quoi faire de sa peau. Je me sens moins seule avec elle près de moi plus souvent. Mais je préfèrerais être seule et la savoir plus heureuse que maintenant. Mais tout ça va bientôt changer. Pour elle en tout cas, moi je n'espères plus grand chose. Alors je regarde mon fils vivre. À cinq ans il à déjà plus de vie que moi. C'est fou... Même si sa vie n'est pas très palpitante et qu'il ne le sait pas je le laisse aller avec les enfants du voisinage avec apréhension. Il est le seul de son âge, ce sont tous des grands. Je vois mon fils grandir dans un univers rempli de gros mots et de mal actions. Dire que je n'élève même pas mes enfants dans mon pays... J'ai peur. J'ai peur de tout et ça me fait peur. Nous n'avons aucun amis, presque aucun. Les seuls que nous avons sont à des heures de routes et encore. Quand je ne suis pas avec eux je veux voir du monde et quand je sors je veux vite retourner dans mon salon. Je ne sais pas ce que je veux. Je critique tout le monde et moi même. L'expression « refaire sa vie » ne s'applique pas à moi. J'ai un homme... D'ailleurs c'est un véritable exploit de ne pas être divorcée dans la société de nos jours. J'ai deux enfants superbes... Mais je me sens vide parfois. Tellement vide... Heureusement que j'ai mes enfants. Mais je ne les aurais pas toujours. La plus grande crie déjà sur tous les toits que dans deux ans elle s'en ira. Elle ne s'imagine pas à quel point ça me fait de la peine. Avec qui je rigolerais au scrabble en disant des conneries sur les hommes ? Avec qui je passerais mes moments de pure folie ? À qui je ferais lire ce que j'écris ? À qui je demanderais si mon haut va avec le bas ? Certainement pas avec mon mari. Je ne pourrai pas dire de conneries sur les hommes avec lui puisqu'il en est un. Oui, parfois j'ai un excellent sens de la déduction comme dit ma fille. Je ne voudrais pas non plus l'effrayer en disant n'importe quoi devant lui... J'ai peur de lui faire lire mes essais également, parce que c'est mon homme et que j'ai peur de son ressenti. Pourquoi le mot peur reviens si souvent ? Ça me fais peur... Et ce n'est certainement pas à lui que je vais demander des conseils vestimentaire. À chaque fois que je lui demande il réponds « ouais » avec un sourire ironique. Comme si ça pouvais m'aider. Déja que je ne suis pas beaucoup aidée dans la vie en général. Ma mère et moi sommes séparées par un immense océan et je ne l'ai pas eu à mes côtés pour élever mes enfants. Pas de mère, pas de sœur, pas d'amies ni de grand mère... J'ai dû les élever seules à faire toutes les conneries que me dictaient les infirmières.

A suivre... peut être
Dites moi ce que vous en pensez s'il vous plaît ! Merci :)

Hors ligne GAYA TAMERON

  • Calliopéen
  • Messages: 427
Re : Une vie banale
« Réponse #1 le: 24 mars 2015 à 08:59:36 »
Ton texte est plein d'émotions, cette mère qui se débat avec la vie, le quotidien et son mal de vivre est bouleversante! Bravo! Par contre, il y a pas mal de fautes d'orthographe.
En tout cas, merci pour ce texte et au plaisir d’en lire d’autres!

