Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: holden5 le 28 Juillet 2013 à 18:18:25

Titre: Memento mori
Posté par: holden5 le 28 Juillet 2013 à 18:18:25
Une nuit, je fus brusquement tiré de mon sommeil par d’étranges coups de sonnettes. Celui qui osait me réveiller ainsi à trois heures du matin appuyait brièvement à deux reprises, attendait une dizaine de secondes, puis reprenait ce petit manège avec une effrayante régularité.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Je crus d’abord à une mauvaise blague : oui, ce devait être un nouveau coup des étudiants en médecine du quatrième étage. Ceux qui avaient décidé, depuis leur arrivée en septembre, d'introduire un peu de fantaisie et de désordre dans notre résidence où la Tranquillité était le dogme le plus sacré. Mais à la réflexion, ça ne collait pas vraiment : étudier la médecine conduit certes à la perte rapide d’un nombre considérable de facultés mentales, mais ça ne vous rend pas assez stupide pour appuyer sur une sonnette jusqu’à ce que le propriétaire vous prenne le doigt sur le bouton-poussoir.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Etait-ce alors les Baudrillard, mes tyranniques voisins du dessus, ces octogénaires aux organes sensoriels sur-développés, qui n’hésitaient jamais à interrompre une soirée trop bavarde ou à me signaler la moindre anomalie matérielle dans l’immeuble ?  C’était déjà plus probable : madame Baudrillard, cet affable poison du quotidien, dont le sourire avait toujours des allures de grimace écoeurée, était bien du genre à envoyer son toutou de mari me communiquer un reproche aux heures les plus farfelues de la nuit. Le père Baudrillard, égayé par quelques verres nocturnes, venait-il me demander de baisser le volume de mes ronflements ?
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Je me tirai péniblement du lit, ma tête chavirant encore sous l'effet de ce réveil brutal, et me dirigeai vers le couloir de l’entrée. Alors que je posais une main sur la poignée et que résonnait pour la vingtième fois peut-être le double coup de sonnette, un doute me vint : suite à l’irruption de représentants de commerce particulièrement agressifs, quelques semaines plus tôt, il avait été convenu entre les résidents de l’immeuble que trois coups de sonnettes successifs et prolongés seraient le signal d’une intention pacifique. Les Baudrillard avaient-ils pu oublier le code secret ? Ce n’était pas complètement impossible : leur mémoire leur jouait souvent des tours, et ils se souvenaient mieux d’un vide-ordure bouché dix ans plus tôt que de nos conversations de la veille. En revanche, ils ne plaisantaient pas avec la sécurité : à les entendre, le monde extérieur à la résidence s’apparentait à un film d’épouvante à la George Romero. Jamais ils n’auraient oublié un code aussi vital.
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Si ce n’était les Baudrillard, alors qui ? L’hypothèse la moins rassurante était celle du retour des représentants de commerce. Chassés à la force du poignet par une coalition de résidents, peut-être revenaient-ils exercer une vengeance sanglante sur les lieux de leur opprobre — à trois heures du matin, quand votre cerveau vous fait l’effet d’une espèce de gelée de coing, les hypothèses les plus alambiquées vous viennent à l’esprit.
    Je regrettai à ce moment de ne pas avoir fait installer un œil-de-boeuf, à l’instar de la totalité de mes voisins d’âge vénérable. Jusqu’alors, le judas n’était pour moi qu’une sorte de gadget pour faire rire les enfants et rassurer les petits vieux : pas un truc pour les grands garçons comme moi.
    Sans ce précieux dispositif, il ne me restait plus qu’à mener un prévisible interrogatoire à travers la porte.
— Qui est là ? osai-je enfin, d’une voix passablement enrouée.
    Pour toute réponse, deux nouveaux coups de sonnette.
   Je commençai à me demander alors s’il y avait bien quelqu’un dans le couloir. Après tout, il pouvait s’agir d’un simple problème électrique, qu’un technicien aurait été capable de résoudre en deux petits coups de tournevis. Je n’avais jamais entendu parler d’une sonnette qui se déclenchait toute seule au beau milieu de la nuit, mais après tout je n’étais pas électricien, et le monde est plein de merveilles de ce genre.
    Fort de cette explication, je tendis l’oreille, attentif au plus petit signe de vie de l’autre côté de la porte.
    Rien. Ou pour mieux dire, la cadence des coups de sonnette était si rapide que l'écho de la deuxième sonnerie emplissait les brefs temps morts, m'empêchant de discerner le moindre bruit de respiration ou raclement de gorge.
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    En proie à une grande perplexité, je décidai de retourner me coucher, non sans avoir refermé le verrou le plus discrètement possible. Une fois sous les draps, je tentai vainement de retrouver le sommeil en rabattant mon polochon sur mes oreilles.
    Ce n’est que vers quatre heures du matin que le silence retomba pour de bon. Cette interruption me causa plus d’angoisse que de soulagement : elle signifiait que l’étrange phénomène ne relevait pas d’un dysfonctionnement électrique, mais qu’ « on » s’était lassé de sonner à la porte, et qu’ « on » reviendrait peut-être.
    Je parvins non sans mal à me rendormir, essayant d’imaginer les explications les plus rationnelles à  un phénomène aussi déroutant.
    Le matin venu, l’inquiétude s’était complètement dissipée et l’événement de la nuit me fit l’effet d’un rêve étrange. Une inspection attentive de ma sonnette, petit bouton poussoir en aluminium à l'élégance toute soviétique, ne me révéla aucune anomalie, rien qui pût expliquer le déclenchement d'un concert nocturne. Et comme aucun résident ne se manifesta à moi au cours de la journée, je conclus dans un coin de ma tête que j'avais dû être victime des facéties involontaires d'un voisin somnambule. Si les choses en étaient restées là, j'aurais pu complètement oublier l'incident en dépit de son extrême bizarrerie.



     Mais la nuit suivante, à trois heures précises, mon sommeil fut interrompu par la même rengaine cauchemardesque, par ce même bolero électrique en La mineure déglingué. Mon réveil fut si brutal, la surprise si grande que mon coeur s'emballa un bon moment dans sa cage.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
      Comme la veille, je me trouvai bientôt planté dans le couloir, fixant bêtement la porte dans la pénombre, persuadé que seul un   détraqué mental pouvait se trouver de l'autre côté.
     Après avoir longuement collé l’oreille contre la porte pour essayer de saisir le moindre indice de vie dans le couloir, je proférai une menace hésitante qui n’eut aucun effet, puis regagnai mon lit, décontenancé par cette absence totale de réaction.


Le jour suivant, je menai une enquête plus approfondie que la veille, interrogeant tous les résidents de l'immeuble. Les époux Ducruet au même étage que moi, le veuf dont j'oubliais toujours le nom au rez-de-chaussé, le vieux garçon un peu sauvage du deuxième, les deux jumeaux étudiant la médecine et salissant les couloirs, les époux Baudrillard enfin... A mes questions, tous ouvraient grand la bouche, tournaient des yeux perplexes vers le côté, essayant de se rappeler ce qu'ils pouvaient bien faire d'intéressant à quatre heures du matin, puis secouaient catégoriquement la tête, un peu froissés semble-t-il que j'osasse les suspecter d'une telle infâmie. Quand à mes plus proches amis, je veux dire tous les énergumènes susceptibles de ma connaissance susceptibles de me jouer de mauvais tours, ils se moquèrent gentiment de mes hallucinations nocturnes, me diagnostiquant une pathologie similaire à celle de la pucelle d'Orléans.

