Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Étincelle le 05 Juin 2013 à 21:46:29
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Version au passé
Une petite fille se promenait dans les rues tortueuses de son quartier.
Elle traînait son ombre comme un prisonnier traînerait ses chaînes. Cette masse noire se tortillant sur le sol glacé n'était autre que son démon. Ce dernier changeait d'apparence selon les aléas de l'imagination débordante de la fillette. Tantôt ombre se dissipant dans les profondeurs de la nuit, tantôt corbeau prodiguant des menaces à sa maîtresse ,inlassablement, dans l'espace confiné d'une petite chambre à cauchemars. Son lugubre simulacre flottait à ses côtés.
Alice, pourtant, soignait sa créature imaginaire avec égards. Cette dernière avait beau n'être faite que de chagrin et de souvenirs obscurs, elle était en cet instant le seul être qui rappelait à la petite fille qui elle était réellement et à quel monde elle appartenait.
Alice. Ses cheveux sombres lui tombant sur les épaules formaient un rideau devant ses yeux verts.
S' étant échappée de sa chambre, l'enfant se promenait dans le quartier silencieux. Elle essayait de s'oublier à travers le morceau de rock qui résonnait à travers les écouteurs son gros casque à musique.
Seulement ces créatures s'immisçaient dans l'appareil. Brouillant les paroles et hurlant des horreurs dans l'écho de la mélodie qui résonnait alors comme une complainte dans les oreilles de la jeune fille. Le ciel était gris, on aurait dit que quelqu'un avait dilué de l'encre dans les nuages, pour que la pluie ricoche, ensuite, chargée de mélancolie, sur les pavés et sur les vêtements de la fillette.
Alice se mit à courir, ses pas se répercutant en écho dans l'allée obscure.
Comme si le vent soufflant sur son visage pouvait faire s'envoler les cauchemars.
Comme si la pluie martelant sa peau pouvait emporter avec elle les peurs et la solitude.
Alice courait. Pour tenter d'animer son âme de nouvelles sensations, de ranimer la partie d'elle qui semblait avoir quitté son corps, morte.
Le démon la poursuivait, ne la quittait jamais. Et dans le sifflements du vent, elle entendait ses funèbres promesses et de la pluie et de ses larmes, elle ne faisait plus la différence.
La fillette finit par s'arrêter, hors d'haleine et se laissa choir sur les pavés humides, dans un halo mordoré diffusé par le lampadaire qui la surplombait.
Bras étendus, la petite fille était agitée de convulsions. Ses lèvres bleuies remuaient dans d'incoercibles murmures.
Son démon, sous forme de fumée se laissait porter au gré du vent, restant à proximité de sa curieuse petite maîtresse.
Ce vide. Serait-ce cet enfant au fond de nous qui se meurt en silence?
Version au présent
Une petite fille se promène dans les rues tortueuses de son quartier.
Elle traîne son ombre comme un prisonnier traînerait ses chaînes. Cette masse noire se tortillant sur le sol glacé n'est autre que son démon. Ce dernier change d'apparence selon les aléas de l'imagination débordante de la fillette. Tantôt ombre se dissipant dans les profondeurs de la nuit, tantôt corbeau prodiguant des menaces à sa maîtresse ,inlassablement, dans l'espace confiné d'une petite chambre à cauchemars. Son lugubre simulacre flotte à ses côtés.
Alice, pourtant, s'occupe de sa créature imaginaire avec soins. Cette dernière a beau n'être faite que de chagrin et de souvenirs obscurs, elle est en cet instant le seul être qui rappelle à la petite fille qui elle est réellement et à quel monde elle appartient.
Alice. Ses cheveux sombres lui tombant sur les épaules forment un rideau devant ses yeux verts.
S' étant échappée de sa chambre, l'enfant se promène dans le quartier silencieux. Elle essaye de s'oublier à travers le morceau de rock qui résonne à travers les écouteurs son gros casque à musique.
