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Salut, et bienvenue sur le forum 
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« Dernier message par Basic le 23 octobre 2026 à 16:46:38 »
C'est normal, on est sur le forum pour ça.
Tu peux corriger ton texte par le bouton "modifier" en haut à droite, histoire que les futurs lecteurs ne te fassent pas les mêmes remarques. Si tu veux garder cette version visible, tu peux ( toujours avec le bouton "modifier") la copier puis la coller à la suite pour modifier à la suite en l'intitulant version 2 par exemple.
B
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Ca m'a rappelé le boulot...
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Salut coucou. Ca fait deux mois que je ne suis pas venu sur le forum, j'avais à faire. Je vais lire tous les tic-tac que j'ai pas lu et laisser un petit commentaire, et comme la Culotte de Cendres m'a inspiré, j'envoie aussi. Désolé pour le retard, mais ça m'a bien inspiré, du coup je livre un boulot fini. Du moins la première partie. Je posterai la suite demain ou dimanche. J'espère que la suite des aventures de Théodulfe vous plaira autant que j'en ai pris à l'écrire. Des bisoux, Aïonia Chapitre 3 : Bienvenue à Canaria Première partie Salut, moi c’est Théodulfe. Mais je vous l’ai déjà dit ? Je préfère être sûr, vu l’état de ma mémoire. Je vous ai déjà parlé de ma mémoire ? Bien. Je vous ai laissé sur la fenêtre du tableau qui s’ouvrait, et sur la silhouette qui m’attendait derrière. Depuis, j’ai essayé de me rappeler à quoi elle ressemblait. Elle avait un chapeau ? Non. Une robe ? Peut-être. Je sais seulement qu’elle était petite et qu’elle ne bougeait pas. Quand je suis retourné dans l’auberge pour demander à quelqu’un s’il pouvait regarder à son tour, il n’y avait plus personne dans la salle, uniquement le vieux chien qui m’a regardé de travers. Je ne lui ai pas demandé son avis. J’ai donc pris la route vers Hyroule. Enfin, la direction. Je n’avais pas de carte de la route, seulement celle du dossier de la chaise, qui montre des choses que je ne comprends pas, avec une tête de loup dans un coin. Je me suis dit que je verrai bien plus tard, parce que c’est ma méthode pour tout. Tonnerre Boiteux a marché trois jours sans rien dire, ce qui est un exploit. Au troisième matin, il a mangé l’écharpe d’un voyageur qui somnolait sur le bord de la route. L’écharpe était sur le voyageur, qui ne s’est même pas réveillé. Je me suis quand même excusé plusieurs fois, laissé deux pièces d’argent dans sa poche, et me suis éloigné très vite en tenant la bride serrée. Tonnerre m’a regardé d’un air las, la bouche pleine de laine. Je lui ai dit que j’avais honte. Il a roté en lâchant un énorme tas de crottin, un peu comme tonton Jeannot au repas de fin d’année. C’est après cet épisode que je suis arrivé en haut d’une colline, et que j’ai vu Canaria. Je dois dire que c’est joli. C’est une ville en bord de mer, blottie autour d’un port en demi-lune, avec des maisons aux volets bleus, jaunes ou roses, des toits de tuiles bien alignées, et des bateaux de pêche, de toutes les couleurs aussi, qui se balancent doucement le long des quais. C’est même presque trop joli, les couleurs trop nettes, les murs trop propres. Chez moi, à Cocorico, une façade c’est toujours un peu fatigué, avec des traces de fiente de poule, de gnôle renversée, ou du passage de tonton Jeannot. Là, rien. On aurait dit une ville sortie du chapeau d’un magicien. À l’entrée, un panneau peint à la main disait « Bienvenue à Canaria », d’une belle écriture ronde et soignée, et des petits cœurs parsemés ça et là sur le panneau. Je me suis dit que quelqu’un qui peint des cœurs sur le panneau d’entrée de sa ville ne peut pas être méchant, et que les gens de la ville devaient être sympas. J’avoue que c’est un raisonnement un peu léger. Je n’ai vu aucun canari, étrange pour une ville qui s’appelle Canaria. À Cocorico, on a des poules. Je suis entré dans la ville en tenant toujours fort la bride de Tonnerre Boiteux, peu désireux qu’il mange une autre écharpe ou des fleurs de mariage. Et c’est là que j’ai remarqué un premier truc bizarre : il n’y avait que très peu d’adultes dans les rues. Il y avait des voyageurs, des gens de passage, reconnaissables à leur façon de regarder partout, comme le font les gens qui ne sont pas d’ici. Un monsieur avec un chapeau de paille, une dame avec un appareil à croquer les paysages, deux marins en escale qui sentaient fort la bière. Mais les gens du pays, ceux qui tenaient les étals, qui servaient dans les tavernes, qui poussaient des charrettes de poissons, ou qui travaillaient à la criée sur le port, étaient tous