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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le pâtre et l'enchanteuse

Auteur Sujet: Le pâtre et l'enchanteuse  (Lu 3015 fois)

Hors ligne camdailclot

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Le pâtre et l'enchanteuse
« le: 14 Octobre 2008 à 15:22:29 »
Le pâtre et l'enchanteuse

   Il était une fois, en terre de Bretagne, une enchanteuse du nom d'Elyne. Elle était blonde comme les champs d'orge, avec des yeux couleur de miel. Elle venait tout juste d'obtenir son diplôme officiel à l'université Merlin II de Brocéliande, avec mention et félicitations du jury, lorsqu'elle décida de partir se reposer à la campagne.
   Enfin, vivre au jour le jour, ne plus penser à rien d'autre qu'aux bienfaits de la nature et à ses immenses beautés. Oublier les austères manuels emplis de formules complexes rédigées dans des idiomes oubliés de tous.
   Le deuxième jour de ses vacances, elle décida d'aller se baigner dans la fontaine des muses. L'endroit se situait en lisière de la forêt là où on dominait les prairies verdoyantes.
   Elle retira tous ses vêtements et elle plongea  nue dans l'eau cristalline.
Je vous entend protester ! Non je ne fantasme pas, non je ne suis pas un obsédé, non je n'imagine pas « des choses » ! A cette époque bénie pas de bikinis ! Pas de fausse pudeur, et de projections malsaines. On se baignait nu, en toute simplicité.
   Ce jour là Alexandre, le pâtre de la commune, gardait moutons et chèvres dans les parages. Il se trouva qu'il était présent lorsqu'Elyne sortit du bain. Il la regardait avec une naïve simplicité, émerveillé par tant de beauté. Elyne lorsqu'elle l'aperçut devant elle, commença par s'enflammer d'un juste courroux. Un gentilhomme en pareil cas aurait du détourner le regard et s'éloigner sans plus attendre.
Au lieu de cela Alexandre lui souriait, tout au plaisir de la contempler, comme il l'eut fait d'un tableau de maître ou d'une sculpture de Praxittèle. Elle commença à lui lancer un sortilège pour le transformer en un pustuleux crapaud repoussant et triste lorsqu'elle comprit juste à temps que le jeune berger n'avait aucune intention maligne, elle fut touchée par son admiration presque enfantine. Il était pourtant plus âgé qu'elle, mais il se dégageait de lui une limpidité émouvante. Elle enfila sa tunique et s'approcha pour le saluer.
Bonjour berger comment te nomes tu ?
Je me nome Alexandre.
Tu sais que ce n'est pas très courtois de regarder une femme qui sort nue de son bain ?
Pourquoi ? Quel mal y a t'il ? Vous êtes si belle, autant que la statue d'Aphrodite qui est dans le temple sur la colline des Vernes. Elle non plus ne porte pas de vêture !
Elyne frisonna elle avait un peu froid, l'eau de la fontaine était glacée et lui avait pris toute sa chaleur. Alexandre s'approcha d'elle en souriant.
Vous tremblez, je vais vous réchauffer, approchez vous.
Elle hésita un peu, puis elle se laissa faire. Il l'enveloppa de ses bras en refermant sur elle sa cape en peau de mouton. Elle était collée contre le torse du jeune homme, elle sentait à travers le mince tissus de sa tunique sa chaleur, elle percevait les battements de son cœur et sa respiration. Elle s'abandonna en posant sa tête contre l'épaule du jeune homme.
ça va mieux ! Vous ne tremblez plus ! Voulez vous encore un peu de ma chaleur ?
Oui ! Je .... Encore un peu. Je n'aurai pas du rester si longtemps dans cette eau glacée.
Ils restèrent encore un long moment sans mot dire. Elyne perdait pied peu à peu. Elle avait eu quelques flirts pendant ses études, c'était même recommandé par les professeurs, en effet comment concocter un philtre d'amour si on en connaît pas les effets ?
