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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les Sirènes

Auteur Sujet: Les Sirènes  (Lu 2497 fois)

alexis17

  • Invité
Les Sirènes
« le: 12 Février 2014 à 20:40:20 »
La maison de la famille Carmine était située en haut de la plus haute colline du quartier des briques rouges. On ne pouvait la rater, au milieu de toutes ces maisonnettes de briques pourpres, noircies par la pollution, elle exhibait sa pâleur du haut de son trône, elle exhibait sa triste agonie. Des décennies à vivre dans la pente l’avait faîte s’écrouler, tout doucement ; l’étage semblait s’effondrer dans le living-room et les colonnes du porche s’affaissaient sur elles-mêmes, se repliaient dans le parquet de la terrasse.
Starlet et Bunny musardaient dans le jardin, emmitouflées dans d’épaisses vestes noires, serrant leurs tasses de café et se regardant droit dans les yeux, comme si elles faisaient valser leurs iris, comme si elles s’apprivoisaient, se chassaient. Starlet sortit sa casquette de sa poche arrière de jean et se l’enfonça sur la tête.
« Il faut qu’on se venge. Qu’importe que ça va coûter, qu’importe que je prenne une amende, que je me refasse un mois de taule, qu’importe c’qu’y m’arrive tant qu’on lui pourrit sa foutue baraque, murmura Starlet entre ses cheveux blonds ».
Bunny s’assit sur un transat en plastique et prit un air profondément pensant, presque idiot, se tressant les cheveux, s’arrachant quasiment les mèches par paquets noirâtres. Elle prit une grande gorgée de café brûlant et s’échauffa l’œsophage. Elle toussota et un nuage d’haleine s’envola vers les cieux et l’ouate nuageuse déchirée.
« Le courant fougueux nous emportera, charriera nos vêtements mouillés dans les rapides, nous noiera alors que, quelques lunes plus tôt, le ruisseau caressait nos tendres joues. J’ai peur Starlet, j’ai peur. Tu n’as pas peur toi ? Tu n’as pas peur de moi, pas peur de toi ? Qu’adviendra-t-il si je… Tomberais-je dans l’océan, me noyant lentement dans une amère folie, perdant un à un mes esprits avisés, les gâchant par kilos dans des fossés mortuaires ? Je ne veux pas finir comme tous ces corps prodigués dont la chaire pourrie n’est plus qu’un flacon de parfum haineux. Je ne veux pas mourir. ».
Starlet n’écoutait plus Bunny, ne l’avait peut-être jamais écoutée, et continuait de boire son café en tournant en rond. Lorsque la chope de café se retrouva vide, elle la jeta violemment contre l’herbe grasse et la tasse blanchâtre se brisa dans un millier d’éclats, un millier de cristaux incandescents, scintillant sous les rais d’un doux après-midi automnal.
« Nous chantons les louanges d’une jeunesse que nous pensons éternelle, mais le vent nous embaume de bandelettes feuillues, nous fait chavirer contre la terre stérile, et, immobiles et inconscients, nous finirons par nous décomposer le temps d’un été. Et toi Starlet, le vent souffle-t-il sur ton ventre plat, sur ton nombril si profond qui n’obsède que toi et moi. ».
Starlet s’approcha d’elle, en faisant grincer sa mâchoire si fine, en la dévisageant sauvagement et pris le visage de Bunny entre ses mains. Elle serra, pressa ses joues, jusqu’à que les larmes sortent par dizaines.
« Tu sais Starlet, nous risquons gros, mais je t’aime trop pour ne pas prendre ce risque. Je ne me défile pas, tu sais ; pour toi, je ne me défilerais jamais Starlet. Tu es ma Starlet. ».
Starlet relâcha son visage et l’enlaça dans ses bras. Elle colla sa joue sur l’épaule de Bunny et lui murmura un tendre mot. Bunny se mit à rire, dévoilant ses dents blanches et embrassa l’arête du nez de Starlet, puis la pointe.
« Tu sais ma Bunny, on se fera pas prendre. Le vent nous porte, il souffle dans notre dos, pas contre nous. Il nous permet de voler, tu sais. Nous avons des ailes Bunny ! ».
Starlet avait depuis longtemps laissé divaguer sa mémoire dans les bas tréfonds de l’insalubrité psychique.
« Nous ne sommes pas issues des hautes sphères, mais nous n’allons pas laisser cet enfoiré de trou du cul s’assoir tranquillement sur nous, nous traiter comme des chiennes, comme de vulgaires putes à qui l’on jette quelques billets. Je ne le laisserai pas te rabaisser ou me rabaisser une fois de plus. Il va le payer et rien ne l’empêchera de souffrir. ».
Starlet pris Bunny par la main et l’emmena au fond du jardin, ouvrit le garage et s’approcha de l’établit du patriarche. Elle examina longuement le panel d’outils et prit tout d’abord un marteau, maniable et féroce, sauvage, de quoi éclabousser les murs de cervelle. Elle le tendit à Bunny qui le prit d’une main hésitante et le mit dans sa ceinture. Puis, Starlet se saisit d’un énorme pied de biche dont le manche était bien trop pansu pour ses doigts de jeune fille, pour ses paumes d’artistes.
