Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Insoupçonné le 30 Avril 2013 à 11:28:03
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Le chaos, si je dois le raconter, ça m'évoque ça. Et ça, c'est ça :
" - Tu as de la chance petit homme.
- Qui me parle ?
- Moi.
- Hein ? Où êtes-vous ? Qui êtes-vous ?
- Je pourrais essayer de t'expliquer, mais c'est très complexe. Pour faire simple, je suis l'auteur de ta vie. Ça doit pas t'aider hein ?
- Non, pas du tout. Mais est-ce que vous auriez l'obligeance de vous montrer, car je crains sérieusement pour ma santé mentale, j'ai une impression de Jeanne d'Arc.
- Oui, tu n'as qu'à te retourner et tu me verras apparaître.
- Wow. Vous êtes un délire de mon inconscient ? Un esprit ? Dieu ?
- Dans ton panel de propositions, la plus proche de la vérité est "Dieu". En fait, c'est la manière la plus pratique d'introduire mon identité. Je suis celui qui décide de ton passé, de ton présent et de ton futur. Je décide de ce que tu penses, de ce que tu fais, de ce que tu dis. J'ai un contrôle absolu sur tout ce qui t'entoure et sur toi-même.
- Ça, je sais que c'est faux. Par exemple, là, je lève mon bras, et je le fais de moi-même. Vous n'avez aucune emprise dessus.
- On va faire un petit jeu, un pierre-feuille-ciseau. "
L'avatar et le petit homme jouent au pierre-feuille-ciseau. L'avatar emporte les trois premières manches. Le petit homme demande à en jouer dix. L'avatar les gagne toutes.
" - Peut-être que c'est dû au hasard, des parties de pierre-feuille-ciseau ne signifient rien.
- Il n'y a qu'une chance sur 3^10, une chance sur 60.000, rends-toi à l'évidence.
- Cette probabilité n'est pas si infime que ça. Faisons-en dix autres et l'on pourra envisager d'autres possibilités que le hasard. "
Ils recommencent. L'avatar les gagne toutes à nouveau.
" - On est passé à une chance sur 3,5 milliards. Si tous les humains faisaient vingt parties de pierre-feuille-ciseau à cet instant, statistiquement, on serait les seuls où un de nous deux les gagnerait toutes. Sacrée coïncidence, non ?
- Ou peut-être que vous avez cerné un schème dans mes actions, mes parties, que vous avez compris ma manière de penser. Il y a plein d'autres explications.
- Retrousse ta manche et regarde ton bras."
Le petit homme s'exécute et manque de tomber. Son monde confortable s'est écroulé. Sur son bras est écrit en lettres capitales 'TU ES EN FACE DE DIEU'. Cependant, plutôt que de céder à la panique, il préfère saisir sa chance.
" - Je trouve bizarre de nommer une figure humaine Dieu, tu n'aurais pas un autre nom ?
- Si, je suis l'Insoupçonné, car personne n'ose soupçonner rationnellement mon existence telle qu'elle est vraiment.
- Alors, Insoupçonné, si tu sais ce que je vais dire, ce que je vais faire, pourquoi me baigner dans l'illusion de la liberté en me rendant conscient de mon environnement ?
- En fait, tu es une partie de moi-même, j'avais juste envie de me parler. Plutôt que t'expliquer, c'est trop long, je vais te faire comprendre. "
Et le petit homme commence à comprendre. Dieu n'est qu'un homme comme lui. À une autre échelle. À un détail près, l'Insoupçonné ne sait pas de quelle manière il existe. Ce qui précède son existence. La cause à son existence. Le but de son existence. Alors qu'aussitôt que les questions se sont posées, le petit homme eut accès aux réponses, son créateur demeure dans un flou total. Il entrevoit le vide existentiel de son auteur, de celui qui tire les fils de son destin. Le néant lié à l'incertitude absolue. Son alter-égo supérieur n'avait eu aucune apparition divine, il demeurait seul et n'avait aucune clé d'explication à son environnement. Tout n'était qu'agitation. Il pouvait donner une représentation à ses perceptions, mais il n'avait aucune certitude associée. Que des croyances conscientes dans le meilleur des cas, et des illusions dans le pire.
" - Même si tu ne sais pas ce qu'il y avait avant ton univers, qu'y avait-il avant la naissance du mien ?
- Même si un simili savoir et les souvenirs de toute une vie t'accompagnent, ton existence n'a commencé qu'au moment où tu as entendu 'Bonjour petit homme' et finira en même temps que ce texte.
