Bonjour Milla !
( Oh non ne meurs pas, d'amour on peut tant faire d'autres choses

)
Alors, déjà merci beaucoup pour ton retour sur le texte

Pour te résumer mon avis sur certains points, je te cite ce que je viens de dire à Monsieur le Marquis " Oui alors on a bien compris que c'était un texte fantastique, mais ça serait sympa de pas pousser trop Mamie dans les orties, et qu'on comprennent quand même de quoi il retourne ".
Ce qui l'a bien fait marrer ... ( vu qu'il n'aime pas le texte justement parce qu'il n'a rien compris

)
Donc je pourrais faire une réponse globale en disant simplement : Licence poétique.
Mais faut admettre que ce serait vachement facile

Alors je vais tenter de faire plus précis, sur ce que je ressens ( et non pas sur ce que je pense ) de ce texte.
- " ouverture sans fenêtre ". C'est important pour moi, une fenêtre est quelque chose qui s'ouvre ou se ferme, une ouverture sans fenêtre est uniquement " ouverte ". Et " les ouvertures donnaient sur l'été " me semble peu équilibré. " Fenêtre n'est pas un mot moche pour moi ... ça doit venir de mon job je sais pas
- Bien joué pour le rapport à la cigale, et au son entêtant, c'était effectivement le ressenti que j'avais en écrivant.
- Une virgule ... euh oui ... c'est vrai qu'elle peut exister, ou pas... j'avoue que je suis pas une maniaque de la ponctuation, et que là, elle m'appelle pas forcément.
- Changement de temps. Vi, souhaité, désiré, envie de perturber le lecteur, et de venir lui filer une sensation de vertige. Du coup, ça tombe bien que " ça fasse bizarre " c'était le ressenti que je souhaitais partager.
- espace en décomposition. J'ai de bonne raison pour avoir choisi ces mots là, car c'est la sensation que j'avais ressenti, et c'est aussi une poursuite de la métaphore de la cigale, de sa mue, de son émiettage, et du flou entre le corps et l'espace autour du corps.
- " bascule ". C'est le buste qui bascule. Quand on est attiré en arrière parfois on l'impression d'être littéralement basculé. Je l'ai vécu une fois pour une radio où la plaque s'est allongée me mettant de la station debout à allongée, et j'avais la sensation d'avoir été basculée tête en bas. J'ai eu envie de décrire ce ressenti là.
- Le visage s'embrasse. Licence poétique ?

Ok je sors. Oui c'est le visage qui s'embrasse. Se rapprochant du terme " embrassade" avec les mots " bras " dedans, être enveloppé dans quelque chose d'accueillant, avec ce petit supplément de sensation que l'on a durant un baiser. Une douceur pour nuancer le reste du passage qui donne beaucoup dans l'inquiétant. Oui c'est totalement PAS français. J'assume

- Tu as compris mon idée, pour le changement de pièce, mais j'ai presque envie de dire que tu l'as trop bien compris. Ce changement de pièce/de dimension peut rester très sous entendu, et juste de l'ordre du changement d'atmosphère. ( Point important pour la ligne suivante ). C'est le bordel dans cette phrase ! Où as tu mis ton sens de la fluidité Marquise ? Eh bien au même endroit que mon changement de temps, pile à l'endroit voulu pour brouiller les pistes

Qu'elle est joueuse cette Marquise

- Les poutres blanches éclatent de lumière, l’été a repris son galop sourd et étouffant. = L'orage est fini. De ce que je disais juste au dessus. Peut être que ce changement de pièce que tu as bien visualisé n'était qu'une illusion lié au changement atmosphérique brutal entre été / orage d'été. C'est ainsi que je l'ai ressenti, et tout comme on est toujours saisi par la vitesse à laquelle un orage d'été s'arrête et disparaît, tel un moment qui n'a jamais eu lieu, j'ai voulu quelque chose " sans transition". Quitte à perturber ceux qui avaient réussi à donner encore un peu de sens logique à ce texte
- Fils de puissances ... au singulier. Excellente question... je dois y réfléchir. Nan sérieusement, je dois y réfléchir.
- rêve d'amour ? scène d'amour ? intensité qui fait quitter la réalité ? Alala ... que de jolies questions qui me font plaisir

Merci pour tous tes retours positifs et tes coup de cœurs, ça fait toujours plaisir

J'espère que mes explications t'auront plu aussi. Mais bon, au delà de ce que j'ai ressenti et cherché à faire transparaître sur ce texte, il est évident que j'ai perdu du monde en route, et peut être que je me suis moi même tellement laissé faire que j'ai oublié de brancher mon cerveau au passage. Il ne faut pas oublier cette option !
Excellente journée à toi !