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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un coin face à l'océan I-1 (Vendeur de souvenirs sur la plage)

Auteur Sujet: Un coin face à l'océan I-1 (Vendeur de souvenirs sur la plage)  (Lu 1740 fois)

Hors ligne FVarga

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Premier texte, qui est en fait un début de chapitre d'un texte  plus long (environ 400 pages).  le titres provisoire est "un coin près de l'océan". Le sujet est la quète mystique d'un européen confronté à la complexité africaine. Les stéréotypes de l'afrique se confrontent à une europe fantasmée et à la dureté d'une réalité empreinte de mythes et de génies.
je travaille actuellement sur le redécoupage du récit.

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Georges vendait des babioles le long du rivage. Ils étaient nombreux à fouler le sable de la plage de Bassam. C’était son métier depuis dix ans. Cette activité s’était imposée à lui sans qu’il l'ai décidé. Ses amis étaient plombiers, menuisiers, chauffeurs de wôrô-wôrô ou laveurs de voitures, mais eux non plus n’avaient pas choisi. Ils exerçaient la profession de leur père et l’avaient apprise en portant leurs outils.

Les années fastes de ses débuts étaient oubliées. Si les attentats avaient chassé les touristes, les concurrents se multipliaient. Il revenait souvent bredouille, mais appréciant la liberté et les rencontres de hasard, il ne remettait jamais en question son activité. La plage était son bureau comme il se plaisait à le dire en jetant sa besace par-dessus son épaule avant d’entamer sa tournée.

Le soleil vertical pilonnait le sable immobile, un vent frais empreint de mousse d’écume soufflait du large. Devant lui s’étendait la grève à laquelle il accédait par le chemin du warf, l’ancien ponton de déchargement dont seule subsistait la trace des rails enchâssés dans le reste des pavés noircis par les saisons. L’air vaporisé d’une myriade de gouttes  en suspension estompait le paysage dans une brume de lendemain de tempête.

Il marcherait après avoir dépassé les hôtels déserts, les yeux fixés sur l’horizon à la recherche d’un touriste égaré avec lequel entamer une discussion.

Si pour Georges, le client idéal était un blanc solitaire, il avait conclu ses dernières affaires, avec des frères plus fortunés que lui. Il ne se posait pas de question et la vue d’une pale silhouette  lui procurait la joie du pécheur qui sent le bouchon frétiller. Il n’avait rien vendu de la semaine, mais la chance lui avait souri quand s’asseyant pour fumer une cigarette à l’ombre d’un cocotier un reflet brillant avait attiré son regard. Une lourde gourmette gisait enfouie dans le sable. Il en avait tiré de quoi vivre pendant un mois.

 Les marées déposaient chaque nuit leur lot d’ordures , il n’en avait jamais vu le rivage débarrassé. Les filets de pêche et les lignes arrachées se mêlaient aux sacs en plastique combinés à toute sorte de témoignages de l’activité humaine. Les algues du large achevaient leur décomposition en formant de malodorantes collines à escalader pour poursuivre le chemin.

Des  animaux marins terminaient sans gloire leur existence, carcasses putrides agitées par le ressac dans une apparence de mouvement incertain. Quand la mer s’enrageait, elle rejetait des dépouilles humaines atrocement méconnaissables. Rares sont ceux qui savent nager et les imprudents le paient de leur vie. Les courants puissants éloignent les baigneurs inconscients. Ceux-ci achèvent de consumer leurs forces sous les coups des rouleaux furieux, hauts comme des immeubles qui s’effondrent au seuil du rivage dans un épouvantable fracas.

Il ne rencontrait personne ce matin . Ses collègues  parcouraient le chemin inverse, le sac lourd de tous leurs objets invendus. Georges ne se décourageait pas, la réussite pouvait lui sourire sans s’annoncer.

  La plage déroulait une mince bande de sable encadrée par atlantique affamé de terre et la lagune au tempérament imprévisible. Chaque année la grève se rétrécissait et les vagues menaçaient les équipements balnéaires. Les hôtels et les restaurants disparaîtraient bientôt. Rien ne semblait ralentir l’appétit de l’océan. Un jour prochain, une inondation majeure, une lame ultime emporterait le goudron pour effacer les traces d’une activité humaine qui se croyait immortelle.