     A la nuit tombée, je fus saisis d'une si vive angoisse à l'idée d'être à nouveau harcelé par le mystérieux visiteur que j'allai jusqu'à boire un grand verre de vin pour m'aider à trouver le sommeil. Dieu merci, ce flacon eut un effet relaxant immédiat et, gagné par une sérénité aussi absolue que ma peur avait été aiguë, je m'endormis sur les coups de neuf heures.
    Mais à trois heures, impitoyable, la sonnerie de la porte fit éclater d'un coup le rêve paisible dans lequel j'étais plongé. Le cauchemar recommençait.
    Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
   Je ne pris même pas la peine de me lever cette nuit-là. Je savais que c'était inutile, et qu'à nouveau je ne trouverais pas en moi assez de courage pour ouvrir la porte. A nouveau, je me mis à cogiter, cherchant une explication satisfaisante à cet effrayant rituel, n'en trouvant aucune.
   Il n’y avait qu’une seule chose à faire : appeler dès le matin suivant un serrurier et faire installer un œil-de-bœuf. Si cette stratégie ne suffisait pas à dissuader l’intrus de venir sonner chez moi, elle me permettrait au moins d'apercevoir son visage.
   C'est ainsi que le lendemain, après avoir dit adieu à mes économies et au revoir au serrurier, je pus admirer avec soulagement la petite lentille salvatrice. Et comme si ce genre de système pouvait ne pas fonctionner, je ne pus m’empêcher de coller mon œil contre l'orifice afin de vérifier que le couloir était bien visible de l’intérieur. Distinguant nettement le mur moquetté d'en face, passablement recourbé, je frémis d’excitation à l’idée que, le soir même, je pourrais enfin voir mon visiteur sans être vu.
   

    En dépit de toutes ces préparatifs et de ma certitude que le phénomène se reproduirait à nouveau,  je ne pus réprimer un violent sursaut en entendant les coups de sonnettes retentir dans le silence à trois heures du matin très précises.
    Entre chaque salve de sonnerie, je n’entendais plus que les sifflements de mon sang affluant dans mes tempes.
    Le front ruisselant de sueur, j’approchai de la porte d’entrée sur la pointe des pieds.
    A ce moment précis, la perspective de voir le visiteur n’était plus aussi réjouissante que dans l’après-midi : j’étais à présent terrorisé à l’idée de lever le voile sur ce mystère, de discerner le visage d'un être s'adonnant à un rituel aussi absurde.
    Retenant mon souffle, j’approchai un œil craintif du judas.


   Le couloir était plongé dans une pénombre verdâtre : seul le luminaire « sortie de secours » diluait les ténèbres de sa timide lueur.
    Personne.
     Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Si visiteur il y avait, il ne s’était pas positionné devant la porte en tous cas. Sans doute avait-il décidé de se placer dans un angle mort en apercevant le petite orifice vitré qui ornait à présent mon huis en son centre.
    Alors que je me faisais cette réflexion, je crus déceler une accélération très subtile des coups de sonnette, comme si mon visiteur voulait tourner en dérision le stratagème aussi coûteux qu’inutile que j’avais choisi pour l’apercevoir.
    Non, ce n’était pas qu’une impression : l’accélération se faisait de plus en plus sensible, excluant définitivement l’hypothèse d’une défaillance électrique.
    Je m’entendis alors articuler péniblement un « ça suffit ! », d’une façon assez discrète pour ne pas passer moi-même pour un fou auprès des autres résidents s’il s’avérait que personne ne campait sur mon palier.
    Contre toute attente, mes paroles semblèrent faire effet : l’insupportable rengaine s’interrompit brusquement.
    Reculant d’un pas, je retins mon souffle, pensant que le visiteur allait peut-être choisir ce moment pour s’adresser à moi. 
    L’écho du dernier coup de sonnette remplissait encore le silence quand résonna étrangement, de l’autre côté de la porte, un son si inattendu qu’un frisson me sillonna l’échine : c’était un gloussement discret — le rire enjouée d’une petite fille.
    J'aurais certes pu penser alors « Eh bien, voilà, tout est clair, ce n’était qu’une plaisanterie de gamin, au lit maintenant !  ».  Mais outre qu'un tel scénario me paraissait fort improbable, le rire d’outre-tombe que j’avais distinctement entendu n’était pas du tout celui d’un enfant faisant une mauvaise blague. C'était au contraire le rire le plus doux, le plus angélique que l’on pût imaginer :  ç’aurait pu être celui d’une enfant découvrant ses cadeaux au pied du sapin un matin de Noël. 
    Alors que de puissantes bouffées de chaleur me faisait transpirer à grosses gouttes, les cris stridents de la sonnette retentirent à nouveau à un rythme plus frénétique que jamais. 
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
    Croyant perdre la raison, je me précipitai dans ma chambre, écrasant mes mains sur mes oreilles, poussant des cris incohérents pour étouffer encore un peu plus la ritournelle cauchemardesque. Rien n’y fit : par un phénomène des plus étranges, la sonnerie me parvenait aussi distinctement que si je m’étais trouvé devant la porte.
Dring Dring....Dring Dring...Dring Dring...
   Je ne sais combien de temps je me tordis d’angoisse sur mon lit, écrasant mon visage contre mon oreiller pour étouffer le bruit, pour étouffer ma terreur, mais alors que j’étais sur le point de hurler de toute mes forces pour alerter mes voisins, je fus frappé d’une certitude terrifiante : la seule façon de mettre fin à cet enfer, c'était d'aller ouvrir la porte.
    Quelqu’un voulait me voir, me parler, me tuer peut-être : eh bien qu’il le fasse, plutôt que de venir me torturer ainsi une nuit de plus ! Oui, qu’il le fasse !
    Si l’accès de panique prit fin à ce moment, mon cœur se mit à battre plus lourdement contre ma poitrine.
    Je me vis me remettre sur mes jambes, avancer avec la détermination d'un condamné jusqu’à la porte d’entrée et me saisir du seul objet contondant à ma portée : un petit bol décoratif au fond suffisamment lestée pour assommer un éventuel agresseur.
    Après une dernière hésitation, je tournai le plus discrètement possible la clé dans la serrure puis, prenant une grande inspiration, ouvris brusquement la porte.

*

    Je l’ai reconnue aussitôt.
    Charlotte. Ou plutôt, « La petite Charlotte ».
    Ses grands yeux rieurs, étincelant dans l’obscurité, se levèrent sur moi. Il n’y avait pas l’ombre d’un reproche dans son regard, sur ce minuscule visage qui se fendait d’un sourire timide. Le même sourire que sur la photo publiée dans les journaux — publiée en très gros, j’avais trouvé, comme si on voulait être sûr de bien triturer ma conscience. 
    « Alors tu m’as retrouvé ? » bredouillai-je.
    Le sourire de l’enfant s’effaça presque aussitôt, laissant place à une expression contrariée, interdite.
    Un filet de liquide sombre s’échappa de sa chevelure, ruisselant lentement de son front jusqu’à la pointe de son nez.
    Le liquide se mit à perler goutte à goutte sur les sandales blanches de la gamine, les maculant d’une teinte rougeâtre.
    « Je quittais ma place en marche-arrière, murmurai-je en commençant à sangloter comme un môme. C’était un accident, je te promets. »
   Poc, poc, poc, poc, faisait le sang en tombant sur les chaussures de la gosse.
« Sur le moment, je ne me suis même pas rendu compte. J’ai juste entendu un bruit sourd, tu comprends ? »
     Un petit craquement résonna dans le silence, comme le bruit d’une roche lointaine qui s’effrite : le crâne de l’enfant était en train de s’enfoncer et de se fissurer lentement au niveau du front.
    « Ecoute-moi, je t’en supplie. C’est seulement après, en lisant les journaux, que j’ai su ce qui s’était passé…mais est-ce que je pouvais être sûr que c’était bien moi ? Comment est-ce que j’aurais pu être absolument sûr ? »
   Un chauffeur la percute et prend la fuite.
   L’enfant glissa un pouce dans sa bouche et le téta en levant sur moi de grands yeux éplorés.
« Pardonne-moi ! Pardonne-moi !» m’écriai-je en me jetant à ses pieds pour baiser ses chaussures maculées de sang.
     La petite Charlotte : un ange succombe à ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche


