Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Gros Lo le 23 Mars 2008 à 21:50:55
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Je sais pas pourquoi, peut-être parce que ça me prend moins de temps (enfin, quand j'suis inspiré), j'arrive plus à écrire des poèmes en ce moment... celui-là, c'est grâce à Nightwish...
Mais j'préfère la fin au début, en fait, c'est une piteuse imitation de la forme des Djinns de Hugo. Mais j'vous la poste quand même.
L'oriflamme de l'Histoire
(titre décidé en trois coups d'cuillère à pot... [comment ça s'écrit, cette expression ?! elle veut dire quoi, d'ailleurs ?])
Là-bas
En bas
Dans la plaine
On entend
Dans le vent qui
Siffle sa peine
Le lourd
Velours
Qui claque.
Mouvement
De pendule ;
Cavaliers
Filant
Au vent.
Un souffle antique les jette
Dans des rets insoupçonnés.
Dans le ballet
Léger
Des rênes
L'Eden
S'éloigne.
Les sabots
Le flot d'air
L'oriflamme
Leur chantent des lais enfiévrés.
Les écus dansent
Le fer désire
Le fer.
Là-bas,
En bas.
Un rayon, la lumière change.
Ils sont passés.
Les velours et les lys
Les glaives et les gonfalons
Redescendent la colline
De l'horizon.
La terre a absorbé
Leur ombre.
La mémoire
Retiendra-t-elle
Cet écho ?
Déjà les cris
Déjà la bataille
Au loin frappe l'Histoire.
Ni mémoire ni souvenir
Pour cette chevauchée furtive.
Qu'il en soit ainsi.
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Les vers très courts et rythmés m'ont beaucoup rappellée les Djinns de ce vieux Vicky... Me tromperai-je en affirmant que tu es encore en plein délire hugolien? Hum, je viens de relire ton introduction... ça m'apprendra à ne pas lire les chapeaux... :-°
Les images que tu as choisies ne sont pas mal - j'ai en particulier aimé " La terre a absorbé / Leur ombre." - et le thème général me plaît beaucoup. Bon, ça n'a rien de bien original, mais je doute que cela ait été ton but.
Simple question :
Dans le ballet
Léger
Des longes
Ils longent
Le fleuve.
Que viennent faire les longes là-dedans?
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Simple question :
Dans le ballet
Léger
Des longes
Ils longent
Le fleuve.
Que viennent faire les longes là-dedans?
Ben, je n'ai jamais fait d'équitation, donc je me suis sûrement gouré de terme. Je voulais décrire le mouvement des rênes, mais comme "ils rennent le fleuve" ne veut rien dire... :noange: C'est quoi une longe ?
Merci d'avoir commenté (et d'avoir aimé) :)
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Je croyais pourtant te l'avoir déjà dit...
La longe c'est l'espèce de cordon par lequel tu mènes un cheval auquel tu as passé un licol, c'est-à-dire un filet sans mors. "Longer" un cheval, c'est donc le faire travailler ou le promener alors qu'on est soit-même à pied.
Et voilà, maintenant tu peux presque passer ton Galop 1!
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Hé hé hé non ce n'est pas tout ! tu as le devoir de me proposer autre chose :P
Non sérieux, c'est pas l'tout de démolir mon vers, qu'est-ce que j'mets moi ? "le léger ballet des éponges ?" ><
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c'est sûrement profondément ridicule mais euh... songes?
je vois pas d'autre truc en "onge"
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Oui, mais je vais refaire le strophe ; "léger ballet" était tout pile pour... "rênes".
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J'aime beaucoup ^^ personnellement, ça m'a plutôt évoqué une chanson de Noir Désir, peut être parce que j'en ai une dans la tête en ce moment, "septembre en attendant", mais calquer tes mots sur cet air rend un sacré effet ^^ (enfin, probablement pas l'ambiance à laquelle tu pensais en l'écrivant, si tu écoutais Nightwish^^)
Les sabots
Le flot d'air
L'oriflamme
Leur chantent des lais enfiévrés.
Les écus dansent
Le fer désire
Le fer.
*_*
Sinon, j'avoue que je trouve pas de terme pour remplacer "longes", mais c'est vrai que ça casse un peu de les imaginer à pieds à côté d'un canal x) (pas taper ><). Comment tu comptes introduire rênes? ^^
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Je vais vous la remplacer ce week-end :P Pas encore d'idées, c'est bête, je tenais à ce mouvement des rênes... j'pense que je vais finir la strophe pour que ça rime avec "rênes", et en mettre une autre ou j'récupérerai "ils longent le fleuve"
J'ai jamais écouté Noir Désir :-[
Content que cette strophe te plaise :)
Et merci d'avoir lu !
