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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La côte de Pleyrou

Auteur Sujet: La côte de Pleyrou  (Lu 1515 fois)

Hors ligne geanphy

  • Tabellion
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La côte de Pleyrou
« le: 04 Novembre 2013 à 20:43:33 »
j'ai écrit cela il y a trois ou quatre ans, comme d'habitude une muse mutine voletait autour de moi, quand je voulais la saisir, d'un coup d'ailes elle se mettait hors de portée, alors je l'ai écrite et depuis elle est en moi.



La côte de Pleyrou

Sur la côte qui mène de Pleyrou à Solesne, à mi-chemin, une petite ruine sans prétention entoure une belle tour carrée.
Personne, que ce soit à Pleyrou ou à Solesne ne vous en parlera, cet endroit un peu sauvage vit dans le secret, secret des hameaux campagnards, jalousement gardés depuis la nuit des temps.

Il fait bon vivre à Pleyrou, les enfants jouent dans les rues, et la belle saison venue, ils prennent leurs vélos pour s’offrir de grandes balades dans la campagne avoisinante. Curieusement, ils fréquentent peu ceux de Solesne. Pourtant, ces deux villages sont peu éloignés l’un de l’autre, sept kilomètres tout au plus, et nul ne se souvient qu’un différent  opposa les habitants de cette contrée tranquille.
Depuis bientôt vingt ans, ni les pleyriens, ni les solesnois n’empruntent plus cette route maudite.

C’est un joli chemin herbeux qui mène à la propriété, il est entretenu soigneusement, et des coquelicots viennent l’égayer durant l’été. L’hiver, il conserve son esprit romantique grâce à une courbe douce qui traverse un bouquet de petits arbustes persistants.
Deux petites maisons apparaissent ensuite, certes un peu délabrées, mais pleines de charme, le toit de l’une d’elle est bien un peu fatigué … Des fleurs folles envahissent les abords, et de place en place, certaines ont été cueillies, laissant de grands trous d’herbe

   La tour carrée apparaît enfin, belle, élancée, majestueuse. Ses pierres sont blanches comme le lys, il s’en dégage une pureté virginale qui force l’admiration, et qui effraie. Il faut pencher la tête pour découvrir son fait. Quelques ouvertures habillent la façade, étroites et grillagées. Le soleil baigne de ses rayons le bâtiment qui semble sourire à la lumière.

Tout est silencieux, pas de vent, pas d’oiseaux chanteurs, pas de bruissements d’arbres, tout est figé. Il règne un silence spectral.

Deux personnes vivent là. L’une dans les deux petites maisons, l’autre dans la tour.
Elles ne se rencontrent jamais, chacune organise son temps en conscience de l’autre.
Celle qui occupe les deux dépendances, vit la nuit, et souvent jusqu’au jour naissant.
La seconde vit,  tout simplement.

La nuit est tombée depuis une heure maintenant, la porte de la maison s’ouvre sans grincer malgré la rouille qui pare ses gonds. Un homme sort lentement à pas comptés, la lune éclaire ses traits, il paraît jeune, svelte et même vigoureux, mais tout dans son attitude fait penser à une horloge arrêtée. Ses yeux sont clos, mais il avance sans tâtonnement, sans hésitation.

 Quelques dizaines de mètres parcourues, il se penche, et commence à cueillir des fleurs que l’obscurité a fermées. Il les prend à pleines brassées, puis les pose délicatement sur le sol. De grands cercles d’herbe nus apparaissent et évoquent les cercles magiques des anciens.
De temps à autre, il jette brusquement sa tête en arrière, et lance un râle inaudible.
Sa moisson finie, il la rassemble à genoux et la lie d’une petite cordelette tressée, puis il entrouvre le haut de son vêtement et glisse sa main gauche à l’intérieur. Tout son visage alors  se crispe dans un sanglot d’extase,  et il dépose au cœur des plantes odoriférantes un objet  de la taille de deux poings réunis. Il se redresse, et d’une démarche chaotique va porter le bouquet jusqu’au seuil de la tour carrée. Son offrande déposée, il repart,  lent, hésitant, et s’effondre dans un des cercles d’herbe. Sa respiration est saccadée et son vêtement qui dans sa chute s’est entrouvert, laisse deviner une profondeur ombrée inquiétante.

Personne, personne de Pleyrou, de Solesne ou d’ailleurs n’oserait le secourir, cet homme ressemble à l’union sacrilège de la folie et de la mort. Et la lune, qui,  il y a peu éclairait la scène a voilé sa face.