    Mes voisins ne furent pas longs à me trouver prostré au sol, en train de hurler ma douleur dans le sang de l’enfant. Comme ils ne comprenaient pas très bien ce qui m’arrivait, il a fallu que je leur explique — mais ce n’était pas bien facile avec ma bouche pleine de sanglots et de sang.  Il a fallu que je leur explique que la petite fille qui était là, devant eux, était la petite Charlotte. Ils me dévisagèrent avec des mines un peu hagardes, ne voyant pas de quoi je voulais parler.
    Ils étaient tous si gentils avec moi, à me tapoter sur le dos et à me dire qu’il ne fallait pas me mettre dans tous ces états. Madame Baudrillard aussi, figurez-vous !  Elle avait laissé son sourire hideux au placard et me regardait, à ce moment là, avec toute la compassion d’une mère. Eh bien, en la voyant me regarder ainsi, je ne sais pas bien pourquoi, je me suis mis à sangloter de plus bel et j’ai fini par hurler, quatre ou cinq fois peut-être, à m’en déchirer la gorge : « C'est moi ! Moi qui l'ai tuée !  ».
    Je ne sais combien de temps je passai ainsi à gémir, recroquevillé au sol, baignant dans la chaleur délicieuse du soulagement, mais arriva un moment où quelqu'un, une étudiante je crois, annonça sur un ton trahissant une certaine excitation  : « Ils arrivent !»

*

     Mes nuits sont bien plus tranquilles à présent. Charlotte n'est pas venue me rendre visite depuis qu'on m'a mis à l'abri dans cette petite cellule.
    Je crois, oui, qu'elle a eu ce qu'elle voulait.
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Babataher le 28 Juillet 2013 à 20:38:12
salut,
Un grand bravo pour ce délire époustouflant.
Vraiment super!
Citer
le monde extérieur à la résidence s’apparentaient pour eux

le monde extérieur à la résidence s’apparentait pour eux!

Une remarque sans importance, deux termes ont attiré mon attention:
Heure impardonnable! comme si le qualitatif impardonnable ne collait pas parfaitement à l'heure.
 les sifflements de mon sang cognant contre mes tempes. Ce terme sifflement  avec cognant.

Mais j'ai vraiment adoré ton style, la fluidité du texte, le suspens. Rien à dire!
Tu écris comme un grand. Je te remercie pour ce plaisir de lecture.
Merci.
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Mnemosyna le 28 Juillet 2013 à 22:10:35
J'ai beaucoup aimé aussi, l'angoisse m'a vraiment serré le ventre au fur et à mesure du récit ! Et je trouve la fin assez inattendue mais réussie (je m'attendais à ce que ça se finisse bien plus mal en fait).

Bravo ! :coeur:
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 28 Juillet 2013 à 22:57:42
@Babataher
Merci beaucoup pour tes remarques et corrections.  Ca me fait plaisir que tu aies apprécié et je trouve intéressant que tu aies considéré ce texte comme un "délire"! :-)

@Mnemosyna
Merci, je suis content que ça t'aies plus et que le suspense ait pris! Au plaisir
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Bricoman le 29 Juillet 2013 à 00:21:21

C'est tout simplement le texte le plus impressionnant de maitrise que j'ai lu à ce jour (à ex aequo avec "les gants jaunes", de je ne sais plus qui).  :)

Mais j’ai pas du tout apprécié la fin. Pourtant je la trouve élégante, bien menée et même dotée de ce supplément de grâce philosophique que lui jalouseraient toutes les fins du monde; cependant elle m'a déplu. Car après toutes ces nuits de dring-drings flippants, de déductions fébriles et d'attentes embusquées, je m'estimais en droit d'avoir une explication RATIONNELLE !!!!  :'(

Argh! Tu pourrais pas nous faire une version avec une fin alternative?  ><

"... Dring! dring! ça recommence. Mais quel est le taré qui remet ça? Aller, je poste la version bis avec une fin rationnelle pour faire plaisir à l'autre gugusse... Tiens!  Les coups de sonnette ont cessé!"   :mrgreen:


Titre: Re : Memento mori
Posté par: Mooney le 29 Juillet 2013 à 15:28:56
Joliiiiii.
C'est très bien écrit, très bien maîtrisé. Il n'y a peu de suspense en raison du titre, mais paradoxalement, je suis restée accrochée d'un bout à l'autre au texte. C'est vraiment prenant, ces sonneries oppressantes, cette folie progressive, et tu arrives à bien nous immerger dans l'atmosphère, il n'y a pas de remarque négative à faire là-dessus, au contraire. On a affaire là à une très belle reprise des memento mori de la littérature classique.

Après, j'ai été un peu déçue par la fin, non pas parce que j'attendais une explication rationnelle comme Bricoman (bien au contraire, j'aime cette réflexion philosophique, ce caractère délirant et onirique du miroir qui apparaît sans raison, ça m'a rappelé quelques nouvelles de Murakami), mais parce que ça va vraiment trop rapidement. Le personnage passe de perplexe et angoissé à "trololo petites fleurs je veux vivre carpe diem" en quelques lignes seulement, alors que ce basculement aurait, à mes yeux, mérité un développement un peu plus long pour gagner en crédibilité.
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 30 Juillet 2013 à 09:55:06

@Bricoman:
Wow, rien de plus flatteur que la référence aux "Gants jaunes"! (J'avais adoré ce texte aussi, mais de qui était-ce déjà?)
Je comprends ta frustration pour la fin, j'ai pris le parti de ne pas suggérer d'explication rationnelle car c'était surtout la situation et la signification que l'expérience pourrait avoir pour le narrateur qui m'interressaient. Merci pour ton commentaire encourageant en tout cas!

@Mooney
Intéressant... L'écriture de la fin était ce que j'appréhendais le plus. Délayer un peu ou retarder le moment de l'épiphanie ne serait sans doute pas une mauvaise idée, je suis d'accord avec toi. Je suis content que tu aies apprécié le reste, merci beaucoup pour ta lecture attentive et ton commentaire précis!
Titre: Re : Re : Memento mori
Posté par: Milora le 30 Juillet 2013 à 16:13:18


Wow, rien de plus flatteur que la référence aux "Gants jaunes"! (J'avais adoré ce texte aussi, mais de qui était-ce déjà?)
Je pense que vous faites référence à Jaune Citron, de Sixte (celui avec l'aristocrate aux gants jaunes ?)

Bon ! Cet après-midi, je dois impérativement avancer sur mon travail... donc en toute logique je me mets à commenter un texte long. Cohérent, n'est-ce pas ?  |-|

Bref, j'attaque ma lecture.

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Celui qui osait me réveiller ainsi à deux heures du matin appuyait brièvement à deux reprises sur la sonnerie,
Je suis pas sûre que "sonnerie" soit très approprié : ça désigne plus le bruit que le bouton sur lequel on appuie pour le produire, non ? D'autant que sonnette/sonnerie, je trouve que ça fait un peu répétition, à l'oreille

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madame Baudrillard, cette affable poison du quotidien
J'adore : en quelques mots ça dit tout, et avec un cynisme qui fait sourire en plus  ;D

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Dring dring
Même si c'est une onomatopée, je pense qu'il faut une ponctuation à la fin, sinon ça fait pas "propre"

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Chassés à la force du poigné par une coalition de locataires
Poignet, non ?

