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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Le brouillard

Auteur Sujet: Le brouillard  (Lu 1516 fois)

Hors ligne James Scott

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Le brouillard
« le: 23 Mai 2014 à 05:39:16 »
Des images, des chants...
Je ne sais pas.

Je les vois encore courir comme des enfants,
comme si...

comme si... ce n'était rien.

Je ne sais pas pourquoi.
Le brouillard.

J'entends l'écho de sa voix
Parsemée de lumière
Elle chante et je la cherche.

Le nuage m'étouffe.
comme si...

comme si... ce n'était qu'un rêve.

Je la trouve puis je la perds.
Ils courent toujours.
Après quoi ? Je ne sais pas.

Ont-ils peur ?

De nouveau je la touche puis je la perds.
Je ne sais pas pourquoi
Pourquoi lui et pas moi ?

Ils ne cessent de courir.

Elle est toujours dans le brouillard.
J'entends son chant pénétrer la lumière
Je cours et je me perds.

Y a t-il quelqu'un ?

Je les entends rire, les enfants au loin.
Je ne sais pas pourquoi.
Je crois qu'ils se moquent de moi.
comme si...

comme si... j'avais fait quelque chose de mal.

Je me mets à crier très fort, le plus fort possible
Eux aussi se mettent à crier
Je m'en souviens encore

Ils ont peur.
Ils me fuient.
Ils ont peur de ce que j'ai fait.

Je ne sais pas pourquoi.

Alors, j'ouvre les yeux
Elle est là, entre mes bras.
Elle est couverte de sang
comme si...

comme si... ce n'était rien.

Le couteau dans la main

Je ne sais plus pourquoi.
Le brouillard.




(Ce n'est pas de la poésie à vers, c'est plus des bribes bizarres mais je met ça ici quand même.
Merci de vos retours, c'est pas encore au point et j'essaie d'améliorer ce style.)
« Modifié: 23 Mai 2014 à 19:14:32 par James Scott »

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Re : Le brouillard
« Réponse #1 le: 23 Mai 2014 à 11:19:17 »
Hello.

J'aime beaucoup l'idée, et même la forme libre de ton texte poétique. Ca me fait un peu penser à ma nouvelle "Survivre", dans l'esprit (le brouillard, cette dulcinée qu'on cherche, qu'on entend mais qu'on ne trouve pas, et qui trépasse) : http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,12503.0.html

Par contre, il y a quelque chose que je ne saisis pas vraiment : pourquoi les enfants rient-ils comme s'ils se moquaient du narrateur parce qu'il aurait fait quelque chose de mal? Sachant qu'après ils ont peur quand il se retrouve avec la fille ensanglantée dans ses bras.

J'ai bien une théorie, mais je ne suis pas sûr qu'elle tienne la route : pour moi, le narrateur a blessé (moralement) sa dulcinée en disant ou faisant une quelconque connerie (sujette à moquerie donc). Suite à cela, la fille l'a quitté, peut-être pour quelqu'un d'autre ("lui" dans le poème?). Le narrateur la cherche et elle n'arrive pas à vivre sans lui, à l'oublier. Au point qu'elle se meurt d'amour ou qu'elle se donne la mort (pour abréger la souffrance de ce chagrin d'amour). D'où le couteau (on ne sait pas qui le tient, pour entretenir le doute sur la responsabilité, physique ou "morale", de cette mort) et le corps ensanglanté qui effraie les enfants.

Voilà mon interprétation, mais si ça se trouve, je me plante complètement. Cela dit, le côté nébuleux de ton histoire me plaît et colle bien à cette idée de brouillard, réel ou spirituel. Il y a pas mal de répétitions, mais elles sont volontaires et entretiennent cet aspect presque hypnotique, fantasmagorique, irréel, donc ça ne me gêne pas ici.

Fais toutefois attention, il y a quelques coquilles dans ton texte. Je les corrige en gras ci-après.


Des images, des chants...
Je ne sais pas.

Je les vois encore courir comme des enfants,
comme si...

comme si... ce n'était rien.

Je ne sais pas pourquoi.
Le brouillard.

J'entends l'écho de sa voix
Parsemée de lumière
Elle chante et je la cherche.

Le nuage m'étouffe.
comme si...

comme si... ce n'était qu'un rêve.

Je la trouve puis je la perds (accord de conjugaison).
Ils courent toujours.
Après quoi ? Je ne sais pas.

Ont-ils peur ?

De nouveau je la touche puis je la perds (idem).
Je ne sais pas pourquoi
Pourquoi lui et pas moi ?

Ils ne cessent de courir.

Elle est toujours dans le brouillard.
J'entends son chant pénétrer la lumière
Je cours et je me perds.

Il y  Y a t-il quelqu'un (faute de syntaxe) ?

Je les entends rire, les enfants au loin.
Je ne sais pas pourquoi.
Je crois qu'ils se moquent de moi.
comme si...

comme si... j'avais fait quelque chose de mal.