Mais là, aujourd'hui, dans les bras de ce berger, elle sentait que la morsure était plus profonde, et plus elle s'en rendait compte, et moins elle avait envie d'y échapper. Le moment arriva où elle releva la tête et croisa son regard, il souriait avec douceur et admiration.
Vous êtes vraiment très belle, je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi magnifique que vous, c'est comme ça que je m'imaginais les anges.
   Elle tendit ses lèvres vers lui dans l'attente d'un baiser, mais rien ne vint. Il continuait à l'admirer béatement. Vint le moment de la séparation, il la salua avec une légèreté qu'elle faillit prendre pour de l'indifférence tellement il paraissait détaché. Elle rentra chez elle toute bouleversée.
   Cette nuit là et la suivante elle dormit très mal. Elle ne pouvait détacher ses pensées de ce pâtre. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi il ne l'avait pas embrassée.
   Le lendemain elle se précipita dans la grande prairie en bordure de la forêt. Alexandre était là, un brin d'herbe dans la bouche, il observait les nuages qui bourgeonnaient dans le ciel.
Bonjour Alexandre !
Bonjour Elyne, quel joie de te voir !
Je peux rester un peu avec toi ?
Bien sûr, assieds toi a mes côtés !
Elyne ne savait trop comment aborder le sujet qui la préoccupait, elle choisit de biaiser.
Est ce que aimes la lecture ?
Moi ? Tu te moques belle Elyne ! Si je savais lire je ne serais pas ici à garder les bêtes du village. Je serai apothicaire ou notaire ou encore écrivain public comme mes frères et cousins.
Tu ne sais pas lire, quel dommage, aimerai tu apprendre ?
C'est mon vœu le plus cher !
Accepterai tu de me prendre comme professeur ?
Avec grand plaisir.
Ils n'avaient ni l'un ni l'autre de quoi écrire,  Alexandre conduisit Elyne sur le bord du fleuve où se trouvait une grande plage de sable fin. Il tendit à l'enchanteuse un bâton pointu, elle s'en servit pour dessiner les lettres sur la surface lisse de la plage.
   Alexandre apprit à lire en sept jours, il était doué certes, mais Elyne l'avait aidé avec des sortilèges très puissants. Elle lui confia immédiatement des livres. Des romans d'amour courtois, puis d'autres écrits plus sensuels. Alexandre aimait lire, il se passionna rapidement pour la magie du verbe. Jour après jour elle parlait avec lui de ses lectures. Elle fut désespérée de constater que le jeune homme restait insensible à ces histoires d'amour et que malgré toutes ses tentatives à elle, il n'avait jamais tenté de l'embrasser.
Elle se confia à Morgane son amie de toujours.
Comment ça il ne t'a pas embrassée ?
Non ! Pas un seul baiser, même pas une tentative !
Incroyable !
Et pourtant il me regarde comme si j'étais descendue du ciel ! Comme un ange dit il !
Il est puceau ! Je suis sûre que c'est ça !
Et alors ?
Tu lui fais peur ! Il a peut être fait un vœu de chasteté !
Tu es ridicule ! Non, je pense qu'il me regarde et m'admire mais qu'il n'imagine même pas ce que peut être l'amour ! Ses yeux sont limpides comme l'eau de la fontaine, pas la moindre trace de désir.
Je n'aimerai pas être à ta place, ça doit être sacrément frustrant.
Oui et non ! Son admiration me touche, elle est si spontanée et si désintéressée.
Sans doute, mais c'est pas avec ça que tu va prendre ton pied si tu me pardonnes l'expression.
Bien sûr ! Mais c'est tout de même très émouvant.
Dis moi si j'ai rêvé, tu m'as bien dis que tu avais envie de l'embrasser et que tu lui a suggéré de le faire ?
Oui !
Alors ?
Alors je ne sais plus où j'en suis !
Va voir Merlin !
Merlin !!!
Oui ! Lui avec sa Viviane il a tout vécu, tout enduré, il saura te guider !
Je n'oserai jamais !
Et pourquoi ?
Je ne sais pas, j'aurai peur d'être ridicule, ou de l'importuner avec des choses sans importance.
Ne sois pas stupide, tu sais très bien que les choses de l'amour sont intimement liées à notre éducation d'enchanteuses.
Tu as raison, je vais aller le trouver.
A la bonne heure ! C'est ce que tu as de mieux à faire.