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à l’instar de la totalité de mes voisins
Je trouve la tournure un peu lourde

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quand seule un silence de mort répondait à mes « Qui est-là ? ».
seul

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Il n’y avait qu’une seule chose à faire : appeler dès le lendemain un serrurier et faire installer un précieux œil de bœuf. Si cette stratégie ne suffisait pas à dissuader l’intrus de venir sonner chez moi, elle me permettrait au moins de voir son visage.
C'est peut-être juste question de sensibilité personnelle, mais j'arrive pas trop à entrer dans la tête du narrateur, depuis le début. Avec une situation aussi bizarre, j'attendrais un héros qui se pose des questions, qui imagine des trucs (glisser un miroir sous la porte ? regarder par le trou de la serrure ? chercher des arguments pour convaincre l'autre de se manifester ?), qui passe par plusieurs phases (étonnement/agacement/inquiétude/résignation/colère/rire jaune/que sais-je).
Ici, j'ai l'impression qu'il suit un peu trop le scénario : il va voir en maugréant la première fois, puis les jours passent jusqu'à ce qu'il décide de mettre un oeil de boeuf. Je le répète : ça vient peut-être de moi, mais j'ai pour l'instant du mal à être plongée dans l'état d'esprit interloqué que doit avoir le personnage à ce stade du récit...

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Entre les coups de sonnerie, je n’entendais plus que les sifflements de mon sang cognant contre mes tempes.
    Mon front ruisselait de sueur tandis que j’approchais de la porte d’entrée sur la pointe des pieds. La perspective de voir le visiteur n’était plus aussi réjouissante que dans l’après-midi : j’étais terrorisé à l’idée de lever le voile sur ce mystère.
Là par exemple, de nouveau, j'adhère pas trop à son état d'esprit : rien dans les paragraphes précédents ne justifie cette peur. Je sais pas, j'ai l'impression qu'il manque des étapes à la construction psychologique de la situation et du personnage...  :-X

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Ne voyant pas ce que je pouvais faire d’autre, je décidai d’essayer de le tirer dans mon appartement
:o J'avoue que ça me semble vraiment pas logique comme première réaction... Perso j'aurais frappé chez un voisin, j'aurais couru à l'escalier voir s'il y avait encore une trace de l'intrus, je me serais posé plein de questions existentielles sur comment ça se fait, etc. etc. Enfin, là encore, j'ai un peu de mal à être prise dans l'histoire, à cause des réactions du personnage qui ne me semblent pas se justifier les unes les autres (je sais pas si je suis très claire...)

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N’osant pas leur parler de mon étrange vision de la nuit,
Je trouve qu'il manque la phase - attendue - de vérification le lendemain pour s'assurer que le miroir a disparu, qu'il n'y a pas de trace sur le sol, que ça n'arrive qu'à lui, etc. etc.

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Vers minuit, ne trouvant pas le sommeil, je réfléchis à la conduite à suivre lorsque les coups de sonneries retentiraient à nouveau.
Se cacher dans le couloir pour voir s'il le voit arriver ? Laisser un appareil photo filmer dans le couloir à l'heure exacte ?

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sans que cela puisse servir
Peut-être un petit peu lourd ?

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mais l’image insupportable qui m’était apparu dans le miroir
Apparue

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Il fallait que je décrive le sourire dégoûté de Mme Baudrillard aussi, que je parle des conneries des étudiants du quatrième qui, je ne sais pourquoi, me faisaient sourire à présent.
répétition de "sourire"


Bon...  :-[ Désolée par avance, ça vient peut-être de moi, mais j'ai pas trop trop accroché, cette fois-ci. Bien sûr, c'est du holden, donc c'est bien écrit, bien maîtrisé, fluide, et sans qu'il y ait un endroit en particulier qu'on pourrait relever pour mettre des " :coeur:", on a l'impression tout du long que c'est le mot juste, le détail qui sonne vrai :)
Pour l'histoire, c'est assez classique dans sa structure, mais c'est intriguant, j'ai bien aimé l'idée :)
Par contre, j'ai pas été convaincue par la façon dont c'était amené. C'est peut-être moi qui ai un présupposé par rapport à ce genre d'intrigues, mais j'ai l'impression que ça tient surtout par la capacité à créer de la tension autour d'un élément étrange, tension qui passe avant tout par l'état d'esprit d'un personnage qui commence "neutre" (en prenant l'affaire à la légère), et vire, au choix selon l'histoire, à la peur, à l'hystérie, à l'émerveillement, à l'acceptation de l'inexplicable, etc. Ici, il passe du neutre à la peur et à l'exaltation du carpe diem + résignation face au mystère qu'on peut pas résoudre. Sauf que... J'ai pas été entraînée dans ces modifications d'état d'esprit. J'ai eu l'impression qu'il était neutre, et puis tout d'un coup, bam, peur, puis re-neutre, puis bam, exalté. Je le rerererépète : c'est peut-être juste moi. Mais du coup, j'ai pas été entraînée par la tension du texte, puisque je ne voyais pas le personnage glisser de l'un à l'autre... Je sais pas si je suis très claire - en plus d'être subjective. Du coup, les réactions du personnage ne m'ont pas semblé coller aux situations : frayeur extrême quand il va regarder par l'oeil de boeuf (pourquoi là tout à coup ?), frayeur paradoxalement moins violente quand il se voit dans le miroir, ce genre de détails.
Bref, sinon la fin j'aime bien, même si comme Mooney je la trouve peut-être un brin rapide (mais cf. ce que je disais juste au-dessus, à mon avis ça vient de là, de la trop brusque modification de l'état d'esprit du personnage)

Après c'est peut-être moi qui suis pas dans le bon état d'esprit aujourd'hui, hein ! Ou alors c'est que comme je sais que t'écris super bien, la barre est haute pour tout nouveau texte, muahahaha, le revers de la médaille :P
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 30 Juillet 2013 à 19:55:15
Merci pour ce commentaire précis et développé Milora! J'ai bien pris note de tes corrections (décidément, je peux me relire 50 fois et laisser passer des horreurs!)
Ta critique est parfaitement légitime, je n'irai jamais accuser un lecteur de n'avoir pas su lire un de mes textes :-D Je comprends ta remarque sur les émotions du personnage, qui ne sont sans doute pas assez réalistes d'un point de vue psychologique. Pour tenter de défendre un peu mon texte, je dirais que je voulais justement éviter une précision psychologique trop poussée, car je voulais tenter un style d'écriture un peu simplifiée dont je n'ai pas l'habitude.  Je n'ai pas essayé de donner une identité très nette et des attitudes hyper-réalistes,  dans la perspective d'écrire une sorte de "conte métaphysique". M'enfin, il se peut que l'un n'exclue pas forcément l'autre...Je vais méditer sur tout cela!

Merci encore pour ta lecture!
H.


Titre: Re : Memento mori
Posté par: Aquarelle le 31 Juillet 2013 à 13:37:43
Salut !

Citer
ces braves octogénaires qui n’hésitaient jamais à interrompre une soirée trop bavarde ou à me signaler la moindre anomalie humaine ou matériel dans l’immeuble ?
matérielle

Citer
du genre à envoyer son toutou de mari me communiquer un reproche aux heures les plus farfelues de la nuit.
Je n'aime pas énormément l'expression "me communiquer un reproche", je la trouve un peu lourde, mais ça doit être personnel.

