Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'antichambre de l'édition => Discussion démarrée par: Ned Leztneik le 10 Septembre 2013 à 19:02:49
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Lorsque vous commencer à écrire votre histoire , vous demandez-vous pourquoi vous raconter justement cette histoire, et non une autre ?
Parce que si vous voulez être édités, l'éditeur vous demandera probablement pourquoi, avant de travailler avec vous ...
Et songez-vous aussi à réaliser une biographie ( une à trois pages), avec suffisamment de distance vis-à-vis de vous même , pour accompagner votre histoire ?
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Pourquoi poserait-il cette question ? Pour moi, elle n'a aucun intérêt. Si j'écris une histoire, c'est avant tout parce que c'est une idée qui m'est venue et que j'ai développée.
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Ned, si je me posais ce genre de questions, je n'écrirais rien du tout :mrgreen:
Et c'est exactement ce que je répondrai à tout éditeur qui s'aventurerait à s'engager dans cette voie.
Quant à la bio, on avisera si un jour on me la demande. Pour l'instant, je me suis limité aux quelques lignes de 4ème de couv, c'était déjà bien compliqué.
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Pour une biographie, faut encore qu'il y ait des choses à raconter :mrgreen:
Et je suis bien d'accord avec OdW au sujet de l'histoire : on a pas forcément une raison de raconter cette histoire plutôt qu'une autre : c'est ptet tout simplement la seule qu'on a réussi à développer...
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Biographie : Bios, la vie ; graphein, écrire.
Littéralement, écrire la vie. Dans ce cas, celle de l'auteur. Pour ma part elle est si courte que s'y risquer, non.
Et pourquoi pas ?
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Et pourtant, certains le demandent ... Peut-être est-ce pour eux une manière de savoir si l'auteur sait où il veut aller.
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Pour ma part, et je pense parler pour l'avis de beaucoup, l'idée fuse ainsi et on ne la choisit pas. C'est d'ailleurs tout ce qui fait le charme de l'écriture et de l'imagination. Je laisse faire et je vois où ça va. Dans ces conditions, je me vois mal dire pourquoi j'ai choisi cette idée plutôt qu'une autre.
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Bien, je vois que les avis sont partagés ... je vous laisse découvrir
ceci (http://www.bscnews.fr/20080831192/un-agent-litteraire/marie-sophie-du-montant.html)
et plus particulièrement les réponses à la deuxième et à la troisième question .
Vous comprendrez mieux ...
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En effet, en contexte, ça prend plus de sens. Faut montrer que ce texte n'est pas le résultat d'un coup de tête et qu'il a été pensé, construit, réfléchi, bref qu'il tient la route parce qu'on y a consacré du temps.
Ca se tient.
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Mouais, un texte n'est pas moins bon si l'auteur n'est pas capable de dire pourquoi il écrit. Mais bon, si ça leur fait plaisir... :huhu:
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Je suis pas d'accord avec elle.
Comme je l'ai dit, je ne sais jamais ce que va donner une de mes histoires. Elle se limite à un panel d'auteurs cartésiens je trouve.
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Cette dame n'est pas éditrice, mais agent littéraire. Cela fait, à mon sens, une différence non négligeable.
Plus encore qu'un éditeur, elle souhaite que ses auteurs soient connus et reconnus. Pas qu'ils s'éclatent en écrivant.
Je passe mon chemin.
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Je me répète :
"Un texte n'est pas moins bon si l'auteur n'est pas capable de dire pourquoi il écrit."
Ce qui ne l'empêche pas d'être connu. Ce qui n'empêche pas non plus une maison d'éditer ses bouquins.
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Certes, mais un point de vue communément admis veut que toute la chaîne du livre gagne de l'argent , à part l'auteur, qui lui en gagne peu. Sous cet aspect, l'Editeur est concerné aussi. Et s'il a un maximum d'informations pour la promotion, s'il connait bien son auteur, etc ... cela ne peut être qu'un plus pour toutes les parties.
Au début de ma carrière, lorsque nous imprimions de temps à autre des ouvrages de littérature (après le rachat de Mame, à Tours), lire des intros, bio, prologues ou notes d'auteur/d'intention était la porte ouverte pour s'intéresser à tel ou tel auteur. Il n'était pas rare, à l'époque, que j'aille en Librairie pour connaître mieux leur œuvre.
Et puisqu'il est question d'agents littéraires, il y a un Pays frontalier, en l'occurrence l'Espagne, où ils sont incontournables. Il est pratiquement impossible de s'y faire éditer en s'adressant directement aux éditeurs.