Je me mets (accord de conjugaison) à crier très fort, le plus fort possible
Eux aussi se mettent à crier
Je m'en souviens encore

Ils ont peur.
Ils me fuient.
Ils ont peur de ce que j'ai fait.

Je ne sais pas pourquoi.

Alors, j'ouvre les yeux
Elle est là, entre mes bras.
Elle est couverte de sang
comme si...

comme si... ce n'était rien.

Le couteau dans la main

Je ne sais plus pourquoi.
Le brouillard.




(Ce n'est pas de la poésie à vers, c'est plus des bribes bizarres mais je met ça ici quand même.
Merci de vos retours, c'est pas encore au point et j'essaie d'améliorer ce style.)


Voilà. A bientôt.

Avent'
"Nous ne disons rien, le silence parle pour nous deux. Le silence, et la pluie au-dehors peut-être."RN

Hors ligne James Scott

  • Tabellion
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    • bete curieuse
Re : Le brouillard
« Réponse #2 le: 23 Mai 2014 à 18:55:14 »
Merci pour la correction !
Faut que je réapprenne ma conjugaison de la première personne...  :-¬? 
Je vais éditer... Ni vu ni connu  ><

Sinon j'avais rajouté la phrase avec le couteau après avoir écrit l'histoire car des amis n'arrêtaient pas de demander pourquoi la fille était en sang. Du coup, j'ai remodifié un peu quelques trucs entre temps.

L'idée c'est que c'est comme un rêve où un souvenir dont le narrateur n'arrive pas à se remémorer vraiment car sa réalité est déformée par le temps, par les rêves... et plus il recherche l'origine, plus elle lui échappe... un peu comme du sable qui glisse entre les mains. Tout n'est pas cohérent car c'est vraiment comme un rêve ou des gens qui te sourit peuvent devenir méchant la seconde suivante et se transformer en oiseau la seconde d'après. Là c'est les enfants qui donnent cette idée en courant puis soudainement en se moquant, et enfin lorsqu'ils courent car ils ont peur.

Quand j'avais écris j'avais laissé couler l'ambiance de façon très lente.
Mon idée c'est que le personnage rentre en lui même et découvre une autre vérité.
Ils sont deux. (Lui et moi - ''Pourquoi lui et pas moi'').
Ce qui justifierait qu'il ne sait pas ce qui c'est passé car c'est l'autre en lui qui le contrôlait.
Pour lui c'était juste le brouillard.
Du coup, le couteau serait dans sa main et il aurait tuée celle qu'il tentait de retrouver, mais ce n'est pas vraiment lui, c'est l'autre.
Il ne sait pas pourquoi en conséquence. 

Mais après c'est une ambiance de rêve donc rien n'est vraiment réel et tout l'est en même temps.
J'aime l'idée qu'on ne sait pas trop ce qui se passe et qu'on se fasse sa propre interprétation.

Après on ne sait pas comment il est arrivé là dans sa pensée.
Ça pourrait faire partie d'une autre grande histoire (par exemple un médium qui a ses visions sous opium et qui est obligé de démêler les puzzles qu'il voit pour en faire ressortir la vérité)
Mais au final j'aime bien laisser ce texte indépendant car justement on ne sait pas ce qu'il y a avant où après.
Ça reste vraiment le brouillard.


Sinon je viens d'aller voir ton histoire Avent et c'est pas mal aussi. Tu avais pas mal de personnages en plus pour un écrit court et c'était super bien délimité. Chacun avait sa place et la chute était troublante.
L'idée du coma, de la mort et de la vie amène beaucoup de chose.
Les deux écrits se recoupe un peu en effet. Ici aussi il y'a un genre de dulcinée que le héros poursuit avec une atmosphère évasive.
C'est un de mes gros sujet d'inspiration.

Ta théorie est pas mal aussi et tient bien la route. Je ne l'avais pas vu venir et tant mieux :)
Ton histoire ''Survivre'' m'a donné une autre théorie aussi : Elle est décédée dès le départ et c'est son fantôme qu'il poursuit dans le brouillard.
Je pensais pas que sa pouvait amener à autant d'interprétation en fait vu la taille du texte.
« Modifié: 23 Mai 2014 à 19:13:43 par James Scott »

Hors ligne Aventador

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Re : Le brouillard
« Réponse #3 le: 23 Mai 2014 à 22:19:31 »
Merci de tes explications, James. L'aspect "nébuleux" de ton intrigue sied plutôt bien à ton texte. Et le fait qu'on peut l'interpréter de différentes manières aussi.

Merci également de ton retour sur Survivre. Contrairement à toi, le coma, l'expérience de "mort imminente", à la frontière de la vie et de la mort ne font pas partie de mes sources d'inspiration habituelles. J'ai écrit cette nouvelle suite à un rêve assez étrange que j'ai fait et d'après l'interprétation possible qu'on pouvait en faire. Mais je n'étais pas très sûr de l'efficacité de sa mise en forme.

Voilà. A bientôt.

Avent'

"Nous ne disons rien, le silence parle pour nous deux. Le silence, et la pluie au-dehors peut-être."RN

 


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