Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: jake07 le 04 Août 2013 à 01:50:14
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" Bip."
Un article, bouteille d'eau, yaourt à la framboise, plat en graisse qui fait maigrir. Des jolies images, des petites couleurs, et puis le code-barre. Essentiellement le code-barre pour tout dire. Lui ne change pas, zèbre momifié, crucifié d'une suite de chiffres dont la redondance m'est devenue familière. Des concepts, marrants parfois. « Les idées de maman », collection printemps-été intemporelle. Suite de petits plats mignons. Petits pois -mignons- et veau. Ou volaille. « Les idées de Maman ». En fait y'avait une majuscule à « Maman », chose que je n'avais pas remarqué au cours des cent-cinquante dernières fois où j'avais dû en bourrer l'étagère pendant qu'on avait pas besoin de moi en caisse. En fait je n'avais pas remarqué le nom de la collection. Dans mon esprit c'était « les machins à l'emballage vert et blanc de marque ». Je les visualise parfaitement, ils sont juste à côté des machins à l'emballage bleu et blanc, ou rose et blanc ça dépend, sans marque. Enfin la marque de l'enseigne quoi. Je m'imagine la Maman. Toutes les Mamans avec une majuscule, choisissant leur petite idée de Maman dans le rayon. « Oh ! Et si l'on mangeait des petites courgettes riz-veau, touche de basilic ? Fort bonne idée. Tu m'étonnes. » Ludique. La Maman a toujours de bonnes idées.
"Bip"
Un autre article, bière sans alcool, baguette de pain, paquet jaune pisseux dont j'ignore le contenu. Des fois les gens me disent qu'il fait bon dans la magasin, que la fraîcheur est agréable comparée à la canicule du dehors. Finalement, c'est plutôt le bon plan d'être ici non ? J'acquiesce en souriant. « Et comment ! ». Je sais qu'ils disent ça gentiment, et c'est à cette gentillesse que je souris et non à la forme qu'elle revêt. A sa forme, je répondrais « Et comment ! L'été m'a l'air si horrible vu d'ici, tous ces gens en tongs, bronzés comme des voitures volées et qui viennent acheter des bières, ça me donne la gerbe. Quand je pense aux malheureux qui se la coulent douce dans une rivière ou en forêt, j'ai de la peine. Il fait si bon ici, et y'a même pas de clim putain ! ». Ouais, la climatisation c'est un peu le mythe du magasin. « La clim tourne à fond chez vous dis donc », me dit parfois un client étonné. Que nenni mon bon monsieur, le magasin n'est pas équipé. « Mais comment se fait-ce ? » s'écarquille-t-il. Et bien, ce sont les frigos qui produisent toute la fraîcheur. Certains ne me croient pas. Beaucoup même, tellement que parfois je me demande si c'est bien là la vérité. Au fond, je m'en bats la nouille, quand j'entends cette phrase je réponds ma phrase et le client enchaîne sur les trois ou quatre phrases possibles à ce stade de l'échange, et les choses en restent là : il prend sa note et disparaît.
"Bips rapides."
La cohue, petit moment de chaos. Les clients se pressent et l'entonnoir de notre ligne de caisse déborde. L'ambiance reste à peu près civilisée, nous ne sommes pas dans un hypermarché. Beaucoup d'habitués ici, beaucoup de petits vieux et petites vieilles également. Parfois je sens que ma vitesse stresse une petite vieille. Je la vois peu sûre dans ses gestes alors qu'elle essaie de suivre le rythme. J'essaie de lui dire que si je suis obligé de maintenir une cadence assez élevée en cas de cohue, elle est parfaitement libre d'aller à son rythme. Avant, je le lui disais à haute voix, à elle ou une autre comme elle, mais j'ai remarqué que ça ne faisait généralement qu'augmenter leur stress. Des fois, si je trouve la personne touchante, marrante ou sympa à ce moment là, je fais semblant d'aller moins vite pour qu'elle croit qu'elle est plus rapide que le caissier. Et toc ! La vieille en a encore dans le moteur. Des fois c'est pas possible tellement la personne est lente : ce serait comme faire croire à un éclopé qu'il court plus vite que vous. Je me contente d'attendre une fois tout le caddie scanné. L'attente est un des moments que j'aime le moins, j'ai l'impression que ma position de caissier qui ne scanne pas est comme une injonction pour le client : « Bouge toi le cul ! ». Je tripote mon écran tactile pour faire comme si je faisais des trucs de caissier. Je sais même pas quoi, et c'est en l'écrivant que je me dis que certains ont dû se dire que je déraillais à le tripoter ainsi sans raison, ou se sont échinés à vouloir comprendre. Sinon j'écrit des trucs sur un papier, ça paraît plus plausible vu de l'extérieur mais je le fais peu. Je voudrais pas que mon chef pense que je me fais ouvertement chier. Je me fais chier, mais tout à fait intérieurement, conformément à mon contrat.