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Merci pour ces conseils Ned, et aux risques de me mettre le reste du forum à dos, je trouve, de la part d'un éditeur, que cette question est plutôt pertinente.
Elle surprend, et du coup peux d'auteur on du la préparer, et permet de voir l'importance de l'histoire pour l'auteur... Effectivement, beaucoup d'idées fusent dans la cervelle de beaucoup d'auteurs (pour pas dire tous), et, arrêtez-moi si je me trompe, la prise d'un texte par un éditeur dois surement s'accompagner d'un ensemble de modifications, et donc d'un minimum de travail, donc si l'histoire n'a pas de réelle importance pour l'auteur il risque de re-partir sur une autre, et donc faire perdre le temps à l'éditeur...
Enfin, je peux me tromper.
Pour la bio, ça doit sûrement être pour leurs archives, ou pour avoir déjà une bio faite en cas de publication du livre.
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La prise d'un texte est forcément une prise de risques, pour un éditeur ... Pour ma part, la question ne se posait pas puisque j'intervenais de la maquette à la réalisation de la forme imprimante ...
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Je suis pas d'accord avec elle.
Comme je l'ai dit, je ne sais jamais ce que va donner une de mes histoires. Elle se limite à un panel d'auteurs cartésiens je trouve.
ben justement elle ne demande pas ça, je vois pas non plus pourquoi t'emploies l'adjectif "cartésien". Avoir mûri ses choix, savoir pourquoi on propose ce texte-là et pas un autre (parce que les autres étaient pas finis, bancals, pas assez longs, naïfs, que sais-je), ça ne me semble pas être cartésien juste montrer qu'on agit pas sous un caprice d'enfant. On en est revenu quand même du cliché de l'écrivain inspiré qui n'écrit que sous l'état d'une transe.
Je veux dire, elle s'intéresse pas à vos états ou à vos motivations pendant l'acte d'écriture (qui elles, je suis d'accord avec vous peuvent être très très floues) mais à celles d'après, de celles de quand vous êtes décidés à publier.
"Pourquoi vouloir être publié" est à ce titre une question très pertinente. Et ce n'est pas la mêm question que "pourquoi écrivez-vous". Ecrire en général n'a rien à voir avec la démarche de tenter de faire publier UN roman.
Après, certes, elle a ses goûts, ben comme tout le monde ici.
arrêtez-moi si je me trompe, la prise d'un texte par un éditeur dois surement s'accompagner d'un ensemble de modifications, et donc d'un minimum de travail, donc si l'histoire n'a pas de réelle importance pour l'auteur il risque de re-partir sur une autre, et donc faire perdre le temps à l'éditeur...
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Je pense surtout que l'édition c'est pas juste la consécration d'un texte qui vous tient à coeur et qui a de la qualité : c'est une sorte de contrat de travail, et sans aller jusqu'à se vendre, il faut pouvoir intéresser l'interlocuteur (en l'occurrence, l'éditeur), un peu comme une lettre de motivation...
Du coup la question posée ne me choque pas ; par contre c'est le côté systématique qui est sans doute abusé. Je veux dire que chaque éditeur/agent doit fonctionner à sa sauce, et sera intéressé par telle ou telle question, pour savoir si l'auteur est fiable, s'il pourra travailler avec lui sans tomber sur un artiste incompris ou quelqu'un qui ne tient pas ses délais, ou qui n'écrira qu'un seul livre dans sa vie...
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Je n'ai pas de réelle histoire en tête quand j'écris, juste une atmosphère qu'il faut retranscrire, et dont l'outil principal sera cette histoire justement.
C'est pour ça que je prend mon temps et que je modifie pleins de choses durant le process d'écriture.
Donc oui, ta question est légitime, pas sûr qu'un éditeur apprécie cette façon de procéder chaotique.
Néanmoins, chacun fonctionne d'une manière différente, et ce n'est pas à eux de dicter à l'auteur comment écrire (enfin si, ils peuvent le "conseiller", mais ne pas l'obliger à modifier sa démarche).
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Lorsque vous commencer à écrire votre histoire , vous demandez-vous pourquoi vous raconter justement cette histoire, et non une autre ?
Parce que si vous voulez être édités, l'éditeur vous demandera probablement pourquoi, avant de travailler avec vous ...
Et songez-vous aussi à réaliser une biographie ( une à trois pages), avec suffisamment de distance vis-à-vis de vous même , pour accompagner votre histoire ?