- Alors qu'étais-je il y a dix minutes ? Ou que serai-je dans dix minutes ?
- Le chaos.
- Et concrètement, c'est quoi, 'le chaos' ?
- Ce qu'il y a avant l'existence d'un univers, la décohérence totale. Dans ton cas, c'est une conjonction d’événements qui selon les points de vue, ne pouvaient que se produire de cette manière, ou alors qui avaient une chance infime d'arriver. Il y a le fait que je sois dans un univers qui me permettre d'écrire. Le fait que le forum d'écriture soit créé. Le fait que je me propose libre sur un défi portant sur le chaos. Le fait que quelqu'un me défie sur le chaos. Peut-être suis-je aussi l'oeuvre d'un écrivain cosmique.
- Tes souvenirs aussi font partie du chaos ?
- En effet, je n'ai conscience que de l'instant présent, peut-être que comme les tiens, mes souvenirs aussi sont totalement faux. Enfin, même pas faux, juste 'non-existants'.
- En fait, le chaos, c'est tout ce dont on n'a pas conscience ?
- Je me comprends."
Un silence passe. Les deux avatars de l'auteur se fixent intensément.
" - J'ai un cadeau à te faire.
- Je vais avoir le droit de connaître le moment de ma mort ?
- Non, plus sérieusement, je vais te confier la véritable liberté.
- Je sais que c'est impossible, tu ne m'auras pas.
- Pour quelle raison ?
- Pour que je sois libre, il faut que j'existe, et pour que j'existe, il faut que tu écrives ce qui va m'arriver.
- La liberté aussi c'est le chaos. Tu es peut-être déterminé, mais si tu ne sais pas de quelle manière et que tu ne peux faire de prévisions basées sur ce fait, il n'y a aucune différence. Supposons que mes actions soient totalement déterminées elles-aussi, alors pour que j'aie l'impression d'être libre, et que tu le sois aussi, il suffit que j'écrive sans choisir ce que je vais écrire.
- Je ne vois pas comment tu pourrais écrire sans avoir conscience de la suite. Ca me paraît délirant.
- Les drogues. L'hypnose. L'écriture automatique. Ce ne sont que ceux qui me viennent immédiatement à l'esprit. Je compte utiliser l'écriture automatique, plus facile d'accès. "
À ce moment, le petit homme découvre des pouvoirs insoupçonnés cachés en lui. Il pouvait maîtriser ses perceptions. Etant donné que sa représentation du monde lui provenait de ses perceptions, il pouvait de facto contrôler le monde. Afin de prolonger au maximum cet état, avant que l'Auteur ne finisse son histoire, il ralentit au maximum sa perception du temps. C'est à dire que dans un intervalle de temps fini du le monde de l'auteur, il crée un univers s'étalant à l'infini dans le temps. Il pouvait laisser aller toutes ses lubies mégalomanes, il était Dieu. Il crée des univers avec des lois de la nature différentes de celles auxquelles il était habitué. Mais ce manège l'ennuie relativement rapidement. Finalement, il préfére recréer son univers d'origine. Celui qu'il avait pensé être réel. Il se sent seul. Il veut retourner chez lui. Sa quête de vérité et de pouvoir était achevée. Il n'avait plus rien à faire.
Le petit homme lut des pages qu'il avait écrites adolescent. Il avait alors une imagination débordante. Il l'a sûrement perdue avec l'âge, mais en échange, la vie lui avait laissé une haute position sociale, une famille qu'il aimait et qui l'aimait. Cependant, par plaisir narcissique et en dépit du fait qu'il ne puisse plus écrire, il aimait se lire.
Cette fois-ci, il décida de lire un passage de ce qu'il considérait comme ses "tentatives ratées". Maintenant qu'il avait réussi sa vie, il n'avait plus de problèmes d'égo et ses erreurs antérieures ne lui causait pas de tort. Les deux premières phrases du feuillet étaient les suivantes :
"Tu as oublié tout ce que tu savais, tu t'es réfugié dans l'illusion car tu ne pouvais supporter ta solitude. Tu es Dieu mais tu t'es volontairement perdu dans le chaos."
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Ton texte est prometteur, mais...
J'ai toujours cette impression d'inachèvement, et de superficialité. Comme si tu avais peur d'aller au bout des choses, ou que tu ne saisis pas totalement tes propres idées pour les coucher sur papier.