Le pire reste la situation la plus courante, je regarde dans le vide, parfaitement conscient que j'ai typiquement l'air du caissier blasé et pas très affûté nerveusement mais incapable d'adopter une autre posture. Tourner la tête vers la file ? C'est comme dire « Elle fait chier cette lente ». J'aime bien taper des rythmes avec mes doigts, mais j'ai compris quand d'autres me l'ont fait que cela donne la très forte impression de faire chier également. Après plusieurs heures de travail je me fiche un peu plus d'avoir l'air blasé et pas très affûté nerveusement de toute façon. Il m'arrive d'avoir des absences pendant les plus grosses journées. Des fois je reprends mes esprits en saluant mon prochain client, et je n'ai plus la moindre souvenir du précédent. Etait-ce une fille ? Un homme ? Âgés ? Plusieurs ? Mon dieu, les ai-je bien encaissé au moins ? Si ça se trouve je leur ait rendu leur chèque avec un sourire niais en leur souhaitant une bonne journée. Les premières fois furent déroutantes, les autres presque amusantes.
" Bip.. bip... BIIIIIIIP."
« Article inconnu ». Un fantôme. Zut. Dans ces cas-là, j'appelle à l'aide au talkie. On me réponds, je lis le code-barre, j'attends jusqu'à la résurrection du fantôme. Souvent, je ne prends pas la peine d'appeler, je tapote au pif sur l'écran et passe rapidement à un autre article. « Pour toutes les fois où tu surpayes un yaourt », je me dis. Mais surtout parce que j'ai la flemme d'appeler, c'est vrai. Ma grande peur est qu'un client trop intègre revienne avec sa note et son article, en toute bonne foi, pour le payer. Cela semble peu probable, mais je me n'ai pas oublié cette anecdote que nous avait raconté ma prof de philo, un jour, comme quoi elle avait une fois oublié par mégarde un citron dans son caddie et était revenue le payer. On en avait bien rit.
Des fois je me demande combien de temps je tiendrais si un jour je décidais de faire une journée économies. Scanner un article sur trois, voire moins. Combien de temps avant que quelqu'un, derrière cette caméra, ne s'en rende compte et ne vienne me foutre dehors ? Elles voient jusqu'à ta rétine ces caméras, m'a-t-on dit un jour. Serait-ce un client qui les alerterait ? Il est arrivé un jour qu'un client se plaigne à la direction du fait qu'un caissier (étant le seul, j'ai compris pendant la réunion que sa plainte m'était adressée) avait vendu de la bière à deux jeunes sans leur demander leur carte d'identité, et qu'ils avaient l'air mineurs.
On part souvent dans des rêveries vaporeuses en caisse. Mes premières semaines, alors que j'évaluais très mal le fonctionnement du système de code-barres, je me prenais à rêver de pirater le serveur central les gérant, le pensant national, très naïvement. J'imaginais le chaos, des milliers d'articles fantômes partout, en même temps, la consommation assommée soudainement à grande échelle. L'idée me paraissait si belle, je l'avais baptisée « La Révolution par les code-barres » avant de comprendre tardivement que leur fonctionnement était interne. Ce qui était tout à fait logique, j'ai été étonné de ne pas m'en être rendu compte plus tôt.
Silence..
Pas d'articles en main, pas de clients, pas d'écran. Journée de formation. Quatre mois que je suis là, et on m'envoie en formation ? Je me demande si je fais mal mon travail, je pense à tous les articles offerts ici et là, et à quelques autres choses. En même temps, je suis plutôt content une fois le jour arrivé. Au lieu d'aller m'asseoir à ma caisse, je monte dans les bureaux en sachant que je ne vais rien faire de productif. J'arrive avec les autres, et il y a du jus d'orange. Le formateur se présente brièvement. C'est suffisant pour que je comprenne sa nature de spécimen rare, étrange et presque passionnant à simplement observer. Très propre sur lui, cheveux courts et impeccables, je lui donne dans les trente-cinq ans. Costume sobre, lunettes sobres, il est relativement élégant, même si élégant n'est pas vraiment le terme. Il est propre quoi. Samuel. Je comprends vite qu'il est hautement qualifié pour la formation qui nous sera dispensée, ce type transpire d'un amour de son entreprise impressionnant. Un bel amour, respectant bien la chaîne du froid et la productivité. Le dynamisme.
