C'était une de ces personnes qui avaient l'air d'avoir connu un grand traumatisme. Ses cheveux, sourcils et tout autre poil de son corps poussait timidement, laissant sa peau rouge à la merci des dangereux rayons du soleil. Il s'était emmitouflé dans un couverture blanche, et gisait de façon presque comique, les bras et les jambes à moitié repliés, comme ceux d'une araignée qui a pris un coup de spray. Ses orteils et doigts se refermaient sur ses mains de la même manière.
Une foule était rassemblée pour contempler la bête. Des gens de la sorte, on en croise à tous les coins de rue, cependant, c'est celui-ci qui attirait les regards pour le moment. Il est vrai que ses grands yeux bleus lui donnaient un air innocent, mais sa corpulence et sa petite taille trahissaient son état de fragilité et de dépendance. Mais quand même, franchement berk.
Il y eu quand même deux personnes, un homme et une femme. Bien plus âgés que lui. Ils se glissent dans des combinaisons. Sortent l'artillerie. On apporte deux boites. On sort des barreaux roses de l'une et des clous de l'autre. Le couple soude le tout ensemble. Tout le monde applaudit. On s'essuie le front. On range. On part. Et dans la cage, ne reste que le bébé qu'on a formé à grandir oppressé.