Vous savez, ce monsieur a totalement raison. Rappelez vous vos études, les grands écrivains savent pertinemment ce qu'ils écrivent, pourquoi ils l'écrivent et comment. Si vous voulez jouer dans la cour des grands, il s'agit non plus de coucher sur le papier tout ce qui vous passe par la tête et de vous moquer du reste tant que c'est joli avec pleins d'envolées lyriques et des figures de style à la pelle.
Au contraire, il faut être capable d'avoir sa propre réflexion sur son texte. Pensez aux auteurs des Lumières et à leur volonté de "plaire et instruire". Il s'agit de véhiculer un message fort, parfois difficile mais d'y mettre les formes pour ne pas "gaver" son lecteur.
A l'inverse, se contenter de plaire sans jamais penser à ce qu'on apporte au lecteur ou ce que diffuser notre oeuvre nous apporte à nous auteur, c'est cracher sur tout ce qu'est la grande littérature.
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Vous savez, ce monsieur a totalement raison. Rappelez vous vos études, les grands écrivains savent pertinemment ce qu'ils écrivent, pourquoi ils l'écrivent et comment. Si vous voulez jouer dans la cour des grands, il s'agit non plus de coucher sur le papier tout ce qui vous passe par la tête et de vous moquer du reste tant que c'est joli avec pleins d'envolées lyriques et des figures de style à la pelle.
Au contraire, il faut être capable d'avoir sa propre réflexion sur son texte. Pensez aux auteurs des Lumières et à leur volonté de "plaire et instruire". Il s'agit de véhiculer un message fort, parfois difficile mais d'y mettre les formes pour ne pas "gaver" son lecteur.
A l'inverse, se contenter de plaire sans jamais penser à ce qu'on apporte au lecteur ou ce que diffuser notre oeuvre nous apporte à nous auteur, c'est cracher sur tout ce qu'est la grande littérature.
Je n'ai jamais été attiré par la "grande littérature" et n'ai absolument pas la prétention de m'en approcher, loin de là.
Chacun sa manière d'écrire et ses motivations.
Ça ne change pas la valeur d'un texte, en tout cas, même si certains veulent faire croire le contraire.
Vouloir discuter avec un auteur, quand on cherche à le publier, c'est normal. Le comprendre, ça peut aider à le vendre.
Mais personne ne me dira quoi écrire, ni comment. Je ne suis pas un outil.
Car plus j'essaie de plaire avec mes textes, et moins ça me plait d'écrire.
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Mais personne ne me dira quoi écrire, ni comment. Je ne suis pas un outil.
moi, ce que j'aimerais comprendre, c'est où vous avez lu que cet agent littéraire voulait ça. Je dois pas savoir lire un article, jpense.
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Mais personne ne me dira quoi écrire, ni comment. Je ne suis pas un outil.
moi, ce que j'aimerais comprendre, c'est où vous avez lu que cet agent littéraire voulait ça. Je dois pas savoir lire un article, jpense.
Ernya, ce que j'ai compris, moi, c'est que agent littéraire ou éditeur, ce qu'ils veulent, c'est faire de l'argent, donc publier des textes qui se vendront, qui seront reconnus. Pour ça, il faut trouver des perles rares, faire évoluer les textes qu'ils reçoivent pour que ça colle à ce que le public attend. Et c'est à ces idées-là que je répondais.
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Mais quel public ? Ce qui fait aujourd'hui le succès auprès des jeunes sera peut-être demain autre chose qui fera un succès encore plus grand auprès d'autres , non ? Crois-tu qu'il y ait un lectorat type ?
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Mais quel public ? Ce qui fait aujourd'hui le succès auprès des jeunes sera peut-être demain autre chose qui fera un succès encore plus grand auprès d'autres , non ? Crois-tu qu'il y ait un lectorat type ?
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La "grande" littérature ne l'était pas aux origines, et les "best-sellers" d'une époque partent pour la plupart dans l'oublie... Certaines oeuvres sans réelles prétentions à l'origine (ex: Frankenstein) sont maintenant incontournable... Bref, viser un lectorat type, c'est une grosse erreur en mon sens.
Rappelez vous vos études, les grands écrivains savent pertinemment ce qu'ils écrivent, pourquoi ils l'écrivent et comment. est cracher sur tout ce qu'est la grande littérature.
:viviane:. J'avais, et j'ai toujours l'intime conviction que ces analyses ultra-poussé de textes qu'on pouvait avoir des textes nous disant que "l'auteur voulait dire ceci, ou cela" sont, pour la plupart (je met à part les analyses des oeuvres créés sous le joug de censures) pure fantasmagories... Et que certains auteurs qui verraient ces analyses aujourd'hui rigoleraient bien de tous ça :D.