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Plus je vois ce genre de commentaire, plus je saisis à quel point le travail d'un écrivain est fastidieux. Etant donné qu'il ne peut interagir avec l'autre, il est obligé de livrer sa réflexion dans son intégralité.
Mais je trouve bizarre de réfléchir à la place du lecteur.
Concrètement, tu as un passage que tu souhaiterais voir développé ?
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1- Mais je trouve bizarre de réfléchir à la place du lecteur.
2- Concrètement, tu as un passage que tu souhaiterais voir développé ?
1- Ne réfléchis pas à la place du lecteur, il n'a pas qu'un seul visage.
2- Tout, car l'idée de base me parait rudimentaire. Ce n'est que mon avis après tout, peut-être que ce sera pas le cas pour les autres membres.
Attendons d'autres réactions.
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"1- Ne réfléchis pas à la place du lecteur, il n'a pas qu'un seul visage."
Je ne vois pas le lien de causalité ^^'
Et quelle est l'idée de base que tu as perçue ?
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"1- Ne réfléchis pas à la place du lecteur, il n'a pas qu'un seul visage."
Je ne vois pas le lien de causalité ^^'
Et quelle est l'idée de base que tu as perçue ?
Le dialogue que tu as élaboré est trop convenu. Il n'y a pas de surprise, et tu ne prends aucun risque.
(J'ai quand même aimé la chute)
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Je suis débutant, je ne connais pas la signification accordée aux termes "convenu" et "risque" dans ce cadre précis.
Mais à l'aide du reste, je pense que tu voulais me dire que le dialogue se suivait logiquement ? À la limite du 'prévisible' ?
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Je suis débutant, je ne connais pas la signification accordée aux termes "convenu" et "risque" dans ce cadre précis.
Mais à l'aide du reste, je pense que tu voulais me dire que le dialogue se suivait logiquement ? À la limite du 'prévisible' ?
Je suis aussi une "débutante". Nous le sommes tous d'ailleurs.
Oui, l'échange se suit logiquement.
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la plus approchée à la vérité est "Dieu".
c'est franchement zarb comme tournure à l'oral : "la plus proche de la vérité" ?
En fait, c'est la manière la plus pratique de t'introduire mon identité.
hm, on va dire que je les idées mal placés mais introduire une identité...
L'avatar emporte les 3 premières manches. Le petit homme demande à en jouer 10. L'avatar les gagne toutes.
en lettres^^
- Oui, je suis l'Insoupçonné, car personne n'ose soupçonner rationnellement mon existence telle qu'elle est vraiment.
et bim, un peu de narcissisme :mrgreen:
Dans ton cas, c'est une conjonction d’événements qui selon les points de vue, ne pouvaient que se produire de cette manière
qui, selon ton point de vue,
La réflexion sur l'écriture automatique, je la trouve de trop. Peut-être parce que justement tu as ici pour principaux lecteurs des gens qui écrivent et qui, sans avoir tenté l'écriture automatique, savent bien qu'on peut commencer à écrire sans connaître la suite.
Ensuite la réflexion sur la liberté, mouis, après Spinoza et Cie, sans parler de docteur Freud, difficile d'en parler sans faire déjà vu ou prémâché, je trouve. J'ai pas vu assez de chaos, moi. Alors que justement, avec tout ce côté "j'écris un texte qui parle de l'écriture d'un texte", y avait moyen d'introduire le chaos au sein même de la forme, de la mise en page ! Tu pourrais aller BEAUCOUP plus loin quoi. Là, tu abordes des choses qui ont déjà été abordées en plus approfondi, j'ai cité Spinoza et les autres, pour le côté métalittéraire, y a Unamuno (auteur espagnol si mes souvenirs sont bons) donc si t'as en face de toi un lecteur qui a déjà ces références, ben tu ne lui apportes pas grand-chose. Après reste à savoir si toi ça te suffit comme ça ou si tu veux aller plus loin comme te le suggérais déjà Mnémo.
Je veux dire : il y a déjà beaucoup de choses ton texte (la question de la liberté, la question de l'écriture, la question de schizophrénie, etc) mais justement ce sont des choses complexes qui nécessitent que tu y passes plus de temps car beaucoup de choses ont déjà été dites dessus. C'est pour ça que pour moi la fin manque de punch, manque de sentiments aussi. Crée-nous de l'angoisse, c'est HORRIBLE d'avoir l'impression d'être seul et que le monde n'est que création de toi-même, juste horrible.