Elles allèrent ensuite dans la voiture, une vieille automobile deux places dont la peinture jaunâtre avait noircie avec les années. Starlet vérifia que le paquet était bien dans le coffre et se mis au volant. Elles décidèrent tout de même de faire un dernier tour dans le quartier avant d’aller déloger le fumier.
« Refait un tour ma belle. Fait-nous faire un tour. Je veux revoir toutes ces maisons avant d’y aller. J’ai besoin de me souvenir qui je suis avant de devenir quelqu’un d’autre. Une dernière danse, un dernier tour de piste. ».
Un camion de glace passa et les enfants s’y précipitèrent, abandonnant leurs tricycles rouges, délaissant leurs battes et leurs crosses, sortant de leur poche leur unique billet tandis que la ritournelle des sorbets envahissait l’air. Malgré le froid, tous se jetèrent sur M. Hull et sa camionnette féerique. Ils se figeaient devant le cinquantenaire qui leur récitait son habituel numéro : il prenait une voix grave, faisait tinter les clochettes au bout de ses manches de chemise, dévoilait ses dents jaunâtres et riait à pleine gorge. Ses yeux globuleux et son sourire blond lui conférait une face hideuse, mais après tout, c’était le vendeur de glaces. Les enfants ne pouvait s’empêcher de sourire et, lorsque tous les visages s’étaient éclairés, le vieux marchand leur demandait un à un leur parfum préféré.
« Tu crois qu’on redeviendra des fillettes Starlet. Ou sommes-nous perdues à jamais ? Peut-être qu’on devrait partir quelque part, reprendre une nouvelle vie, celle d’un autre ou celle de personne, reconstruire notre passé. ».
Starlet sourit.
« Ouais, on ira dans une petite ville en Irlande. Je serais Simone et tu seras Blondie, je serais serveuse et tu seras chanteuse, on rira, on boira, on vieillira, et tout sera oublié. Tout s’effacera et tout recommencera. Ou sinon, si tu n’aimes pas l’Irlande Bunny, on ira à… on ira à Buffalo. ».
Bunny s’affaissa sur le siège et prit un air pensif. « C’est où Buffalo ? ».  Starlet haussa les épaules et lui demanda une cigarette. Bunny sortit un paquet de la boîte à gants et tapota le fond pour en faire sortir deux belles et longues blondes. Elle se les mit toutes les deux dans le bec et les alluma avant de jeter le paquet par-dessus son épaule. Elle passa une clope à Starlet et toutes deux se mirent à enfumer la bagnole, crapotant leurs maigres mégots du bout de leurs lèvres rouges et saignantes.
« Tu crois qu’on ira au paradis Starlet ? Tu crois que… que le paradis existe Starlet ? ».
Lorsque Bunny dit cela, elle savait déjà que leur simple vengeance tournerait au malheur. Elle le savait mais elle ne pouvait laisser Starlet y aller seule. Celle-ci comprit également ce qui se préparait et soutenu à Bunny que le paradis existait et qu’elles ne manqueraient pas d’y aller. Intimement toutes deux savaient, et pourtant, un sentiment inconnu les poussait vers la destruction de leurs âmes juvéniles, à peine écloses et pourtant dépourvues de leur ardeur passée. « Le paradis existe. Oui, il existe, se murmura Bunny à elle-même ».
Les maisonnettes de briques rouges défilaient et le tour de piste s’éternisa en une valse sempiternelle. Bunny se mit à pleurer mais Starlet l’agrippa violemment par le cou et posa sa tête sur ses cuisses. Bunny sanglotait de plus en plus fort, laissant les larmes se déverser sur les genoux cagneux de Starlet.
Finalement, lorsque l’église communale fit retentir cinq coups, la voiturette s’arrêta devant la maison du fumier. L’herbe y était superbement verte et la peinture rouge resplendissait sous le soleil, sous le firmament incandescent. Elles sortirent et allèrent chercher le paquet du fumier dans le coffre : deux énormes sceauxde sang de cochon accompagnés de quelques bouts de chaire rance et pourrissante. Elles enlevèrent les films plastiques qui les recouvraient et en prirent chacun un. Elles marchèrent lentement jusqu’à la baie-vitrée du salon et y balancèrent subitement le sang, sans un mot. Elles restèrent de marbre et l’on entendit un cri de femme, horrifiée, apeurée ; à son tour, un enfant d’une dizaine d’années pleura d’effroi. Le fumier sortit en courant. Bunny se saisit du marteau et le laissa discrètement derrière son dos.
« Je vais vous buter salopes ! J’aurai déjà dû le faire ! Vous allez payer pour ce que vous venez de faire. Vous allez voir, personne ne vient chez moi, personne ne… Je vais vous tuer et je vais… ».
Alors qu’il s’approchait de Starlet, qui, le pied de biche dans sa main, s’était figée de peur, le corps du fumier s’écrasa sur l’herbe du jardinet familial. Ses yeux vides vers la route, son crâne ensanglanté contre la terre humide. Bunny le frappa de nouveau et son nez explosa. Starlet ne pouvait plus bouger et Bunny dû la prendre par la main pour qu’elles puissent s’enfuir.