Et j'appuie cet opinion par le fait que l'on voit exactement la même chose en musique :-¬?
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Mais quel public ? Ce qui fait aujourd'hui le succès auprès des jeunes sera peut-être demain autre chose qui fera un succès encore plus grand auprès d'autres , non ? Crois-tu qu'il y ait un lectorat type ?
Ned, je n'ai jamais dit que le public attendait toujours la même chose. Il y a des effets de mode, bien entendu.
Je parlais de manière générale.
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Rappelez vous vos études, les grands écrivains savent pertinemment ce qu'ils écrivent, pourquoi ils l'écrivent et comment. est cracher sur tout ce qu'est la grande littérature.
:viviane:. J'avais, et j'ai toujours l'intime conviction que ces analyses ultra-poussé de textes qu'on pouvait avoir des textes nous disant que "l'auteur voulait dire ceci, ou cela" sont, pour la plupart (je met à part les analyses des oeuvres créés sous le joug de censures) pure fantasmagories... Et que certains auteurs qui verraient ces analyses aujourd'hui rigoleraient bien de tous ça :D.
sort d'où ce smiley ? :???:
jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense. Maintenant c'est comme partout, t'as les bons et les mauvais profs, les bonnes et les mauvaises analyses, et au-delà de ça tu as surtout plusieurs écoles. Enfin, je veux dire, renseignez-vous un peu aussi sur les évolutions de la recherche littéraire avant de toujours taper dessus comme si ça formait un tout indissociable. Y a différentes écoles, différentes façons de concevoir et le texte et l'auteur.
Bref, je m'emporte un peu, je sais. Mais ça me saoule de voir des gens "littéraires"(et qui écrivent !) toujours cracher sur le boulot d'autres gens littéraires qui essayent de comprendre la littérature dans son hétérogénéité.
Tout comme je trouve ça assez hypocrite de cracher sur les éditeurs quand on cherche à être publié parce que bon on cherche quand même à se faire de la thune quand on publie sur papier, non ?
(nan mais en fait c'est ce smiley que je trouve assez méprisant, c'est pour ça que ça me hérisse :\?)
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:viviane:. J'avais, et j'ai toujours l'intime conviction que ces analyses ultra-poussé de textes qu'on pouvait avoir des textes nous disant que "l'auteur voulait dire ceci, ou cela" sont, pour la plupart (je met à part les analyses des oeuvres créés sous le joug de censures) pure fantasmagories... Et que certains auteurs qui verraient ces analyses aujourd'hui rigoleraient bien de tous ça :D.
Et j'appuie cet opinion par le fait que l'on voit exactement la même chose en musique :-¬?
Je suis entièrement d'accord avec ça. Je me suis toujours fait cette réflexion, et je suis persuadé que la grande majorité des auteurs n'avaient pas les arrières pensées qu'on leur prête volontiers lorsqu'on les étudie. Ça pose la question du sens et de l’interprétation d'une oeuvre :mrgreen:
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Je me souviens d'avoir lu quelque part qu' Odile Jacob (je viens de le vérifier sur le site) demande un CV pour tout envoi d'un manuscrit. J'ai rapproché cela avec l'intervention d'une sociologue dans une formation pro qui avant d'exposer son point de vue avait parlé de tout son parcours professionnel en disant "dans notre société nous devons dire d'où on parle" ce que j'ai compris comme, "qui je suis pour pouvoir affirmer tel ou tel propos".
Il me semble que cela se justifie lorsqu'on veut apporter un témoignage à nos concitoyens par l'écriture.
Après, il y a le fait d'écrire, parce que c'est notre manière de nous exprimer, parce qu'on aime ça, parce que... nous avons tous de bonnes raisons, et il y a le fait de vouloir être édité. De ce que l'on peut constater, et je crois que tous ceux qui ont pris la parole ici ne me contrediront pas, la motivation n'est pas financière. Il y a donc, quelque chose de plus profond à ça. Laisser une trace, témoigner, faire rêver... Je me dis que c'est ce genre de questions qu'il faut se poser.
Enfin, j'ai cru comprendre aussi que les éditeurs sont noyés par les manuscrits et ne les lisent pas tous et surtout pas dans leur intégralité pour faire une première sélection. Alors, qu'est-ce qui peut leur donner envie de nous lire si ce n'est une présentation accrocheuse de qui on est, de notre projet contenu dans ce qu'on leur propose?