Je passe ma journée à l'observer, lui et son discours, et je me demande ce qui nous sépare lui et moi. Ou plutôt, où nous sommes nous séparés ? A-t-il encore des rêves ? En a-t-il jamais eu ? Il nous parle de la carte bancaire de l'enseigne et conclut en sortant la sienne pour qu'elle tourne dans l'assemblée. Pour qu'on la regarde. Comme si nous n'en voyions pas des dizaines par jour. Comme si la regarder comme un dessin débile qu'un professeur ferait tourner à sa classe changerait quoique ce soit à notre connaissance de son truc. Il nous fait part de ses convictions, dont l'esprit d'entreprise n'est pas la moins vive. Ainsi j'apprends que ne pas posséder la carte de fidélité du magasin est pour lui signe de manque de motivation et qu'il ne proposerait, si cela ne tenait qu'à lui, aucun CDI à quiconque se trouvant dans ce cas. Il dit ça poliment, je ne sens aucune menace dans sa voix, aucun chantage si ce n'est l'implicite et invisible chantage de la survie, dont il ne doit avoir qu'une vision périphérique. Il dit ça simplement parce qu'il le pense, j'imagine que son cerveau à la forme de notre logo et que ses draps sont à son effigie. Son sourire est impeccable et dénué de toute chaleur, sans pour autant paraître insincère. C'est un homme très étrange et je m'amuse un moment à l'imaginer enfant, sans y parvenir. L'imaginer vide de toute cette espèce d'auto-propagande m'est impossible. Je me dis que je suis face à quelqu'un qui s'est lavé le cerveau.
Au repas, il insiste pour que nous allions tous manger ensemble à la cafétéria, ce dont personne n'a envie mais que personne ne décline. Ainsi nous nous y rendons, obéissants. « Partageons un bon repas, sans chichi, notre pause est méritée », voilà ce que dit le formateur par son attitude, il est en mode relations publiques (enfin internes, en l'occurence) très clairement. Ainsi il nous posera à tous les deux ou trois mêmes questions, ce qu'on aime dans l'entreprise, ce qui nous a surpris, ce qu'on aime moins.
Quand je comprends qu'il va réellement poser ce genre de questions à tout le monde sur le ton de la conversation naturelle, j'attends mon tour en réfléchissant à ma réponse. Je veux lui dire quelque chose de sincère, sans que ça soit ouvertement provoquant. Je ne veux pas répondre ce qu'il attend, ou faire semblant. Je suis curieux. Je fini par lui bredouiller, quand il me demande ce qui m'avait le plus surpris en commençant ce métier, que je pensais initialement que les grandes surfaces manipulaient les gens, mais que je m'étais rendu compte que beaucoup de personnes semblaient apprécier de se faire manipuler et n'en changeaient pas pour autant de magasin. Il me regarde avec son sourire sous-vide et me dit « Ah oui, oui ». Je me dis que j'aurais pu faire mieux, mieux tourner ma phrase. J'ai simplement eu l'air bizarre.
A la fin de la journée, je suis rentré en ayant appris que les grands magasins se sont développés parce que le frigo s'est démocratisé et que les chinois faisaient plus d'heures que nous et dormaient sur place dans des dortoirs. Il avait l'air envieux en racontant ce fait là.
Le lendemain, je retournais à ma routine.
Bip, bip, bip.
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Salut, quelques fautes :
. Fort bonne idée. Tu m'étonnes. > 3 espaces.
. Beaucoup d'habitués ici, beaucoup de petits vieux et (de ?) petites vieilles également.
. Avant, je le lui disais à haute voix, à elle ou (à ?) une autre comme elle,
. « Bouge-toi le cul ! »
. Sinon j'écris des trucs sur un papier,
. J'aime bien taper des rythmes avec mes doigts, mais j'ai compris quand d'autres me l'ont fait que cela donne la très forte impression de (se ?) faire chier également. (J'aime bien aussi...)
. Si ça se trouve je leur ait (sans t) rendu leur chèque avec un sourire niais en leur souhaitant une bonne journée. (Lol :lecon:)
. On me réponds (sans s), je lis le code-barre, j'attends jusqu'à la résurrection du fantôme.
. Ou plutôt, où nous sommes-nous séparés ?