Il devait être cinq heures et quart lorsque les sirènes défilèrent dans une parade mortuaire et attisèrent l’éveil de la belle Juliette d’Hautbois. Elle se tourna sur elle-même et s’emmitoufla dans ses draps blancs. Elle rêvait d’une femme brune, mince et pâle, une certaine Hélène. Hélène était d’une telle beauté, que Juliette aurait voulu aimer les femmes plus qu’elle n’aime les hommes. La beauté d’Hélène était non-conventionnelle, indescriptible. Hélène n’avait pas de formes charnelles, Hélène n’avait pas un tendre visage ou de cheveux scintillants, mais qu’Hélène était belle… Et ainsi, pour la première fois de sa vie, Juliette d’Hautbois se mit à aimer quelqu’un. Hélène n’était qu’un rêve mais Juliette ne pouvait s’empêcher de l’aimer. Ce n’était peut-être pas un « je t’aime » comme dans les vieilles comédies, non, ce n’était un de ces « je t’aime »-là, pas un de ces « je t’aime » où l’on s’embrasse fougueusement, où la musique s’emballe et où l’on aperçoit un feu d’artifice à l’horizon. Non. Ce n’était pas un de ces « je t’aime » et pourtant, il y avait tant d’amour en Juliette. Un amour si beau que les mots pouvant le décrire se sont échappés vers des contrées inexplorées, telle la rosée matinales s’enfuyant des suaves feuilles d’acacia au contact des premières pétales sidérales du tendre hélianthe stellaire.
« Eteignez-moi ces sirènes ! Non, non, où es-tu Hélène, reviens Hélène, Hélène ! Pourquoi ? Hein ? Pourquoi ? Mais éteignez ces sirènes, qu’il crève votre macchabé, laissez-le se finir en paix et moi avec. Où es-tu Hélène ? Reviens-moi… Pourquoi ? Pourquoi ? Je m’appelle Troie, je me battrais pour toi, je me déchirerai pour toi, mon Hélène, mon unique Hélène, ma belle, ma douce, ma chérie, ma tendre Hélène, reviens te lover dans mes rêves ! ».
Mais lorsque Juliette eut clos ses paupières, elle ne vit qu’un hall d’aéroport, un hall vide et immense, rempli de solitude, terre des âmes exilées. Un avion décolla. Elle accourut contre la baie vitrée et vit un simple coucou s’envoler vers des cieux grisâtres. Une silhouette ombrageuse, et ce qui devait être la ténébreuse Hélène, regarda par le hublot. Juliette s’effondra contre le carrelage et ses cris ébranlèrent le hall, le déchirèrent dans des hurlements de souffrances.