Pour moi, la question ne me choque pas dans la mesure où on fait appel à un éditeur ou un agent littéraire. C'est, comme cela a été dit, passer d'un "loisir" à un projet professionnel qui demande de la rigueur... et je crois que le fait de se poser ses questions nous aide à y voir plus clair...
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Pour les CV, les très rares Editeurs Espagnols qui acceptent de correspondre avec un auteur le demandent au ormier contact avec l'auteur.
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Pour moi, la question ne me choque pas dans la mesure où on fait appel à un éditeur ou un agent littéraire. C'est, comme cela a été dit, passer d'un "loisir" à un projet professionnel qui demande de la rigueur... et je crois que le fait de se poser ses questions nous aide à y voir plus clair...
Si tu veux publier un témoignage, un essai, une réflexion sur la société, alors oui c'est important de savoir qui tu es pour dire ça.
Quand c'est un roman, une nouvelle, que tout est fictif, quelle importance ? ? ? Si ce n'est pour faire une sélection tout à fait arbitraire sur l'auteur sans même regarder son oeuvre.
Et ce n'est pas parce qu'on cherche à être publié qu'il s'agit immédiatement d'un "projet professionnel". Je ne vais pas démissionner le jour où mon premier livre va paraître, et il y a de très fortes chances pour que je ne puisse jamais en vivre, donc je devrai garder mon boulot, quelles que soient les questions que je me poserai. Ça restera donc définitivement un "loisir".
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Tu sais, j'ai entendu de temps à autre ce type d'argumentaire, Olive. Il me gêne un peu dans la mesure ou tu emploies le mot "loisir". En effet, lorsque je travaillais encore, j'avais un loisir (pendant plus de quarante ans tout de même) ... qui en fait n'en était pas un. Je veux dire par là que l'aspect passion -ou si tu préfères l'engagement-l'emportait de loin devant l'aspect loisir -ou si tu préfères simple occupation pour passer le temps-. En fait j'ai toujours eu du mal à associer ces deux concepts.
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jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense.
Je ne parlais pas des textes qui étaient justement sous le joug de censure, justement :noange:. Le smiley est excessif, mais c'est le seul qu'il y ai.
Je trouve juste que la recherche littéraire va parfois (souvent) bien trop loin. Quand tu écris avec tes tripes, c'est tes tripes qui parlent, pas ta tête ;). Enfin, pour ma part, c'est comme ça.
Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet :-¬?
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La démarche de demander pourquoi l’ouvrage a été écrit, ne me choque pas.
L’art au sens large peut-être créé juste pour lui-même. L’artiste veut simplement le créer et le partager. Toutefois, cet artiste doit être connu ou reconnu pour que l’on s’intéresse à cette œuvre. Le créateur, à ce moment-là, n’a plus besoin de se justifier.
Un artiste ou ici un auteur doit choquer, uppercut dans le visage, ou provoquer, coup de pied bien placé entre les jambes, son public.
Afin que ses lecteurs mémorisent son œuvre et se rappellent de son nom. L’art subtil consiste à ne pas taper trop fort pour ne pas être pris en grippe.
L’utilisation des méthodes précitées est sciemment réalisée et l’auteur n’aura aucun mal à se justifier. De son côté, l’éditeur ou l’agent sait que l’ouvrage peut attirer les foules. Réussir les ventes de l’ouvrage et préparer le terrain pour les suivants.
Dans notre monde mercantile, il ne sert à rien de faire de l’art insipide qui s’oublie après 30 secondes. Où l’auteur restera un sinistre inconnu.
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"un auteur doit"
Il faut arrêter avec ça. Un auteur ne DOIT rien faire de particulier. Un artiste non plus d'ailleurs. L'art, c'est justement la liberté de concevoir et de créer, sans contrainte (ou très peu). Je ne comprendrai jamais pourquoi on enferme toujours les artistes dans des sphères de dénonciation, pourquoi on les associe toujours à des gens censés choquer, etc. Pourquoi un roman ne peut jamais être pris tel qu'il est : un bouquin qui raconte une histoire et c'est tout. Pourquoi il faut toujours voire des interprétations soi-disant cachées là où il n'y en a pas ?
Bref, je rejoins tout à fait Olive. Et si un jour un éditeur en vient à me poser la question du pourquoi et du comment, je risque de ne pas répondre grand-chose. A part "parce que j'aime écrire", "parce que cette idée s'est imposée", ce genre de trucs inintéressants qui n'apprendront rien sur mon oeuvre ni sur moi-même. Et je maintiens, cette question n'a aucun intérêt (du moins dans le cas de romans).