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Et moi qui allait te dire qu'à la rigueur, ils pouvaient avoir nouer des longes sur le filet (on fait courament cela en randonnée, pour pouvoir attaché le cheval sans abimer les rênes).
Mais je préfère cette nouvelle version ^^
En plus la rime en -en donne un véritable effet... de distance, ou je ne sais quoi.
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Hop ! :mrgreen:
Cela fait un moment que je regarde ce poème, mais je ne sais toujours pas quoi dire, comment argumenter ma pensée...
En fait, même si je n'ai pas bien tout compris, j'aime beaucoup le style qui est utilisé.
Je trouve que c'est top, et que le texte est beau ! ^^
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Uhu voilà de vieux os qui sont déterrés :-¬?
en fait c'était vraiment un exercice de style après la lecture des Djinns, mais je l'aime bien oui ^^ enfin la fin est un peu pourrie mais bon.
Merci d'être passé !
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Avec toute la précision habituelle de mes commentaires de poèmes, je dirais : j'aime bien :)
Le rythme est prenant, on ressent bien l'ambiance, je trouve que le début en particulier coule très bien :) Le tout dernier vers a moins d'impact que ce à quoi de m'attendais, mais j'aime bien ce texte :) !
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Là-bas
En bas
Dans la plaine
On entend
Dans le vent qui
Siffle sa peine
Le lourd
Velours
Qui claque.
J’aime assez les images mais les passages à la ligne me pausent un problème de respiration…
« dans le vent qui siffle sa peine » c’est une seule unité… pourquoi passer à la ligne après le qui ? si tu veux faire cours, il faut sabrer encore… les « dans » et les phrases construites peuvent ne plus l’être…
Je propose une condensation du texte, non pour le réécrire, c’est ton texte, mais juste pour illustrer ce que je dis…
« là-bas
En bas
Dans la plaine
Le vent siffle et peine
Lourd velours qui claque »
Ou si tu veux garder des vers plus courts :
« là-bas
En bas
Dans la plaine
Le vent siffle
Peine
Lourd velours
Qui claque »
Mouvement
De pendule ;
Cavaliers
Filant
Au vent.
J’aime les images qui se dégagent de cette partie-ci… même si le passage à la ligne entre premier et second vers me semble, là encore, étrange… mais moins qu’au dessus
Un souffle antique les jette
Dans des rets insoupçonnés
.
Rupture ! des vers plus long, qui se tiennent mieux, disons qui forment des phrases plus construites…
Dans le ballet
Léger
Des rênes
L'Eden
S'éloigne.
Image étonnante, j’aime assez.
Les sabots
Le flot d'air
L'oriflamme
Leur chantent des lais enfiévrés.
Les écus dansent
Le fer désire
Le fer.
Ici j’aime moins on s’éloigne, on sent le lyrisme qui pointe son nez ! un vers trop long, je trouve que ça déséquilibre un peu…
Là-bas,
En bas.
Un rayon, la lumière change.
J’aime cette douceur-ci (liée aux éléments naturels, à la lumière), après l’idée de la guerre et des fers de lance qui se croisent. Le rayon me laisse par contre plus de marbre…
Ils sont passés.
Les velours et les lys
Les glaives et les gonfalons
Redescendent la colline
De l'horizon.
La terre a absorbé
Leur ombre.
La mémoire
Retiendra-t-elle
Cet écho ?
Déjà les cris
Déjà la bataille
Au loin frappe l'Histoire.
Ni mémoire ni souvenir
Pour cette chevauchée furtive.
Qu'il en soit ainsi.
Ici on est dans un autre type de poème – amorcé au milieu. Il y a toujours d’étranges passages à la ligne en milieu de phrase. En fait, je ne préfère pas la fin, pour moi ce sont deux poèmes qui ne se marient pas bien ensemble…
Au début on est dans l’allusif, le ressenti… ici on est dans une histoire racontée… comme si tu ne pouvais pas rester au stade du non-explicatif…
Personnellement, je préfère les poèmes déstructurés, sans histoire, juste des ressentis… j’aime aussi la seconde partie, mais séparer de la première…
Et globalement : tu parles vraiment de guerre ? parce que niveau violence… la construction et le choix du vocabulaire collent vraiment pas… on est dans un univers plutôt doux… un passé lointain oublié… certes, mais… on voudrait sentir les fantômes crisser !
La fin est jolie (et pas pourrie !), elle manque juste d'impact...