Seulement ces créatures s'immiscent dans l'appareil. Elles brouillent les paroles en hurlant des horreurs dans l'écho de la mélodie qui résonne alors comme une complainte dans les oreilles de la jeune fille. Le ciel est gris, on aurait dit que quelqu'un a dilué de l'encre dans les nuages, pour que la pluie ricoche, ensuite, chargée de mélancolie, sur les pavés et sur les vêtements de la fillette.
Alice se mit à courir, ses pas se répercutant en écho dans l'allée obscure.
Comme si le vent, soufflant sur son visage, pouvait faire s'envoler les cauchemars.
Comme si la pluie, martelant sa peau, pouvait emporter avec elle les peurs et la solitude.
Alice court. Pour tenter d'animer son âme de nouvelles sensations, de ranimer la partie d'elle qui semble avoir quitté son corps, morte.
Le démon la poursuit, ne la quitte jamais. Et dans le sifflements du vent, elle entend ses funèbres promesses et de la pluie et de ses larmes, elle ne fait plus la différence.
La fillette finit par s'arrêter, hors d'haleine, et se laisse choir sur les pavés humides, dans un halo mordoré diffusé par le lampadaire qui la surplombe.
Bras étendus, la petite fille est agitée de convulsions. Ses lèvres bleuies remuent dans d'incoercibles murmures.
Son démon, sous forme de fumée se laisse porter au gré du vent, restant à proximité de sa curieuse petite maîtresse.
Ce vide. Serait-ce cet enfant au fond de nous qui se meurt en silence?
Vous aviez raison, c'est beaucoup mieux au présent! Heureusement que vous êtes là!
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Hello
J'aurais bien lu cette petite nouvelle au présent.
Il y a de belles images, de belles formulations. J'aime bien celle de l'encre diluée dans les nuages.
Ton texte me fait penser aux contes traditionnels japonais.
Une agréable lecture même si je pense que tu peux aller plus loin dans ce rapport entre la fillette et cette matérialisation du chagrin.
Au plaisir l'étincelle ;)
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D'accord avec Jon, ton style est pas mal, mais tu peux faire mieux, quitter ta réserve habituelle et prendre des risques, car jusque-là, quasiment tous tes personnages se ressemblent je trouve.
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soignait sa créature imaginaire avec soins.
C'est redondant :mrgreen:
S' étant échappée de sa chambre, la demoiselle
"Demoiselle" ne me paraît pas approprié. Pour moi, ça se réfère à une jeune femme à partir de l'adolescence, or Alice semble être encore une enfant.
Alice se mit à courir. Ses pas se répercutant
il faut remplacer le point par une virgule, car une phrase ne peut pas exister sans verbe conjugué (sauf rares exceptions)
Serait-ce cet enfant au fond de nous qui se meure
se meurt
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Mention spéciale pour :
Elle traînait son ombre comme un prisonnier tirerait ses chaînes.
dans l'espace confiné d'une petite chambre à cauchemars.
Le ciel était gris, on aurait dit que quelqu'un avait dilué de l'encre dans les nuages
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Pour résumer : quelques maladresses de style et quelques retours à la ligne intempestifs. Ton style est encore hésitant malgré une volonté visible de faire mieux, et faire passer des émotions.
Un texte bien noir qui se lit très bien, plein de belles images et de bonnes idées.
Merci pour ce partage et au plaisir !
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bonjour,
- Et à quel monde elle appartenait
- Le démon la poursuivait
L'enfant en nous ne meurt jamais ton texte en est la preuve.
Au plaisir de te lire.
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ugh ;)
je viens de lire le début, je trouve ça très très bien parti, tu as un style pas mal du tout je trouve.
je mettrais "traînerait" au lieu de "tirerait" pour le prisonnier et ses chaînes
ça donne envie de lire d'autres choses de toi.
;)
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Salut Etincelle,
J'aime bien cet univers fantastiquement noir dans lequel tout est possible. Ton écriture me fait penser à de la prose poétique. Très joli.
