Voici ma participation à l'AT ! Je dois dire que je suis assez flattée que vous l'ayez attribué à Bibi, Anlor et Linu ^^ Bonne lecture ^^
>>V2 ICI (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,9418.msg170403.html#msg170403)<<
Juste un peu de temps
La maman de Mina resserre l’écharpe autour de son petit cou, pour bien s’assurer que l’air frais ne passera pas. On est déjà en automne, et les températures ont rarement été aussi basses. Mina attend que sa mère tourne le dos pour tirer sur le nœud. La protéger du froid, elle est d’accord, mais de là à lui écraser le kiki… Elle sort précipitamment à l’appel de ses parents : la voiture démarre déjà, et maman agite les clés dans l’attente de fermer la porte.
Dans la voiture, papa se penche vers son petit sac : « tu lui as pris quoi, à papi, cette fois ? » Mina ouvre le sac et lui montre : du chocolat. Papa fronce les sourcils et Mina lui tire la langue. Normalement, papi ne le digère pas bien, mais en ce moment, ça ne change pas grand-chose qu’il en mange ou pas ; donc Mina pense que papi a bien le droit de se faire plaisir.
Ils descendent du véhicule, entrent dans le bâtiment et parcourent les longs couloirs blancs. Mina ne les aime pas. Ils sont tristes, affreux, déprimants. Devant la porte de papi, un monsieur attend. Lui aussi il est habillé tout en blanc, et quand il voit les parents de Mina, son visage s’éclaire et s’assombrit en même temps, c’est très bizarre. Il leur serre la main et leur murmure quelque chose. Mina entend papa s’énerver, elle entend son prénom. « Emeline est assez grande maintenant, vous pouvez lui dire. Elle a six ans, ce n’est plus un bébé ». Mina rosit. Elle est contente que ses parents la défendent. Mais, quand le monsieur en blanc commence à parler – plus fort, cette fois – Mina a envie de se boucher les oreilles et de hurler très fort. Elle ne veut pas entendre. Mais elle est obligée d’écouter.
« Votre père n’en a plus pour très longtemps, monsieur. Les métastases l’envahissent peu à peu.
- Mais, la chimio… ?
- N’aura pas le temps d’agir. La maladie avance trop vite. Votre père aurait besoin de plus de temps pour guérir. »
Papa a les yeux tout brillants. Mina lui prend la main et la serre très fort. « Ça ira, papa. On va trouver du temps pour papi. » Papa la regarde d’un air un peu perdu, puis il se penche et prend sa fille dans ses bras.
Mina se creuse la tête depuis trois jours. Elle a beaucoup réfléchi à ce qu’a dit le docteur de l’hôpital, mais elle a beau chercher, elle ne voit pas comment trouver du temps. Ce n’est pas comme si elle pouvait en acheter à la supérette du coin de la rue. Malgré son âge, Mina sait déjà bien lire, et elle a été voir à la bibliothèque municipale avec la carte que maman lui confie de temps en temps. Mais elle n’a rien trouvé dans les rayons - que des histoires farfelues de machines qui voyagent dans le temps. La seule solution que Mina ait trouvée ne lui plait pas. Pas du tout.
A l’entrée du village, à l’écart, plus loin dans un champ, il y a une vieille maison en pierres. On dit qu’une femme habite là, qu’on ne la voit jamais car elle ne sort pas beaucoup. A l’école, on dit qu’il ne faut pas l’approcher, qu’elle apporte le malheur à tous ceux qui lui rendent visite, que c’est à cause d’elle que les chats du village disparaissent. A l’école du village, on apprend bien vite le mot « sorcière ». Mina sait que ce ne sont que des histoires que les enfants se racontent pour se faire peur, mais elle a quand même le ventre serré à l’idée de toquer à la porte de la maison. Mais elle a réfléchi, comme une grande. Si la dame est juste une dame comme les autres, elle se moquera d’elle. Si c’est vraiment une sorcière, elle pourra l’aider. Donc Mina n’a rien à perdre. On est vendredi ; elle décide d’y aller demain.
Mina annonce à sa mère qu’elle va jouer chez une copine, quelques rues plus loin. Elle prend son vélo et dévale les pentes à toute allure vers la sortie du village. Il n’y a pas de temps à perdre. Papa et maman ont demandé au médecin de les appeler tous les jours pour les tenir informés de l’état de papi. Chaque jour, le docteur dit que papi ne finira pas la semaine. Mina se dit qu’elle a encore deux jours devant elle, tout en appuyant encore plus fort sur les pédales.
