L'homme me regardait fixement. Son visage glabre restait figé. Immuable. Dans ce réduit enfermétique, aucun de nous deux ne lâcherait prise. Il le savait, et moi aussi.
Bien entendu, je ne comptais pas rester internellement ici. Mais il me fallait au moins découvrir la raison pour laquelle il m'avait isolesté arbitrairement. Mes pensées commencèrent à s'envoler à la recherche de quelques explications. Rien.
Handicaptif dans mon esprisonnier, ma réflexion s'effilochait à la moindre incartade. Ma mémoirbitraire esclavéré ne bénéficiait d'aucune rémission, ni distraction. Tel un otagenouillé cérébralenti, je pataugeais dans la mélasse de neurones qui siégeait dans mon cortex enivrégalé d'hypnotiques substances.
Son sourire de satisfaction brisa soudain l'harmonie stoïque de notre observation mutuelle. Les hostilités étaient enfin ouvertes. Ramollibéré, je me laissais aller à la même mimique ; plus par taquinerie que par soulagement, dois-je avouer. Maniaccaparant le mentalentueux, je m'emparais aussitôt de son âme damnévralgique, puis l'enfermais définitivement dans une prisonirique dont il ne pourrait en sortir qu'au moyen d'un démineureurône de classe Alpha.
— Chéri ! Tu es prêt ? me demanda une voix féminine derrière la porte.
Nous nous levâmes simultanément et sortîmes chacun de notre côté, séparés par l'unique miroir mural…
— J'arrive, dis-je en refermant vivement la porte de retour dans la pièce principale.
— Mais qu'est-ce que tu faisais dans ce cagibi ?
L'homme s'étonna du jeu des couleurs chatoyantes, puis constatant la position de l'interrupteur sur le mur de son appartement :
— Et dans le noir en plus ?
Dehors, elle était vêtue d'une longue robe de soirée. Un arc-en-ciel cubicolore clignotait comme une multitude de joyaux rutilants. Les néons d'une enseigne désaltérée diffusaient une aura multicolore autour d'elle. Le soliquéfié l'engloutit jusqu'au rez-de-chaussée.
Je m'engouffrais rapidement, enivré par les parterres de fleurs odoriférants dans mon manteau, puis l'accompagnait. Il s'abandonna dans l'étrange voyagencement jusqu'au parking via notre ascenseur privé.
La soirée s'était bien passée. Distrait par le bourdonnement de murmures sibyllins, j'avais réussi à amadouer un souvenir enfancestral. L'ambassadeur émergea soudain dans un rendez-vous avec son inconscient engourdisloqué : lui en quinze, assis en face d'une ravissante créature. Il me suffisait de tenir jusque-là. Il balbutiait une lamentable pipoésie sans qu'elle ne se rende compte de rien.
Finalement, l'homme le plus délicat s'extasiait devant son regard. Chaque jour, fut de ne pas retourner dans un bonheuristique parfait. Le cagibi se répétait inéluctablement. Le domaine de l'intime, toujours différent, ne posa pas de problèmes particuliers. Tant d'amour et de plaisirs partagénérés, comment pourrait-elle savoir ? À l'envi ? Allongé sur notre terrasse ensoleillée, il décida de rester. Je peaufinais mon plan avec elle, et ses ramifications dans l'éterniténue.
Demain, je retournerai chez moi.
J'étais assis face à ma cible. Pour les noces de caméliastrakan, nous dînions dans un restaurant panoramique. Il s'était surpassé !
L'eau ruisselait le long de la vitre, et avait transformé le salon douillet en fractionnant mon reflet parmi l'infinité de gouttelettes : un magnifique plantédiluvien arbuste-fleurivière. Avec tristesse, l'ambassadeur regrettait, en se parant de son sourire le plus béat, de ne pouvoir apprécier la vue de la Fotla Corona. Elle s'amusait, au milieu du dessert, de l'extraordinaire tour de Magivrée.
Nous en venons enfin à l'humidité ambiante. Notre affaire se cristallisait en de fragiles flocons de neige. Mes habiles arguments qui voletaient telles des fées évanescentes le charmèrent. Son rire cristallin résonnait avec une facilité déconcertante au plus profond de son âme séquestrépassée. Ses yeux brillaient de l'éclat de ceux qui tuent. Ses lèvres s'arrondirent, pour la richesse ou le pouvoir, et lâchèrent un "O" muet. Moi, qui lui offrais les deux : devant ses yeux incrédules, nous scellâmes notre accord. Elle s'estompa d'une simple pression digitale.