Une petite correction :
Le démon la suivait, ne la quittant jamais.
Le participe présent peut être utilisé dans des cas similaires, mais pour décrire deux actions simultanées différentes.
Ici, l'action traduite par les deux verbes est la même, il s'agit appuyer le fait qu'il la suit. Les deux verbes ayant le même sémantisme, on privilégiera l'utilisation de l'imparfait --> "Le démon la suivait, ne la quittait jamais".
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Bonjour tout le monde!
Jon: Oui, à chaque fois tu me fais la remarque et jamais je pense à la mettre en application! C'est devenu un réflexe de tout mettre au passé, tant que je ne sais jamais si il vaudrait mieux écrire le dit texte au présent ou pas...
En fait ce texte moisit dans mon pc depuis une éternité sans que j'arrive à le finir. Alors dernièrement la conclusion m'est venue d'un coup comme une évidence sans que j'arrive à développer l'idée et je l'ai posté direct:)
Merci pour tes compliments, ça me va droit au coeur! Un conte japonais? Ah, curieux, je n'y avais pas du tout pensé!
Mnémo: Je suis d'accord avec toi, je ne vais jamais assez loin dans mes idées et j'écris, à peu près, toujours la même chose sans oser tenter de nouvelles choses avec, en effet, d'autres personnalités.
Kerena: Oh super! Je me rend compte que j'ai posté ce texte totalement à l'arrache sans une très bonne relecture... Fautes corrigées! Merci à toi d'avoir pris le temps de corriger et critiquer mon texte:)
Babataher: Fautes corrigées, merci!
Meilhac: Ah oui, bonne idée. Je corrige ça. Ca me fait plaisir le simple fait que j'ai un style propre:)
Gero: Oh je vais retenir ça moi, j'y ferai gaffe pour mes textes à venir.
" Ton écriture me fait penser à de la prose poétique"
Chouette alors :D
Merci à tous! Vous me donnez envie de développer ce texte!
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Je plussoie Jon Ho, essaie le texte en mettant les verbes au présent, ça devrait donner quelque chose d'assez sympathique. J'aime bien le style aussi, et je ne sais pas comment ça se fait, mais moi aussi j'y ai trouvé un accent de conte ou d'histoire asiatique.
Par contre, je n'ai pas compris ta dernière phrase : Ce vide. Serait-ce cet enfant au fond de nous qui se meurt en silence?
Tu parles de quoi exactement ? J'ai relu cette phrase plusieurs fois sans arriver à en comprendre le sens.
Mais sinon, bon texte pour un bon petit moment de lecture :)
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C'est tellement ce que j'allais écrire jon ho. ::) Au présente cette nouvelle aurait encore plus appréciée! Je reviens plus tard pour les détails de ma lecture et de mon appréciation!
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Bon début et bonne idée avec l'ombre. J'ai beaucoup aimé certaines formulations notamment les premières phrases qui sont très poétiques.
La fin mériterait d'être retravaillée, je pense, ça va trop vite, on a pas le temps de tout suivre. Appronfondir aussi la relation entre les deux, aussi.
J'espère que tu vas le retravailler :)
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Surahki: C'est décidé je m'engage à voir ce que ça donne au présent, je mettrai une deuxième version:)
Pour la dernière phrase, je dirais que je voyais mon texte comme une métaphore: l'enfant qu'on a en nous qui se meurt sous les assauts des problèmes d'"adultes", le rêve qui devrait laisser un peu de place à la raison ect,...
Bref mais j'aime autant qu'on ai tous notre façon de voir les choses, je pense que ça devrait rester subjectif.
Natoufranc: Oui pareil, je ferai une version au présent!
Viviane: La fin se déroule beaucoup trop vite, en effet. Je n'avais plus assez d'idées pour continuer. Enfin en me remettant dans l'ambiance de ce texte ça viendra peut-être...
Merci beaucoup:)
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Enfin en me remettant dans l'ambiance de ce texte ça viendra peut-être...
Tout est dit ... A toi de faire !