Il se produira ce qu’il doit arriver songeait il en constatant les dégâts de la nuit. Seul, pour lui importait l’instant, celui qui permet d’empocher un billet pour remplir son ventre.

Georges savait repérer les quelques vacanciers égarés au bord de mer, par-delà les maigres barrières qui protègent la tranquillité de la clientèle des hôtels. Il n’était pas supposé franchir ces limites, mais les patrons le connaissaient et l’appelaient quand ils avaient besoin de réparer les ravages d’une tempête.

Vendre une ou deux statuettes au quadruple de leur prix d’achat auprès des artisans lui permettait de survivre et ramener de quoi nourrir sa famille. Le reste du temps, il se contentait de partager des bières avec ceux qui  lui en offraient.

Il déambulait le jour dans les ruelles du quartier France s’enquérant des nouvelles de ceux qu’il croisait, de leurs enfants, de leurs cousines et de leurs amis. Si un touriste s’égarait parmi les vestiges  de la défunte et éphémère capitale  de l’ancienne colonie, il lui proposait d’être son guide.

Ignorant de l’histoire de ces ruines, il savait dénicher les points de vue insolites qui laissaient les gens d’ici indifférents et qu’ailleurs tout le monde avait oubliés. Il inventait d’innombrables anecdotes pour colorer son discours et amadouer le portefeuille du client.

C’était un gars solide, au visage glabre, lézardé de fines cicatrices qu’il ne cherchait plus à dissimuler.
Épargnés par la calvitie, ses cheveux n’avaient pas blanchi. Il ne paraissait pas son âge et en jouait avec ceux qui tentaient de le deviner.

Sa silhouette souffrait de l’abus des bières qui avaient arrondi son ventre, le reste de son corps était demeuré ferme. Il ne mangeait pas toujours à sa faim. Ce qu’il gagnait contribuait à nourrir ses enfants et ses femmes, mais son charme lui garantissait de ne jamais rentrer  la vessie vide.

Je m’étais pris d’affection pour cet homme. Celui-ci avait compris qu’il ne me vendrait  rien. Les statues artisanales sculptées à la chaîne ne m’intéressaient pas ; je n’avais personne à qui offrir de jolis colliers de pierres incrustées dans du bois et ces boîtes à bijoux recouvertes de peau de lézard était bien trop encombrantes pour mon sac à dos que j’aurais souhaité aussi léger que possible.

Je lui payais des bières à l’ombre des cabanes qui bordent la lagune tandis qu’il m’entretenait de tout ce qui avait changé ici depuis son enfance. Georges était un bavard, il aurait su parler à un manguier, mais il se livrait peu. Moi, j’en avais assez d’écouter les histoires de tous ces vieux blancs qui se réunissaient le soir en s’assommant d’alcools bon marché, et se considéraient comme les représentants sur ces terres d’une race supérieure.

 Georges m’entretenait de sa vie, de son obsession : quitter le pays pour rejoindre la France. Obtenir un visa de tourisme lui suffirait pour se fondre à paris parmi la masse de ses cousins établis qui lui donneraient un coup de main pour s’en sortir et ramasser le magot comme eux.

 J’avais beau lui dire qu’il se nourrissait de l’illusion du fantasme, il grelotterait de faim dans un squat de la goutte d’or; j’avais beau lui dire que la vie que mènent les termites ne lui conviendrait pas, que le soleil lui manquerait, que la couleur de sa peau  ternirait sous les néons du RER, il restait sourd. Il pensait que les blancs n’aimaient pas partager ce qu’ils possédaient et même s’il appréciait que je lui paie des bières, j’étais un blanc.
« Modifié: 14 Novembre 2019 à 23:19:00 par FVarga »
Désolé pour les accents - Mon clavier fatigué et mon système ne reconnaissent pas le français accentué...

Hors ligne FVarga

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Un coin face à l'océan - I - 2 (les femmes de Georges)
« Réponse #1 le: 14 Novembre 2019 à 19:22:03 »
Ce passage s'inscrit apres le portrait de "Georges, vendeur de babioles sur la plage"; il le situe dans le temps et définit son rôle social.