Hors ligne Writer77

  • Troubadour
  • Messages: 325
Re : Une vie banale
« Réponse #2 le: 25 mars 2015 à 01:27:08 »
   Ma vie est une misère. Je n'ai pas de vie carrément. Je moisis dans mon appartement trois pièces lugubre. J'essaye d'égayer un peu les murs en les envahissant de couvertures pour mur, de rideaux et de décorations. Avoir des choses sur les murs donnent le sentiment que la pièce est plus petite. Dans un sens j'aime bien, je me sens plus en sécurité que dans une grande pièce vide. Mais dans l'autre cela m’oppresse. Je m'enfuis alors vers ma machine où je passe mon temps à coudre. Ma cigarette à portée de main je ne me lève que quand c'est essentiel. Par exemple pour l'urgent besoin d'aller aux toilettes. Mais ceci est minime comparé à mes autres devoirs excluant le fait de devoir finir mes housses de sièges. Je suis mère. Je suis mère dans un quartier laid à faire peur. Et bonjour l'entourage. S'il n'y avait personne j'en serais plus heureuse.
Je n'ai pas de vie. Avant je regardais ma fille avoir une vie, ça me comblait d'un certain côté de voir qu'elle vivait elle. Mais maintenant elle non plus ne sait plus quoi faire de sa peau. Je me sens moins seule avec elle près de moi plus souvent. Mais je préfèrerais être seule et la savoir plus heureuse que maintenant. Mais tout ça va bientôt changer. Pour elle en tout cas, moi je n'espère plus grand chose. Alors je regarde mon fils vivre. À cinq ans il à déjà plus de vie que moi. C'est fou... Même si sa vie n'est pas très palpitante et qu'il ne le sait pas je le laisse aller avec les enfants du voisinage avec appréhension. Il est le seul de son âge, ce sont tous des grands. Je vois mon fils grandir dans un univers rempli de gros mots et de mauvaises actions. Dire que je n'élève même pas mes enfants dans mon pays... J'ai peur. J'ai peur de tout et ça me fait peur. Nous n'avons aucun amis, presque aucun. Les seuls que nous avons sont à des heures de routes et encore. Quand je ne suis pas avec eux je veux voir du monde et quand je sors je veux vite retourner dans mon salon. Je ne sais pas ce que je veux. Je critique tout le monde et moi même. L'expression « refaire sa vie » ne s'applique pas à moi. J'ai un homme... D'ailleurs c'est un véritable exploit de ne pas être divorcée dans la société de nos jours. J'ai deux enfants superbes... Mais je me sens vide parfois. Tellement vide... Heureusement que j'ai mes enfants. Mais je ne les aurai pas toujours. La plus grande crie déjà sur tous les toits que dans deux ans elle s'en ira. Elle ne s'imagine pas à quel point ça me fait de la peine. Avec qui rigolerai-je au scrabble en disant des conneries sur les hommes ? Avec qui passerai-je mes moments de pure folie ? À qui ferai-je lire ce que j'écris ? À qui demanderai-je si mon haut va avec le bas ? Certainement pas avec mon mari. Je ne pourrai pas dire de conneries sur les hommes avec lui puisqu'il en est un. Oui, parfois j'ai un excellent sens de la déduction comme dit ma fille. Je ne voudrais pas non plus l'effrayer en disant n'importe quoi devant lui... J'ai peur de lui faire lire mes essais également, parce que c'est mon homme et que j'ai peur de son ressenti. Pourquoi le mot peur revient si souvent ? Ça me fait peur... Et ce n'est certainement pas à lui que je vais demander des conseils vestimentaire. À chaque fois que je lui demande il répond « ouais » avec un sourire ironique. Comme si ça pouvait m'aider. Déja que je ne suis pas beaucoup aidée dans la vie en général. Ma mère et moi sommes séparées par un immense océan et je ne l'ai pas eu à mes côtés pour élever mes enfants. Pas de mère, pas de sœur, pas d'amies ni de grand mère... J'ai dû les élever seules à faire toutes les conneries que me dictaient les infirmières.

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Voila les erreurs que j'ai relevées. Globalement j'ai beaucoup apprécié ton texte. On s'identifie facilement au personnage  :)
Il n'y a qu'une seule règle : ne jamais abandonner

Hors ligne Aventador

  • Calliopéen
  • Messages: 562
  • rêve d'une divinidylle avec Vanessa
    • Raphaël Nomézine, auteur
Re : Une vie banale
« Réponse #3 le: 25 mars 2015 à 12:59:27 »
Hello!

Bon, je vais être franc, je n'ai pas du tout accroché.
Le fond d'abord, trop mélo. Le déracinement et la solitude d'une mère pourraient être abordés de façon plus nuancée.
La forme ensuite. Trop, beaucoup trop de répétitions, volontaires ou non. Des maladresses ensuite dans la formulation de certaines phrases. Et puis, tu veux trop en dire trop vite. Tu ne te laisses pas le temps d'installer une atmosphère propice à l'évocation du vide d'une vie, d'une solitude. Ca va trop vite, trop d'informations qui font un effet patchwork. Et en même temps, ça reste en surface, il y a des éléments culturels, des coutumes qui pourraient éclairer la vie de ta narratrice d'une autre manière (elle ne divorce pas parce que chez elle ça ne se fait pas ; elle ne dit pas ce qu'elle pense parce que les femmes, dans sa culture, n'ont pas le droit de le faire...).

Tu vois, ta thématique n'est pas inintéressante, mais il faudrait retravailler tout ça pour l'emmener ailleurs, la présenter sous un angle différent. Ca permettrait peut-être de rendre ton récit plus poignant, car suggérer est parfois plus fort que montrer.

Voilà, ce sont quelques pistes que je te donne comme ça, je n'ai aucune idée de ce que tu veux faire de ce texte, si c'est une très courte nouvelle, un one-shot, ou un prélude à quelque chose de plus long. La façon d'appréhender ton récit sera forcément conditionnée, aussi, à sa longueur.

Mais ne perds pas courage, écris, réécris. Il n'y a que comme ça qu'on progresse...

Voilà, j'espère ne pas t'avoir vexé(e), ni fait trop mal, ce n'était pas mon but. Je voulais juste t'aider à avancer.

Au plaisir de te croiser à nouveau...

Avent'
"Nous ne disons rien, le silence parle pour nous deux. Le silence, et la pluie au-dehors peut-être."RN

 


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