En fait, c'est ça, y a les mots, mais il me manque de la chair, du vécu, du sentiment, du ressenti autour de ces mots. Tu mets trop les choses à distance avec "le petit homme", on sait d'emblée qu'on est dans du récit (à cause de cette 3e personne justement), si tu restes au dialogue, au Je/Tu, ça serait plus angoissant. Parce qu'au fond, il n'y a bien qu'un Je, non ? Belle incarnation du chaos par ailleurs !
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ernya, sur le narcissisme et l'introduction, tu m'as fait rire ^^
( Oui, il en faut peu, ET ALORS ? )
Sinon, par rapport à l'écriture, j'aurais du remplacer "savoir" par "choisir", c'est là où y'a le conflit.
( Je vais le faire )
Je connais Freud et Spinoza de nom, je ne connais pas Unamuno. J'ai du mal lorsque je ne peux pas interagir. J'écris ces textes car je sais notamment que j'aurai vos retours. Sinon, j'ai l'impression de parler au vent. De donner en laissant le hasard faire la suite. C'est pour ça que je souhaite améliorer mon niveau d'écriture au fait, pour réduire au maximum cette part de hasard.
Au fait, j'aime pas orienter la réflexion car j'ai l'impression de réfléchir à la place du lecteur justement. Mais bon, si c'est ce qu'il recherche, qu'il en soit fait ainsi 8D
Ce que j'aime bien, c'est quand c'est le lecteur qui se dit "y'a qu'un Je". Tu as des idées pour créer ce genre de pensée ?
Et sinon, je pense que je vais ré-écrire exactement la même histoire, mais avec le style que tu suggères. D'une part pour voir la différence de ressenti et d'autre part pour voir si j'y arrive tout simplement.
Bref, comme j'ai l'habitude de dire, merci !
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ernya, sur le narcissisme et l'introduction, tu m'as fait rire ^^
( Oui, il en faut peu, ET ALORS ? )
ben, c'est bien de rire donc tant mieux ^^
Je connais Freud et Spinoza de nom, je ne connais pas Unamuno.
Oki, si ça t'intéresse, ils ont des développements pas mal intéressants, tous autant qu'ils sont ^^
Ce que j'aime bien, c'est quand c'est le lecteur qui se dit "y'a qu'un Je". Tu as des idées pour créer ce genre de pensée ?
des idées pour orienter vers cette idée que j'ai eue ? Ben moi, ce qui m'a particulièrement marquée, c'est le léger développement sur la schizophrénie (parce que la question de la liberté, perso, j'ai assez donné en cours), enfin sur l'idée que le mec s'est créé un interlocuteur pour être moins seul (pour oublier qu'il est seul ?). Pour ça, faudrait déjà que tu restes dans une narration à Je. Ou alors montrer que le Je est toujours derrière le Il, que les deux ne font qu'un. Que le IL n'est qu'un JE qui se dédouble, que le IL est un masque/voile pour le Je. Bref, ne jamais nous donner l'impression que derrière tes lignes, y a toi en tant qu'auteur qui maîtrise le tout. Faire confondre au maximum narrateur et auteur. Pour créer le chaos : qui est Je ? qui est IL? est-ce que l'auteur est fou ? Avec le TU, tu peux même prendre à partie le lecteur et l'intégrer dans l'histoire. Genre "toi, oui toi qui me lis". Ce TU pouvant être aussi bien le lecteur (c'est-à-dire nous) ou l'auteur se parlant à lui-même.
Si tu réussis ça, ça sera prodigieux comme texte o><o
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Je cherchais des idées / techniques pour amener le lecteur à avoir une pensée, mais en induisant à partir de ton exemple, c'est tout pareil. :D
Sinon, pour créer le chaos chez le lecteur, j'ai d'autres idées, mais qui seront beaucoup plus adaptées au dialogue en effet. Car elles permettront d'embrouiller le lecteur tout en lui permettant de comprendre à un moment. Ou à la limite en relisant.
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Moi, j'ai bien aimé !
Le style, s'il est parfois un peu terne, quand même, se laisse lire sans problème.
Les dialogues m'ont transporté.
Et petit à petit, lorsque les choses se dévoilent, on dévore pour connaître la fin.
Je trouve que c'est rondement mené.
Alors peut-être que les autres commentaires ne sont pas totalement faux, mais en l'état je trouve que c'est déjà très bien.