Georges, de religion musulmane était le mari de deux femmes : Agnès et Élisabeth. Il avait épousé Agnès cinq ans auparavant, mais la fréquentait depuis que sa poitrine s’était arrondie. Jusqu’à cet instant, sans volonté de l’ignorer, il ne la voyait pas. Elle était une gamine de la plage, une simple vendeuse d’arachides une cousine très éloignée, mais ici les gens se déplaçaient peu et les affaires d’amour ou de sexe se pratiquaient localement.

Petite et fine comme une brindille, Agnès n’avait pas attiré Georges par son physique. Il avait le goût des femmes fessues à la chair généreuse. Elle était le contraire, mais son joli visage éclairé par des yeux malicieux en forme d’amandes et son caractère affirmé, malgré une apparence de douceur la rendaient irrésistible. Elle ne lui laissa pas le choix et décida que Georges serait son mari, ce n’était pas pour elle une question de désir, mais de temps.

Une année durant, Agnès n’avait eu de cesse de lui démontrer qu’elle n’était plus l’enfant qu’il avait connue. Georges n’était pas réputé bon parti, il ne possédait rien et dépensait plus que ce qu’il gagnait. À ses yeux, il était un gars solide. Une femme ne pouvait pas vivre seule et elle saurait en faire l’homme de son foyer. La famille et surtout le père d’Agnès avaient accepté que la jeune fille s’en aille habiter dans sa petite maison, une de celles qui semblaient abandonnées, mais dont on trouvait toujours un propriétaire pour percevoir le loyer.

Le principe du mariage s’était conclu à la fin de la saison des pluies. Georges ne possédait rien, sa dot serait symbolique. Il du économiser jusqu’à ce que cesse de souffler l’harmatan pour achever de la constituer.

Élisabeth, plus âgée qu’Agnès, était également moins jolie. Ses seins s’affaissaient et son ventre avait souffert de multiples et difficiles grossesses. Discrète et dure au travail, elle avait perdu son époux dans les premiers jours de la guerre civile.
Les soldats, ivres et excités par leurs chefs avaient fracassé la porte à coup de crosse. Un d’eux l’avait saisie pour lui écarter les jambes alors qu’elle était enceinte de huit mois. Ils recherchaient des rebelles, Élisabeth ne comprenait rien à leurs hurlements tandis qu’ils la bousculaient dans un simulacre d’interrogatoire.

Ses cris avaient alerté son mari qui était sorti boucher un trou du mur de chez la voisine. Sans lui laisser le temps de franchir le seuil, un coup de feu l’avait abattu sans qu'il ne se rende compte de ce qu’il se passait.
Il gisait à présent dans le prolongement de la porte, le crâne vide, éclaté comme une mangue pourrie. Les militaires hirsutes dans un rang patient attendaient bruyamment leur tour. Elle ne bougeait plus, espérant que cela s’achève et qu’ils ne décident de la tuer après s’être à leur tour épanchés dans son ventre. Les enfants hurlaient de terreur, ajoutant leurs pleurs à la violence du désordre. Elle en avait connu certains, les plus jeunes, faire leur premiers pas non loin de la maison, elle craignait à présent pour sa vie et celle de ses petits.

Elle savait que résister était inutile. Ils étaient si nombreux, et occupaient tout l’espace de son intérieur, fracassant les rares objets du quotidien et pataugeant dans les restes de son époux. Son ventre gênait ses agresseurs, ils l’agenouillèrent, son boubou relevé sur ses hanches, le visage enfoui dans le linge qu’elle s’apprêtait à laver. Elle souffrait de tout son corps, le sang coulait dans sa bouche, sa torture lui semblait sans fin. Elle aurait voulu perdre connaissance, mais elle demeura consciente de chaque douleur, de la moindre humiliation.

Les soldats partis, ce fut le silence. Les enfants ne criaient plus. L’air vibrait encore, dans la moite chaleur du midi. Le corps de son homme, surpris dans une immobilité fatale, suintait de fluides épais, nourriture obscène des premières mouches. De la porte laissée ouverte, une poule curieuse, suivie de ses poussins lança un regard étonné dans la pièce avant de disparaître caquetante.
 Élisabeth demeura longtemps accroupie, contre le mur, sans bouger. La tête contre ses jambes, les bras serrés autour des genoux, silencieuse, elle pleurait de honte et de douleur.