Citer
Chassés à la force du poigné par une coalition de locataires,
poignet

Citer
Je n’avais jamais entendu parler d’une sonnette qui se déclenchait toute seule au beau milieu de la nuit, mais je n’étais pas électricien et le monde est plein de merveilles de ce genre.
Oh que oui ! :)

Citer
j’étais incapable d’ouvrir la porte de mon appartement en pleine nuit, quand seule un silence de mort répondait à mes « Qui est-là ? ».
seul un silence de mort

Citer
je m’emparai du seule objet contondant à ma portée : un petit bol décoratif posé sur le meuble de l’entrée.
du seul objet

Citer
N’osant pas leur parler de mon étrange vision de la nuit, de peur qu’il me prenne pour un fou, je prétendis être un peu malade.

qu'ils me prennent

Citer
et des frissons de fièvre me sillonèrent l’échine toute la journée.
sillonnèrent

Citer
la seule façon que j’avais trouvé d’apaiser la terreur qui s’était emparé de moi depuis la veille.
qui s'était emparée

Citer
Cette fois-ci, ce n’était pas des coups de sonnette qui me tiraient du sommeil, mais l’image insupportable qui m’était apparu dans le miroir
qui m'était apparue

Bon maintenant j'arrête de faire ma pénible et je commente. Le texte m'a bien plu, j'ai bien aimé la façon dont on passe d'une situation totalement banale, la supposée mauvaise plaisanterie d'un voisin, à quelque chose d'incompréhensible, de déroutant. Le récit m'a bien intriguée et accrochée et je voulais savoir le fin mot de l'histoire, moi aussi.
La fin m'a un tout petit peu déçue dans la mesure où finalement elle ne résout pas tant que ça les choses, mais bon, d'un autre côté les fins ne peuvent pas / doivent pas forcément le faire....

- Ah je vois que certaines coquilles ont déjà été relevées par Milora, désolée pour les doublons, je n'ai pas lu les commentaires avant -

Du coup je réagis aussi par rapport au commentaire de Milora : c'est vrai que moi aussi je me suis dit que les réactions du narrateur n'étaient pas forcément les plus attendues, mais par contre ça ne m'a pas gênée et ne m'a pas empêchée de partager son angoisse.
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 31 Juillet 2013 à 14:13:32
Merci beaucoup Aquarelle! Je pense au vu des différents commentaires que quelques petits ajouts ici et là seraient sûrement les bienvenus pour renforcer le crédibilité et pour que la conclusion arrive de façon plus progressive!  Je vais m'y atteler :-D
Merci aussi d'avoir relever d'autres fautes !
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Vivi le 31 Juillet 2013 à 14:17:30
Texte flippant et haletant. Tout comme Judas (brico), je trouve la fin pas trop dans l'ambiance du texte, un peu trop décalée.

T'es sûr pour le miroir "gargantuesque" ? l'adjectif me semble inapproprié :\?

Merci pour l'ambiance en tout cas :coeur:
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 31 Juillet 2013 à 19:38:55
Content de t'avoir fait flipper Viviane! Merci de ta lecture.
Je vais réfléchir à l'adjectif "gargantuesque", il se peut qu'il soit un peu fort (mais je crois bien qu'il existe en tout cas....)
A+
Titre: Re : Re : Memento mori
Posté par: Vivi le 01 Août 2013 à 00:33:01
Je vais réfléchir à l'adjectif "gargantuesque", il se peut qu'il soit un peu fort (mais je crois bien qu'il existe en tout cas....)
le problème n'est pas l'existence (il existe (http://www.cnrtl.fr/definition/gargantuesque)), mais le sens qu'il apporte dans la situation : en quoi le miroir est-il un goinfre ? :\?
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Eveil le 21 Septembre 2013 à 20:38:04
J'me baladais entre les contributions de Bricoman, qui sont souvent très drôles d'ailleurs, mais moins drôles que ton texte sur la boulangère, la phrase de pehache arrivant juste en-dessous ta boulangère. (mais elle est quand même énorme sa phrase).

Citer
étudier la médecine conduit certes à la perte rapide d’un nombre considérable de facultés mentales, mais ça ne vous rend pas assez stupide pour appuyer sur une sonnette jusqu’à ce que le propriétaire vous prenne le doigt sur le bouton-poussoir.
ça, c'est vite dit :D

Citer
Je frémis d’excitation à l’idée que, le soir même, je pourrais enfin voir le visiteur sans être vu.
ouais, moi aussi, j'suis à fond

Bon, je passe à mon avis général. C'est excellemment bien écrit, intrigant comme tes deux premières parties de Dunwich. Le meilleur passage, enfin j'en ai deux, le premier je l'ai surligné, quand il pose le judas et qu'il attend la nuit, là j'étais vraiment avec lui, méga excité, et le deuxième quand il regarde dans le miroir. Même si, pour ce deuxième passage, celui qu'il voit m'apparaît assez nébuleux, très sombre d'accord, mais j'ai eu du mal à me l'imaginer  concrètement. Sinon l'ensemble est vraiment accrocheur, alors je préfère l'ambiance de Dunwich, plus vaste et plus riche, mais suivre les frousses de ton perso nuits après nuits (paranormal activity ? :mrgreen:) c'était quand même très cool.

Point négatif, enfin moins bien, la fin. Comme d'autres, j'ai trouvé ça trop rapide, j'ai adoré l'idée "seconde chance-révélation", mais je suis resté un peu à l'écart de ses réflexions.

Voilà, je sais plus quoi dire, ah si que tu as fait un pas de plus vers l'angoissant :D (ce qui est con vu que tu l'as écrit avant :mrgreen:). Et pour le malsain ( 8| 8|), j'en ai pas tellement retrouvé ici, mais vu ce que t'es capable de faire pour faire monter la sauce, et du perso et de l'ambiance (ça ne veut rien c'que je dis lol), je me languis en t'attendant dans un registre à la American horror story (si tu connais pas, je te la conseille, la saison 2 est délicieusement malsaine  8| 8| 8| ).

a+ holden !
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 24 Septembre 2013 à 10:16:02
@Eveil: merci avec un peu de retard pour ce com', qui confirme l'impression de fin trop rapide, et surtout qui m'a encore bien fait rire! (quelle est la phrase de pehache??) J'ai déjà un tout petit peu étoffé la fin depuis la première version, mais il y a encore du travail apparemment ! Content d'avoir enfin suscité un peu d'angoisse dans ton âme avide de récits malsains :-D et merci pour le conseil série, je ne connaissais pas! a+
Titre: Re : Memento mori
Posté par: nanettevitamines le 25 Septembre 2013 à 07:39:18
Holden5, les lecteurs attentifs ont pointé les détails que tu pouvais corriger.
Je n'ai, en ce sens, rien à ajouter.
Seulement bravo pour ce texte ...Whaoo !
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 25 Septembre 2013 à 14:04:03
Je te remercie pour ta lecture, nanettevitamines, et pour ce commentaire s'achevant par un encourageant "whaoo" :-D
Titre: Re : Memento mori
Posté par: PaulineC le 27 Septembre 2013 à 23:44:38
Salut!

Donc j'ai moi aussi enclenché mon correcteur orthographique mais bien que du monde soit passé avant moi... j'ai relevé deux trucs: un Arabe avec majuscule, puisque non adjectif, et le rosé, au masculin. Bien qu'une bouteille de rosée du matin puisse être un breuvage assez particulier. Plus précieux peut-être que la vinace que doit se taper ton héros, mais on ne sait jamais: les alchimistes passaient des matinées à la récolter pour leurs manipulations.