Elle dépasse le panneau de sortie du village à toute allure. La maison se profile au loin. Elle accélère encore et lorsqu’elle arrive à hauteur, elle peut enfin poser pied à terre. Mina retire son écharpe rouge : elle a fait un gros effort et meurt de chaud. Elle gare son vélo à l’entrée de la propriété, gardée par un haut mur de pierre, recouvert de liseron, et un portail de fer grand ouvert. Elle se dit que c’est bon signe, si une méchante personne vivait là, elle vivrait recluse, loin du monde, sans ce portail ouvert qui invite à rentrer. Encouragée, Mina remonte la petite allée – qui n’a pas l’air très entretenue - et arrive devant la maison. Celle-ci est haute, effectivement vieille et les fenêtres mériteraient un bon coup de peinture. Mais elle ne ressemble pas à une maison de sorcière. Remontée par toutes ces bonnes nouvelles, Mina monte les marches du perron ; elle inspire un grand coup et toque à la porte. Elle sait que ce n’est pas poli d’insister, alors elle attend un peu avant de recommencer. Mais il n’y a pas de réponse. Un peu inquiète – la sorcière serait partie alors qu’elle a tant besoin de temps ? -, Mina décide de faire un tour pour regarder par les fenêtres, même si ça non plus ce n’est pas très poli.
Mais elle ne voit personne. Peut-être que l’occupante s’est absentée pour la journée ? Mina panique un peu, avant de se reprendre : elle reviendra peut-être ce soir, ou demain. Quand elle reprend son vélo, son ventre continue de la serrer, mais cette fois-ci ce n’est plus la même peur qui l’anime.
Mina passe l’après-midi chez son amie. Le soir, elle revient toquer à la porte, mais aucune lumière ne s’allume. En rentrant chez elle, Mina a très peur. Peur de ne pas pouvoir parler à la sorcière.
Mina se lève tôt, d’un air décidé. Hier elle a établi un plan. Elle s’habille très vite, fait un bisou à ses parents, toujours plus sombres à chaque appel du docteur. Maman lui confie une boîte avec des sandwiches. « Ne restez pas trop longtemps dehors, ton amie et toi. Je préfère que vous restiez près de chez elle. » Mina rassure maman : elles ne vont rester au parc que pour pique-niquer, le reste du temps elles seront dans le jardin.
Mensonge éhonté.
Mina a prévu de rester toute la journée devant la vieille maison, jusqu’à ce que la sorcière la voie et lui accorde le temps dont elle a besoin. Dans son sac, elle a même prévu des livres à lire, en attendant. Sur son vélo, Mina appuie sur les pédales, le cœur léger. Elle est sûre de ne pas rater la sorcière, aujourd’hui. Elle s’assied sur le perron alors que le soleil est encore pâle. Pour ne pas avoir froid, elle s’est bien emmitouflée sous un gros pull et sa belle écharpe rouge. Elle s’installe le plus confortablement possible et ouvre son livre. Elle plonge rapidement dans sa lecture.
La douce chaleur du soleil la sort de sa torpeur, accompagnée du grondement sourd de son ventre : Mina a faim. Sans quitter son livre des yeux, elle pioche dans la boîte et mord dans le premier sandwich. Et soudain, elle semble réaliser : il est midi ! Et elle n’a toujours pas vu passer la sorcière ! Fébrile, elle se lève et toque à la porte. Peut-être qu’elle est rentrée tard hier ? Pas de réponse. Comme la veille, Mina fait le tour de la maison, mais encore une fois, elle ne voit personne. Elle commence à angoisser. Et si la sorcière était partie en week-end ? Elle ne trouverait jamais le temps dont elle a besoin pour papi… Décidée, Mina se rassoit devant la maison et replonge dans sa lecture. Si la sorcière doit revenir, alors elle l’attendra.
Les heures passent et le soleil tourne. De temps en temps, Mina se lève et va toquer à la porte, plusieurs fois, fort, pour être sûre qu’on l’entende. Mais elle n’obtient pas de réponse. Lorsque le soleil commence à descendre bas sur l’horizon, Mina prend son courage à deux mains et lance des cailloux contre les fenêtres du premier étage, et appelle : « S’il vous plaît ! Il y a quelqu’un ? J’ai besoin d’aide ! » Elle va jusqu’à appeler la sorcière, par moments. Lorsque le soleil passe derrière l’horizon, Mina se met à sangloter. Elle sait que maintenant, c’est trop tard pour obtenir du temps. Elle essuie ses yeux sur ses manches et remonte l’allée jusqu’à son vélo. Alors qu’elle se retourne pour regarder la maison, quelque chose attrape son regard, sous les liserons qui grimpent au mur. Elle s’approche et tire sur les plantes, pour dévoiler un grand bout de plastique jaune. Mina décrypte les lettres :
A VENDRE
A la maison, papa et maman l’accueillent les yeux rougis. Le docteur a appelé.