Les partenaires de crime s’étaient élancées dans la brousse asséchée et leurs chevilles battaient les herbes vertes, leurs poignets fouettaient les jaunes épis, leurs joues caressaient les doux feuillages, leurs âmes n’étaient plus rien d’autre que de tendres et humides ramures.
« Les morceaux encore saignants de nos vies coulent sur nos vierges linceuls. Les pleurs fondent contre notre chaire brûlante et je sens le souffle de la vie me quitter pour d’autres horizons. Le sang se déverse sur nos âmes éplorées et le claveau originel de nos cathédrales empiriques s’est effondré sur nos cœurs ensanglantés, étouffant la foi dans son berceau d’espoir. Nous ne sommes désormais plus qu’un couple de cerfs centenaires, voguant dans les mers de racines, virevoltant dans les prairies ombragées, broutant les boutons juvéniles. Sans foi et sans remords, nous sommes redevenus des bêtes ancestrales, des animaux séculaires. ».

Juliette ouvrit la fenêtre, s’assit sur le rebord et mit une jambe dedans, une jambe dehors. Elle s’alluma une cigarette et commença à engloutir le tabac à grandes bouffées. Les nuages étaient presque noirs et il pleuvrait sûrement ce soir.
La rue était vide mais un homme commença à la remonter en boitant. Il portait un large imper beige et un pantalon noir troué au niveau des genoux. Il enleva son chapeau, le porta sous son bras, et dévoila une calvitie refoulée, avec des mèches rabattues des côtés vers l’avant. Il devait avoir cinquante ans, ou un peu plus, et trottinait étrangement avec sa jambe éclopée. Lorsqu’il arriva au niveau de Juliette, il leva la tête au ciel, vers son appartement, sortit un mouchoir, s’essuya le front, et sourit. Un sourire hideux, un atroce rictus aux dents noirâtres et aux lèvres retroussées. Il reluqua sa culotte, reluqua son tee-shirt et son sourire grandit. Juliette lui jeta son mégot. Elle visait sa tête mais il arriva tout de même sur sa main. Il eut un léger cri, ôtant cette immondice de son visage, et disparut en remontant l’allée d’un pas vif.
Elle alluma la télé et partit se faire quelques œufs avec un reste de jambon. Tandis que les blancs crépitaient dans la poêle chaude, Juliette s’assit sur une petite chaise en bois, et, depuis ses fourneaux, regarda les infos. On parlait d’un violent homicide par très loin de chez elle et se souvint du ballet mortuaire qui l’avait réveillée, des innombrables et assourdissantes sirènes qui avaient dévalées sa rue. On parlait d’un père modèle assassiné sous les yeux de son idéale famille et l’on avait lancé un avis de recherche sur deux jeunes filles dont l’une avait déjà fait plusieurs mois de prison pour récidives de délits mineurs, notamment du « cambriolage de parcmètre ».
On en faisait tout un tapage, un vacarme urbain dont les arrestations rapporterait les louanges d’un inspecteur et, si elles s’évaporaient, on oublierait cette histoire tout aussi vite que n’importe quel fait divers.
Elle versa ses œufs dans la première assiette venue et continua d’admirer le bruit que l’on faisait pour cette histoire destinée à disparaitre dans la masse informative.
« Ici Johanna Strongle en direct de la scène de crime. Pour l’instant, la police n’a daigné nous filer aucune information à part le nom de la victime, Carl Johannsen, vendeur d’électroménager et membre de l’association de protection de quartier. ».
Là était la clef, se dit Juliette. L’association de protection de quartier. Encore un despote castré qui cherche à établir sa loi hors du cocon familial, hors du territoire de Madame. La bien nommée, mademoiselle l’ « envoyée spéciale » continuait son long monologue où elle expliquait qu’elle ne savait absolument rien et qu’elle n’en saurait pas plus avant une éternité.
Les infos passèrent à la météo et à la politique et l’on oublia les deux adolescentes en cavale.

Merci de laisser un commentaire. Bonne journée, j'essayerai de prendre le temps de vous répondre.
« Modifié: 13 Février 2014 à 22:12:16 par alexis17 »

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
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  • Prout
Re : Les Sirènes
« Réponse #1 le: 13 Février 2014 à 18:11:30 »
Citer
On ne pouvait la rater, au milieu de toutes ces maisonnettes de briques pourpres et noircies par la pollution, elle exhibait sa pâleur du haut de son trône, elle exhibait sa triste agonie

Un petit souci de ponctuation dans cette phrase, tout est sur le même plan et du coup c'est difficile de comprendre.

Citer
Nous ne sommes pas issus

Issues, non ?

