Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Aphone le 07 Septembre 2013 à 20:04:21
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Un texte autobiographique, mais pas trop, que j'avais écrit au mois de mai pour l'ouverture de mon blog : http://lueursdencre.wordpress.com/qui/.
A parfaire, sans aucun doute. Mais il me plaît aussi tel quel, brut. Il a été écrit d'une traite, à la lueur du jour.
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Il était une fois
Quatre mots.
Pour écrire une nouvelle histoire et peut-être raconter la mienne, l’une des miennes. Celle dont je rêve, qui me transporte, qui m’emporte dans ce carcan cotonneux fait de paradis, de mots, d’encre et de monstres pas si monstrueux. Fait de moi et d’émois, de toi et d’ailes. De Séraphins et de Nephilims. Un monde créé par la lecture, cette faculté si facile, si banale, qui ouvre l’esprit, qui ouvre l’imagination, la gonfle de fleuves tumultueux, de torrents doucereux et de mers indomptables. Qui souffle dans mes voiles pour me porter au loin, au creux de cette vague gratte-ciel, fougueuse et menaçante, ensorcelante et enthousiasmante. Oeuvre de défi et de vanité. La rame en main, l’adversité empoignée, je pagaie jusqu’à elle, m’acharne à en gravir chaque centimètre, chaque bulle devenant plus féroce. Jusqu’au sommet de l’écume, l’épine dorsale de Poséidon. Et ce calme.
Et maintenant ? Et maintenant profite. Le défi est relevé. Tu as écris, tu as pagayé. Tu as surmonté ta peur de la feuille blanche. Tu n’es pas si nul. Tu es un un bambin entouré de grimoires aux symboles cunéiformes. Un enfant sans voix, Aphone. Mais la première page se tourne et tes yeux s’émerveillent. La beauté ne se fane pas, elle s’éveille, s’ouvre à toi. Et te laisse entrevoir ce petit toi que ton moi ne saurait voir. Ce toi que tu admires, que tu adores.
Qui n’est pas toi, qui n’est pas moi, qui n’est pas il.
Qui est tous. Toutes.
Toutes tes facettes. Tout ce que tu aimes.
Tout ce que tu détestes.
Tout ce que tu ignores.
Tout.
Qui est écrivain. Ou tout au moins auteur, sans hauteurs, ni bassesse. Vingt-sept ans d’images, de rêves et de cauchemars. Et six de rêve éveillé, auréolé par cette muse, évidemment.
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Coucou !
Alors pour moi ton texte ressemble plus à un poème en prose qu'un texte court, déjà :mrgreen: donc j'ai lu ça comme si je lisais de la poésie, pas une histoire (et c'est vrai que c'est pas une histoire).
J'ai adoré, vraiment, ton premier paragraphe. Je trouve les images magnifiques, les mots bien choisis, on comprend bien le propos, c'est fluide, ça a un bon rythme, c'est doux. Bref, comme on dit sur les forums : gégé !
Mais après j'aime moins... je trouve ça moins travaillé, et je suis pas fan des "retours à la ligne" à chaque phrase, surtout si tu sautes une ligne entre. Je vois ton texte comme un poème ; du coup un poème doit être aussi travaillé dans la forme, et là je trouve ça trop étalé, éparpillé, ça prend moins.
Et six de rêve éveillé, auréolé par cette muse, évidemment.
J'aime pas trop cette phrase. Terminer sur un "évidemment", pour un texte poétique, je trouve ça bancal, et je suis habitué à voir "rêve éveillé" au pluriel.
Ah et, une chose que je n'aime pas non plus, c'est l'anglicisme à tout bout de champ. Pourquoi" once upon a time" alors que tu n'écris pas en anglais ? D'autant plus que le "Il était une fois" c'est tout aussi accrocheur, ça a du sens pour un lecteur français. C'est dommage de ne pas profiter de nos belles expressions...
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J'aime beaucoup ton commentaire ; c'est dit.
En fait, je savais pas trop où le mettre. J'ai déjà écrit des poèmes, mais celui-ci n'en est pas un à proprement parler. Je ne l'ai pas écris avec cette idée. Il est sorti comme ça. mais ce n'est pas une histoire non plus, comme tu le disais. Ce qui doit être une première pour moi.
J'ai adoré, vraiment, ton premier paragraphe. Je trouve les images magnifiques, les mots bien choisis, on comprend bien le propos, c'est fluide, ça a un bon rythme, c'est doux. Bref, comme on dit sur les forums : gégé !
merci :coeur:
je trouve aussi que la deuxième partie est plus lourde. Quand j'aurais du temps, je la retravaillerais. Les idées sont là, mais je l'ai trop fait en écriture automatique.
La dernière phrase a été rajoutée ; d'où le décalage, je pense. Pas sûr que je la laisserais.
Va pour le titre en français, alors. ;)
Merci pour ton commentaire, ma foi bougrement instructif !
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Fait de moi et d’émois, de toi et d’ailes.
mouis, pas fan des jeux de mots mais je bloque surtout sur la mention des ailes. Tu veux déjà t'envoler, jeune padawan ? :mrgreen:
la gonfle de fleuves tumultueux, de torrents doucereux et de mers indomptables.
bof, l'idée s'essouffle et puis que d'adjectifs... c'est un peu vide ce genre de phrases, ça se voit partout, ça a été trop écrit pour avoir encore de la valeur, comme un "je t'aime" répété à mille et trois femmes...
Qui souffle dans mes voiles pour me porter au loin, au creux de cette vague gratte-ciel, fougueuse et menaçante, ensorcelante et enthousiasmante
l'idée de fougue, on l'a déjà pas mal eue avant, non ? faudrait varier ::)
Ce toi que tu admires, que tu adores.
pas sûre qu'une oeuvre nombriliste plaise sur le long terme ^^
Qui n’est pas toi, qui n’est pas moi, qui n’est pas il.
qui n'est pas nous ?
C'est assez court, trop court, je pense, pour recevoir un jugement définitif. Tel quel, j'accroche pas. Trop de Je, trop d'emphase, de muse et d'auteur narcissique pour moi. Je préférais l'image de l'enfant sans voix, humble mais qui se cherche. Du type Aphone qui cherche sa voie, son Je et ses mots. Jtrouve cette image plus intéressante que cette vision de l'auteur imbus de sa personne vue et rebattue. :-\
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J'ai vraiment, vraiment adoré ton texte. Comme l'a dit Meribald, c'est à la limite de la poésie, mais la forme ne me dérange pas du tout.En lisant, j'ai eu l'impression de m'envoler avec toi, dans ton monde. Ça semble personnel au premier abord, mais pourtant c'est universel, et je pense que n'importe qui sur ce forum pourrait se reconnaitre dans tes lignes... Et je trouve les jeux de mots et les images très bien choisis, le tout très équilibré. C'est parfait :)
Enfin...
Tu n’es pas si nul.
C'est le seul truc pas très équilibré, je trouve : ça sort un peu trop de l'esprit globalement poétique.
Bonne continuation pour ton blog !