Dans sa tour, d’une meurtrière finement ouvragée, l’occupante des lieux a assisté à cette effrayante cérémonie. Comme chaque nuit, elle descend l’escalier de pierre, ouvre la porte et se saisit du bouquet. Dans la brillante lumière qui nimbe la tour, les fleurs se réveillent et s’ouvrent répandant mille parfums. La jeune femme les dispose dans une vasque immense remplie d’une eau transparente, puis enroule la cordelette autour de son poignet droit, et le transforme en bracelet en faisant trois nœuds.
Dans l’eau, un battement sourd se fait entendre, les tiges coupées frémissent, c’est un cœur qui bat. La maîtresse de la tour laisse échapper un gémissement, regarde la porte avec effroi et pitié, une larme roule sur sa joue, elle remonte l’escalier, courbée, ployée par un chagrin écrasant.



Elle était jeune et jolie, drôle et enjouée, les qualificatifs se précipitaient à sa rencontre. Il était amoureux fou et ne vivait que dans l’espoir des rendez-vous qu’elle lui accordait. L’espoir des rendez-vous, et celui de la voir partager son amour pour elle.

Elle l’aimait bien, il l’amusait avec ses frasques, sa façon de lui déclarer sa passion à tout instant, c’était pour elle un ami sans doute, mais rien qu’un ami. Lui,  il l’aimait tant et tant, qu’il acceptait tout d’elle, il l’aimait présente, il l’aimait absente. Pour un instant d’amour avec elle, il aurait tout donné et bien d’autres choses encore. Un instant d’amour avec elle, et il aurait ensuite accepté la mort avec bonheur.

 Elle sentait bien tout cela,  et  tentait sans cesse de le ramener avec douceur à une réalité qu’il avait perdue. Elle voulait préserver une amitié qui lui était essentielle, et qui la comblait de joie. Et puis, la vie comme elle était,  pas trop compliquée, lui convenait parfaitement.


Au milieu de la côte de Pleyrou, entre Pleyrou et Solesne, à mi-chemin, une petite ruine sans prétention entoure une belle tour carrée, cet endroit un peu sauvage n’a pas toujours provoqué l’effroi, c’était même une promenade tranquille pour les amoureux l’été.

Tous les deux, un jour, s’y sont égarés. L’herbe était chaude, l’été fleurait merveilleusement.
La nature invitait à l’amour. Une source glougloutait joyeusement.

 Par jeu plus que par soif, il trempe sa main dans l’eau. « Je crois » dit-il « qu’on ne doit jamais dire fontaine, je ne boirai pas de ton eau.  Je fais le vœu de te donner mon cœur chaque nuit pour l’éternité, et j’attendrai le tien tout ce temps là. »  Et il boit.
 « Ce sont des mots, ce n’est pas ça l’amour » lui répond-t-elle « l’amour, ça ne se quémande pas. »
« Elle est fraîche cette eau, c’est un bonheur, bois avec moi, tu es trop raisonnable, tu feras un vœu aussi. »


Le soleil brille de nouveau, sur la campagne. Trois jeunes filles vêtues de blanc, entourent le cercle d’herbe où gît le jeune homme. Sa respiration est douce, son sommeil est paisible. La lumière caresse son visage, et le mène à l’éveil.
Les trois compagnes l’interpellent, « debout ! Le soleil est levé, vous avez assez dormi. »
Ses yeux s’entrouvrent, doucement, et se tournent instinctivement vers la tour carrée. La lumière le fait cligner, il sourit devant la disparition du bouquet, puis il se lève et traverse le cercle pour rejoindre les anges blancs. Il passe sa main sur la poitrine, et parait s’étonner de sentir battre son cœur.

Elles le prennent par la main, et le font marcher jusqu’à la maison.

