Yosh !
On y va ?
Tout chute et tombe à grand fracas.
Où trouverai-je de la colle
Pour souder ce que cette folle
A brisé ? Mon cœur délicat
Saigne, rouge sang, ton grenat.
Bon, ici, il y a plusieurs choses :
- la métaphore filée sur l'image de la colle et de la brisure, bien ; au début, j'étais étonné par « Où trouverai-je de la colle », qui peut même faire cocasse ; finalement, dans cette métaphore qui continue sur le cœur brisé, tout ça, j'aime bien.
- les enjambements ; je dois être obsédé par ce procédé en ce moment, en tout cas, sur ce contexte, je trouve ça bien joué, avec « Mon cœur délicat » qui se trouve isolé par les enjambements successifs, renforçant l'image de cœur brisé.
- l'accumulation « saigne, rouge sang, ton grenat », bien encore, comme des gouttes qui tombent ; on est toujours dans la même image, et ça marche pour moi.
Elle est partie ! Nulle luciole
Là, par contre, je trouve ça nettement moins bien. Mais genre, « plusieurs étages en-dessous » moins bien.
L'exclamation, l'allitération en L… je ne suis pas fan.
Je lis en messages cryptés
Le souffle de nos voluptés.
? Ça fait un peu remplissage poétique, mis là parce qu'il fallait bien caser ces rimes, donc autant les mettre dans de belles phrases. Pour le sens, par contre, tu me perds un peu (oui, je sais, question sens et hermétisme, c'est l'hôpital qui se fout de la charité, mais bon, bref, je continue…).
Confiant ma peine à mon mouchoir.
On pourrait arguer du fait que l'allitération en M imite le sanglot ou la tristesse (le geignement ?) de l'amoureux délaissé, mais j'ai du mal, je trouve que ça alourdit.
Avec tout ça, je me rends compte que je dois avoir l'air sévère, mais j'espère que mon ton n'aura pas paru trop froid, parce que je trouve que tu as vraiment bien su jouer avec les contraintes sur la première strophe, par contre, que tu t'es écroulée pour la suite : autant le début est prometteur avec une très jolie trouvaille, autant le reste me fait trop sentir ses rimes.
Voili, voilà, sur ce, bizoo !
