Ce post contient le texte original qui n'était pas vraiment optimal.
Une Édition revue et augmentée (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,8518.msg150150.html#msg150150) vous attend plus bas ^^
— Mère, je pars, déclara Jo en s'enfilancapuchonnant sa capeline grège.
La vieille peau se leva aussitôt et se téléporta sur le palier en fronçant ses sourcilicosés broussailleux. Sa sentence retentit jusqu'au premier étage où son époux dormédicalisait son cancer du poumon :
— Que nenni non point ! T'as rien avalé de la journée, donc pas de sortimorée, crénom de djiou.
Les yeux mi-clos, Jo fixa la pansestrale matrone octogénaire avec dédain.
— Mère, je vais manger avec des amis en ville, veuillez ne plus m'importuner, rétorqua-t-elle d'un ton monocordonnant.
La mégère perdit aussitôt de sa superbougresse, puis se décala légèrement pour laisser passer son étique engeance. Elle retourna ensuite à son insipide broderitournelle à assistance radiophonique, ultime activité de sa définitive inexistence socialiénée.
Jo retrouva ses amis au LegFrut's du centre-ville. So et Lo l'y attendaient tout en bavardoisant via leur tablette. C'était la nouvelle mode chez les d'jeun's. On communiquait en se montrant des ardoises noires sur lesquelles on griffonnait au moyen de craiguillons colorés des messages sans mots — surnommés des MSM. Mo se joignit à eux juste après, et ils pénétrèrent dans l'établissemengeoire.
Dernier endroit à la mode, le LegFrut's proposait des fruits et des légumes que l'on piqueillait directement sur les plants. Les adultes, gavés de junkfood depuis leur puberté, gravégétaient dans leur graisse. Impotents et câblêmissant sur leurs ordinateurs, ils en avaient oubliés jusqu'à se reproduire, si bien que la population chuta. Les moins atteints réussirent quelques coïtérations de rattrapage, mais le gouffre démographique qui s'étalait sur deux générations ne fut jamais comblé. C'est ainsi la génération de Jo se tournèrent vers une nourriture plus saine, bravant l'autorité parentaltérée de leurs trop vieux géniteurs.
Jo aimait bien Mo, mais celui-ci n'était pas assez forgueilleux ; et il se laissait quelque fois embarquer par ses trop vieux dans une orgie de pizzalbumine ou d'écœuramburger englobé dans l'écran trimural H3D 200 pouces qui vomissait son purinternet hypnotique. Jo devait l'accepter : Mo était gras-du-bide. Mais elle aimait bien son visage poupin, et elle lui sporganisait des activités ardues et ardentes. So et Lo était filiformes et fiers de l'être. Ils avaient fui leur domicillusoire respectif et s'étaient amourachés suite à une rencontre hasardeuse.
Les quatre amis avaient décidé de changer ce mondécadant en attaquant la fabrique de junkfood. Chaque nuit, ils s'introduisaient dans l'usinepte entreprise, bravant les gardemeurés engoncés dans leurs cabanons forcément connectés au réseau vituel. Dès qu'ils atteignaient les citernutritives, ils en vidaient une partie, puis y balançaient tous les fruits et légumes qu'ils avaient emporté. Avec le temps, ils espéraient que la junkfood serait moins nocive, voire que les gens arrêteraient d'en achetélécommander et provoqueraient la déchéance de cette saloperie avilissante.
Ils avaient bavardoisés leurs exploits à tous les autres d'jeun's de la cité. Petit à petit, la nouvelle se répandithyrambiqua dans tous le pays. Au fil des années, la junkfood devint moins grasse et moins nocive. Bien sûr, il y eu quelques empoisonnements parmi les consommateurs les plus dépendants à la bouffe industrielle. Au final, l'améliorévolution eu enfin lieu ; les d'jeun's prirent le pouvoir et renversèrent les multinationales junkcorporatistes. Les réseaux furent proscrivetés et la bavardoise industrialisée.
Quelquefois, les flics tombent sur des vieillarrassés adipeux fouillant les décombres pour y suçoter un bout de gras ou un fond de boite aux relents chimiques, mais ils sont vite arrêtés et mis au vert.
EDIT : Correction de Ben.G
Édition revue et augmentée
Voici le texte remanié suite aux remarques faites et mon incapacité à avoir trouvé une fin correcte >< . Merci à Ben.G et Thérébentine pour leurs conseils avisés :coeur: . Régalez-vous et n'hésitez pas à donner votre avis m(_ _)m .