   Merlin reçut Eline dans le petit salon attenant à son bureau de doyen. Il souriait tout en lissant lentement et inlassablement sa longue barbe blanche. Elle lui exposa son problème. le vieillard resta un long moment silencieux pour préparer sa réponse, puis posément, avec une voix très douce il commença.
Tu sais Elyne, il existe dans ce monde des gens qui gardent très longtemps la pureté de leur enfance. Ton berger est ainsi fait qu'il te voit avec des yeux d'enfant. Quand tu as tendu tes lèvres vers lui il n'a vu qu'une ébauche de sourire, il ne peut même pas imaginer la sensualité de ce que tu lui offrais.  Lorsqu'il t'a vu sortir nue de l'eau, il n'a vu que ta beauté, il est incapable d'imaginer les gestes de l'amour. C'est ce qui lui a évité de se retrouver transformé en crapaud, si j'ai bien compris ?
Ne vous moquez pas, je suis assez embarrassée comme cela.
Je ne me moque pas chère Elyne, j'essaye simplement de t'expliquer.
Le problème .....
Le problème c'est que toi tu connais les gestes et les désirs de l'amour, et que vous n'êtes pas en phase. Tes désirs et tes envies glissent sur lui comme l'eau sur les plumes d'un canard. Et tu as envie que ça change !
C'est possible ?
Voyons Elyne ! Tu sais bien qu'il existe un philtre parfait pour cela !
Oui bien sûr, mais je pensais que cela aurait pu être possible sans le recours à ce moyen extérieur.
C'est sans doute une éventualité, il peut changer avec le temps, mais cela peut être très long et le résultat n'est pas garanti. Il peut tout aussi bien ne jamais évoluer. Es tu prête à prendre le risque de vieillir à ses côtés sans jamais aboutir ?
Non !
Alors il te reste le philtre ! Mais il faut que tu sois consciente que ses effets sont irréversibles.
Il n'existe pas de potion inverse ?
Non !
Même vous qui êtes le plus grand des enchanteurs vous ne pourriez pas ...
Non ! C'est dans la loi du monde, nous n'y pouvons rien.
J'ai peur.
C'est la sagesse ! Tu sais qu'aujourd'hui il est serein et léger. Demain lorsqu'il va découvrir les arcanes de l'amour il va certes jouir de façon plus intense, plus fulgurante, plus lumineuse, mais il va aussi découvrir la cruelle morsure du manque, de l'absence, du doute, peut être de la jalousie. L'amour est comme Janus le dieu aux deux visages, il n'est ni simple ni limpide, ni univoque ni mièvre. Tu va lui offrir de belles extases mais aussi de déchirantes souffrances. Es tu prête à assumer tout cela ?
Je n'ai guère le choix ....
Tu es amoureuse ?
Comme je ne l'ai jamais été !
J'ai connu cela moi aussi, et malgré toutes les embûches je ne regrette pas d'avoir accepté de vivre cet amour qui me porte encore aujourd'hui.
C'est donc votre conseil ?
Ce n'est plus un conseil, c'est juste un exemple, à toi de savoir si tu te sens capable de le suivre.
C'est terrible ce que vous me dites.
En un sens oui ! On est toujours seul face aux grandes décisions de sa vie. Personne, même moi ton doyen, ne peux choisir à ta place. Ni assumer ton choix à ta place. C'est la grande solitude de la vie. La seule chose que je puisse t'assurer c'est que quoiqu'il arrive je serais toujours à tes côtés pour t'écouter lorsque tu voudras te confier.
Merci mon maître !
Ce n'est plus le maître qui parle, tu as fini brillamment tes études, c'est l'ami qui sera ton confident. Va ! Et accomplit ton destin. D'autres moins sensibles que toi ne se seraient posé aucune questions. C'est tout à ton honneur de réfléchir avant de prendre des grandes décisions.

