Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Antoine Jihel le 08 Août 2013 à 19:48:45
-
Ce texte n'a plus le droit d'être sur internet. :noange:
-
Coucou,
Le froid avait commencé par grignoter mes orteils avant d’envahir mes pieds dans leur totalité.
Argh ! L'utilisation de grignoter est super cool !
Et du coup, l’autre, ça le fait rire aussi, mais plus que moi, et puis faut dire qu’il avait une façon bien particulière de rigoler, la tête dans les épaules, il se mordait le bout de la langue, si bien que l’air, il passait par les côtés dans un énorme bruit de souffle se frayant un chemin dans la salive. Fallait les voir, tous ces postillons, jaillir comme des étincelles !… Si bien que je me suis marré de plus belle et les postillons devenaient un vrai feu d’artifice.
Là, j'ai beaucoup ris !
Bon à part que c'est juste extra (surtout la fin) que dire ?
Ça coule de source, ça se lit comme on mangerait une bouchée de pain. Il y a du réalisme, la fin est très très chouette, avec cette histoire de Pinocchio. Qui est une marionnette, donc on pourrait se demander si ce n'est pas Antoine la marionnette. Les discours sont fluides; très agréables à lire. Je ne te cache pas que je me doutais tout de même que ça allait se finir comme ça, mais tu l'as divinement écris :)
Bon, j'ai adoré ! (je crois que tu as compris :P)
-
Je te caches pas que recevoir un premier commentaire de ce genre, ça fait drôlement plaisir et ça rassure. :-[
Pour l'analogie entre Antoine et la marionnette, je n'avais jamais pensé à ça... Ce serait pas une remarque de psy ? :relou:
:mrgreen:
Merci pour la lecture et le retour.
-
Une remarque de psy ? Ah ah ah :mrgreen:
Nan, juste une interprétation personnelle, j'ai tendance à interpréter un peu tout :D
Ma critique était bercée de sincérité ;)
-
Super intéressant, ce passage d'une période de la vie de Antoine à l'autre, bien que j’avoue m'être perdu un moment. C'est d'ailleurs la seule remarque que j'aurais à faire, rendre peut-être plus claire ces transitions... L'utilisation de deux temps distincts, présent/passé peut-être? Pour le style, il est épuré est direct. Je ne pensais pas accrocher au départ (j'aime les choses compliqués :p), mais ça a donné de la poigne et de l'attachement profond. Bien joué.
Les personnages sont criant de vérité (surtout pour Alex, ayant côtoyer des sans abris, il m'en rappelle certains), également pour les réactions de Antoine et Nelly... Bien que les personnes comme ça se font rare.
Dénouement bouleversant... J'ai faillit tirer ma petite larme.
Pour cet histoire de Pinocchio... Y'as-t-il une signification volontaire de cette marionnette? Peut-être Alex lui-même? Pantin de ses addictions et de "vivre de la générosité des autres"?
En tous cas j'ai beaucoup aimer. Bravo.
-
Super intéressant, ce passage d'une période de la vie de Antoine à l'autre, bien que j’avoue m'être perdu un moment. C'est d'ailleurs la seule remarque que j'aurais à faire, rendre peut-être plus claire ces transitions... L'utilisation de deux temps distincts, présent/passé peut-être?
En effet, je crois que tu as raison, malheureusement... car c'est du boulot ! ;D
C 'est marrant j'y ai pensé quelques minutes après avoir posté car le début commençait par "On était vendredi aujourd'hui" et je me suis dit que cette phrase devrait être au présent... et donc le reste. Mais j'ai préféré remplacer le "aujourd'hui" par "ce soir là", c'était plus commode. :-[
Si il y a d'autre lecteurs, j'aimerai bien avoir leur avis sur cette question.
Sinon, y a un truc qui n'est pas passé dans la mise en page, qui aide un peu plus à repérer les différentes parties, mais malgré tout, je pense que ce serait mieux au présent, effectivement.
Pour le Pinocchio, c'est d'abord venu d'un film, comme le dit Nellie, auquel je pensais un peu pendant l'écriture. On va dire que c'est un petit hommage. Je peux vous dire que c'est un film de Terry Gilliam. :mrgreen:
Ensuite c'est la tristesse de l'image du pantin désarticulé tout seul sur le canapé qui m'a plu... Mais libre à vous de rendre mon texte plus intelligent qu'il ne l'est. ;D
Merci pour ton retour. Je suis ravi que tu aies aimé.
EDIT : Après avoir voulu tester le présent dans les parties "Nellie" ça m'a semblé vraiment meilleur alors j'ai modifié direct le texte. Merci neimheadh ! :) (j'espère ne pas avoir laissé d'imparfaits qui trainent).