— Mère, je pars, déclara Jo en s'enfilancapuchonnant sa capeline grège.
La vieille peau se leva aussitôt et se téléporta sur le palier en fronçant ses sourcilicosés broussailleux. Sa sentence retentit jusqu'au premier étage où son époux dormédicalisait son cancer du poumon :
— Que nenni non point ! T'as rien avalé de la journée, donc pas de sortardive, crénom de djiou.
Les yeux mi-clos, Jo fixa la pansestrale matrone octogénaire avec dédain.
— Mère, je vais manger avec des amis en ville, veuillez ne plus m'importuner, rétorqua-t-elle d'un ton monocordonnant.
La mégère perdit aussitôt de sa superbougresse, puis se décala légèrement pour laisser passer son étique engeance. Elle retourna ensuite à son insipide broderitournelle à assistance radiophonique, ultime activité de sa définitive inexistence socialiénée.
Jo retrouva ses amis devant le LegFrut's du centre-ville, le dernier endroit à la mode. On y proposait des fruits et des légumes que l'on piqcueillait directement sur les plants. C'était un véritable "jardingue", comme disaient les trop-vieux, qui s'étandait sur plusieurs centaines de mètres carrés.
So et Lo l'attendaient tout en bavardoisant via leur tablette. C'était la nouvelle mode chez les d'jeun's. On communiquait en se montrant des ardoises noires sur lesquelles on griffonnait au moyen de craiguillons colorés des Messages Sans Mots — surnommés des MSM. Dès que Mo se joignit à eux, ils pénétrèrent dans l'établissemengeoire avec un engouement exacerbé.
Les adultes impotents, gavés de junkfood depuis leur puberté, gravégétaient dans leurs logements en câblêmissant sur leurs ordinateurs. Ils en avaient oubliés jusqu'à se reproduire, si bien que la population mondiale chutaffreusement. Les moins atteints réussirent quelques coïtérations de rattrapage, mais le gouffre démographique qui s'étalait sur deux générations ne fut jamais comblé. C'est ainsi que les d'jeun's se tournèrent vers une nourriture plus saine, bravant l'autorité parentaltérée de leurs vétustes géniteurs, engoncés dans leur appétence culinaire dégénérédhibitoire.
Jo aimait bien Mo, mais celui-ci n'était pas assez forgueilleux ; il se laissait quelque fois embarquer par ses trop-vieux dans une orgie de pizzalbumine ou d'écœuramburger englobé dans l'écran trimural H3D 200 pouces qui vomissait son purinternet hypnotique. Jo devait l'accepter : Mo était gras-du-bide. Mais comme elle aimait bien son visage poupin, elle lui sporganisait des activités ardues et ardentes.
De leur côté, So et Lo étaient filiformes et fiers de l'être. Ils s'étaient rencontrés l'année précédente lors de l'attentat du Mac Daubald du quartier nord, un carnage improvisé par une vingtaine de d'jeun's en stomacolère après une soirée particulièrement pizzicatonique. Amourachés après cette réussite, ils avaient fui leur domicillusoire respectif, se lançant dans une propagandante auprès des d'jeun's de la ville. Seuls Jo et Mo les avaient rejoint dans leur mouvement révolutionnairbacé.
La réunion de ce soir finalisait leur premier coup en tant que forbande organisée. Un trafic de junkfood tenu par une dizaine de trop-vieux de la maison de retraite "les pommes frites" avait été mis à jour le mois dernier. Les gras-bas-terre refourguaient leurs sandwichs frelatés à la sortie de l'école primaire. La viande bouillie d'origine douteuse — les rats pullulaient dans la résidence — et le pain mou imbibaignant dans l'huile recyclée des fritéponges provoquaient une recrudescence de surpondération précocitoyenne inquiétante, et une atonie des plus étonnantes chez les très-d'jeun's pourtant réfractaire au réseau virtuel.