Citer
mais nous n’allons laisser

Manque un pas

Citer
« Refait un tour ma belle. Fait-nous faire un tour. Je veux revoir toutes ces maisons avant d’y aller. J’ai besoin de me souvenir qui je suis avant de devenir quelqu’un d’autre. Une dernière danse, un dernier tour de piste. ».

Je veux juste une dernière daaaaaaaaaaaaaaaaaaanse

Citer
pourtant dépourvu de leur ardeur passée

Dépourvues

Citer
deux énormes sauts de sang de cochon

Seaux, non ?

Pour les sirènes, si elles sont bien liées, y a un souci d'heure.

Citer
n’en serait pas plus

Saurait

J'ai plutôt bien aimé. Style accrocheur et écriture globalement maîtrisée, l'histoire m'a plu, même s'il reste beaucoup de zones d'ombre à la fin. De la poésie, aussi, beaucoup.
Merci pour cette lecture :)
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

alexis17

  • Invité
Re : Les Sirènes
« Réponse #2 le: 13 Février 2014 à 21:26:25 »
Merci pour ces erreurs, vraiment idiotes en plus pour la plupart.
Merci à toi pour ce commentaire et bonne journée (ou soirée).
Et pour les parts d'ombres, c'est voulu.
Encore merci à toi en tout cas.
« Modifié: 13 Février 2014 à 22:12:39 par alexis17 »

Verasoie

  • Invité
Re : Les Sirènes
« Réponse #3 le: 01 Avril 2014 à 22:48:11 »
Citer
qu’importe c’qu’y m’arrive tant qu’on lui pourrit sa foutue baraque, murmura Starlet entre ses cheveux blonds ».

Mieux vaut mettre les guillemets après "baraque" je pense

J'aime bien ce ton un peu Thelma et Louise x)

Globalement j'ai bien aimé, j'ai trouvé le style assez détaché, limite provocateur mais juste assez pour que ça rende bien x)

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Les Sirènes
« Réponse #4 le: 26 Avril 2014 à 14:18:01 »
Saaalut,

Comme ton perso est sélectionné pour le tournoi, me voici découvrant ton texte  :)


Citer
Lorsque la chope de café se retrouva vide, elle la jeta violemment contre l’herbe grasse et la tasse blanchâtre se brisa dans un millier d’éclats, un millier de cristaux incandescents,
Si l’herbe est bien grasse, je pense pas que la tasse éclate en mille morceaux… :\?

Citer
Starlet s’approcha d’elle, en faisant grincer sa mâchoire si fine, en la dévisageant sauvagement et pris le visage de Bunny entre ses mains
Prit

Citer
Elle serra, pressa ses joues, jusqu’à que les larmes sortent par dizaines.
J’aime bien  :)

Citer
Je ne me défile pas, tu sais ; pour toi, je ne me défilerais jamais Starlet
Défilerai

Citer
dans les bas tréfonds
redondant, bas et tréfonds

Citer
Starlet pris Bunny par la main et l’emmena au fond du jardin, ouvrit le garage et s’approcha de l’établit du patriarche
Prit/établi

Citer
Elle examina longuement le panel d’outils et prit tout d’abord un marteau,
Il y a déjà « prit » la phrase d’avant, choisis peut-être un autre verbe

Citer
Elle le tendit à Bunny qui le prit d’une main hésitante et le mit dans sa ceinture.
Encore un prit….. 3 en 3 phrases  |-|

Citer
Starlet vérifia que le paquet était bien dans le coffre et se mis au volant
Mit

Citer
« Refait un tour ma belle. Fait-nous faire un tour.
Refais /fais-nous

Citer
Les enfants ne pouvait s’empêcher de sourire
Pouvaient

Citer
« Tu crois qu’on redeviendra des fillettes Starlet.
Fillettes, Starlet

Citer
Lorsque Bunny dit cela, elle savait déjà que leur simple vengeance tournerait au malheur.
J’aurais classiquement dit « au drame », c’est bizarre au malheur  :-\

Citer
Celle-ci comprit également ce qui se préparait et soutenu à Bunny que le paradis existait
Outch  ><
et soutint à Bunny

Citer
Intimement toutes deux savaient, et pourtant, un sentiment inconnu les poussait vers la destruction de leurs âmes juvéniles, à peine écloses et pourtant dépourvues de leur ardeur passée.
Et pourtant x2
C’est peut-être fait exprès mais ça ne fonctionne pas bien vu qu’il n’y a pas la même construction de phrase derrière  ::)

Citer
deux énormes sceauxde sang de cochon
seaux de

Citer
Starlet ne pouvait plus bouger et Bunny dû la prendre par la main pour qu’elles puissent s’enfuir.
Dut

Citer
non, ce n’était un de ces « je t’aime »-là,
manque un « pas » non ?