A l’intérieur, elles s’activent, petites abeilles laborieuses, l’une passe le balai, l’autre tranche du pain, verse du lait dans une casserole aux reflets cuivrés, la dernière chantonne en faisant le lit.
Elles l’ont assis devant la table, et il reste là, songeur, la tête pleine de rêve. De temps à autre, un sourire fugace ombre ses lèvres, puis la langueur reprend ses droits.
Attentives, pleines de délicatesses, elles le font manger, puis le repas achevé, elles le mènent devant une grande coupe remplie d’eau et baigne son visage.
Un homme, grand et barbu, lui aussi vêtu de blanc entre à son tour dans la maison.
Les trois jeunes filles à son arrivée font silence, elles le regardent avec respect et peut-être avec crainte.
L’homme en blanc commence un entretien avec le jeune homme. Il l’appelle Adrien. Sa voix grave et bien timbrée demande des nouvelles, parle des visites que reçoit Adrien. Chaque phrase, chaque question qui sort de sa bouche, est commencée par le prénom du jeune homme.
« Adrien, avez-vous bien dormi ? »
« Adrien, comment ça va ce matin ? »
« Adrien, avez-vous bien mangé. »
Adrien, répond par monosyllabes, ou guère plus, ses pensées sont ailleurs, son esprit est fermé aux questions matérielles que lui pose l’homme en blanc.
« Adrien, pourquoi dormir par terre ? »
« Par terre ? » répond Adrien «je n’avais plus la force d’avancer, toutes les portes étaient closes, je n’avais nulle part où aller.  Mon cœur ne voulait plus se battre, ni pour elle, ni pour moi, même les fleurs s’étaient fermées, je les cueillais, elles restaient fermées, il faut que je trouve le chemin, on peut entrer dans la tour carrée, il y a un chemin, j’ai vu des gens y entrer, mon cœur y entre aussi,  quelquefois. Cette nuit, il est entré, j’en suis sûr, mais juste mon cœur, pas ma tête, pas mon corps, la nuit, on ne voit rien, alors je ne trouve pas, mais c’est seulement la nuit, qu’elle ouvre sa porte. Elle n’a pas gardé mon cœur, je le sens en moi de nouveau qui bat, mais je recommencerai la nuit prochaine, je recommencerai chaque nuit. Je trouverai le chemin »
« Adrien, ce n’est pas sage, vous vous perdez ainsi. Revenez avec nous. Vous ne dormez pas, vous ne mangez rien. Vous faites de la peine à ces anges qui chaque jour s’occupent de vous. »
« Que m’importe » rétorque Adrien « que m’importe ces nourritures insipides, ces sommeils remplient de cauchemars, ce temps qui passe sans elle et qui est inutile. Que m’importe tout ces anges, s’il me manque l’Ange »
l’homme hoche la tête, lui adresse des paroles de réconfort,  salut Adrien, et s’en va, soudain pressé.



 

« J’ai dit, je n’ai pas soif. la source, on ne la connaît pas. » dit la jeune fille.
« Tu es trop raisonnable » répète-t-il, avant de sombrer.
Brutalement, il s’est endormi, et il rêve d’un chemin herbeux qui mène à deux petites maisons un peu délabrées près d’une tour carrée éclatante de blancheur.
La nuit n’est pas là, mais tout laisse deviner son approche, les oiseaux qui se taisent, la brise qui s’endort, les rayons du soleil qui se parent de chatoiements aurifères.
Et il rêve, les dernières pensées influencent souvent les rêves.
La jeune fille  regarde son visage aux yeux clos.
Lorsqu’il dort, elle peut l’aimer sans crainte de jugement ou d’engagement. Elle est sûre, avec toute sa délicatesse féminine et la prescience des êtres aimés qu’il rêve d’elle et seulement d’elle.





Le seigle est une céréale qui peut-être contaminé par un champignon appelé ergot, les effets de cette terrible mycose sont connus depuis le moyen-âge. Les manifestations les plus communes s’appelaient danse de saint Guy.

La science moderne en extrait certaines substances, l’acide lysergique diéthylamide  appelé généralement LSD est sans doute la plus connue.

Le petit champ au-dessus de la tour carrée, faisait l’orgueil de son propriétaire avant cet été trop humide qui fit pourrir sur pied son seigle, un seigle qu’une science débridée avait génétiquement modifié. Ce dernier était bien trop prêt de la source. Beaucoup trop prêt.

En haut de l’escalier de la tour, la jeune fille tourne à droite, et sort sur le perron, puis va prendre sa voiture, elle démarre doucement en essuyant une dernière larme sur sa joue, la voiture franchit la barrière devant le gardien qui adresse un petit signe à cette jeune fille qui chaque jour depuis trois ans se rend à l’hôpital psychiatrique de Bréau. Elle apporte toujours des roses rouges.
« Modifié: 05 Novembre 2013 à 22:02:15 par geanphy »

Hors ligne Dutch

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : La côte de Pleyrou
« Réponse #1 le: 05 Novembre 2013 à 01:02:57 »
Citer
Personne, que ce soit à Pleyrou ou à Solesne ne vous en parlera, cet endroit un peu sauvage vit dans le secret, secret des hameaux campagnards, jalousement gardés depuis la nuit des temps.
Dans la nuit des temps fait un peu cliché, et pas très logique pour les secrets des hameaux campagnards vu que ces hameaux campagnards n'existaient pas avant l'humain.


Le style est bon, les phrases parfois un peu longue (mais pour moi c'est pas un défaut en soit, juste une spécificité du style).

Les descriptions sont plutôt poétiques, ça dégage une certaine ambiance.

Ce qui me bloque est surtout la densité de description, ainsi que le manque "d'action". En lisant le début, je m'attend à une histoire de village se passant au 19-20ième siècle, ce qui est pas vraiment dans mes goûts, je ne suis donc pas vraiment objectif.
A partir du moment où tu commence à parler de la tour et des deux maisons ça devient vraiment intéressant. Je me demande si faire une si longue introduction était nécessaire.