. changerait quoi (espace) que ce soit à notre connaissance de son truc
. Je finis par lui bredouiller,
. Il avait l'air envieux en racontant ce fait-là
Un texte intéressant et bien écrit, merci pour la lecture. :)
++
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Zèbre momifié : J'adore !!
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Ton texte sonne super authentique, on a l'impression de le vivre, et qu'il a été réellement vécu (c'est le cas ?).
J'aime beaucoup !
(Par contre le titre est super analogue à celui des "Tribulations d'une caissière", j'y ai pensé direct, et je trouve ça dommage parce que j'ai trouvé ce roman (si on peut appeler ça un roman) très décevant, et il me semble de bien moindre qualité que ton texte. :))
[EDIT] Ceci dit la métaphore de l'encéphalogramme est géniale.
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Merci pour vos réponses, et content que ça vous ai plu ;D, je vais tâcher de corriger les fautes relevées, et quelques autres que j'ai aperçu en relisant.
Sinon oui c'est du vécu pour le coup, je suis caissier, y'a là un mélange de ce que j'ai ressenti dans deux enseignes différentes, mais c'est pas chronologique. Je suis tombé sur quelques extraits des tribulations d'une caissière, je trouvais le sujet intéressant mais j'ai été très déçu du style et de ce qui était raconté, on pourrait en dire tellement plus. Pour le titre c'est vrai que ça y fait penser, je savais pas quoi mettre un fois le texte terminé, et mes idées toutes plus pourries les unes que les autres ("vive la caisse", "Vous avez la carte du magasin ?") m'ont gavé et je me suis arrêté sur le premier titre potable qui passait :mrgreen:
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C'est une tuerie ton texte Jake !
J'adore le ton détaché.
Je me suis carrèment retrouvé en tant que client à essayer de faire la course avec le caissier ou, au contraire, à y aller à la cool pour bien lui montrer qu'il ne m'imposerait pas son rythme.
Franchement, ton texte est subtile, intelligent et drôle (putain, non, je cherche pas à te draguer !) et j'aimerais que ça continu, que ce soit le début d'une histoire, qu'on suive encore ce personnage !
Y juste un truc qui m'a chiffonné, c'est le "insincère", tu y tiens peut être, mais à la lecture j'ai eu l'impression que tu t'étais pas foulé.
Sinon... bravo et merci.
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Wow! J'ai aussi bien aimé!
Le style était hyper fluide et on avait vraiment l'impression de suivre les pensées du personnage. Surtout lorsqu'il s'attachait à des détails sans importances, ça ajoutait beaucoup à cette impression. Cette phrase, que j'ai bien aimé, en est un bon exemple: J'arrive avec les autres, et il y a du jus d'orange
J'ai aimé aussi que tu ne tombe dans la grosse dépression et le sarcasme. Ton personnage était nuancé et ça le rendait encore plus intéressant et attachant!
Et le passage où il raconte les trucs inutiles qu'il fait "pour pas que les autres pense que...", c'était très bien réalisé, hyper réaliste, drôle et, une fois de plus, ça rendait le personnage très attachant.
Cependant, même à la fin de la lecture, j'avais de la difficulté à cerner le ressenti que le personnage avait envers son travail et le magasin. Est-ce mitigé? Parce que c'est mon constat final.
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je me prenais à rêver de pirater le serveur central les gérant, le pensant national, très naïvement
la phrase est brouillonne, je ne l'ai pas comprise.
sans pour autant paraître insincère
hypocrite ?
Héhé, assez excellent, je le ferais lire à ma meilleure amie (elle a été caissière 8 mois). Quelques idées bien trouvées, comme le cerveau en forme de logo. Ça se lit très bien malgré le ton volontairement monocorde, et pas ennuyeux du tout !
Merci pour ce partage =)
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Wow merci ça fait plaisir que vous ayez aimé :)
Pour le insincère, c'est vrai que j'ai un peu buté dessus et l'ai laissé pour continuer sans trop m'arrêter. Le "hypocrite" me va effectivement bien mieux, mais il m'est pas du tout venu à l'esprit sur le moment. Je continuerais peut-être mais je n'ai pas tellement envie de créer une intrigue dans ce contexte là et suivre les pensées, mieux vaut pas trop en tartiner je pense.
Pour la relation au travail, je dirais un mélange d'ennui et de.. "envie de bien faire", enfin, personne ne te met un flingue sur la tempe pour signer ton contrat. Partant de là faut essayer de respecter ce contrat et également de pas faire payer aux clients et collègues le fait que tu n'aimes pas ce job. Mais quand on se fait trop chier, on se fait trop chier.