Bravo et merci.
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Merci Olive' ^^
Tu as un passage que tu as aimé en particulier ?
Aussi, qu'entends-tu par "terne" ?
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Non, pas de passage vraiment préféré, c'est le cheminement que j'aime bien.
Aussi, qu'entends-tu par "terne" ?
plat, neutre, sans réelle saveur.
Je ne dis pas que ça déssert vraiment le texte, mais avoir des réponses un peu cinglantes, un ignorant qui s'énerve presque un peu, ça rehausserait le texte. Au début, surtout, les deux protagonistes ont l'air un peu tout mous.
Mais ça n'enlève rien à mon impression d'ensemble très agréable. Ce serait plutôt une petite piste d'amélioration, s'il devait y en avoir une.
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Ok merci, ça fait toujours plaisir d'avoir des avis positifs !
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saaalut,
Dans ton panel de propositions, la plus proche la vérité est "Dieu"
Proche de la vérité
En fait, c'est la manière la plus pratique de t'introduire mon identité.
J’enlèverais le « t’ » : d’introduire mon identité, même si naturellement on dirait "de me présenter"
un petit jeu, un pierre-feuille-ciseau.
Oh c’est marrant, j’ai toujours dit « pierre papier ciseau » :D
L'avatar et le petit homme jouent au pierre-feuille-ciseau. L'avatar emporte les 3 premières manches. Le petit homme demande à en jouer 10. L'avatar les gagne toutes.
Je m’attendais à un dialogue tout du long, ça m’a fait bizarre de passer en mode indirect.
Et c’est « trois premières manches » puis « en jouer dix »
" - Peut être que c'est dû au hasard
Peut-être
Il n'y a qu'une chance sur 3^10, une chance sur 60.000, rends-toi à l'évidence.
Bon, là j’admets que passer en lettres ça ferait lourd... :huhu:
Faisons-en 10 autres
… mais pas là, donc « dix autres » :-¬?
Si tous les humains faisaient 20 parties
Vingt
Si tous les humains faisaient 20 parties de pierre-feuille-ciseau à cet instant, statistiquement, on serait les seuls à la réussir
Mdr, ils ne réussissent pas la partie : « statistiquement, on serait le seul cas où le vainqueur aura toujours été le même » serait plus correct :huhu:
Sacrée coïncidence non ?
Virgule après coïncidence
vous avez cerné un schéma récurrent dans mes actions,
pas besoin de récurrent, ça fait pléonasme un peu. « un schéma dans mes actions »
Son monde confortable s'est écroulé. Sur son bras était écrit en lettres capitales 'TU ES EN FACE DE DIEU'
Je mettrais bien au présent vu que tous tes passages narratifs sont au présent
car personne n'ose soupçonner rationnellement mon existence telle qu'elle est vraiment.
Comprends pas l’utilité de « rationnellement » dans ta phrase
- Alors, Insoupçonné, si tu sais ce que je vais dire, ce que je vais faire, pourquoi me baigner dans l'illusion de la liberté en me rendant conscient de mon environnement ?
Pire, pourquoi me baigner dans l’illusion de la liberté puis me montrer que c’est une illusion. C’est assez sadique… ou pervers peut-être. :\?
- En fait, tu es une partie de moi-même, j'avais juste envie de me parler.
j’aime bien :mrgreen:
Et le petit homme comprit. Dieu n'était qu'un homme comme lui. À une autre échelle. […]
Et t’es reparti au passé alors qu’avant t’utilisais le présent pour la narration. C’est une manie |-|.
Ce qui précède son existence. La cause à son existence. Le but de son existence.
Le petit homme non plus ne sait pas le but de son existence :huhu:
Alors qu'aussitôt que les questions se sont posées, le petit homme eut accès aux réponses, son créateur demeurait dans un flou total
Le petit homme a eu accès à des réponses (pas à toutes) parce que son Dieu en a décidé ainsi. Il se peut que le Dieu de l’insoupçonné ne l’ait pas encore décidé, ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas (de réponses..)
Le néant lié à l'incertitude absolue.
C’est notre lot à tous, alors chantons, chantons ensemble \o/
Son alter-égo supérieur n'avait eu aucune apparition divine, il demeurait seul et n'avait aucune clé d'explication à son environnement. Tout n'était qu'agitation. Il pouvait donner une représentation à ses perceptions, mais il n'avait aucune certitude associée. Que des croyances conscientes dans le meilleur des cas, et des illusions dans le pire.