A part ca, pour la forme: je trouve que la répétition au début de "cette femme" alors que tu dis déjà "cette affable poison" un peu plus haut est de trop. C'est pas super frappant mais ca serait encore plus beau sans :)
Ensuite, on a deux oeuils de boeuf de suite... ce qui m'a frappé aussi.
Après j'ai aussi buté sur " c’était la seule façon que j’avais trouvé d’apaiser la terreur qui s’était emparé de moi depuis la veille. "... je ne sais pas, c'est peut-être juste moi... mais ca chante un peu moins, cette phrase.

Enfin, pour le style, l'intrigue et en soi, le sens du texte: chapeau, vraiment bien. A "Je frémis d’excitation à l’idée que, le soir même, je pourrais enfin voir le visiteur sans être vu. ", je frémissais aussi. C'est une chance que tu ais pu faire traîner les choses, rendant le suspense moins tendu et plus délectable, sinon j'aurais sauté des lignes pour savoir, bon Dieu! ce qui arriverait! Un peu comme quand tu arrives à la fin de ton bouquin, et que tu lis quasi deux lignes en même temps, en essayant de savoir la fin tout en voulant forcer tes yeux à pas bouger de la ligne où tu es sensé être... c'est affreux et génial à la fois :D

Après, oui la fin est rapide, mais quand on termine un texte sourire au lèvres c'est rarement mauvais signe! En fait je me suis même plus posé la question de savoir quoi pour le miroir, car le côté philo et réflexion (que j'affectionne dans les livres en général) m'a fait oublier le reste. Après tout n'était-ce pas qu'un moyen pour toi de nous mener là où tu voulais, à cette réflexion? Elle m'a touché fortement en raison de ma peur de la mort et du disparaître qui va avec. D'où peut-être une subjectivité plus extrême sur le sujet...Mais en tout cas merci pour ce bon moment de lecture!
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Lordius le 30 Septembre 2013 à 09:24:20
Très bonne intrigue, du suspense. L'histoire dérive habilement vers le fantastique.

Contrairement aux autres, je ne trouve pas la fin trop rapide. Elle est très bien. Elle illustre l'angoisse devant la finitude de l'Homme. Presque un conte philosophique. En tout cas une nouvelle philosophique.

Sur la forme, je comprends le souci légitime de donner beaucoup de détails pour ancrer l'histoire dans le quotidien, mais je pense quand même que le texte gagnerait à être un peu plus court.
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Erwan le 30 Septembre 2013 à 11:30:34
Sympa, et pour ma part j'ai bien aimé la chute que j'ai trouvé inattendue. Sinon, j'ai lu que certains trouvaient que "les réactions du narrateur n'étaient pas forcément les plus attendues", cela ne m'a pas gêné, sauf à un moment, quand tu écris :
Citer
Le miroir, qui s’élevait presque jusqu’à hauteur de plafond, semblait maintenu debout par l’intervention du Saint Esprit.
C'est imprécis, je trouve. Ça veut dire quoi ? Il tient debout tout seul ? Et le héros n'a pas l'air de s'en soucier plus que ça...
Sinon, j'aime bien le héros se triturant la cervelle pour essayer de déduire qui peut-être à l'origine des coups de sonnette. Mais c'est vrai que c'est parfois un peu difficile de s'identifier à lui car on n'aurait pas eu la même réaction... Genre, prendre un bol pour se défendre si on a vraiment peur, ça casse l'ambiance... Tu n'aurais pas un autre objet, un peu plus ... convainquant ?
Le style d'écriture est fluide et agréable à lire, bref c'est un bon texte je trouve.
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 30 Septembre 2013 à 15:35:53
Merci à vous trois pour vos commentaires. La fin a été légèrement développée par rapport à la 1ère version, d'où peut-être la différence d'appréciation.

Citer
Mais c'est vrai que c'est parfois un peu difficile de s'identifier à lui car on n'aurait pas eu la même réaction... Genre, prendre un bol pour se défendre si on a vraiment peur, ça casse l'ambiance... Tu n'aurais pas un autre objet, un peu plus ... convainquant
Ok, Erwan, je prends note! Je voulais que le narrateur reste en position de faiblesse en lui donnant pour seule arme un objet un peu ridicule, mais je vais réfléchir à ta suggestion.


Citer
Sur la forme, je comprends le souci légitime de donner beaucoup de détails pour ancrer l'histoire dans le quotidien, mais je pense quand même que le texte gagnerait à être un peu plus court
C'est vrai Lordius. En fait je crois qu'il pourrait être soit radicalement plus court, soit deux fois plus long. ça donnerait deux textes de genre complètement différents je pense.

Merci encore de votre lecture, content que ça vous ai plu dans l'ensemble. A+
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Baptiste le 30 Septembre 2013 à 16:18:23
Salut

Citer
Quand, toutes les nuits, l’image dans le miroir me tire du sommeil en sursaut, je sais quoi faire à présent.
très classe.

Bon, je n'ai rien à rajouter par rapport à ce qui à été dit mais moi, j'ai vachement aimé.
L'ambiance un peu pesante, mais avec de l'humour, c'est un style fluide, maitrisé...
Et pis la fin, quoi!!! :coeur:

Bref, merci pour ce texte
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 30 Septembre 2013 à 19:37:13
Hey merci Baptiste, sympa ton com'! Content que ça t'aies plu :-)
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Aahraz le 04 Octobre 2013 à 00:12:15
J'étais persuadé d'avoir commenté ce texte x_X

Je l'ai lu il y a quelques jours, et je viens de le relire (un peu plus tard; la nuit, ça donne un effet encore plus propice à sa lecture!).

Tu m'as chopé, dès les premières lignes, à la manière des grands. Une intrigue toute simple (et je sais pas comment ça vous vient, ces idées aussi simples mais aussi efficaces), mais qui m'a fait lire le tout avec intérêt. Le style colle parfaitement, tout se déroule bien. Le fait de dérouler étapes par étapes, nuit après nuit, en insistant sur l'attente de l'heure fatidique, j'ai adoré. On sent le personnage qui sombre petit à petit, pour arriver  le coup du miroir, et la chute qui finit en apothéose.

J'ai pas grand chose à relever ni de critiques réellement constructives à faire, vu l'heure et que ça a déjà été fait bien mieux que je ne puisse jamais le faire, mais j'ai vraiment passé un bon moment avec cette foutue sonnerie nocturne ! ;)
Titre: Re : Memento mori (Version 2)
Posté par: Rémi le 28 Octobre 2014 à 21:20:56
Salut Holden,
Très bon texte à n'en pas douter. Très bien écrit, très agréable à lire, c'est très propre.
J'ai senti venir la fin, la folie du type avant même qu'il ne suggère lui-même que les sonneries étaient dans sa tête. Peut-être peux-tu donc te passer de cette précision pour bien laisser le doute ou ne pas éveiller le soupçon du lecteur. Après, c'est sûrement volontaire, peut-être veux-tu suggérer le doute à celui qui ne l'a pas encore.
La progression est très bien : on part du quotidien, avec petit tour gentil des habitants de l'immeuble, puis agacement, énervement, crainte, peur, effroi et enfin folie. Le tout est très bien géré je trouve.
J'aime bien aussi la fin, même si quelque chose me dit qu'elle pourrait être encore mieux. Je sais pas, je vais relire mais je voudrais te donner l'avis d'un primo lecteur. Je dirais que la folie du gars n'est peut-être pas assez violente, que sa façon de s'abandonner aux infirmiers n'est peut-être pas suffisamment mise en avant, mise ne scène. Du coup c'est abrupt (ce qui peut être très bien) mais peut-être trop. (je mets plein de peut-être... je continue de donner mon avis, qui vaut ce qu'il vaut, sans les peut-être, promis c'était le dernier).
Donc, première lecture : me revient une description très cohérente et pittoresque des habitants, une identification avec ton perso que la sonnette agace. Cette identification rend la montée en tension d'autant plus flippante. J'ai imaginé le mec se faire installer le judas, le tester, ne pas oser regarder dedans... bref j'étais bien dedans. Le passage de la petite fille (ma fille s'appelle Charlotte...) dont le crâne se met à saigner puis à s'effondrer m'a touché. il me semble fondamental que le dénouement arrive tout de suite après comme tu l'as fait.
Le seul truc, c'est la fin : on sort trop vite du texte. On reste avec nos questions, notre ressenti encore brûlant, ça c'est bien mais ça coupe un peu trop net.