des petites filles. Des fillettes d’une dizaine ou douzaine d’années, pas plus. Des fillettes en robe, en tablier, avec des rubans ou des petits chapeaux dans les cheveux. Elles pesaient le poisson, rendaient la monnaie, ouvraient les volets, balayaient devant les portes. Sur le port, j’en ai même vu trois en marinière monter sur un bateau de pêche en plaisantant, détacher les cordages, et partir en mer toutes seules. Je les ai regardées s’éloigner, me demandant s’ils avaient ici une loi sur le travail des enfants que Cocorico n’avait pas encore votée. Je me suis assis sur une bite d’amarrage, avec Tonnerre Boiteux qui me dévisageait. « Je sais, je lui ai dit, moi non plus je comprends pas trop. » C’est un peu plus loin que ça m’a pris. Un frisson, dans le dos. Je venais de m’engager dans une ruelle qui remontait du port, avec des marches un peu usées, une fontaine en tête de lion au milieu crachait de l’eau claire, un balcon de fer forgé au-dessus d’une boulangerie. C’est là que je me suis dit : Théodulfe, tu as déjà marché dans cette ruelle. Je me suis arrêté près de la fontaine. Le lion n’a rien dit, le balcon est resté tout autant silencieux. C’est à ce moment-là que j’ai sorti la carte du dossier de la chaise, celle avec la tête de loup. Je l’ai dépliée en tremblant un peu. Dans un coin du dessin, tout petit à l’encre noir, un nom était apparu : Canaria. Pas Cocorico. Pas Hyroule. Canaria. Sur la carte que j’avais trouvée cachée dans le dossier de la chaise de la professeure Luna. Alors peut-être étais-je déjà venu ici. Ou alors c’est la carte qui me donne des idées. Je n’ai pas réussi à trancher. J’ai replié la carte et l’ai rangée dans ma poche, puis me suis remis à marcher avec la désagréable impression que la ville me regardait. Je suis entré dans la boulangerie. La petite boulangère s’appelait Opaline. Elle avait une dizaine d’année, un tablier blanc immaculé et des cheveux couleur de miel. Elle m’a vendu un pain aux noix et m’a souhaité une bonne journée d’une voix un peu grinçante, comme une charnière qui aurait besoin d’huile. Je me suis dit qu’il faudrait que je lui en offre un peu. À Cocorico, on fait pousser du colza, aussi. À l’écurie près de l’auberge, la fillette qui s’est occupée de Tonnerre s’appelait Capucine. Elle lui a donné de l’eau et du foin en lui caressant l’encolure délicatement. Il a mangé le foin et rien d’autre. J’en ai été tellement ému que j’ai failli pleurer en la remerciant. À la taverne, c’était Améthyste la tenancière. Au bout du quai, Églantine réparait les filets en conversant avec une petite fille aux lunettes rondes prénommée Jade. À l’auberge, c’est Pervenche qui m’a accueilli. C’est là que j’ai fini par remarquer un truc. Elles avaient toutes des noms de pierres précieuses, de fleurs, ou de jolies choses à regarder. Pas une Mélania. Pas une Charlotte. Pas même une Brigitte, ce qui à Cocorico est la base de l’état civil. Je me suis dit que c’était peut-être une tradition régionale, un peu comme les poules chez moi. Un peu plus loin, il y avait un étal de tomates, qu’une petite fille nommée Coquelicot disposait en pyramide de manière très symétrique, avec des gestes précis. Je suis resté devant un moment, parce que j’avais fait de la sauce tomate pour vingt personnes trois jours plus tôt, et qu’en tomates je m’y connais. « Elles sont belles, ai-je dit. - Merci, monsieur. Et elles sont fraîches. - Elles sont très rouges. - Oui, elles sont parfaites. » Je lui ai donné une pièce d’argent et pris une tomate. Lisse, ferme, sans marque et sans tache, d’un rouge presque trop net. Je l’ai sentie, et elle ne sentait rien. J’ai croqué dedans, elle n’avait aucun goût, ni terre, ni sucre, ni soleil. Je l’ai finie avec un petit malaise. « Elles sont vraiment… parfaites, ai-je répété. - Oui, monsieur. - Vous les cultivez où ? - Dans mon jardin, un peu plus haut. - Ah. » Elle m’a souri un peu longtemps, puis s’est remise à ranger ses tomates, calmement, méticuleusement, une par une. J’ai alors fait ce que je fais toujours quand je suis troublé : je me suis éloigné, et puis j’ai oublié que j’étais troublé. Il paraît que ça fait ça aussi aux gens normaux. Je dois vous dire aussi que ce jour-là, j’ai remarqué beaucoup de choses sans les relever vraiment. Que les fillettes qui servaient à manger ne mangeaient jamais, qu’il y’ avait partout une odeur que j’aimais bien, de cire, de bois, de tissu neuf, et qu’elle m’a fait penser à mon atelier. Que la main d’Opaline, quand elle m’a rendu la monnaie, était lisse est froide comme une poignée de porte. Que quelques fillettes sur le port, entre deux clients, restaient immobiles un peu trop longtemps, le regard