A part Bernadette à Lourdes, 12 apôtres et quelques illuminés, c’est quand même pas courant les apparitions divines. C’est pas si grave hein :-¬?.
" - Même si tu ne pas ce qu'il y avait
Manque un verbe
- Alors qu'étais-je il y a 10 minutes ? Ou que serai-je dans 10 minutes ?
Dix /dix
- Le chaos.
Faudra m’expliquer la différence avec le néant, parce que j’aurais répondu « le néant » au bonhomme
Dans ton cas, c'est une conjonction d’événements qui selon les points de vue, ne pouvaient que se produire de cette manière, ou alors qui avaient une chance infime d'arriver.
Pas clair. Comment une conjonction d’évènements certains ( puisque tu dis qu’ils ne pouvaient se produire que de cette manière) peut être le chaos ? ???
Il y a le fait que je sois dans un univers qui me permettre d'écrire. Le fait que le forum d'écriture soit créé. Le fait que je me propose libre sur un défi portant sur le chaos. Le fait que quelqu'un me défie sur le chaos. Peut-être suis-je aussi l'oeuvre d'un écrivain cosmique.
Ça ce sont les évènements qui font que le petit bonhomme naitra, mais il n’était pas ça. En gros tu peux dire qu’avant le petit bonhomme, il y avait le chaos, balançant des tonnes d’évènements dans un espace et un temps, et la percussion de ces évènements a mené à la naissance du petit bonhomme. Mais en aucun cas il était le chaos. Il est né du chaos mais n’est pas le chaos (rapport toujours à la phrase où il répond « le chaos »).
Ceci dit tu ne définis pas assez bien le chaos, donc je comprends sans doute tout de travers :\?. Explique mieux ton image, parce que là je l’interprète à ma sauce. Alors oui tu préfères que chacun se fasse sa sauce justement, mais si tu veux qu’on te suive jusqu’au bout, faut nous faire cheminer dans ton raisonnement :mrgreen:.
peut être que comme les tiens
peut-être
- En fait, le chaos, c'est tout ce dont on a pas conscience ?
[flood on]Et donc le Jeu en ferait partie :\? [/off]
« on n’a pas »
- En fait, le chaos, c'est tout ce dont on a pas conscience ?
- Je me comprends."
Oui en effet tu te comprends :mrgreen:
J’en reviens à… définis le chaos :huhu:
Un silence passe. Les deux avatars de l'auteur se fixent intensément.
Barry white en fond sonore...
- Je vais avoir le droit de connaître le moment de ma mort ?
- Non, plus sérieusement, je vais te confier la véritable liberté.
C’était sérieux comme sujet pourtant
- La liberté aussi c'est le chaos. Tu es peut-être déterminé, mais si tu ne sais pas de quelle manière et que tu ne peux faire de prévisions basées sur ce fait, il n'y a aucune différence. Supposons que mes actions soient totalement déterminées elles-aussi, alors pour que j'aie l'impression d'être libre, et que tu le sois aussi, il suffit que j'écrive sans savoir ce que je vais écrire.
En gros tu dis que pour être libre il faut ne pas être au courant de comment on est déterminé. Donc en gros la meilleure façon de rendre libre ton petit bonhomme était encore de ne jamais lui dire qu’il était déterminé. On en revient au sadisme de l'Insoupçonné |-|
- Je ne vois pas comment tu pourrais écrire sans avoir conscience de la suite. Ca me paraît délirant.
Bof :-\
le petit homme découvrit des pouvoirs insoupçonnés cachés en lui
ahahah insoupçonnés, ahahah blague
À ce moment, le petit homme découvrit des pouvoirs insoupçonnés cachés en lui. Il pouvait maîtriser ses perceptions.
J’ai pas suivi. Par l’écriture de l’avatar ?
Etant donné que sa représentation du monde lui provenait de ses perceptions, il pouvait de facto contrôler le monde.
Mouais sauf que si tu manipules trop tes perceptions, et que tu sors du référentiel du reste de la population, on te traite de fou :aah:
Afin de prolonger au maximum cet état, avant que l'Auteur ne finisse son histoire, il ralentit au maximum sa perception du temps. C'est à dire que dans un intervalle de temps fini dans le monde de l'auteur, il créa un univers s'étalant à l'infini dans le temps.
