Toujours mes poèmes-pas-neufs. Pour celui-là, je m'étais inspirée d'un concours de poèmes , sans y participer, mais j'avais bien aimé le principe qui consistait à reprendre un vers parmi 5 donnés à chacune des strophes de son poème.
J'en avais fait plusieurs, mais le seul qui me semble à peu près "sortable" est celui-ci, qui n'est en fait qu'une espèce de délire

Ah ! Ma zone? irrévérence ! (Amazonie : rêve, errance?)
En ce temps-là j’étais en mon adolescence,
Et tout ce que j’offrais était en abondance ;
J’étais alors effervescence, incandescence,
Evanescence, luminescence, magnificence…
En ce temps-là, les animaux faisaient bombance
Et rien d’inhumain ne venait troubler mon doux silence.
En ce temps-là j’étais en mon adolescence,
Et les hommes savaient où trouver ma quintessence :
Leurs vies, leurs existences mêmes en étaient l’essence.
Ceux-là me respectaient avec grande bienséance…
Jusqu’au jour où la scie a entamé sa danse.
En ce temps-là j’étais en mon adolescence,
Il n’y a pas si longtemps, avant ma déchéance,
Avant le grand triomphe de l’inintelligence,
Bien avant que les civilisations en transe
Découvrent les machines et leurs nombreuses nuisances,
Orgueil, cupidité, et autres malfaisances…
En ce temps-là j’étais en mon adolescence,
Et l’harmonie régnant en moi était immense…
A présent on me dépouille avec fulgurance,
Chaque seconde m’enlève une part de ma luxuriance :
Ma zone, jadis éternel éden de jouvence,
Est aujourd’hui la faille de ma grande impuissance.