Georges passait par là. Il revenait du fond de la lagune, où il avait mis sa famille à l’abri. L’endroit était malsain, mais exempt de soldats, de mercenaires ou de fous sanglants prêts à vous exécuter parce que vous étiez sur le mauvais chemin ou dans la maison d’un blanc. Il avait soif, il savait qu’Élisabeth lui gardait toujours quelques bières au frais.

Il la trouva prostrée, muette, ses trois enfants serrés contre elle dans le silence. De l’autre côté de la pièce gisait dans une position grotesque le cadavre de son mari, le visage tant défiguré qu’il n’aurait su le reconnaître. Il devina hébété ce qu’il s’était passé et sans un mot la prit dans ses bras pour la coucher au fonds de la pirogue afin de l’éloigner du danger et la soigner.

Élisabeth était désormais seule avec ses trois enfants, ses frères étaient morts ou partis. Ses parents avaient fui au Ghana tout proche. Elle n’avait plus de nouvelles d’eux. Il ne lui restait qu'Agnès, et Georges, son mari.

C’est ainsi qu’Élisabeth devint la seconde épouse de Georges, à la demande d’Agnès. Il aurait préféré éviter cette situation, mais il savait ne pas avoir le choix. Élisabeth était la meilleure amie de sa femme, trop âgée, trop abîmée, violée et à présent silencieuse elle ne pouvait désormais demeurer sans homme.

Il était peut-être titré chef du foyer et l’aîné d’Agnès de presque vingt ans, celle-ci avait gagné l’autorité de prendre les décisions importantes. Sa demande n’était pas une question. Il épouserait Élisabeth et cela ne saurait souffrir de discussion.
« Modifié: 14 Novembre 2019 à 20:42:18 par FVarga »
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hajonc

  • Invité
Re : Un coin face à l'océan - I - 2 (les femmes de Georges)
« Réponse #2 le: 15 Novembre 2019 à 21:43:17 »
Bonjour FVarga,
Je débarque sur le forum mais je l'ai déjà consulté à plusieurs reprises pour lire des textes.
J'ai lu la première partie de ton récit, qui présente Georges, et je viens de lire la deuxième, qui renforce l'épaisseur de ton personnage.
Je trouve que tu écris bien, ton écriture est vraiment agréable à lire, elle semble aisée. Tu sais rendre Georges en quelques pages très attachant, et les personnages des femmes, magnifiques, existent déjà vraiment. Je suis touchée par ce début d'histoire, par l'atmosphère qu'elle dégage.
J'espère que nous connaîtrons la suite...

Hors ligne FVarga

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Re : Un coin face à l'océan - I - 2 (les femmes de Georges)
« Réponse #3 le: 15 Novembre 2019 à 22:44:56 »
Merci pour ta lecture.

je posterai les scenes suivantes la semaine prochaine.  On peut les lire indépendamment les unes des autres. mais j'espere que les lecteurs arriveront à suivre la cohérence de l'ensemble.
« Modifié: 16 Novembre 2019 à 11:57:58 par FVarga »
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Hors ligne BleuAcier

  • Scribe
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Re : Un coin face à l'océan I-1 (Vendeur de souvenirs sur la plage)
« Réponse #4 le: 17 Novembre 2019 à 11:58:49 »
Hello, mon humble avis,

Citer
Le sujet est la quète mystique d'un européen confronté à la complexité africaine. Les stéréotypes de l'afrique se confrontent à une europe fantasmée et à la dureté d'une réalité empreinte de mythes et de génies.
Bah déjà chouette idée de sujet, tu m'intéresses ^^.

(Ah au fait tu devrais réunir tes deux textes dans le même fil ou au moins créer un lien pour qu'on n'aie pas à fouiller.)

Citer
L’air vaporisé d’une myriade de gouttes  en suspension estompait le paysage dans une brume de lendemain de tempête
Pour moi la formule est un pléonasme.

Citer
Si pour Georges, le client idéal était un blanc solitaire, il avait conclu ses dernières affaires, avec des frères plus fortunés que lui.
Euh les virgules sont mal placées et gêne la compréhension je trouve.

Le paysage est bien décrit. Par contre l'activité (commerciale) de Georges est un peu trop dispatchée pour moi, j'aurais préféré que tu regroupes tout. Mais c'est mon avis à moi.

Citer
Georges était un bavard, il aurait su parler à un manguier, mais il se livrait peu.
J'aime bien.
Ceci dit, il se livre pas mal puisqu'il parle de ses envie d'expatriation non ?