   Eline s'en fut, seule, marcher dans la forêt. Elle alla se recueillir dans la clairière des fées. Elle resta une nuit à observer la ronde des étoiles dans le ciel de l'été en méditant. Le lendemain elle parcourut les terres et les landes de Bretagne pour recueillir les sept pollens qui composaient le philtre.
   Ensuite elle rejoignit Alexandre, il souriait comme à l'accoutumée dès qu'il l'apercevait. Elle s'approcha de lui, contempla une dernière fois l'innocence de ce visage, elle était au bord des larmes. Elle ouvrit le petit flacon rempli de pollen et souffla doucement un peu de poudre vers les narines du jeune homme. Il éternua un peu, cligna des paupières, elle s'approcha de lui, il hésita un moment étonné de ce qui lui arrivait, puis il l'enveloppa de ses bras et dans le même élan lui offrit son premier baiser.
   Eline s'abandonna avec délice, elle pleurait de joie. Ils eurent leur première étreinte dans un lit de fougères. Même après l'amour il ne se lassait pas de la caresser et de la cajoler. Ce bonheur sans faille dura jusqu'au crépuscule. Alexandre rentra au village avec le troupeau.
   Il était en retard, elle lui jura de le retrouver dès le lendemain. Elle était tellement fatiguée qu'elle se leva seulement en fin de matinée. Lorsqu'elle arriva dans la grande prairie elle trouva Alexandre en larmes agenouillé au bord de la litière de fougères qui avait abrité leur première étreinte. Elle se précipita vers lui, il tremblait, il la serra à l'étouffer. Il essaya de parler, il bégaya des paroles incompréhensibles. Et l'embrassa, le cajola, le caressa.
Le jeune homme ne cessait de trembler, il s'agrippait à elle comme à une bouée de sauvetage, il ne voulait plus la lâcher même pour un bref instant.
   Elyne pensa aux paroles de merlin. Elle serrait la tête d'Alexandre entre ses seins, et elle se mit à pleurer elle aussi.
« Modifié: 18 Octobre 2008 à 15:49:05 par Marygold »
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Hors ligne Marygold

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Re : La pâtre et l'enchanteuse
« Réponse #1 le: 18 Octobre 2008 à 15:47:57 »
Décidément, les noms propres et toi, ça ne colle pas ! C'est Praxitèle avec un seul 't' ! Merlin aimerait garder sa majuscule jusqu'au bout, je suppose ; et j'imagine qu'Elyne ne voudrait pas qu'on lui remplace son joli 'y' par un simple 'i'...
Et la ponctuation, c'est aussi quelques tirets et quelques guillemets... ça ne dénature pas un texte, tu sais ! Quant à l'orthographe, quelques fautes sont passées à la trappe, notamment des doublements de voyelles : "nommer", "frissonner" ; et c'est "aimerais-tu" avec un 's' ! Je n'ai pas tout relevé...
"Et l'embrassa, le cajola, le caressa." -> ce ne serait pas "Elle l'embrassa..." ?

Après ces petites remarques matérielles, je dois dire que j'aime beaucoup le ton du texte, à la fois humoristique, actuel, et en même temps il garde un parfum qui nous ramène directement à l' "époque" des légendes. Le dialogue avec Morgane est savoureux ; et à côté de cela, la leçon de Merlin est remarquable, j'ai beaucoup aimé la comparaison avec Janus et la fin éclairant et cruelle. Bref, ton texte a vraiment quelque chose d'original et de plaisant.
C'est seulement dommage qu'il ait l'air un peu négligé... ;)

(edit : j'ai corrigé la faute dans le titre de ce topic, tu avais écris "la pâtre")
Oh yeah ! 8)

Hors ligne camdailclot

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Re : Le pâtre et l'enchanteuse
« Réponse #2 le: 21 Octobre 2008 à 08:01:31 »
Merci pour tes critiques

Le côté « négligé » du texte vient sûrement du fait que je ne suis pas un cador en orthographe, que mes textes jaillissent dans la spontanéité et que je ne les retouche pratiquement jamais.
C'est sans doute un défaut, mais je me vois mal faire autrement.
Sans doute un travers d'autodidacte.
Ce texte m'a été inspiré par un moment de dépit amoureux.
L'amour n'est il pas « le » sujet de toute la littérature, en fin de compte ?

