Les Armoires vides est un roman autobiographique sur l’enfance et l’adolescence d’une jeune fille issue d’un milieu très populaire. L’intrigue commence alors que la jeune femme, étudiante en lettres à Paris, vient de passer chez une “faiseuse d’anges” et attend chez elle que son avortement se termine. Elle repense alors à son enfance et son éducation, à la différence sociale à laquelle elle a toujours dû faire face depuis l’école primaire.
J’ai choisi ce roman suite à ma lecture de
En finir avec Eddy Bellegueule. Même style de livre, même rapport difficile à son milieu d’origine, même violence dans les mots à l’égard de la famille. Pourtant, j’ai trouvé que le style d’Ernaux était plus travaillé que celui de Louis. J’ai eu aussi l’impression qu’il y avait davantage de profondeur dans
Les Armoires vides.
Un point négatif cependant : par moments, j’ai eu l’impression que la narratrice se répétait beaucoup et ça a eu tendance à m'ennuyer. Ça s’explique par le fait qu’elle déroule le fil de sa vie de manière chronologique et qu’entre 14 et 16 ans, par exemple, elle reste dans le même rejet de ses parents. Mais bon, ça aurait pu être alléger...
(et encore une fois, ma liseuse n'a pas voulu gardé en mémoire les passages que j'avais notés, donc pas de citations

)