C'est vrai qu'il y en a pas mal des clients qui vont à leur rythme au final, perso ça me gêne pas ^^. Ce qui me fout les boules c'est la personne qui va presser la petite mamie en poussant son caddie et en insistant bien, qui est genre bien pressée et qui une fois au tapis est plus lente que jamais. :-¬?
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Hello!
Bon, c'est mon tout premier commentaire en dehors de la section présentation, paf, ça tombe sur toi, désolé!
J'ai bien aimé ton texte, ça se lit vite, c'est assez réaliste, ça m'a fait penser dans une certaine mesure a ma propre expérience en intérim, donc c'est assez facile de m'y retrouver dans le ressenti du caissier. L'idée de l'encéphalogramme et de jouer sur le bip de la caisse marche vraiment bien.
Le formateur aussi ça me plait, j'arrive pas a l'apprécier et pas non plus à le détester, en définitive j'ai plus envie de le plaindre, le formateur formaté par sa boite, un cauchemar, ça me parle!
Après oui, insincère c'est le seul point qui m'ait vraiment fait tiquer, comme tout le monde, je vote pour le remplacer par un hypocrite ;)
Bon, c'est pas ultra constructif, très (trop?) subjectif, mais je débarque, je fais ce que je peux!
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Pour le titre c'est vrai que ça y fait penser, je savais pas quoi mettre un fois le texte terminé, et mes idées toutes plus pourries les unes que les autres ("vive la caisse", "Vous avez la carte du magasin ?") m'ont gavé et je me suis arrêté sur le premier titre potable qui passait :mrgreen:
Hey j'adore le "Vous avez la carte du magasin ?" comme titre ! :)
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J'aime beaucoup le "stream of consciousness" guidé par le rythme des bips. Et le coup du piratage des serveurs, c'était excellent, exactement le genre de trip que je me ferais dans ces cas-là.
Personnellement "insincère" ne m'a pas spécialement choqué.
Enfin bref, très bon texte, avec plein de bonnes idées.
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Un petit nouveau, qui se permet de donner aussi son avis!
J'ai trouvé ce texte bien écrit, l'idée des Bip pour rythmer le récit assez bonne. Peut-être quelques répétitions à gommer (des fois, par exemple), mais rien de méchant. Je n'ai pas grand chose d'autre à dire au niveau de la forme, au risque de doubler les commentaires précédents.
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Un bel amour, respectant bien la chaîne du froid et la productivité. Le dynamisme.
J'aurai inclus "Le dynamisme" dans la phrase précédente.
Je me fais chier, mais tout à fait intérieurement, conformément à mon contrat.
J'adore cette phrase.
Globalement, je suis comme les autres, j'ai vraiment apprécié ce texte.
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allez un ptit dernier !
qu'on avait pas besoin de moi en caisse.
on n'avait ?
bronzés comme des voitures volées
je comprend pas
L'attente est un des moments que j'aime le moins, j'ai l'impression que ma position de caissier qui ne scanne pas est comme une injonction pour le client : « Bouge toi le cul ! ».
ah ouais ça me fait ça des fois :'
Sinon j'écrit des trucs sur un papier
écris
Je voudrais pas que mon chef pense que je me fais ouvertement chier. Je me fais chier, mais tout à fait intérieurement, conformément à mon contrat.
:D j'aime bien, c'est assez incisif
On en avait bien rit.
ri
« La Révolution par les code-barres »
:D
j'imagine que son cerveau à la forme de notre logo et que ses draps sont à son effigie.
a
hop là !
ah lala ! les formations ! j'y ai eu droit dans ma branche et c'était vraiment du même acabit que ta description !
en fait voilà, ce texte il est super réaliste. t'as même pas besoin d'en rajouter ou de te lancer dans des critiques verbalisée, juste la description neutre que tu nous livre fonctionne et pousse à la réflexion.
c'est très bien joué !
côté écriture, c'est fluide, il y a des images très sympas et bien trouvées.
et puisque je viens de lire différents textes de toi, je salue la diversité de tes genres et thèmes :)
au plaisir Jake07 !
Milla
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Bonjour !
Je crois que tout a été dit, mais j'aimerais faire un passage rapide, juste pour dire que j'ai adoré, autant dans le style que dans ce que tu racontais. J'avoue que quand je passais à la caisse, je me suis toujours demandée ce que pensait le caissier ou la caissière en face de moi ^^
Enfin en tous cas bravo (j'ai adoré toutes tes expressions super-biscornues :mrgreen:), et merci !