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jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense.
Je ne parlais pas des textes qui étaient justement sous le joug de censure, justement :noange:. Le smiley est excessif, mais c'est le seul qu'il y ai.
Je trouve juste que la recherche littéraire va parfois (souvent) bien trop loin. Quand tu écris avec tes tripes, c'est tes tripes qui parlent, pas ta tête ;). Enfin, pour ma part, c'est comme ça.
Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet :-¬?
oui on s'éloigne un peu, c'est vrai. Comme je le disais, y a différentes écoles, différents travaux. La recherche littéraire n'est pas une. Certes, ça reste de la recherche, des thèses donc. Encore plus difficilement réfutables qu'en science mais qui s'appuient sur des documents, des connaissances.
Mais sinon t'as lu quoi en matière de recherche littéraire ? Parce que moi je mettrais plus "parfois" que "souvent".
Ensuite, tu le dis toi-même "quand tu écris avec tes tripes", oui, le "quand" est important. Il y a peut-être, pas forcément, mais ça peut arriver, un moment où tu écris avec tes tripes. Et puis, presque tout le temps quand même, il y a la phrase relecture, retravail. Je n'appelle plus ça "écrire avec ses tripes". Suffit de regarder les ratures, les rajouts des manuscrits qu'on a conservés pour se rendre compte que y a aussi une part cérébrale dans l'écriture et une part non négligeable.
Et c'est là que je vais rejoindre le débat initial : c'est pas le travail brut d'écriture, le premier jet, qui intéresse un éditeur. Parce qu'un livre publié ne sera presque jamais un premier jet (ou alors faut VRAIMENT que ce soit du très très bon). C'est bien au contraire le travail de relecture, les changements, pourquoi avoir changé de route, avoir modifié ce nom-là, avoir enlevé ou ajouté tel ou tel passage. [travail qui intéresse grandement la critique, cf toutes les études de génétique des manuscrits] qui vont les intéresser et je trouve ça personnellement rassurant.
Et sinon question, si vous voulez pas parler des phases d'écriture de votre livre, vous voulez dire quoi à l'éditeur ?
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jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense.
Je ne parlais pas des textes qui étaient justement sous le joug de censure, justement :noange:. Le smiley est excessif, mais c'est le seul qu'il y ai.
Je trouve juste que la recherche littéraire va parfois (souvent) bien trop loin. Quand tu écris avec tes tripes, c'est tes tripes qui parlent, pas ta tête ;). Enfin, pour ma part, c'est comme ça.
Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet :-¬?
Mais tu te réfères à quoi, comme recherche littéraire ?
Le peu que j'en ai vu c'était en prépa littéraire. Y avait certains critiques qui devaient se prendre pour des écrivains eux-mêmes et sortaient des trucs aberrants dans un langage snob et incompréhensible genre "son corps est une Egypte" :D
Mais y avait aussi des analyses super intéressantes, sur un texte particulier ou sur des aspects plus transversaux. Analyser un texte, ce n'est pas essayer de trouver ce que l'auteur a voulu dire : on n'est pas dans sa tête, et quelque part, si son oeuvre a fait école, c'est en un sens que son oeuvre le dépasse, c'est elle qu'on étudie, pas l'intention que l'auteur aurait pu mettre dedans. Ce qu'on étudie c'est : ce texte produit tel effet, voyons pourquoi. Peu importe si l'auteur a fait exprès d'y mettre une allitération ou pas. Et dans cette optique, je trouve ça très intéressant l'analyse de textes et l'analyse de comment fonctionne la littérature. A fortiori quand on écrit soi-même, je rejoins un peu ernya dans l'idée que c'est dommage de déprécier ces analyses-là...
Mais on s'éloigne du sujet, autant ouvrir un nouveau fil à ce propos, non ?
Sinon, que personne ne le prenne mal mais j'ai l'impression qu'on tourne un peu en rond concernant la question de départ. En venir à des considérations générales sur l'art mercantiliste alors que la question de base est beaucoup plus concrète...
Comme dit ernya, si on veut être publié, c'est qu'on veut rentrer dans ce système. Ça veut pas dire qu'on l'aime tel qu'il est, mais ça suppose d'accepter le principe de base : il s'agit de signer un contrat avec une sorte d'employeur (l'éditeur) qui se chargera de l'aspect commercial de la publication.
