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Et c'est partie pour une série de drabble, on rappelle le principe, 100 mots tout pile.
Et en premier thème, inspiré par Véra,
Joker
C'est parti jusque 18h!
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Je demande à changer deux cartes, il fait de même. On récupère nos mains respectives. Je le regarde. Il me regarde. Il jette un œil à son jeu. Je l’imite. Je m’amuse avec ma main, faisant migrer les cartes de gauche à droite, de droite à gauche. Il a l’air satisfait. Il avance sa mise, puis annonce un « Je veux voir ». Je mordille ma lèvre inférieure. Il balance un « Nerveuse ? ». Je secoue la tête, et je dévoile mes cartes, tout sourire. « Maldonne, mon chou, dommage ». Il va falloir redistribuer. Par erreur, un joker est resté en jeu.
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"J’ai jamais aimé le jus de fruit, et c’est pas toi qui va me faire changer d’avis."
Je ne sais pas si elle pensait jeter la réplique du siècle. Ça restait posé là, après qu’elle était partie, comme le résumé de toutes nos disputes, de toute cette vie de couple qu’on avait ratée. Ce n’était jamais qu’une matinée de plus, après une nuit à l’écouter pleurer, recroquevillée entre nos draps. Je n’arrivais plus à l’atteindre, je n’arrivais plus. Le moindre mot était prétexte à dispute. Ce matin je lui ai tendu la bouteille du jus, elle a pris la fenêtre.
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Indécis. Quel mot pouvait mieux représenter la situation dans laquelle il se trouvait ? Sa main oscillait entre les deux buzzer tandis que toute l’attention du public était concentrée sur lui. Rien, il ne pouvait rien faire, pas se décider. Pas aussi vite, en tout cas. Cela demandait de la réflexion. Des lectures. Mais là, il ne pouvait pas. Il ne voulait pas. Et pourtant…
- Il faut vous décider.
La sueur commença à couler sur son front, sur ses tempes. Une goutte vint perler entre ses lèvres. Qu’il se mordit, encore et encore. Sa main partit à droite. A gauche.
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Eh bien eh bien, on a pas eu beaucoup d'inspirés, mmh ? Le second thème va-t-il plus motiver les troupes ? Qui sait... Tentons, tentons !
Bonbons
Et ce, jusqu'à 19h !
A vos claviers !
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J’ai de la chance, on me donne des bonbons tous les jours. Des bleus, des roses, des bicolores, j’ai droit à toutes les formes et toutes les couleurs. J’ai pas besoin d’en demander, je crois que c’est le privilège, c’est comme ça que ça s’appelle. Je suis un privilégié. J’ai une grande maison avec un jardin où on peut se promener. Une chambre pour moi tout seul avec un lit du futur. Des activités tous les jours, des repas sur des plateaux et tout un tas de gens pour s’occuper de moi, rien que de moi. Manque juste mes cheveux.
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- Maman, maman, y'a mon bonbon qui saigne !
- Qui saigne ? Mais que dis-tu là ?
Le mioche arriva en larmes, brandissant un ourson en guimauve décapité, coloré d'un liquide rouge et poisseux. La mère faillit en tourner de l’œil, puis elle se ressaisit.
- C'est pas ma faute, c'est lui qui m'a dit de le manger, d'abord ! Moi je voulais pas !
- Je ne crois pas que l'ourson saigne. Viens plus près, mon ange. Ouvre grand la bouche, et fais « Haaa ».
- « Haaa ! »
Elle se pencha et sourit :
- Ce n'est pas ton bonbon qui saigne, mon cœur. Tu as juste perdu ta première dent !
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Des hurlements se font entendre. Des gargouillis de souffrance. Pour moi, un réveil en fanfare. Le truc qui vous glace le sang façon azote liquide. Le bourreau est à l’œuvre et à l’heure, le bougre. Il est toujours très ponctuel lorsqu’il s’agit de faire mumuse avec ses joujous fétiches. Sadique. Crasses, des images me viennent, alors que j’en veux pas. Sous peu, ce sera mon tour. Le mec hurle tellement que ses cordes vocales vont finir par se détacher toutes seules. L’ordure a du sortir la Pince, pour arracher… Vous savez bien. Les bonbons.
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Vous avez apprécié grignoter des bonbons, maintenant on envoie du lourd !
Prochain thème : Patate
(jusqu'à 20h)
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Après l'énooorme succès de la patate au drabbles, voici le nouveau thème :
Cétacé
(jusqu'à 00h30)
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C'est louche. J'ai encore trouvé de la guimauve dans mon bol ce matin. En ce moment, la guimauve pousse partout. Sur la télé, dans le jardin, partout. Les papiers-peints qui se chargent de fleurs bleues... Non vraiment, y'a anguille sous roche. Et même baleine sous cacahouète : elle passe ses soirées à regarder Sauvez Willy et autres niaiseries du genre en engloutissant des tonnes de pistaches. Avec les larmes aux yeux. Ma petite sœur est malade ; si ça continue, on va mourir étouffés sous des tas de guimauves, de fleurs bleues et de baleines.
Tout ça parce qu'elle est amoureuse.