-
Bon moi je t'ai déjà fais mes petits commentaires, et pour la fin je reconnais que maintenant je comprends mieux :). Et après je suis du même avis que les autres j'ai vraiment beaucoup aimé ton texte ^^ . Maintenant j'espère qu'il y en aura d'autres :D
-
EDIT : Après avoir voulu tester le présent dans les parties "Nellie" ça m'a semblé vraiment meilleur alors j'ai modifié direct le texte. Merci neimheadh ! :) (j'espère ne pas avoir laissé d'imparfaits qui trainent).
De rien. Je l'ai relus et je trouve que c'est plus clair comme ça, sans pour autant que ce soit conscient... Aaaah, les jeux de l'esprit.
-
Maintenant j'espère qu'il y en aura d'autres :D
Y en a deux en attente, mais ensuite j'ai plus de stock... D'ailleurs, y en a un qui a besoin de corrections. :-¬? :noange:
-
Super! Perso je m'attendais pas a cette fin meme si elle coule de source. C'est fluide ca se lit en 2 min. Bravo.
J'aime bien la facon dont le personnage parle de sa copine.
-
je me remue le cerveau à savoir comment amener la chose
pour savoir comment
à peine si elle se rappel que j'existe
se rappelle (un rappel = nom se rappeler = verbe)
mes oreilles raisonnaient
résonnaient (pour mémo : raisonner vient de "la raison", et "résonner" de "son")
Et du coup, l’autre, ça le fait rire aussi
ça l'a fait rire aussi (passé)
et c’était ça qu’était drôle
c'est ça qu'était (passé composé)
C’est du sur mesures
sur mesure
T’inquiètes pas
T'inquiète
on-ne-met-pas-de-s-à-la-deuxième-personne-à-l'impératif-au-premier-groupe !!!! :vaurien:
Je vie de la générosité
je vis
Il est neuf heures passées quand on arrivait
quand on arrive
J'arrive pas à me décider si j'ai aimé ou pas. Je crois que ce genre de texte plein de dénonciations remue trop de choses en moi pour que j'arrive à me décider.
Dans tous les cas, ça se lit vraiment tout seul, c'est fluide et crédible...
Merci pour ce partage !
-
Merci Dahlia et Kerena d'avoir pris le temps de lire et de laisser un commentaire. :)
Et merci pour les corrections Kerena !
Un-jour-j'accorderai-correctement-la-deuxième-personne-à-l'impératif-au-premier-groupe !!
Je vais de ce pas arranger tout ça... sauf la première qui est là consciemment.
-
L'histoire est sympathique, un peu longue parfois. Cela dit, à part les dialogues plutôt bien rendus, le style m'apparaît quelconque avec des effets ratés, des relâchements incongrus et peu convenables, ainsi qu'une ponctuation étrange. La virgule ne fait pas tout.
Je trouve l'écriture trop disparâtre pour y prendre vraiment plaisir, mais comme je l'ai dit, l'histoire m'est agréable. Pour autant, je ne juge que peu par elle. Gageons que je sois l'un des seuls, et ainsi on ne s'offusquera pas.
-
Alors merci d'avoir lu jusqu'au bout et de me faire part de tes impressions. :)
Moi j'abandonne très (top?) vite un texte que je juge mal écrit, donc, je me flatterai quand même l'égo en me disant que tu as lu jusqu'à la fin... un égo, c'est une petite bête fragile, faut en prendre soin (Là, là mon petit, c'est pas grave, on ne peut pas plaire à tout le monde, c'est rien). :D
Plus sérieusement, si t'as le temps de me donner un ou deux exemples d'effets ratés, je suis preneur, car c'est avant tout pour améliorer mon texte que je le soumets à la critique... Là ton commentaire est un peu trop général pour que je puisse améliorer quoi que ce soit après sa lecture.
Je trouve qu'il faut du courage pour poster une critique négative, alors je t'en remercie, mais il me semble que celle-ci, plus qu'une critique élogieuse, demande d'être argumentée.
-
Ah ben pour le corrections je suis là ^^ . Au fait pour les trois-quatre fautes que j'avais pas vu mea culpa c'est de ma faute j'aurais dû faire plus attention (et pour les temps des verbes je ne m'étais pas focalisée dessus, tu veux que je vérifie ça aussi la prochaine fois ?).
J'aime bien la facon dont le personnage parle de sa copine.
Ah ça oui Dalhia tu as raison, si seulement tous les mecs parlaient de leurs copines comme Antoine parle de Nellie (ahhh que c'est beau l'espoir, même s'il est vain).
P.S : Antoine, je sais pas pourquoi mais ta petite phrase entre parenthèse quand tu "parles à ton égo" ça n'arrête pas de me faire rire ;D
-
Ce n'est que mon avis. Je préfère le rappeler.
"Et voilà, ce soir on est déjà vendredi, et la fête d’Alex, j’en n’ai toujours pas soufflé mot à Nellie."
Ponctuation à mon sens déficiente, d'une part, et d'autre part, "ce soir on est déjà vendredi" sonne très faux à mon oreille. Au passage, "j'en n'ai" ne veut rien dire, mais c'est un détail.
"Il me reste quoi ?"