Elle avait décidé de me raccompagner dans les ténèbres sous prétexte que l'homme abandonné était désespéré.
Mon rendez-vous était sur sa route, abandonné par sa raison de vivre. Tout en conduisant, il n'aspirait à plus rien.
Elle me faisait part des détails de ses souvenirradiants persistants qui le ramenaient à son insignifiante journée de travail, ce passé pluriel aux relents délétères ! Son tailleur impeccable, sa courte queue de cheval, disparaissaient progressivement. Son visage dur et saillant, sa volonté racornihilée allaient bien avec.
Son caractère trempé dans l'acier se traînait au-delà des plus sombres abîmes du désespoir.
Arrivée dans l'appartement, son affliction s'agença en d'étranges structurbulences. Elle se fit couler un bain puis se dévêtit dans la stérile désolation où l'homme attendait sa fin.
Je me repassais l'entrevue dans la tête. Lentement, il reprit pied. Tout s'était passé comme prévu, et tâtonnant sur les ruines de ses illusions, ce gros lard avait mordu à l'hameçon, tout en caressant de vagues lueurs d'espoirchaïques.
Mission accomplie !
Il se laissa bercénériter dans une clairière au dépouillement absolu.
— Tu peux ranger mes bottines et tes chaussures dans cet univers immarcescible sous l'étagère du cagibi s'il te plait ? demanda-t-elle.
L'homme atteignit le satori en passant sa tête par l'illumination implacable qui le submergea. Subitement, l'encadrement de la porte bouleversa toutes ses connaissances.
— Bien sûr, répondis-je avec sourire qui balaya ses certitudes et la combla.
Sa réalité.
La porte se referma sur moi.
Le miroircade me renvoyait l'image que j'attendais. Fixant les pupilles noires de l'homme, j'entamai le décompte hypnotique. Sa main droite était prise de frissons incoercibles. Signes évidents de dépendance. J'appliquai aussitôt un patch sur ma tempe. Mon cœur commença à battre la chamade. Panique.
— Merde, merde, merde, murmurai-je anxieusement.
Réalité. Réalité. Réalité.
L'incantation désespérée est prononcée par l'image qui bouge ses lèvres frénétiquement, alors que les miennes sont scellées. Je dois résistéméraire, pensai-je.
Un frisson parcoura mon échinéptie. Incréduliterrible ! Noooon !!!
La réalité s'imposait à lui. L'homme n'eut que peu d'efforts à fournir pour se libérer de la carcancéreuse prisonirique. Petit à petit, il reprit le contrôle de son esprit. Atterré, il constata qu'on lui avait volé deux semaines de sa vie ! Il s'assit, toucha le miroir, et fut submergé de ce passé volé…
— Chéri ! Tu es prêt ? demanda une voix féminine au-delà du miroir.
Ils se levèrent simultanément et sortirent chacun de leur côté…
— J'arrive, dis-je en refermant vivement la porte. De retour dans la pièce principale,
— Mais qu'est-ce que tu faisais dans ce cagibi ? l'homme s'étonna du jeu des couleurs chatoyantes
Puis constatant la position de l'interrupteur : sur le mur de son appartement.
— Et dans le noir en plus ? Dehors,
Elle était vêtue d'une longue robe de soirée. un arc-en-ciel cubicolore clignotait comme
Une multitude de joyaux rutilants les néons d'une enseigne désaltérée.
diffusaient une aura multicolore autour d'elle. Le soliquéfié l'engloutit jusqu'au rez-de-chaussée.
Je m'engouffrais rapidement Enivré par les parterres de fleurs odoriférants,
dans mon manteau, puis l'accompagnait il s'abandonna dans l'étrange voyagencement…
jusqu'au parking via notre ascenseur privé.
La soirée s'était bien passée. Distrait par le bourdonnement de murmures sibyllins,
J'avais réussi à amadouer un souvenir enfancestral
l'ambassadeur : émergea soudain dans
un rendez-vous avec son inconscient engourdisloqué.
lui en quinze. Assis en face d'une ravissante créature,
Il me suffisait de tenir jusque-là il balbutiait une lamentable pipoésie…
sans qu'elle ne se rende compte de rien.
Finalement, L'homme
le plus délicat s'extasiait devant son regard. Chaque jour,
fut de ne pas retourner dans un bonheuristique parfait
le cagibi. se répétait inéluctablement,
Le domaine de l'intime toujours différent.
ne posa pas de problèmes particuliers. Tant d'amour et de plaisirs partagénérés
Comment pourrait-elle savoir ? à l'envi.