Maladroit je trouve. Enlève le « c'est-à-dire » et euh un truc par exemple « … il ralentit au maximum sa perception du temps si bien qu’en une seconde il perçut l’éternité » ou quelque chose du genre. Plus court mais plus direct.
Il pouvait laisser aller toutes ses lubies mégalomanes, il était Dieu.
Ah j’aime bien la mise an abîme, du Dieu qui apprend à l’homme à être Dieu à son tour etc. :mrgreen:
Mais ce manège l'ennuya relativement rapidement.
Tu ne peux pas dire si c’est rapide ou pas, on est entre le référentiel du petit homme qui a étendu le temps et le référentiel de l’Insoupçonné :huhu: Donc j’aurais laissé « mais ce manège finit par l’ennuyer ».
Sa quête de vérité et de pouvoir était achevée. Il n'avait plus rien à faire.
Bah ! et la quête du bonheur ? elle est pas éculée celle-là quand même
Le petit homme lut des pages qu'il avait écrites adolescent. Il avait alors une imagination débordante. Il l'a sûrement perdue avec l'âge, mais en échange, la vie lui avait laissé une haute position sociale, une famille qu'il aimait et qui l'aimait. Cependant, par plaisir narcissique et en dépit du fait qu'il ne puisse plus écrire, il aimait se lire.
Cette fois-ci, il décida de lire un passage de ce qu'il considérait comme ses "tentatives ratées". Maintenant qu'il avait réussi sa vie, il n'avait plus de problèmes d'égo et ses erreurs antérieures ne lui causait pas de tort. Les deux premières phrases du feuillet étaient les suivantes :
"Tu as oublié tout ce que tu savais, tu t'es réfugié dans l'illusion car tu ne pouvais supporter ta solitude. Tu es Dieu mais tu t'es volontairement perdu dans le chaos."
Pour moi ce paragraphe n’a rien à voir avec le reste, je comprends mal l’articulation . Pour que le petit bonhomme lise ses pages d’ado, c’est que son Dieu le luit permet.
Sans doute fait exprès pour qu’on comprenne que l’auteur (Insoupçonné) s’identifie au petit bonhomme…
Bon, je crois que j’ai bien aimé.
Enfin je le trouve largement perfectible (meuh non ça veut pas dire "c'est tout pas bon", ça veut dire "dis moi garçon, t'aurais pas passé juste une journée la dessus? :relou:"), mais j’aime bien ce qui se trame dans cet échange ::).
Pareil que pour l’autre texte que j’ai lu de toi, tu as des petits soucis entre présent et passé dans ta narration et tu passes vite d’une idée à l’autre, comme si on arrivait à te suivre (flash info : ce n’est pas mon cas :aah:), mais j’ai mieux apprécié celui-ci.
ça fait très « je parle à mon perso que je crée et que je façonne », c’est peut-être pas là l’originalité de ton texte, mais j’aime bien que tu l’aies traité façon poupée russe et schizophrénie :mrgreen:. Je rejoins Ernya sur le fait que t’aurais pu aller plus loin.
Après perso, quand il n’y a pas d’histoire (au sens intrigue action aventure) j’ai du mal à m’y intéresser si c’est long :-[.
Bref désolée pour la pertinence toute relative de ce commentaire :huhu:.
Merci pour ce texte :D
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Je vois pas en quoi ton commentaire est "relativement" pertinent. C'est au contraire EXACTEMENT ce que je voulais !
J'ai du mal avec le fait de 'retravailler' tout seul. Je préfère qu'on me corrige, pour que je reprenne et qu'à la fois d'après je le fasse naturellement ^^
C'est ma manière de travailler.
(Et ce texte, j'dois avoir passé entre une heure et deux heures max dessus, c'était pour un défi xD)
Donc, je vais castigater tout ce que tu me dis, et tu me dis si ça rend déjà un peu mieux pour toi !
J'ai castigaté quelques shwarpzouilles, maintenant, je vais te répondre, car j'aime bien ta réponse.
"Oh c’est marrant, j’ai toujours dit « pierre papier ciseau »"
J'ai entendu les deux, mais j'ai toujours fini par convaincre les gens de dire "pierre-feuille-ciseau" car c'est plus rapide, plus mélodieux et plus pratique à dire.
"Bon, là j’admets que passer en lettres ça ferait lourd..."
Et encore, j'ai pas donné le nombre exact !