Les quatre fanatiques s'introduisirent dans le batimenbêtant en catimini, passant par les étroits soupiraux cachés par les herbes hautes. Du sous-sol, ils gravirent les escaliers jusqu'au rez-de-chaussée non sans avoir arrosé le sol de granulés raticides. Les trop-vieux, rivénérant leur dose horaire de publicitélécommandées, ne remarquèrent pas les intrus qui s'empressèrent de remplacer leur boites de repas prémachés aux relents chimiques par de succulentes omelettes aux champignons et fines herbes, jardinières de légumes savoureuses, et compotes de pommes onctueuses. Ils repartirent aussi vite qu'ils étaient venus, puis firent un immense feu de joie avec la junkfood, riant de leur bon tour, et imaginant les visages grimaçants des trop-vieux à l'heure de la gamelle.
Le lendemain, le journal fit état de quatre morts et d'une dizaine d'occlusion intestanales dues à la présence excessive de fibres dans leur périmétabolisme délétère. Les jours suivants, les jeunes séditieuphoriques se lancèrent dans une grande campagne d'information auprès des très-d'jeun's, leur donnant de bons fruits juteux pour leur goûter afin d'avoir une écoute plus saine.
C'est ainsi que leur groupe devint plus important, accueillant de nouvelles recrues ralliées à leur cause. Ils décidèrent de changer ce mondécadant en s'attaquant directement la fabrique de junkfood. Chaque nuit, Jo et Mo s'introduisaient dans l'usinepte entreprise, bravant les gardemeurés engoncés dans leurs cabanons forcément connectés au réseau virtuel. Ils y vidaient une partie des citernutritives pour y balancer fruits et légumes frais, espérant ainsi diminuer la nocivité que la junkfood, ou mieux, que les gens arrêteraient d'en achetélécommander et provoqueraient enfin la déchéance de cette saloperie avilissante.
De leur côté, So et Lo partirent en croisade, bavardoisant leurs exploits aux d'jeun's des autres cités. Petit à petit, la nouvelle se répandithyrambiqua dans tous le pays. Les mois suivants, la junkfood devint moins grasse et moins nocive un peu partout dans tous les pays.
Même si les trop-vieux étaient incurable, leur cerveau étant encore plus ramolliquéfié que leurs muscles, les moins-vieux commencèrent petit à petit à se détourner de ce mélange étrange. Bien sûr, il y eu quelques empoisonnements parmi les consommateurs les plus dépendants à la gerbouffe américaindustrielle ; mais au final, l'améliorévolution était en marche ! Quelquefois, les flics tombaient sur des vieillarrassés adipeux affublés de leur futile casque-visière 3D, fouillant les décombres pour y suçoter un bout de gras ou un fond de boite aux relents chimiques, mais ils furent vite mis au vert.
Par truchement, le réseau commença à perdre de son influensorcelante, car les d'jeun's évitaient de se faire laver le cerveau par l'immonde propagande corporatystérique. Avec le temps, ils remplacèrent les dégénérations précédentes, amorçant la chute définitive des lobbies junkcorporatistes. Ces dernières, privées de leurs camés désintégrégaires et consommée par le budget faramineux de leurs publicités virtuelles devenues inefficaces, finirent par se désagréger, puis disparurent dans cet oubli qu'elles cultivaient si bien. Poussière animale, tu redeviendras poussière animale. Au final, les réseaux furent proscrivetés et la bavardoise devint le moyen de communication de ce nouveau monde.
So et Lo créèrent leur propre ferme et firent fortune en vendant leur équilibrécolte de fruits et légumes. Il eurent très tôt plusieurs enfants qu'ils nommèrent avec des noms de plus de trois syllabes, tous les d'jeun's ayant écopés de prénoms à une seule syllabe à cause de leur apathire-au-flancs de trop-vieux décérébrés qui des fois allaient même l'oublier pour appeler leur bien souvent unique rejeton.
Mo devint svelte et coula des jours heureux avec So dans un petit village en montagne, s'occupant de pâturage et de fromage. Ils éduquèrent leurs enfants avec de vraies valeurs nutritives tout en les prévenant contre les erreurs du passé.
La population remonta très vite, et quelques régénérations plus tard, l'approvisionnement en nourriture devint délicatastrophique. Des gens mourraient de faim. Certains prônaient à une stabilisation de la population, alors que d'autres, obnubilés par l'argent et le pouvoir, réfléchissaient à une façon industrieuse de faire pousser les plantes plus vite et de produire des animaux toujours plus gros et plus nombreux. Si la bavardoise constituait un moyen de communication pratiquéphémère, le réseau virtuel, lui, était doté d'une mémoirchéologie infaillible.
Finalement, l' i-monde n'est qu'une succession d'éphémères éternels et d'éternels éphémères…