Pour l'histoire d'amour, j'aime bien le dilemme du "Je t'aime-T'es un bon ami" et les conversations qu'il implique, on est pas dans du nian-nian de base.
Tu te penche vraiment sur les sentiments des amoureux, leurs pensées, et c'est ça qui les rend si touchant.

Le passage avec Adrien m'as vraiment touché. :sort sa boué avant que quelqu'un dise coulé:
La suite encore plus.

Autant le départ m'as donné envie de décrocher, autant la dernière partie du texte je la trouve sublime.

J'ai vraiment adoré ton texte.
La sincérité ne rend pas parole vérité.

Je ne suis pas snob, j'ai juste trop bon goût pour m'écouter parler!

1, 2, 3, 4. J'ais toutes mes mains, mais c'est pas pour ça que je te les passerais.

"L'auto-citation est une des pires vantardises de l'écrivain."
Moi

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : La côte de Pleyrou
« Réponse #2 le: 05 Novembre 2013 à 08:53:07 »
salut, geanphy
quelques remarques:
Citer
Tout est silencieux, pas de vent, pas d’oiseaux chanteurs, pas de bruissements d’arbres, tout est figé. Il règne un silence spectral.
ici le silence bruite.
Citer
chacune organise son temps en conscience de l’autre
en conscience!
Citer
Un homme sort lentement à pas comptés
ce comptés !
Citer
l’union sacrilège de la folie et de la mort
l'union de la folie et la mort un sacrilège?
Citer
La maîtresse de la tour laisse échapper un gémissement
La maîtresse de la tour gémit
Citer
il aurait tout donné et bien d’autres choses encore.

sacrifier serait plus approprié que donner
Citer
l’été fleurait merveilleusement
fleurissait!
 
Citer
un sourire fugace ombre ses lèvres
illumine plutôt!
Citer
ces sommeils remplient de cauchemars
remplis! hantés!

Texte expressif, bien écrit qui mérite d'être travaillé.
Au plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Musyne

  • Prophète
  • Messages: 638
Re : La côte de Pleyrou
« Réponse #3 le: 05 Novembre 2013 à 09:35:11 »
Bonjour Geanphy,

Tout d'abord, je comprends mal la présence de ces points intempestifs entre certains paragraphes. Je ne sais pas s'ils ont une utilité, je crois que tu devrais les enlever.
J'ai remarqué en lisant tes textes que la mise en page des dialogues étaient mal faite. Je te renvoie à ce lien qui en parle sur le forum : http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,846.0.html. Les guillemets, trop nombreux et mal employés, m'ont un peu rebutée lorsque je voyais tes textes (Et là je pense surtout à celui que tu as posté dans la partie Textes longs).

Je fais mon relevé de pétouilles habituel :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Alors, sincèrement, j'ai beaucoup aimé cette histoire et ta façon d'écrire. Les mots coulent bien, s'enchaînent bien, le récit était émouvant et tu m'as bien fait entrer dans ton monde. J'ai été un peu déçue par la fin, probablement trop explicative par rapport au reste de l'histoire qui est très poétique : je la trouve décalée.
Je rejoins l'avis de Babataher sur le fait que c'est vraiment un chouette texte qui mérite d'être un peu retravaillé.

Bonne continuation :)

Hors ligne Kate

  • Tabellion
  • Messages: 28
  • Tombée dedans toute petite
Re : La côte de Pleyrou
« Réponse #4 le: 05 Novembre 2013 à 15:23:44 »
bonjour Geanphy,

 Je suis une piètre critique parce que je pense toujours au travail que représente l'écriture d'un texte et que je ne me sens pas de légitimité dans le domaine. Je parle alors de mon ressenti. Je me suis un peu ennuyée à la lecture de ton texte qui pour moi fait scolaire, je n'aie pas réussi à m'évader, je suis peut être trop terre à terre. Je n'aie pas trop compris la finalité de ton texte. Ce sont mes impressions personnelles et elles n'ont que l'importance que tu leurs donne. Ceci dit, si tu es bien un garçon, ta sensibilité m'a touché. je continuerai à te lire si tu postes de nouveaux textes.  ;)


Hors ligne geanphy

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : La côte de Pleyrou
« Réponse #5 le: 05 Novembre 2013 à 22:08:13 »
Merci beaucoup de ces critiques constructives... elles me touchent beaucoup.

bon, juste une chose... : FLEURER v. intr. Répandre une odeur, exhaler une odeur, donc l'été fleure bon...

euh, ah oui, je suis un garçon...  :)

j'ai préféré "ombre" à "illumine" parce qu'il y a quelques noirceurs dans ce texte mais pourquoi pas!

 


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