Très maladroit, et n'introduit aucune dimension quelle qu'elle soit.
" je me tracasse, je me remue le cerveau"
Tracasser... remuer le cerveau... eh
" à peine si elle se rappelle que j'existe"
Formule maladroite et trop familière.
" mais voilà, à repousser encore et encore, je me retrouve au pied du mur"
"Mais voilà", et "pied du mur".
"Bref" .....
"Et voila qu’il s’en prenait à mes mollets maintenant le salaud ! "
L'insulte me paraît être bien mal amenée, et sans effet.
On dit "prends" à l'impératif singulier
" Aimable, il distribuait des bonsoirs aux jambes défilant sous ses yeux, qui le remerciaient, parfois, d'une pièce venant carillonner dans son gobelet."
La métonymie est trop convenue pour être efficace, et carillonner fait patchwork
(on dit "te gêne pas")
"Je pensais surtout à Nellie qui n’arrivait toujours pas, et j’essayais de ne pas penser au pire. Je savais bien qu’elle n'aimait pas ça, mais je m’inquiétais toujours quand elle était en retard... et elle était toujours en retard."
Trop de verbes.
"J’avais des hauts le cœur devant tant d’hémoglobine dégoulinant sur l’asphalte."
Sonne très faux pour moi. On passe d'un style oral à des tournures du style.
"C’était peut être un peu beauf, j’dis pas, mais c’était comme un mot de passe, ça nous faisait marrer, alors beauf ou pas rien à foutre."
L'oralité ne permet pas tout...
"les passant au crible de son regard aiguisé"
C'est dommage
"Son regard égaré erre d’un visage à l’autre, comme cherchant son chemin dans une forêt hostile. "
J'aurais mis une virgule après regard ; trop agressif en l'état.
"Depuis, il y a un Pinocchio orphelin sur mon canapé."
Cela me pose problème. Pas assez sérieux, ni suffisamment drôle pour désamorcer.
je n'ai absolument rien à dire sur les dialogues. je trouve le rendu très bon, et me rends compte que la chute est mieux amenée que ce que j'en ai pensé à la première lecture. C'est plus touchant que grand nombre de textes ici (d'ailleurs c'est celui qui m'a le plus ému, dans la mesure de mes faibles oscillations intérieures).
-
Ce retour constructif m'a fait me poser des questions sur mon texte et j'ai été amené à faire des modifications. Merci.
-
Comme la plupart des autres commentateurs, j'ai trouvé les dialogues très convaincants et très justes (je me demande même s'il n'y a pas VRAIMENT un sdf à cet endroit maintenant), le sujet est délicat et traité avec sensibilité. Bravo!
Bon, par contre j'ai un peu honte, mais je ne suis pas sûr d'avoir bien compris la fin, pourquoi la fête n'a pas lieu finalement (le type a menti? on lui a menti? on a oublié?...) et pourquoi le narrateur n'a jamais revu le sdf après ça.
J'ai eu un peu de mal aussi avec la chronologie des événements, n'ayant compris que tardivement qu'il y avait un flashback après le premier paragraphe. Ah oui, et la psychologie de la copine aussi, je n'ai pas compris son enthousiasme à aller fêter l'anniv d'Alex.
Ca reste un texte qui remue les tripes, comme l'a souligné Kerena. ^^
Au plaisir,
-
Salut
Alors j'ai pas lu les commentaires précédents, il y aura peut être de la redite excuse moi d'avance
D’à peine vingt-quatre heures,
Moi j'aurais juste mis "A peine" mais c'est un détails
pour pas changer
Il me semble(pareil je pinaille) que si tu mais " pour changer" on comprends l'ironie
une toute cousue
Je kiffe cette expression
la bouche étirée par un sourire.
étirée c'est pas très beau je trouve
alors beauf ou pas rien à foutre.
"ou pas, rien à foutre" je pense ( mais je me trompe peut être)
, matte bien leur gueule surtout, leurs yeux
mate
Sa planche est restée encore quelques jours près du Lyonnais, mais je n'y ai jamais revu mon ami... Depuis, il y a un Pinocchio orphelin sur mon canapé.
Ouch
Bon, j'ai vraiment beaucoup aimé. Les commentaire audessus, c'est un peu du pinaillage
Mais c'est le genre d'histoire qui me touche beaucoup...
Merci pour ce texte
-
@ Holden : On a que le point de vu d'Antoine, qui ne sais pas ce qu'il s'est passé, donc on ne peut que faire des suppositions. C'est le but, j'essaie de ne pas être explicatif.
Par contre, à la fin, j'espère faire passer qu'Antoine est revenu pour voir Alex mais qu'il n'a revu que la planche, sans savoir ce qu'est devenu son pote. C'est le risque de ce genre d'amitié.
@ Baptiste : J'aime ton pinaillage ! J'ai tout pris !
Merci à vous deux pour votre lecture et le commentaire... Je sais, je dis ça à tout le monde, mais c'est sincère.