Bon, deuxième lecture :
Première partie jusque :
Citer
Le matin venu, l’inquiétude s’était complètement dissipée et l’événement de la nuit me fit l’effet d’un mauvais rêve.
rien à dire, c'est impeccable. En plus c'est bien rythmé en terme de variation de longueur de phrases.


Citer
la moindre anomalie humaine ou matériel dans l’immeuble ?
matérielle
Citer
Chassés à la force du poigné
poignet


Citer
si l’un deux s’était présenté chez moi à deux heures du matin.
l'un d'eux
Citer
quand seule un silence de mort répondait à mes « Qui est-là ? ».
seul

Citer
Le lendemain, après avoir dit adieu à mes économies et au serrurier, je pus admirer avec soulagement mon judas salvateur.
c'est bien un dernier sourire avant la dernière montée de tension, la dernière nuit.

Citer
l’hypothèse d’une déficience électrique.
je préfèrerai "défaillance", mais je chipote à mort...

Citer
Contre toutes attentes, mes paroles semblèrent faire effet :
contre tout attente, nan ?

Citer
un son si inattendu qu’un frisson me sillonna le l’échine :
le en trop

Citer
On aurait pu penser que je me serais senti rassuré à ce moment précis, que je me serais dis alors :
pas très fluide ça je trouve
et puis "serait diT"
et puis la fin aussi "mais ce fut tout le contraire". L'ensemble ne fait pas trop monter la sauce.
Me souviens maintenant avoir tiqué en première lecture.

Citer
ç’aurait pu être celui d’une enfant découvrant ses cadeaux au pieds du sapin un matin de noël.
pied
Citer
Ce genre de rire-là.
sûr du tiret ?

fin du chapitre avant ouverture de porte très bon

Citer
qu’il ne fallait pas me mettre dans tous ses états.
"mes" états ?

Citer
Et je crois que c’est à ce moment là que l’un d’entre eux afini par comprendre,
a fini

Citer
car quelques instants plus tard, deux types fort aimables déboulèrent de l’ascenseur et me proposèrent gentiment de les accompagner pour aller « me reposer au calme ».
c'est là que ça va un poil trop vite je trouve. Les infirmiers peuvent pas débarquer si vite. Faut que tu fasse sentir une certaine durée du mec prostré par terre. Sans expliquer que le temps s'écoule, de façon plus subtile bien sûr. Genre progression depuis les hurlements, la prostration (moi je le ferais baver, écumer en se tordant sur le sol. Sympa non ?).

Bon, voilà, j'ai pinaillé histoire de mais c'est déjà super bien.

Rémi
Titre: Re : Memento mori (Version 2)
Posté par: holden5 le 29 Octobre 2014 à 00:38:43
Waw, merci pour ce commentaire très détaillé Rémi!

Citer
Peut-être peux-tu donc te passer de cette précision pour bien laisser le doute ou ne pas éveiller le soupçon du lecteur.
Content de recevoir ton avis sur la question. Cette phrase je l'ai retirée, remise, retirée, remise... parce que je voulais donner une idée exacte de ce que le narrateur pouvait entendre mais sans suggérer trop la suite :-D Je vais réfléchir à une solution...

Citer
J'aime bien aussi la fin, même si quelque chose me dit qu'elle pourrait être encore mieux.
Moi aussi! J'ai été assez content de l'idée, moins de l'exécution.
 J'ai eu peur de faire un "épilogue" trop long, de peur de rallonger inutilement le récit, mais en l'état ça donne un effet un peu abrupte. Par ailleurs, je ne suis pas très doué pour les descriptions pathétiques, donc je craignais un peu de faire perdre de la crédibilité au texte en parlant trop des réactions émotionnelles du héros. Mais avec un peu de travail, ça devrait pouvoir se rafistoler...

Citer
Les infirmiers peuvent pas débarquer si vite. Faut que tu fasse sentir une certaine durée du mec prostré par terre. Sans expliquer que le temps s'écoule, de façon plus subtile bien sûr. Genre progression depuis les hurlements, la prostration (moi je le ferais baver, écumer en se tordant sur le sol. Sympa non ?).
Suggérer l'écoulement de la durée, très juste, oui!


Citer
On aurait pu penser que je me serais senti rassuré à ce moment précis, que je me serais dis alors :
pas très fluide ça je trouve
Ahah, je savais que tu ne la louperais pas celle-là! Allez, je la remets en chantier...

Un grand merci pour ce retour, qui me rassure quant à la nouvelle orientation du texte, et qui me confirme que certains rafistolages sont encore nécessaires!
H.


Titre: Re : Memento mori (Version 2)
Posté par: MillaNox le 26 Novembre 2014 à 10:24:08
Salut Holden !

Mais, mais, mais ! je ne le connais pas ce texte, moi, que Rémidelille évoque dans sa toute fraîche page perso !! J'm'en vais réparer ce manque !  ^^

au fil du texte :
Citer
Mais à la réflexion, ça ne collait pas vraiment : étudier la médecine conduit certes à la perte rapide d’un nombre considérable de facultés mentales, mais ça ne vous rend pas assez stupide pour appuyer sur une sonnette jusqu’à ce que le propriétaire vous prenne le main dans le sac.
:D

Citer
Etait-ce alors les Baudrillard, mes tyranniques voisins du dessus, ces braves octogénaires qui n’hésitaient jamais à interrompre une soirée trop bavarde ou à me signaler la moindre anomalie humaine ou matérielle dans l’immeuble ?  C’était déjà plus probable : madame Baudrillard, cet affable poison du quotidien dont le sourire avait toujours des allures de grimace écoeurée, était bien du genre à envoyer son toutou de mari me communiquer un reproche aux heures les plus farfelues de la nuit. Cette femme était un peu sénile, ça ne faisait pas de doute.
re :D

Citer
suite à l’irruption de représentants de commerce particulièrement agressifs, quelques semaines plus tôt, il avait été convenu entre les résidents de l’immeuble que trois coups de sonnettes successifs et prolongés seraient le signal d’une intention pacifique. Les Baudrillard avaient-ils pu oublier le code secret ?
rere :D Je kiffe ta façon de planter un décor crédible mais avec des éléments complétement fous ! tu mets le doigts sur la case bargeot inhérente aux humains à chaque fois !

Citer
à deux heures du matin, quand votre cerveau vous fait l’effet d’une espèce de gelée de coing, les hypothèses les plus alambiquées vous viennent à l’esprit.
:D

Citer
A deux heures piles, à nouveau, les coups de sonnettes déchirèrent le silence, me faisant sursauter sur mon lit, et jusqu’à trois heures du matin, tout se déroula de la même manière que la veille et que l’avant-veille.
peut-être "de nouveau" pour éviter le double "à" ? (chipotage chipotage hein)

hop là !
whaaa! excellent ce texte ! Tu joues vraiment avec ton lecteur, tu pars sur des notes franchement humoristique, on est guilleret, et tout doucement, la tension monte, on commence à sérieusement se poser des question, à partir du rire enfantin, y a une vraie sensation de fantôme à la darkwater qui commence à mettre un peu mal à l'aise, et puis ça bascule vraiment avec le final !
Vraiment vraiment un très bon texte (sur la forme, fluide et tout, faut-il encore le dire ?)  :)

Merci holden !