fixé sur rien, avant de reprendre leur travail comme si de rien n’était. Il y avait aussi autre chose. Il faisait froid, pas trop, mais plus qu’il ne devrait en cette saison, au bord de la mer, avec un ciel sans nuages. Et plusieurs fillettes, de plus en plus, me semblaient plus lentes que les autres. L’une d’elle a mis une bonne minute à poser une corbeille de pain sur une table, une autre s’est arrêtée au milieu d’un pas, un pied levé, avant de reprendre sa marche. Je me suis dit qu’elles avaient dû mal dormir, à leur âge, c’est fréquent. Je suis arrivé à l’auberge au coucher du soleil. Pervenche m’a accueilli avec un grand sourire, une soupe de poisson et une chambre au premier étage, avec vue sur le port. J’ai demandé combien je lui devais, elle m’a répondu : « On verra ça plus tard. » C’est le genre de réponse qui m’inquiète toujours chez un aubergiste. Mais la soupe était chaude et la chambre propre, alors je n’ai pas insisté. J’ai mangé dans la grande salle, seul à ma table, avec des voyageurs autour de moi qui parlaient et riaient fort. Tonnerre Boiteux, lui, avait trouvé un coin confortable dans l’écurie où il dormait debout. J’ai été le voir avant de monter dans ma chambre, et lui ai raconté ma journée, les fillettes au ralenti, les tomates, la ruelle. Il a soufflé par les naseaux, d’un air fatigué. « Je sais, ai-je dit, moi aussi je me trouve ridicule. » Il a appuyé sa grosse tête sur mon épaule. C’est assez rare, et j’ai fait semblant de ne pas être ému. En revenant dans la salle, j’ai demandé à Pervenche si elle connaissait un menuisier en ville. Je lui ai dit que j’étais ébéniste, et que j’aimais bien voir comment les gens travaillent ailleurs. Elle a essuyé un verre sans me regarder. « Il y a l’atelier au bout des quais, m’a-t-elle dit. Mais il n’y a plus de lumière depuis longtemps. » Elle l’a dit avec une voix presque normale, mais en s’arrêtant un instant de bouger. J’ai noté le détail dans mon calepin pour ne pas l’oublier. C’est à ce moment-là que la nuit est tombée. Je suis sorti respirer un peu encore avant d’aller dormir. Les lanternes se sont allumées dans les rues. C’est lorsque je me tenais devant l’auberge que je me suis rendu compte d’une chose : toutes les fillettes de Canaria ont arrêté de bouger. En même temps. Deuxième partie : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=47362.msg711232#msg711232
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Ouragan d'insultes qui déchirent l'air, Tempête de coups, souffle de l'enfer, Orage de haine qui gronde dans l'ombre, Pluie de rejets, qui noie et qui encombre,
Vent de mépris, qui racle les âmes, Feu de rancune, brûlant de flammes, Flamme de division qui sépare tout, Cendre de solitude, l'esprit à genoux,
Éclair de désespoir, foudroyant l'horizon Rugissement sourd, frappant sans raison, Écho de larmes, qui noient la clarté, Glaive du doute, tranchant la vérité,
Ombre de la peur, qui dévore la liberté, Cicatrices invisibles, marquant l'immensité, Moulin de souffrance, tournant sans fin, Prison d'âme, fermée sur soi, sans lendemain
Chute du silence, où la paix se perd, Labyrinthe sans fin, où l’espoir se serre, Mirage d’un monde où l’amour s’efface, Écrasant la beauté, piétinant la grâce,
Mais derrière la tempête, une lueur naît, Un souffle fragile, qui doucement se fait, Un cri d’unité, une main tendue, Un espoir renaissant, d’une force imprévue,
Car même la nuit la plus noire s’efface, Sous l’aurore d’une nouvelle trace. Et dans le calme, la douleur s’éloigne, S'éteint enfin, et la paix m’accompagne
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« Dernier message par Basic le 23 octobre 2026 à 11:15:29 »
Ah... narrateur/auteur... sujet de discussion pour les longues soirées, mais un vrai sujet.
en tout cas bienvenu sur le forum et n'hésite pas à oser poster des commentaires sur des textes, on est aussi là pour ça, on a la légitimité d'être mdeins et on peut "se la péter" ( avec bienveillance comme c'est dit) sans crainte. Créer des liens, c'est encore la meilleure façon de recevoir avis et aides.
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« Dernier message par Murex le 23 octobre 2026 à 11:12:34 »
Merci Faether pour ton retour, mais si tu le veux bien, on va s'arrêter là.
Bien à toi
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« Dernier message par Eilrahk le 23 octobre 2026 à 11:09:55 »
Merci d'avoir pris le temps de lire ma nouvelle. Et merci pour tes retours et corrections.
Non, je n'utilise l'IA que pour effectuer parfois des recherches internet à ma place, mais je ne prends aucun de ses mots dans mes textes.
Merci.
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