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Hors ligne Leia Tortoise

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Re : Le pâtre et l'enchanteuse
« Réponse #3 le: 21 Octobre 2008 à 10:41:39 »
Ca serait quand même mieux de corriger, ce forum est aussi là pour ça!
C'est assez gênant de voir Eline puis Elyne dans la phrase suivante, le manque de ponctuation gêne aussi beaucoup à la lecture (il faudrait au moins des tirets), et je ne parle pas de l'orthographe, Mary en a déjà relevé beaucoup.

En-dehors de ça, j'ai plutôt bien aimé ce texte, dans la droite ligne des histoires de la table ronde et tout ce terreau mythologique médiéval, avec ce petit côté conte...

Mais ce serait vraiment que tu le corriges un peu pour qu'il soit plus présentable, et donc encore plus agréable à lire.  ^^
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Hors ligne Ryuffine

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Re : Le pâtre et l'enchanteuse
« Réponse #4 le: 21 Octobre 2008 à 11:14:02 »
J'ai bien aimé aussi, dans l'ensemble. Surtout le dialogue avec Merlin :
Citer
Demain lorsqu'il va découvrir les arcanes de l'amour il va certes jouir de façon plus intense, plus fulgurante, plus lumineuse, mais il va aussi découvrir la cruelle morsure du manque, de l'absence, du doute, peut être de la jalousie. L'amour est comme Janus le dieu aux deux visages, il n'est ni simple ni limpide, ni univoque ni mièvre. Tu va lui offrir de belles extases mais aussi de déchirantes souffrances.
J'ai vraiment trouvé ce passage très beau ! C'est vraiment joliment écrit, et ça sonne très juste. Et j'ai moi aussi j'ai apprécié la comparaison avec Janus.

J'aime aussi beaucoup l'idée de l'innocence du jeune homme, son admiration innocente devant la beauté d'Elyne... Le fait qu'il ne la considère que de manière purement esthétique, dénuée de désir.

Par contre, je n'ai pas aimé ce passage :
Citer
Je vous entend protester ! Non je ne fantasme pas, non je ne suis pas un obsédé, non je n'imagine pas « des choses » ! A cette époque bénie pas de bikinis ! Pas de fausse pudeur, et de projections malsaines.
J'aime bien l'idée - la nudité innocente et simple, et pas toute pervertie par l'idée de pornographie qu'on trouve tellement à notre époque...
Mais je n'aime pas la façon dont c'est dit. C'est qu'un avis personnel, hein, mais je trouve que ça casse un peu l'harmonie du reste du texte, cette manière d'introduire le narrateur et les lecteurs, de parler de "bikinis"...

Bref, je dirais que j'ai bien aimé. Les idées me plaisent et c'est bien écrit. La fin est bien, on en imaginait pas d'autre, elle convient vraiment à l'idée générale du texte...

Mais en effet, il reste des fautes et mettre des guillemets et des tirets pour les dialogues rendrait le tout plus clair, et plus agréable à lire...




Hors ligne camdailclot

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Re : Le pâtre et l'enchanteuse
« Réponse #5 le: 21 Octobre 2008 à 13:38:22 »
Merci pour vos avis qui me vont droit au cœur
je vais remettre l'ouvrage sur le métier, mais je ne suis pas très doué pour l'orthographe.
C'est vrai que la phrase
« Je vous entend protester ! Non je ne fantasme pas, non je ne suis pas un obsédé, non je n'imagine pas « des choses » ! A cette époque bénie pas de bikinis ! Pas de fausse pudeur, et de projections malsaines. »
est mal formulée et qu'elle détonne dans le contexte, c'était une manière de plaisanter assez mal venue.
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