Une silhouette plane sur cette colline verdoyante et semble déployer ses ailes de sa prestance
-> Comprends pas "déployer ses ailes de sa prestance", qui est stylistiquement un peu lourd pour une entrée en matière.
mare assaisonnée d'iris jaune
-> Pourquoi une métaphore culinaire ici ?
virvolte
-> virevolte avec un E au milieu
à la vitesse de la lumière
-> Ca fait vraiment trop poncif, et ce n'est pas utile ici
La forêt se présente fière, élancée sur plusieurs kilomètres.
-> Je me représente mal ce qu'est une forêt élancée. Une jeune fille peut être élancée, mais une forêt ? Etalée peut-être ?
Elle est une fourmillière géante dans laquelle grouillent les insectes, les animaux ainsi que la végétation.
-> "ainsi que" = vraiment trop scolaire
Il se dégage une certaine finesse au détour de ses branches fines, humides, accueillants les coccinelles. Elles ont établi sur cet arbre leur base militaire.
-> répétition finesse / fines
-> Les coccinelles ont des bases militaires ?!
Remarquez vous le scintillement du soleil qui telle une bague ornée de diamants envoie un rayon diffus, étrange, inaudible.
-> c'est une question : manque le point d'interrogation à la fin.
La lumière de l'astre se faufile dans le feuillage et éblouie de sa chaleur les insectes.
-> éblouit
-> Je m'interroge profondément sur le fait que les insectes puissent être éblouis par le soleil. En outre, on ne comprend pas si c'est la lumière ou la chaleur qui les éblouit.
Le ciel érige une mosaique de nuances en apothéose
-> Il y a de l'idée, mais mosaïque + nuances + apothéose ça fait lourd.
L'atmosphère semble apaisée
-> je ne les ai pas tous relevés mais il y a une répétition de "sembler" dans tout ce début, à des moments où il n'est pas utile. Pourquoi est-ce que l'atmosphère "semble" apaisée seulement ? Veux-tu créer un effet de suspens (en fait il n'en est rien et une grande agitation se trame en secret comme on va le découvrir à la page suivante ?)
Puis devant cette magnifique création naturelle
-> La formule est vraiment lourde.
parcourt la façade de l'habitation
-> tu peux te passer de la précision "de l'habitation". Avec façade, on comprend.
Des grenouilles coassent machinallement
-> machinalement
-> pourquoi une métaphore mécanique pour ces grenouilles ?
une goutte de lumière qui peine à masquer l'obscurité
-> Bizarre l'idée que la lumière devrait "masquer" l'obscurite. C'est contre-intuitif.
Le lierre semble
La couverture du livre ressemble étrangement à ce tableau flirtant avec le mur.
-> Je ne comprends pas cette phrase.
Il aiguise l'attention avec ses couleurs chatoyantes
-> Tu es sûr de vouloir dire que le tableau "aiguise" l'attention ? Pas plutôt "attire" ?
C'est que le bois vit, se nourrit de notre présence.
Il est l'origine, vecteur de nature.
-> Pourquoi avoir sauté un paragraphe entre ces deux phrases ? La deuxième prolonge pourtant l'idée de la première.
Le viel homme l'air grave, regarde par sa fenêtre :
-> vieil homme
-> Manque une virgule : Le vieil homme, l'air grave, regarde par sa fenêtre
Des vents violents qui ont ravagé une partie des sapins, aux sécheresses, cette allée de sapins et d'arbres en tout genre enregistre tout...
-> la virgule après sapins est en trop pour le sens ;
-> en-tend ? tout, enregistre tout (il manque une syllabe semble-t-il, et une virgule)
Cela remémore au vieux monsieur que la nature est la force suprême
-> Tu ne peux pas construire le verbe "remémorer" comme le verbe "rappeler", qui irait mieux de toute façon ici pour ce que tu veux dire.
Son charisme s'amenuise petit à petit.
-> On ne comprend pas pourquoi tu parles de charisme ici.
ses jambes tremblent comme les petites vagues d'un ruisseau.
-> c'est mignon :-).
L'époque où il gambadait
-> ça fait très animalier comme terme. Un chiot gambade… Le vieil homme, même jeune, j'ai du mal
Pierre était une force de la nature, grand et élancé, il possédait une volonté farouche en témoigne ses sourcils en bataille comme la lutte faisant rage dans son esprit.
-> La phrase est bancale.
Pierre était une force de la nature : grand et élancé, il possédait une volonté farouche ; en témoignent ses sourcils, en bataille comme la lutte faisant rage dans son esprit.
Ou : Pierre était une force de la nature. Grand et élancé, il possédait une volonté farouche, comme en témoignent ses sourcils : en bataille, comme la lutte faisant rage dans son esprit.
Ou encore autrement, je ne sais pas, mais il y a là trop d'informations avec une ponctuation à revoir.
Un arrêt cardiaque a faillit
failli sans t
d'extraire des larmes de son visage pourtant d'ordinaire fermé à double tour ?
-> "extraire des larmes" > le terme "extraire" est très fort (on imagine la femme sortant la main du tableau pour tirer les larmes de l'oeil du pauvre vieux !), et du coup attire l'attention inutilement
-> "pourtant d'ordinaire" : ah bon ? Nous on ne le sait pas encore. "fermé à double tour" : la métaphore sonne bizarrement ici aussi. Un simple "visage fermé" ne suffirait-il pas ?
Je m' approche en boitant, passant une main sur mon front humide puis je m'essuie avec un mouchoir.
> "puis" : trop scolaire
Hello !
C'est un texte qui fait un effet assez bizarre.
Il montre que tu disposes d'une richesse de vocabulaire certaine, mais que tu emploies parfois bizarrement, voire à mauvais escient. En terme de style, cela donne des formules très inattendues qui heurtent la lecture (par exemple j'ai du mal à me représenter une forêt "élancée", ou une femme peinte qui "extrait" les larmes du vieil homme), jouxtant des expressions toutes faites et des clichés littéraires rebattus (ex : colline verdoyante, vitesse de la lumière, être au crépuscule de sa vie…).
Il y a du coup une grandiloquence qui semble être voulue, mais sans être assez maîtrisée pour insuffler au lecteur le sentiment de majesté qui semble être celui que tu veux donner par rapport à cette forêt.
Le choix du récit au présent ne donne pas un effet très naturel non plus.
En terme de contenu, je ne suis pas convaincue par le revirement final du passage de la 3ème à la 1ère personne. Ca fait assez artificiel : pourquoi ne pas soit unifier le tout à la 1ère personne, soit faire deux textes séparés - une espèce de prologue qui campe ton atmosphère, et ensuite le passage à la 1ère personne dans l'histoire du vieil homme proprement dite ? C'est peut-être plus classique, mais plus facile à tenir.
Tu donnes l'impression de t'amuser avec les mots, ce qui est plutôt chouette. Mais tu les utilises tellement en tout sens qu'on perd le sens que tu veux véhiculer. Demande-toi si tu veux vraiment employer tel mot plutôt que tel autre ; si cette métaphore convoque une image appropriée ; si le rythme de ta phrase correspond à l'idée que tu veux transmettre etc. Bref si la forme et le fond de ton texte sont en résonance :-).