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Merci pour ces commentaires qui m'ont fait d'autant plus plaisir que je les ait découverts par surprise pendant ma pause, et c'était une bonne journée de merde ça m'a remotivé pour la terminer dignement ^^
@millanox : ah ouais ça y ressemblait ? putain je pensais être tombé sur un spécimen rare, mais si y'en plusieurs de sa stature dans la nature j'ai peur pour les rêves que je risque de faire cette nuit .
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" Bip."
Un article, bouteille d'eau, yaourt à la framboise, plat en graisse qui fait maigrir.
Pas compris le plat en graisse, tu veux dire plat faible en graisse non? [/quote]
Des fois les gens me disent qu'il fait bon dans la magasin
Dans LE magasin, concentre toi jeune caissier xD
« Et comment ! L'été m'a l'air si horrible vu d'ici, tous ces gens en tongs, bronzés comme des voitures volées
Généralement, on dit maquillé comme une voiture volée. C'est peut être voulut cela dit, mais bronzé comme une voiture volé je vois pas trop le rapport.
Après plusieurs heures de travail je me fiche un peu plus d'avoir l'air blasé et pas très affûté nerveusement de toute façon.
Un détail mais ça sonne bizarre d'après moi, je verrais plus : De toute façon, après plusieurs heures de travail, je me fiche un peu d'avoir l'air blasé et pas très affûté nerveusement. [/quote]
Mes premières semaines, alors que j'évaluais très mal le fonctionnement du système de code-barres, je me prenais à rêver de pirater le serveur central les gérant, le pensant national, très naïvement.
Des gérants
Pas grand chose à dire, c'est fluide, très pertinent, drôle, un peu cynique parfois. Les pensées de ce personnage, observateur impuissant de sa propre condition, sont croustillantes et acidulés et je me suis pas mal régalé. Il m'a peut-être manqué une chute un peu plus percutante, mais le côté "elle revient à la routine, rien ne change, éternel recommencement" est bien aussi (je chipote un peu...). Je me disais qu'elle pourrait aussi se faire virer à cause de sa petite remarque au déjeuné du Mr propre Samuel par exemple, après ça c'est un choix qui t'es propre selon le message que tu veux faire passer.
Bref, du très bon à part ça, une bonne idée aussi d'entrecoupé les paragraphes de " bip bip", ça rajoute au réalisme. Bonne continuation
Vink's, humble profane.
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Salut Jake07,
J'ai bien aimé ton texte, dynamique, drôle et cruel en même temps.
Pas mal de diversité, de variations abordées dans les différents paragraphes.
J'ai adoré le passage avec le formateur. Je suis formateur ! (mais externe aux entreprises, je fais la propagande que je veux !)
Intéressant la critique vue de l'intérieur et d'un "agent d'accueil" ou "technicien d'encaissement" ou "expert code-barres", et c'est bien construit.
Coquilles :
Un autre article, bière sans alcool, baguette de pain, paquet jaune pisseux dont j'ignore le contenu. Des fois les gens me disent qu'il fait bon dans la magasin,
le magasin
Sinon j'écrit des trucs sur un papier,
j'écris
j'imagine que son cerveau à la forme de notre logo
a la forme
Et sinon, magasin ouvert le dimanche ?
Rémi
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ouais, y a une expression :
maquillée comme une voiture volée...
Tu t'es emmêlé les pains sots.
Pour le reste je plussoie, quelques fautes, des à-peu-près et maladresses comme noutous, bref, la vie.
Mais non seulement on s'y sent, maizenplus c'est drôle.
What else ?
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J'étais à la recherche d'un coup de coeur du forum, et sur le fil dédié à ce sujet un invité conseille un texte d'une personne ayant supprimé son compte, ce qui est un peu triste mais ma foi. Ai bien aimé !
"L'attente est un des moments que j'aime le moins, j'ai l'impression que ma position de caissier qui ne scanne pas est comme une injonction pour le client : « Bouge toi le cul ! »" -> tellement qu'à chaque fois je m'excuse de faire attendre le caissier quand je range mes trucs et que, vraiment, j'essaie d'aller le plus vite possible.
J'espère que tu reviendras un jour parmi nous, sait-on jamais ^^
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Je viens juste de découvrir ton texte et j’adore. Ça respire le cynisme, l’humour désillusionné et caustique. Et puis le « stream of consciousness » comme quelqu’un l’a dit plus haut, marche très bien.