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A la récré, la mode c’est de parler des cétacés. Baleine, cachalot, c’est marrant comme tout le monde s’y met. C’est la mode, on fait tous pareil. Y a quelques semaines, c’était la ferme, surtout les vaches et les cochons. Moi j’aime pas trop les animaux, alors c’est vrai que c’est pas facile quand y a des modes comme ça. J’essaie de participer mais ils voient que je suis pas comme eux, et ils font exprès de me répéter les animaux très fort.
« Oh la baleine ! Arrête de bouffer grosse truie, on voit que ton gras !»
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Elle s’ennuyait prodigieusement.
Cela faisait déjà une heure que la prof leurs parlait des cétacés et de leurs vie.
Soixante minutes pendant lesquels dauphins, baleines et autres cachalots avaient vus leurs vies décortiqués par l’enseignante qui tentait sans grand succès de la retransmettre à ses élèves. Et elle pauvre élève de sixième n’avait hélas d’autre choix que de regarder d’un air morne les diapositives du prof en essayant de s’intéresser à la vie des baleines, dont elle n’avait absolument rien à faire.
Poussant un profond soupir, elle songea qu’il ne lui restait plus qu’une heure à entendre parler de cétacés.
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Assise sur un iceberg qui dérivait lentement, Tara s’ennuyait. La tête entre ses mains, elle regardait d’un air morne la mer qui s’étendait sous ses yeux. La mer et la banquise, sur laquelle s’agitaient quelques pingouins.
Soudain, un mouvement attira son attention. Les petites formes noires bougeaient dans tous les sens et leurs cris emplissaient soudain l’air. Il devait y avoir du grabuge – ou des prédateurs. Des orques, peut-être ?
Un mouvement au coin de l’œil. Du noir, du blanc et des gerbes d’eau qui explosaient. Deux orques, en effet. Dont l’activité était bien moins innocente que dévorer quelques manchots.
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- Revoilà la baleine ! Harpons, vite !
Le cri vient des cordages. Comme tout le monde, j'empoigne mon harpon, attaché au bateau par une corde. La bête est mal en point. Son sang s'écoule dans la mer par des dizaines d'endroits. Elle pleure.
- Maintenant !
Huit harpons sur onze atteignirent leur but. Encore deux fois comme ça, et c'est bon. On a besoin de son huile. Ça se vend cher, l'huile de baleine. Tout le monde en a besoin. Éclairage, portails foudroyants, explosifs...
Enfin, elle meurt, dans un grand cri triste. Ça ne me fait presque plus d'effet.
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Et maintenant MdEiennes, MdEiens, nouveau thème !
Zythum
(jusqu'à 01h30)
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Zythum : Nom Masculin… euh masculin, je ne suis pas si sûr… C’est de la bière, donc c’est féminin… on dit bien LA bière… Mais Zythum c’est connoté, ce n’est pas franchement un mot qu’on dit comme ça, vaut mieux le mettre au masculin, pour éviter toute controverse. Donc nom masculin ; bière qui… attends, ça va pas vraiment cette idée-là. Je veux dire, on fait comme on a dit, et c’est au ( ou à la ( va savoir)) zythum, de trouver sa logique intrinsèque. Et pis ils se demmerdent, après tout. On fait comme on peut. C’est bien…
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Ils se regardèrent à travers le liquide ambré qui déformait leurs visages. Le gigantesque verre au nom d’animal africain les séparait, empêchant tout contact de leurs bouches – et de ce qui se trouvait à l’intérieur. C’est vrai qu’il restait de la place à droite et à gauche de la girafe, là où se tenaient leurs mains enlacées, mais tous deux avaient peur de faire tomber la bière. Et puis, ici, en plein milieu d’un bar du Caire, ce serait mal vu. Autant leur contact pouvait passer pour une prise main virile, autant un baiser ne souffrait d’aucune ambiguïté.
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« Bois ! Bois ! Bois ! »
Max revenait d’Egypte et il ramenait de la bière, ça avait été prétexte à inviter la moitié de la promo chez lui. Les Zythum, on les avait finies depuis longtemps, et il fallait enjamber les cadavres de gens et de bouteille. On n’avait plus de soft, on n’avait plus de cerveau non plus, de toute façon il fallait boire, encore, parce qu’on était jeune, parce qu’il fallait le montrer. Je ne me souviens plus de qui avait eu l’idée de faire un pogo dans la cuisine, mais on aurait peut-être dû vérifier que la fenêtre était fermée.
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Nouveau Thème du Drabble :
Polochon :D
Amusez-vous bien, moi je vais au taf #:s
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Il fallait résister. C’est la lutte finale qu’il se disait. Il en ferait appel à toutes les croyances s’il le fallait, pour garder la force ! La gravité semblait baisser, ses bras s’engourdissaient, il ne sentait plus son dos, pourtant il fallait encore taper sur les touches. Ses doigts bougeaient de plus en plus lentement, plus morts que vifs, sa survie universitaire en dépendait. Sa vue se brouilla, le combat était rude, il secoua la tête en écarquillant les yeux pour ne pas perdre la cible du regard. Une seconde d’inattention et l’histoire se finirait, surement, en housse de polochon....