Après, personnellement, je déteste tout ce qui est "se vendre", et je pense que comme beaucoup de gens ici - à la différence de ce que disait ernya, par contre - l'idée de publier ce serait pas pour gagner de l'argent, mais pour permettre au texte d'être lu par plus de monde.
Mais dès lors qu'on envisage de passer par un éditeur, il ne faut pas prendre l'attitude de l'Artiste qui ne vit que par sa pure oeuvre : l'éditeur n'a pas les mêmes intérêts que l'auteur, et monter un projet avec lui, c'est aussi accepter ses impératifs...
...ce qui n'empêche pas, évidemment, de pester contre l'idée qu'il faut du piston pour être édité et tout ça. Mais là j'ai l'impression que la discussion ne critique pas cette déviance mais le principe même que l'éditeur soit un vendeur de livres qui cherche à savoir avec qui il va travailler...
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Bah, à ce compte-là il invite l'auteur à se faire une bouffe, ils discutent politique, actualités et autres oeuvres littéraires si ça le chante. Mais on n'apprend pas à connaître quelqu'un avec des questions creuses :-¬?
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Si c'est creux de parler d'écriture, je me demande bien ce qu'on fiche tous ici. |-|
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Heu, ce n'est pas du tout ce que j'ai dit. Je dis juste que des questions comme "pourquoi vous écrivez ?", c'est creux. C'est tout.
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Comme notre section des questions existentielles quoi (le sujet y existe).
Quand c'est entre nous qu'on se la pose, ça va mais quand c'est un éditeur, ça va plus. Ouais, logique.
Mais c'est cool, l'autodédition a un grand avenir devant elle. ::)
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:cendrillon: *passe par-là* :cendrillon:
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On n'a plus le droit de penser ce qu'on veut ? Hé ben... :o
Et je ne vois pas le rapport avec la section des questions existentielles. Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille, ou à un tennisman pourquoi il joue au tennis. Je trouverais ça nettement plus pertinent qu'un éditeur demande si on a établi un plan ou non, quelles sont nos sources d'inspiration, ce genre de trucs qui permettent de cerner plus facilement la personnalité de l'auteur.
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On n'a plus le droit de penser ce qu'on veut ? Hé ben... :o
Et je ne vois pas le rapport avec la section des questions existentielles. Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille, ou à un tennisman pourquoi il joue au tennis. Je trouverais ça nettement plus pertinent qu'un éditeur demande si on a établi un plan ou non, quelles sont nos sources d'inspiration, ce genre de trucs qui permettent de cerner plus facilement la personnalité de l'auteur.
le rapport c'est que nous-mêmes on se la pose cette question, Krap ^^ Dans la section des questions existentielles justement. Et que si nous-mêmes, on se la pose cette question, je vois pas en quoi on peut taxer un éditeur/agent littéraire de débile de poser cette même question.
Justement je trouve pas ça débile de demander à quelqu'un pourquoi il a choisi tel ou tel métier ou comment il en est venu à telle ou telle passion. Enfin je vois pas en quoi c'est creux quoi. C'est quand même ce qui fait une bonne partie sinon de sa vie du moins de ses journées de boulot.
Mais après, c'est sûr que c'est pas avec cette seule question qu'on peut cerner la personnalité de quelqu'un. Encore heureux :P
Mais sinon, je pense qu'on a souci entre la question de départ et l'interview. Parce que dans cette interview, on retrouve ce que tu dis :
et surtout ce que j’appelle une note d’intention (pourquoi avoir écrit ce texte ? quelles sont les influences ?…) -
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Après, plus que "pourquoi écrire", la question pertinente à poser, ça serait peut-être "pourquoi publier ?" mais si les gens ont juste comme réponse "pour pouvoir être lu", ben ça donne pas envie d'éditer une oeuvre, je trouve.
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On n'a plus le droit de penser ce qu'on veut ? Hé ben... :o
Et je ne vois pas le rapport avec la section des questions existentielles. Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille, ou à un tennisman pourquoi il joue au tennis. Je trouverais ça nettement plus pertinent qu'un éditeur demande si on a établi un plan ou non, quelles sont nos sources d'inspiration, ce genre de trucs qui permettent de cerner plus facilement la personnalité de l'auteur.