Bon, je remonte ce texte et j'en propose une petite V2 pour le Mouth. Mina a maintenant sept ans, qui me paraissent plus évident pour qu'une enfant puisse lire autant, pédaler et inventer des histoires à ses parents. J'ai changé quelques phrases aussi, qui donneront peut-être plus de crédibilité à l'histoire. Bref, n'hésitez pas à me redonner vos avis. Il faut que je le rectifie au max pour qu'il soit le plus présentable possible :mrgreen:
Juste un peu de temps
Maman resserre l’écharpe autour du petit cou de Mina, pour bien s’assurer que l’air frais ne passera pas. On est déjà en automne, et les températures ont rarement été aussi basses. Mina attend que maman tourne le dos pour tirer sur le nœud. La protéger du froid, elle est d’accord, mais de là à lui écraser le cou… Elle sort précipitamment à l’appel de maman : papa démarre déjà, et maman agite les clés de la maison dans l’attente de fermer la porte.
Dans la voiture, papa se penche vers son petit sac : « tu lui as pris quoi, à papi, cette fois ? » Mina ouvre le sac et lui montre : du chocolat. Papa fronce les sourcils et Mina lui tire la langue. Normalement, papi ne le digère pas bien, mais en ce moment, ça ne change pas grand-chose qu’il en mange ou pas ; donc Mina pense que papi a bien le droit de se faire plaisir.
Ils descendent du véhicule, entrent dans le bâtiment et parcourent les longs couloirs blancs. Mina ne les aime pas. Ils sont tristes, affreux, déprimants. Devant la porte de papi, un monsieur attend. Lui aussi il est habillé tout en blanc, et quand il voit les parents de Mina, son visage s’éclaire et s’assombrit en même temps, c’est très bizarre. Il leur serre la main et leur murmure quelque chose. Mina entend papa s’énerver, elle entend son prénom. « Inutile de parler aussi bas, Emeline est assez grande maintenant, vous pouvez lui dire. Elle a sept ans, ce n’est plus un bébé ». Mina rosit. Elle est contente que ses parents la défendent. Mais, quand le monsieur en blanc commence à parler – plus fort, cette fois – Mina a envie de se boucher les oreilles et de hurler très fort. Elle ne veut pas entendre. Mais elle est obligée d’écouter.
« Votre père n’en a plus pour très longtemps, monsieur. Les métastases l’envahissent peu à peu.
- Mais, la chimio… ?
- N’aura pas le temps d’agir. La maladie avance trop vite. Votre père aurait besoin de plus de temps pour guérir. »
Papa a les yeux tout brillants. Mina lui prend la main et la serre très fort. « Ça ira, papa. On va trouver du temps pour papi. » Papa la regarde d’un air un peu perdu, puis il se penche et prend sa fille dans ses bras.
Mina se creuse la tête depuis trois jours. Elle a beaucoup réfléchi à ce qu’a dit le docteur de l’hôpital, mais elle a beau chercher, elle ne voit pas comment trouver du temps. Ce n’est pas comme si elle pouvait en acheter au magasin du coin de la rue. Malgré son âge, Mina sait déjà bien lire, et elle a été voir à la bibliothèque municipale avec la carte que maman lui confie parfois. Mais elle n’a rien trouvé dans les rayons - que des histoires farfelues de machines qui voyagent dans le temps. La seule solution que Mina ait trouvée ne lui plait pas. Pas du tout.
A l’entrée du village, à l’écart, plus loin dans un champ, il y a une vieille maison en pierres. On dit qu’une femme habite là, mais qu'on ne voit jamais car elle ne sort pas beaucoup. A l’école, on dit qu’il ne faut pas l’approcher, qu’elle apporte le malheur à tous ceux qui lui rendent visite, que c’est à cause d’elle que les chats du village disparaissent. A l’école du village, on apprend bien vite le mot « sorcière ». Mina sait que ce ne sont que des histoires que les enfants se racontent pour se faire peur, mais elle a quand même le ventre serré à l’idée de toquer à la porte de la maison. Mais elle a bien réfléchi. Si la dame est juste une dame comme les autres, elle se moquera d’elle mais ce ne sera pas grave. Si c’est vraiment une sorcière, elle pourra l’aider. Donc Mina n’a rien à perdre. Elle espère que la sorcière ne lui demandera rien en échange. Et quand bien même, elle a pris sa décision. On est vendredi ; elle décide d’y aller demain.
Mina annonce à sa mère qu’elle va jouer chez une copine, quelques rues plus loin. Elle prend son vélo et dévale les pentes à toute allure vers la sortie du village. Il n’y a pas de temps à perdre. Papa et maman ont demandé au médecin de les appeler tous les jours pour les tenir informés de l’état de papi. Chaque jour, le docteur dit que papi ne finira pas la semaine. Mina se dit qu’elle a encore deux jours devant elle, tout en appuyant encore plus fort sur les pédales.
