Les nuages se fondent en d'autres nuages et les étoiles suffoquent. Abandonnées, les rétines ne captent plus guère que la lumière blafarde de lampadaires sans âme, naines blanches d'une cité froide qui englouti ses rêves comme autant de soleils égarés au-delà de l'horizon d'un trou noir.C'est très joli :)
C'était la nuit, sous les nuages. A quelques pas du bar, là où la musique étouffée des musiciens jouant dans la salle poussiéreuse pouvait encore me chatouiller les tympans et rappeler qu'il y avait encore un monde qui se cachait derrière l'ivresse.Fais gaffe à la "musicalité", pour utiliser le terme d'Harlan Ellison. Tu commence par une phrase courte, puis tu enchaîne sur une autre un peu trop longue. Elle pourrait passer en temps normal, mais là elle atterit comme une fausse note.
Un peu plus loin dans la ville, et la musique ne résonnait plus qu'au travers du souvenir travesti que mon cerveau embrumé improvisait alors que, bien incapable d'aller à droite où à gauche, je voguais de l'un à l'autre.Un poil trop lourd, y'a moyen de simplifier, surtout pour rendre les propos du narrateur plus clairs. Un bon texte est avant tout un texte qui se comprend dès la première lecture (et sans effort).
naines blanches d'une cité froide qui englouti ses rêves comme autant de soleils égarés au-delà de l'horizon d'un trou noir.Lourd.
Fonce, ne t'arrêtes pas. Cours, ne te retourne pas. Jamais, au grand jamais ne regarde en arrière ! Cherche, fouine, fouille, avance, ne perds pas de temps. Economise tes virgules, utilise tes points avec parcimonie. Evite les respirations inutiles. Lis, regarde, observe, mais toujours en avançant. Ne te gaspille pas à te réjouir d'avoir trouvé, intègre rapidement ce fait et cherche autre chose. Répète le tout encore, et encore, et encore...Tu vois, point d'envolée lyrique dans ce paragraphe, et c'est pourtant ce que je trouve de meilleur pour l'instant.
Il y avait cependant un souvenir qu'il aurait volontiers renvoyé dansle cimetière infini desa mémoire s'il en avait été capable,mais ce souvenir là ne partirait jamais.
il pleurait silencieusement mais ses larmes séchaient à peine sortiesPrécision inutile.des glandes lacrymales.
Si ce n'était pas une valse, s'en était devenue unec'en était devenu une
Si Graham continuait à marcher ainsi, il finirait vraisemblablement par oublier. Les grandes artères et les coupe-gorges. Elle est là.petit problème de temps : il faut choisir, entre le récit au passé et le récit au présent...
mais ce souvenir là ne partirait jamais.souvenir-là
Le tic-tac de sa montre hurlait, vomissait le temps qui venait de s'arrêter. Il attrapa son poignet pour l'arracher mais, le voyant nu, se souvint qu'il n'avait jamais porté aucune montre.j'ai pas compris : arracher quoi ?
A quelques pas du bar, là où la musique étouffée des musiciens jouant dans la sallela musique des musiciens.... hum hum ... :mrgreen:
et je pouvais me convaincre que, si je m'éloignais en titubant, je restais tout de même en rythmej'aime beaucoup ! c'est très réaliste !
Un peu plus loin dans la ville, et la musique ne résonnait plus qu'au travers du souvenir travesti que mon cerveau embrumé improvisait alors que, bien incapable d'aller à droite où à gauche, je voguais de l'un à l'autre.ou
Si ce n'était pas une valse, s'en était devenue une depuis ma dernière bouffée de tabac et les reflets de la lune dans le brouillard semblaient être ma destination depuis toujours.c'en
C'était la nuit, dans le brouillard. Quand la musique n'est plus qu'un spectre, volute bleue d'une cigarette depuis longtemps éteinte, retour d'acide ou promeneur lointain fredonnant la mélodie perdue de sa voix éraillée.yes ! tu la tiens là, la poésie ! on est dedans !
Taxi ! Je suis dans l'eau.
Les rues, la ville. Chuchotements, bruits de pas affairés, bouches d'égouts. Si Graham continuait à marcher ainsi, il finirait vraisemblablement par oublier. Les grandes artères et les coupe-gorges. Elle est là. Quelque part. Les nuages se fondent en d'autres nuages et les étoiles suffoquent. Abandonnées, les rétines ne captent plus guère que la lumière blafarde de lampadaires sans âme, naines blanches d'une cité froide qui englouti ses rêves comme autant de soleils égarés au-delà de l'horizon d'un trou noir.engloutit
Jamais, au grand jamais ne regarde en arrière !le mythe d'orphée ! :mrgreen:
Je l'ai su, enfin, quand hurlant son nom obscur elle fit s'éteindre les néons.ça et les nuages qui se fondent dans les nuages, on est en plein dans tous les hier là ;)
Le tic-tac de sa montre hurlait, vomissait le temps qui venait de s'arrêter. Il attrapa son poignet pour l'arracher mais, le voyant nu, se souvint qu'il n'avait jamais porté aucune montre.:coeur:
Un klaxon hurla quelque part sur sa gauchebof, "hurla" ne me parait pas approprié