Citer
J’avais beau lui dire qu’il se nourrissait de l’illusion du fantasme
pléonasme encore.

Citer
J’avais beau lui dire qu’il se nourrissait de l’illusion du fantasme, il grelotterait de faim dans un squat de la goutte d’or; j’avais beau lui dire que la vie que mènent les termites ne lui conviendrait pas, que le soleil lui manquerait, que la couleur de sa peau  ternirait sous les néons du RER, il restait sourd. Il pensait que les blancs n’aimaient pas partager ce qu’ils possédaient et même s’il appréciait que je lui paie des bières, j’étais un blanc
efficace.

J'ai trouvé le texte intéressant dans son ensemble. Merci pour cette lecture. :)



Re, mon humble avis deux, le retour ^^,

Euh une mention "explicite" dans le titre peut-être ? Je ne m'attendais pas à ce basculement dans la violence.

Citer
le mari de deux femmes
pas fan de la formulation

Citer
mais la fréquentait depuis que sa poitrine s’était arrondie.
...
Citer
Petite et fine comme une brindille, Agnès n’avait pas attiré Georges par son physique
ben du coup j'ai cru qu'il s'était mis à la fréquenter justement à cause de son changement physique...

Citer
Jusqu’à cet instant
Pour moi le terme instant ne convient pas.

Citer
Il du économiser jusqu’à ce que cesse de souffler l’harmatan pour achever de la constituer.
oubli du mot 'aurait", je pense.

Citer
Les soldats, ivres et excités par leurs chefs avaient fracassé la porte à coup de crosse
coups. crosses ?

Citer
Sans lui laisser le temps de franchir le seuil, un coup de feu l’avait abattu sans qu'il ne se rende compte de ce qu’il se passait.
Sans lui laisser le temps...ni de se rendre compte ? (simple proposition)

Citer
Il gisait à présent dans le prolongement de la porte
"à présent " ne convient pas puisqu'on est dans un récit du passé.

Bon tout ce passage m'a remué...difficile hein.

Citer
Elle en avait connu certains, les plus jeunes, faire leur premiers pas non loin de la maison, elle craignait à présent pour sa vie et celle de ses petits.
Il manque un quelque chose dans la phrase. "avait vu certains faire leurs premiers pas..." ?
et puis je ne comprends pas pourquoi tu la rattaches à "elle craignait..."
le "à présent" ici aussi me semble inapproprié.

bon plus je lis et plus je me dis que le terme explicite est vraiment vraiment nécessaire là hein. Et d'expliquer que tu peux heurter la sensibilité de certains.

Citer
De l’autre côté de la pièce gisait dans une position grotesque le cadavre de son mari, le visage tant défiguré qu’il n’aurait su le reconnaître
bah tu peux supprimer vu les descriptions précédentes. et la répétition de "ses trois enfants" n'est pas nécessaire.

Citer
Il ne lui restait qu'Agnès, et Georges, son mari.
tu anticipes trop...ah oui je comprends parce qu'Agnès est sa meilleure amie. Mais alors il aurait fallu le préciser avant, non ?

euh bon si c'était pour remuer, ça a fonctionné. hum en fait dans la partie 1 tu te poses comme narrateur du coup j'aurais bien aimé avoir le contexte du comment tu as eu vent de tous ces détails. Mais là encore c'est un sentiment très perso.
Voilà pour mes impressions.  :/

Modération : messages regroupés pour doublons. BleuAcier, il est préférable de ne pas multiplier les réponses à la suite, il faut utiliser la fonction modifier pour apporter un complément au message précédent s'il est le dernier de la liste.


« Modifié: 22 Novembre 2019 à 14:39:05 par Claudius »

Hors ligne FVarga

  • Tabellion
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Re : Un coin face à l'océan - I - 2 (les femmes de Georges)
« Réponse #5 le: 17 Novembre 2019 à 13:17:35 »
merci pour ta relecture...

tu as raison pour le coté explicite de certaines scenes. Les récits de temps de guerre sont souvent empreints de violence. je vais m'attacher à plus de prudence dans les avertissements de lecture.

tes remarques vont m'aider à relire mon texte avec distance... il s'insere dans un ensemble plus vaste; les aller retour entre présent et passé ainsi que la contextualisation du récit me posent effectivement problème.
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