Allongé sur notre terrasse ensoleillée, Il décida de rester
je peaufinais mon plan avec elle
et ses ramifications. dans l'éterniténue.
Demain, je retournerai chez moi.
J'étais assis face à ma cible. Pour les noces de caméliastrakan,
Nous dînions dans un restaurant panoramique. il s'était surpassé
L'eau ruisselait le long de la vitre, et avait transformé le salon douillet en
fractionnant mon reflet parmi l'infinité de gouttelettes. un magnifique plantédiluvien arbuste-fleurivière.
Avec tristesse, l'ambassadeur regrettait En se parant de son sourire le plus béat,
de ne pouvoir apprécier la vue de la Fotla Corona. elle s'amusait
Au milieu du dessert, de l'extraordinaire tour de magivrée.
nous en venons enfin à L'humidité ambiante
notre affaire. se cristallisait en de fragiles flocons de neige
Mes habiles arguments qui voletaient telles des fées évanescentes.
le charmèrent Son rire cristallin résonnait
avec une facilité déconcertante. au plus profond de son âme séquestrépassée.
Ses yeux brillaient de l'éclat de ceux qui tuent Ses lèvres s'arrondirent,
pour la richesse ou le pouvoir ; et lâchèrent un "O" muet.
moi qui lui offrais les deux. Devant ses yeux incrédules,
Nous scellâmes notre accord elle s'estompa.
d'une simple pression digitale.
Elle avait décidé de me raccompagner Dans les ténèbres,
sous prétexte que l'homme abandonné était désespéré.
mon rendez-vous était sur sa route. Abandonné par sa raison de vivre,
Tout en conduisant, il n'aspirait à plus rien.
elle me faisait part des détails de Ses souvenirradiants persistants qui le ramenaient à
son insignifiante journée de travail. ce passé pluriel aux relents délétères
Son tailleur impeccable, sa courte queue de cheval, disparaissaient progressivement.
son visage dur et saillant Sa volonté racornihilée
allaient bien avec son caractère trempé dans l'acier. se traînait au-delà des plus sombres abîmes du désespoir.
Arrivée dans l'appartement, Son affliction s'agença en d'étranges structurbulences
Elle se fit couler un bain puis se dévêtit. dans la stérile désolation où l'homme attendait sa fin.
Je me repassais l'entrevue dans la tête. Lentement, il reprit pied,
Tout s'était passé comme prévu et tâtonnant sur les ruines de ses illusions,
ce gros lard avait mordu à l'hameçon, tout en caressant de vagues lueurs d'espoirchaïques.
Mission accomplie ! Il se laissa bercénériter dans une clairière au dépouillement absolu.
— Tu peux ranger mes bottines et tes chaussures Dans cet univers immarcescible,
sous l'étagère du cagibi s'il te plait ? demanda-t-elle l'homme atteignit le satori.
en passant sa tête par L'illumination implacable qui le submergea subitement
l'encadrement de la porte. bouleversa toutes ses connaissances,
— Bien sûr, répondis-je avec sourire qui balaya ses certitudes, et
la combla. sa réalité.
La porte se referma sur moi.
L'homme était prisonnier du miroircade. La marionnette qui l'avait asservi était immobile, tel un pantin désarticulé. Un pantin qui se bavait dessus, constata-t-il avec dépit.
Toutes ses tentatives pour reprendre le contrôle de son corps furent de retentissants échecs. Alors qu'il avait abandonné tout espoir, la porte du cagibi s'ouvrit brusquement.
Une femme vêtue d'un déshabillé de couleur argent apparut dans l'encadrement de la porte.
— T'es là ? déclara-t-elle inquiète.
Elle appuya sur l'interrupteur et découvrit l'homme assis.
— Mais qu'est-ce que tu fous !? Tu comptes passer la nuit là-dedans ?
L'homme gesticulait et criait à tue-tête, mais aucune réaction de sa carcasse. Désespérant. La femme secoua l'épaule gauche, et le corps s'affala dans une position improbable. L'homme ne ressentait aucune douleur, ce qui l'inquiéta définitivement.
— Pfff ! Manquait plus que ça.
Elle contacta son fournisseur via son implant : "Bonsoir et bienvenu chez GénomCorp. Notre standard est actuellement saturé suite à une panne généralisée de nos produits de luxe série HM5 et supérieurs. Merci de rappeler ultérieurement. GénomCorp, vous remercie de votre confiance !"
Elle claqua la porte de rage.
J'ai réussi. Nous sommes libres maintenant !