Citer
, telle la rosée matinales s’enfuyant des suaves feuilles d’acacia au contact des premières pétales sidérales du tendre hélianthe stellaire.
Eh beh mdr  :D
Matinale
Premiers pétales sidéraux (masculin) (pourquoi sidéraux ?)

Citer
Je m’appelle Troie, je me battrais pour toi, je me déchirerai pour toi
Battrai

Citer
On parlait d’un violent homicide par très loin
Pas

Citer
et assourdissantes sirènes qui avaient dévalées sa rue.
Dévalé

Citer
dont les arrestations rapporterait les louanges d’un inspecteur
rapporteraient

Citer
Pour l’instant, la police n’a daigné nous filer aucune information
Je vois pas du tout un journaliste parler comme ça xD

Citer
Là était la clef, se dit Juliette.
Oh tu mets un f à clef, je t’apprécie déjà  :huhu:

Citer
Les infos passèrent à la météo et à la politique et l’on oublia les deux adolescentes en cavale.
Ah j’aurais aimé que tu précises que c’était 2 ado avant, pour moi c’était des adultes… :-\


Non déjà ? Mais il n’y a pas de fin !!  :vaurien:
C’est très bizarre, ton style est pluriel, les personnages parlent grossièrement ou lyriquement, le sens m’échappe souvent, et pourtant ça a l’air maitrisé, je veux dire on dirait que tout est voulu  :\?. Du coup j’avais l’impression que tout mènerait à une conclusion parfaite, une chute/une fin prévue qui donnerait satisfaction.
Et puis pouet pouet rien du tout  |-|
Il y a une suite ?
Comme on a l’impression que ça part dans tous les sens exprès (je veux dire, Juliette et Hélène au beau milieu de tout ça quand même) je voulais quelque chose qui rattache le tout. Il faut une suite ! Sinon  ça ressemble à un gros délire  :-\… enfin selon moi hein.
A part ça, ça se lit facilement, même si, comme je t’ai dit, je ne comprends pas tout de tes phrases et je ne sais pas où tu voulais aller au final xD

Merci pour ce texte :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : Les Sirènes
« Réponse #5 le: 04 Mai 2014 à 17:50:11 »
Je l'ai lu aussi pour le tournoi ! Je sais pas si l'auteur repasse par ici de temps en temps, mais comme j'ai lu, je voulais laisser un mot.
Sauf qu'en fait, Tomoyo résume exactement ce que j'ai pensé du texte, du coup je me contenterai d'un "+1" pas très constructif  :-X
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

alexis17

  • Invité
Re : Les Sirènes
« Réponse #6 le: 19 Mai 2014 à 18:34:31 »
Merci pour vos commentaires, désolé mais je n'étais pas venu depuis un mois.
Euh, concernant le tournoi je ne sais pas comment mon texte s'est retrouvé là, parce que je pense qu'il ne le mérite pas.
Merci en tout cas pour les fautes d'orthographes, j'en fais tout le temps sur l'ordinateur.

Concernant vos remarques, je crois que mon texte n'a peut-être pas été compris, à moins que je me sois mal exprimé.
En réalité, ces dialogues insensés reflètent la folie, la perte d'espoir, la rage. Ils n'ont pas de sens simplement parce qu'elles n'ont plus de sens.
Enfin, pourquoi cette fin. En réalité, pour moi, c'est en une. Juliette représente un autre rêve perdu, une jeunesse envolée et une répercussion indirecte des sirènes et, finalement, malgré que Juliette soit liée aux jeunes filles (l'homme sur lequel elle jette sa cigarette fait référence au père de famille assassiné), elle se fiche d'elle.
Et cette dernière phrase montre que ces deux jeunes femmes ne sont rien de plus qu'un fait d'hiver, qu'elle n'ont pas d'importance et c'est pour cette raison qu'elle disparaisse dans la nature, parce qu'on les oublie aussi vite qu'on les a connues.

En tout cas, merci encore pour vos commentaires.
Amitiés.
Alexis17

 


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