Elle dépasse le panneau de sortie du village à toute allure. La maison se profile au loin. Elle accélère encore et lorsqu’elle arrive à hauteur, elle peut enfin poser pied à terre. Mina retire son écharpe rouge : elle a fait un gros effort et meurt de chaud. Elle gare son vélo à l’entrée de la propriété, gardée par un haut mur de pierre, recouvert de liseron, et un portail de fer grand ouvert. Elle sourit : si une méchante personne vivait là, elle vivrait recluse, loin du monde, sans ce portail ouvert qui invite à rentrer. Encouragée, Mina remonte la petite allée – qui n’a pas l’air très entretenue - et arrive devant la maison. Celle-ci est haute, effectivement vieille et les fenêtres mériteraient un bon coup de peinture. Mais elle ne ressemble pas à une maison de sorcière. Remontée par toutes ces bonnes nouvelles, Mina monte les marches du perron ; elle inspire un grand coup et toque à la porte. Elle sait que ce n’est pas poli d’insister, alors elle attend un peu avant de recommencer. Mais il n’y a pas de réponse. Un peu inquiète – la sorcière serait partie alors qu’elle a tant besoin de temps ? -, Mina décide de faire un tour pour regarder par les fenêtres, même si ça non plus ce n’est pas très poli.
Mais elle ne voit personne. Peut-être que l’occupante s’est absentée pour la journée ? Mina panique un peu, avant de se reprendre : elle reviendra peut-être ce soir, ou demain. Quand elle reprend son vélo, son ventre continue de la serrer, mais cette fois-ci ce n’est plus la même peur qui l’anime.
Mina passe l’après-midi chez son amie. Le soir, elle revient toquer à la porte, mais aucune lumière ne s’allume. En rentrant chez elle, Mina a très peur. Peur de ne pas pouvoir parler à la sorcière.
Mina se lève tôt, d’un air décidé. Hier elle a établi un plan. Elle s’habille très vite, fait un bisou à ses parents - ils ont l'air de plus en plus tristes. Maman lui confie une boîte avec des sandwiches. « Ne restez pas trop longtemps dehors, Rose et toi. Je préfère que vous restiez près de chez elle. » Mina rassure maman : elles ne vont rester au parc que pour pique-niquer, le reste du temps elles seront dans le jardin ; et puis la maman de Rose sera là.
Mensonge éhonté.
Mina a prévu de rester toute la journée devant la vieille maison, jusqu’à ce que la sorcière la voie et lui accorde le temps dont elle a besoin. Dans son sac, elle a même prévu des livres à lire, en attendant. Sur son vélo, Mina appuie sur les pédales, le cœur léger. Elle est sûre de ne pas rater la sorcière, aujourd’hui. Elle s’assied sur le perron alors que le soleil est encore pâle. Pour ne pas avoir froid, elle s’est bien emmitouflée sous un gros pull et sa belle écharpe rouge. Elle s’installe le plus confortablement possible et ouvre son livre. Elle plonge rapidement dans sa lecture.
La douce chaleur du soleil la sort de sa torpeur, accompagnée du grondement sourd de son ventre : Mina a faim. Sans quitter son livre des yeux, elle pioche dans la boîte et mord dans le premier sandwich. Et soudain, elle semble réaliser : il est midi ! Et elle n’a toujours pas vu passer la sorcière ! Fébrile, elle se lève et toque à la porte. Peut-être qu’elle est rentrée tard hier ? Pas de réponse. Comme la veille, Mina fait le tour de la maison, mais encore une fois, elle ne voit personne. Elle commence à angoisser. Et si la sorcière était partie en week-end ? Elle ne trouverait jamais le temps dont elle a besoin pour papi… Décidée, Mina se rassoit devant la maison et replonge dans sa lecture. Si la sorcière doit revenir, alors elle l’attendra.
Les heures passent et le soleil tourne. De temps en temps, Mina se lève et va toquer à la porte, plusieurs fois, fort, pour être sûre qu’on l’entende. Mais elle n’obtient pas de réponse. Lorsque le soleil commence à descendre bas sur l’horizon, Mina prend son courage à deux mains et lance des cailloux contre les fenêtres du premier étage, et appelle : « S’il vous plaît ! Il y a quelqu’un ? J’ai besoin d’aide ! » Elle va jusqu’à appeler la sorcière, par moments. Lorsque le soleil passe derrière l’horizon, Mina se met à sangloter. Elle sait que maintenant, c’est trop tard pour obtenir du temps. Elle essuie ses yeux sur ses manches et remonte l’allée jusqu’à son vélo. Alors qu’elle se retourne pour regarder la maison, quelque chose attrape son regard, sous les liserons qui grimpent au mur. Elle s’approche et tire sur les plantes, pour dévoiler un grand bout de plastique jaune. Mina décrypte les lettres :
A VENDRE
A la maison, papa et maman l’accueillent les yeux rougis. Le docteur a appelé.