Milla
Titre: Re : Memento mori (Version 2)
Posté par: Vivi le 26 Novembre 2014 à 14:02:39
une v2 une v2 :bonpublic:
bon, passé l'extase de la première lecture (autrefois), j'ai trouvé quelques bidouilles pour t'occuper :mrgreen:


 œil de boeuf -> œil-de-bœuf (+ répétition -> ce ?) :\?


faire installer un précieux œil de bœuf -> et pourquoi pas "mon précieux" ?  :D


Citer
Le lendemain, après avoir dit adieu à mes économies et au serrurier,
"mes économies" ? c'est aussi cher que ça ? :???:


Citer
Je frémis d’excitation à l’idée que, le soir même, je pourrais enfin voir le visiteur sans être vu.
hum "le soir même" ? à 2h du matin... "cette nuit même", non ? :-\


Citer
Quand mon réveil afficha deux heures, la nuit venue, les coups de sonnettes retentirent à nouveau dans le silence.
sur le coup "la nuit venue" sert à rien (il est toujours "nuit" à 2h du mat' non ?) re- :-\


Citer
je n’entendais plus que les sifflements de mon sang cognant contre mes tempes.
"sifflements" qui cogne  :???: ? "pulsations", plutôt, non ? :\?


Citer
Alors qu’une puissante bouffée de chaleur me faisait transpirer à grosses gouttes, les cris stridents de la sonnette retentirent à nouveau à un rythme plus frénétique que jamais.

cette phrase est énorme à ce moment-là du texte :aah:


Citer
et me regardait, à ce moment là,
tiret :mrgreen:

Citer
Et je crois que c’est à ce moment là que
tiret, mais répétition surtout :mrgreen: :mrgreen:


Bon, je kiffe la nouvelle fin :coeur:, qui est plus "morale" je dirais >:D. J'aime bien l'idée (notamment, les descriptions de la gamine) :), ça semble effectivement plus cohérent et entier que la première fin (une histoire de miroir je crois). Est-ce que tu pourrais la remettre STP (je voudrais comparer un quetru ;) )

Merci pour cette belle et flippante re-lecture :calin:
Titre: Re : Memento mori (Version 2)
Posté par: holden5 le 27 Novembre 2014 à 18:03:26
@Viviane et Millanox

Merci, super vos commentaires ! Je suis vraiment content que la fin vous paraisse mieux que dans la première version,  mais j'ai conscience qu'il reste encore quelques retouches à y faire.
Bien vu pour les répétitions Vivianne, je vais essayer d'arranger ça. Pour le sifflement du sang qui cogne contre les temps, il y a sans doute quelque chose à revoir effectivement!

Un grand merci encore pour vos retours!
Titre: Re : Memento mori
Posté par: ernya le 08 Janvier 2015 à 18:47:47
Citer
  Je l’ai reconnu aussitôt.
    Charlotte. Ou plutôt, « La petite Charlotte ».
hm, du coup, reconnuE
sinon passe par du passé simple : je le reconnus aussitôt (si tu considère que le pronom a pour référent le lointain groupe nominal singulier renvoyant à l'agresseur)

 Irk, j'aurais pas dû lire ce texte aujourd'hui...
Bien écrit, bien prenant mais j'aime pas ce genre d'histoires :putainlafaute:
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Rémi le 08 Janvier 2015 à 22:16:51
Salut Holden,
Citer
ces octogénaires aux organes sensorielles
sensoriels

Citer
Je me tirai péniblement du lit, ma tête chavirant encore sous l"effet
guillement au lieu d'apostrophe avant effet

Citer
avoir fait installer un œil-de-boeuf
installé

Citer
petit bouton poussoir en aluminium à l'élégance toute soviétique,
:mrgreen: je me souvenais plus de celle-là !

Citer
j'aurais pu complètement oublié
oublier

Citer
les deux jumeaux étudiant la médecine et salissantles couloirs,
espace entre salissant et couloir

Citer
je veux dire tous les énergumènes susceptibles de ma connaissance susceptibles de me jouer de mauvais tours,
un susceptible de trop

Citer
Je ne pris même pas la même de me lever cette nuit-là.
la peine

Citer
je ne pus réprimer un violent sursaut en entendant les coups de sonnettes retentirent dans le silence
problème de temps à retentirent (et si tu mets un participe présent, ça fait deux de suite)

Citer
chaussures maculées de sang.
tu utilises "maculant" quelques phrases avant

Citer
Je ne sais combien de temps je passai ainsi à gémir,
passais (là un imparfait s'impose non ?)

J'aime beaucoup la nouvelle fin. J'aimais déjà le texte, là il me semble encore mieux.

Rémi
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 18 Février 2015 à 12:27:14
Merci pour vos retours sur ce texte (je n'avais point osé les regarder avant, ne sachant plus trop quoi penser de ce texte  :mrgreen:)

Je corrige tout ça, Rémi, encore bien vu. Je suis content que la nouvelle fin te convienne mieux (j'avais pris en compte ta première critique.)

A+
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Rémi le 21 Février 2015 à 00:02:21
Oups !
Citer
avoir fait installer un œil-de-boeuf
installé
là je t'enduis d'horreur ou je t'induis en erreur, bref, y'a pas d'faute !

A+
Rémi
Titre: Re : Memento mori
Posté par: holden5 le 24 Février 2015 à 19:59:25
Citer
avoir fait installer un œil-de-boeuf
installé
là je t'enduis d'horreur ou je t'induis en erreur, bref, y'a pas d'faute !
:D Oui, du coup je n'ai pas corrigé. Mais tu m'as fait douter ! C'est moche....  :P
Titre: Re : Memento mori
Posté par: autofic le 24 Juillet 2015 à 09:43:42
Salut

On a lu ton texte avec Milla, j'ai adoré !
La petite fille m'a un peu hanté dans la nuit  :-[
Bravo pour cette tension et la chute !
Titre: Re : Memento mori
Posté par: extasy le 25 Juillet 2015 à 18:45:23
Hey, salut holden !

Un texte fort sympathique, à mon humble avis. Il y a quelque chose que j'aime bien dans ton écriture et dont je viens à peine de mettre les mots dessus. C'est que tu parviens à installer un cadre de lecture très agréable, qui fait qu'on a beaucoup de sympathie pour tes personnages, et qu'on les comprend. Tu emploies très judicieusement la première personne, et les impressions de tes personnages sont très confortables à la lecture si je peux dire, et me mettent à l'aise. Bref, des persos ordinaires, humains, à la vie ordinaire, et hop voilà qu'arrive l'élément déclencheur et une suite de péripéties fort intéressantes. Bref, un chouette sens du suspens. C'est super maîtrisé, ça se met calmement en place et ça dégénère progressivement jusqu'à la chute.
Donc j'ai bien aimé ce texte, je dirais même que je commence à devenir vraiment fan de tes écrits. J'avoue que le dénouement n'est celui que tu as le plus réussi, mais comme dans Portia Fimbriata, cela ne me gêne bizarrement pas. Je suis toujours sur l'impression que c'est la juste suite logique de l'ensemble du texte, et ce sentiment fait que j'aime chez toi ce que j'aurais moins apprécié chez quelqu'un d'autre.

Bye !

Ah et édit : je suis passé à côté de l'essentiel : ça fout grave les jetons, ton texte !
Titre: Re : Memento mori
Posté par: Cruiiik_Cruiiik le 17 Janvier 2022 à 12:07:37
Bon texte. J'ai bien aimé.