L'écriture automatique a comme principal avantage la spontanéité qui est créatrice au possible et qui offre parfois des choses inouïes. Elle a par contre le défaut du manque de recul et donc d'une absence de produit léché. Dans ce texte, on trouve une recherche de rime, une forme en quatrains (avec enjambement entre le 3 et le 4), une absence de ponctuation (sinon un point d'interrogation perdu, pourquoi lui et rien d'autre ?), un vers libre hétérosyllabique 4/5/6/8/10 sans règle...
Par contre, comme prévu, on trouve une richesse d'idée parce que ce qui est dit vient du fond du coeur, et donc sonne juste.
Je pense que si la conjonction fond/forme prenait de l'ampleur on aurait quelque chose de renversant.
PS : "Si l'on ma forcé". Même si cette élision est là pour éviter l'hiatus ( ce qui est toujours bien en poésie), je la trouve forcée.