"pas besoin de récurrent, ça fait pléonasme un peu. « un schéma dans mes actions »"
Tu peux voir un schéma n'importe où, un récurrent en revanche, c'est moins pratique. Pour éviter les confusions, j'ai foutu 'schème' éwala.
"Comprends pas l’utilité de « rationnellement » dans ta phrase"
J'pense ça va se clarifier dans d'autres écrits.
"Le petit homme non plus ne sait pas le but de son existence"
Satisfaire l'envie de l'auteur de se parler. Mais je lui ai menti. C'était juste pour un défi. Mais je lui ai encore menti. Le défi est un prétexte. J'avais juste envie de parler du chaos.
"Le petit homme a eu accès à des réponses (pas à toutes) parce que son Dieu en a décidé ainsi. Il se peut que le Dieu de l’insoupçonné ne l’ait pas encore décidé, ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas (de réponses..)"
En attendant, il demeure dans un flou total, et si tu réduis ton existence à ta seule conscience présente, il est équivalent de dire qu'il n'y aura "jamais" de réponse étant donné que le temps se résume à un instant où il ne l'a pas.
"A part Bernadette à Lourdes, 12 apôtres et quelques illuminés, c’est quand même pas courant les apparitions divines. C’est pas si grave hein ."
Douze.
"Pas clair. Comment une conjonction d’évènements certains ( puisque tu dis qu’ils ne pouvaient se produire que de cette manière) peut être le chaos ?"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos
"Ça ce sont les évènements qui font que le petit bonhomme naitra, mais il n’était pas ça. En gros tu peux dire qu’avant le petit bonhomme, il y avait le chaos, balançant des tonnes d’évènements dans un espace et un temps, et la percussion de ces évènements a mené à la naissance du petit bonhomme. Mais en aucun cas il était le chaos. Il est né du chaos mais n’est pas le chaos (rapport toujours à la phrase où il répond « le chaos »).
Ceci dit tu ne définis pas assez bien le chaos, donc je comprends sans doute tout de travers . Explique mieux ton image, parce que là je l’interprète à ma sauce. Alors oui tu préfères que chacun se fasse sa sauce justement, mais si tu veux qu’on te suive jusqu’au bout, faut nous faire cheminer dans ton raisonnement ."
J'ai du mal à considérer qu'une existence est limitée dans le temps. Je conçois plus facilement qu'on puisse la limiter à un instant ou à l'éternité.
"[flood on]Et donc le Jeu en ferait partie [/off]"
Si c'est le jeu auquel je pense, je te stefizgoude.
"C’était sérieux comme sujet pourtant"
Je l'imaginais dit ironiquement.
"On en revient au sadisme de l'Insoupçonné "
Muhahahaha :D
"Mouais sauf que si tu manipules trop tes perceptions, et que tu sors du référentiel du reste de la population, on te traite de fou "
Ca présuppose qu'il existe une réalité objective dans laquelle nous serions plongés. Et que s'il manipule ses perceptions, bien que sa représentation du réel soit différente de celle du réel objectif, celui-ci le rattrapera s'il vient à mourir / s'évanouir par exemple.
"Ah j’aime bien la mise an abîme, du Dieu qui apprend à l’homme à être Dieu à son tour etc. "
Et encore, t'as rien vu.
"Tu ne peux pas dire si c’est rapide ou pas, on est entre le référentiel du petit homme qui a étendu le temps et le référentiel de l’Insoupçonné Donc j’aurais laissé « mais ce manège finit par l’ennuyer »."
C'était une blague. D:
"ahahah insoupçonnés, ahahah blague"
Celle-là était plus évidente on dirait. D:
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Bonjour,
J'ai bien aimé ton texte mais une question me turlupine. Dénigres-tu l'écriture automatique ? Parce que personnellement, je n'écris que de cette façon, je ne sais jamais ce qui va arriver après. J'ai une grande ligne conductrice et j'écris. Donc, si tu dénigres je serais heureux de te montrer que cela peut être très bien fait parfois.
Après, j'aime le fait que ton texte soit basé sur une succession de réflexions. Le hasard, la liberté, ...
Mais j'ai pas tout compris à la fin. Je trouve cela dommage.
Voilà, bonne continuation.
A la revoyure.
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Pas de ligne conductrice dans mon cas. Que en écriture automatique. J'aime pas le shwarpzouillage de l'écriture.
Mais j'vois pas ce qui te fait penser que je dénigre d'une part.
Et d'autre part, fais-moi part de tes expériences, je pétakeaffe ça.