Je pense que, dans le contexte présenté (http://www.bscnews.fr/20080831192/un-agent-litteraire/marie-sophie-du-montant.html), cette question n'est pas aussi philosophique que ça. Cette femme exerce une profession agent littéraire. Je pense que dans un soucis d'harmonisation de son travail, elle a décidé de travailler avec des gens qui ont intégré cette question/philosophie dans leur profil/façon d'écrire. Cela doit lui permettre de faciliter son argumentation et d'avoir une "marque de fabrique" auprès des éditeurs qu'elle démarche. Ça reste son point de vue professionnel, et je ne pense pas que ceux qui ne peuvent pas répondre à cette question soient des sous-auteurs ou des écrivains hors-normes. Simplement, elle ne travaillera pas avec eux pour ne pas avoir, soit trop d'auteurs à gérer, soit modifier son argumentation selon chaque auteur. Selon moi, il s'agit plus là d'une stratégie/politique d'entreprise, qu'une véritable loi incontournable pour les futurs édités.
Je pense que Ned a fait un peu de "pub"/"titre de journal" en parlant de "question piège", ce qui détourne un peu la discussion par rapport à de ce je que pressens dans l'intention initial de cet agent littéraire (cibler un type d'auteur qui correspond à sa philosophie et sa façon de travailler). ;)
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"Pourquoi vouloir se faire publier", ça me parait déjà plus pertinent :D
Je comprends que l'éditeur veuille en apprendre plus sur l'auteur. Mais dans mon cas je considère l'écriture comme un genre de hobbie. Et l'intérêt qu'on y trouve ne s'explique pas toujours. En tout cas, je ne prétends rien dénoncer, ni choquer ni rien du genre. Donc si un jour on me pose la question, je risque fort de ne pas pouvoir donner des masses d'explications.
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"un auteur doit"
Il faut arrêter avec ça. Un auteur ne DOIT rien faire de particulier. Un artiste non plus d'ailleurs. L'art, c'est justement la liberté de concevoir et de créer, sans contrainte (ou très peu). Je ne comprendrai jamais pourquoi on enferme toujours les artistes dans des sphères de dénonciation, pourquoi on les associe toujours à des gens censés choquer, etc.
Le sujet de cette file est être édité (après avoir répondu correctement à des questions :-¬?). Pour moi cela implique d'être vendu et de pouvoir en vivre.
Tout artiste qui veut vivre de son art, DOIT faire en sorte que son public l'achète.
Il DOIT marquer les esprits. Il DOIT se faire connaître. Il DOIT forcer son public à parler de lui.
Si l'artiste ne le fait pas, cela ne veut pas dire que son art est négligeable. Il vivra d'autre chose.
Pourquoi un roman ne peut jamais être pris tel qu'il est : un bouquin qui raconte une histoire et c'est tout. Pourquoi il faut toujours voire des interprétations soi-disant cachées là où il n'y en a pas ?
Parce que chacun a sa propre perception de l’œuvre. Chacun a sa propre manière de l'interpréter. Ce sont ces interprétations qui font que l’œuvre attire, même si elles ne sont pas volontaire.
Sinon, que personne ne le prenne mal mais j'ai l'impression qu'on tourne un peu en rond concernant la question de départ. En venir à des considérations générales sur l'art mercantiliste alors que la question de base est beaucoup plus concrète...
La question beaucoup plus concrète découle uniquement de l'aspect mercantile de l’éditeur (opinion personnelle que je partage avec moi-même. Libre à vous d'y adhérer ou non).
Pour éviter de publier un auteur qui veut simplement frimer avec les copains parce qu’il a été édité.
Je ne vois pas ce que cela à de choquant et je suis certain que c’est la raison pour laquelle il pose « pourquoi vous raconter justement cette histoire, et non une autre ».
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Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille
Et je crois que tout salarié, fonctionnaire ou autre, quand il postule aujourd'hui pour un poste doit répondre à la question de pourquoi ce métier, pourquoi ce choix d'entreprise et qu'est-ce qu' il peut apporter à l'entreprise.
Cela doit lui permettre de faciliter son argumentation et d'avoir une "marque de fabrique" auprès des éditeurs qu'elle démarche.
Je suis assez d'accord avec cette phrase, car encore une fois, il me semble que l'on parle de "franchir le pas", ce qui veut dire entrer dans un système de "production/retombées financières" (en tous cas pour les professions du marché du livre) et que cela demande en effet un certain argumentaire. A l'auteur de trouver l'agent ou l'éditeur qui lui correspond le mieux.
Ensuite, le question ne semble pas être un questionnaire fermé. Faire une biographie en 3 pages, c'est aussi un exercice d'écriture et l'auteur y met bien ce qu'il y veut, y compris son style d'écriture... ::)