Le Monde de L'Écriture

Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 19:44:11

Titre: "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 19:44:11
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Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Milora le 28 Avril 2013 à 19:50:09
Je schtroumpfe ton message !  :D

Mais il me semble qu'on avait déjà parlé de ça à plusieurs endroits du forum...  :\?

Bref, moi je pré-Shwarpzouille dans ma tête, de façon à ce que tout - ou du moins une bonne tranche soit Shwarpzouillé virtuellement. Ensuite, je passe à la Shwarpzouille sur l'ordi, en écrivant directement l'histoire (tirée de la pré-Shwarpzouillation). Pour la Shwarpzouille de forme, ben je relis, relis, corrige, fais relire, corrige, etc. etc. J'applique pas de grille de recherche particulière (je sais que certains relisent une fois pour traquer les répétitions, une fois pour traquer les verbes faibles, une fois pour traquer je sais pas quoi) : j'essaie juste de corriger ce qui me gêne.
Pour la Shwarpzouille de fond, je garde tout en tête, et quand j'ai l'envie et l'occasion d'écrire, je Shwarpzouille l'un ou l'autre des projets de textes que j'ai accumulés. Souvent, plusieurs se fondent en un, ou se modifient beaucoup. La Shwarpzouille modifie énormément l'idée entre sa forme pré-Shwarpzouillation et sa forme Shwarpzouillée. Mais c'est le jeu, ma pauv' Lucette.


Bref, je sais pas si ça schtroumpfe à ta question....
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 20:31:44
Ah si, t'y shctroumphes parfaitement.

En fait, j'utilise Shwarpzouille régulièrement quand il me manque un mot. Mais j'l'utilise surtout en conversation, t'imagines bien qu'en récit, ça passe pas le Shwarpzouille.

Bref, merci pour ta réponse ^^
Titre: Re : Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Milora le 28 Avril 2013 à 20:32:31


En fait, j'utilise Shwarpzouille régulièrement quand il me manque un mot. Mais j'l'utilise surtout en conversation, t'imagines bien qu'en récit, ça passe pas le Shwarpzouille.

Ah, je sais pas, j'ai fait copier coller pour utiliser le mot  :mrgreen:


*je sors  :-[ *
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 20:38:48
6J'imagine bien x)
S h w a r p z o u i l l e
Un mix entre Shwarzkopf et petzouille. Evidemment, il n'a pour signification que celle qu'on lui attribue ^^
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Ned Leztneik le 28 Avril 2013 à 20:51:08
En fait il faudrait un logiciel schwarpzouille. Tu parle dans le micropzouille, il te sort le bouquin imprimé !  :D :D :D

Plus sérieusement, je note mes idées, et je retravaille dessus, organiser, toussa. (le fond) L'écriture et les corrections en dernier. (la forme)
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 21:18:00
Pour le logiciel, faudrait qu'il te scanne tes pensées, puis qu'il te sorte un bouquin :p

Sinon, comment tu retravailles tes idées ?
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Sixte le 28 Avril 2013 à 22:30:09
Ah, question intéressante que celle du Shwarpzouillage  :\?
Il y a un auteur connu (je ne sais plus qui c'est, mais, pour une fois, ce n'est pas Wilde) qui a dit
"Il faut écrire dans l'ivresse et se relire à jeun." (où un truc du genre).
J'aime bien cette méthode : zéro Shwarpzouillage pour le premier jet, et puis, je Swarpzouille ensuite, c'est à dire que j'enlève les répétitions (sauf que je ne les vois pas donc en fait, je ne les enlève pas), je coupe les phrases que je trouve trop lourdes, je modifie un peu la ponctuation. Parfois, si je relis longtemps après avoir écrit, je suis beaucoup plus objective et je me dis "là, c'est carrément pas clair" où "là, ce serait grave classe qu'il se passe ça", et ça devient de la Swarpzouille plus en profondeur.
Mais, pour prendre le sujet à l'envers, la Schwarpzouille concerne surtout les gens qui pour qui l'idée vient avant sa formulation (tu dis que tu as plein de trucs à dire que tu notes virtuellement, j'imagine donc que c'est ton cas). C'est rare que je commence un texte en me disant "voilà l'idée que je veux y mettre". En fait, pour moi, l'écriture et l'invention sont un peu simultanée. Si j'ai une idée à un moment où je n'écris pas, soit je la note pas et je l'oublie, soit je la note et je ne la réutilise jamais, donc la Swarpzouille est un moins gros enjeu pour moi, je pense.
Ceci dit, Swarpzouiller est quand même un dilemme entre garder le texte avec sa spontanéité, qui inclut répétitions, maladresses, et même fautes de frappe et d'orthographe, si on veut être extrême ; et le perfectionner. On peut pensé qu'un texte non travaillé dit plus de choses, est plus fidèle à l'idée d'origine, que ses imperfections peuvent révéler quelque chose (qui échappe éventuellement à l'auteur lui-même). J'aime bien cette théorie, mais comme j'aime bien aussi la théorie que l'artifice n'a pas moins de valeur que la nature, je vote pour la Swarpzouille.  :huhu:

C'était donc un message, pas clair, et non Swarpzouillé, pour étayer la démonstration, on va dire.  :mrgreen:
Titre: Re : Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Meilhac le 28 Avril 2013 à 22:51:08
Il y a un auteur connu (je ne sais plus qui c'est, mais, pour une fois, ce n'est pas Wilde) qui a dit
"Il faut écrire dans l'ivresse et se relire à jeun." (où un truc du genre).
gide ("écrivez dans l'ivresse, relisez-vous à jeun")  8)
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 23:14:35
Sixte, mon problème, c'est que genre, j'ai vraiment /beaucoup/ d'idées. En fait, je fais du lien entre tout donc ça fait travailler autant l'imagination que la réflexion. Le résultat, c'est que je me construis des putain d'environnement en rêve ou en imagination et que ne peux juste pas les filer totalement. Idem pour les histoires. Et à la fin, quand on vient à la transmission d'idées, c'est la merde. Trop de liens. Donc là, ce serait la Shwarpzouille au "niveau 0". Et ensuite, les pensées qui me viennent une fois que je me concentre sur une idée (juste en l'écrivant), ça part vraiment en couille. Tu t'en doutes, le syndrome de la feuille blanche me touche pas trop. Ce serait plutôt le contraire, trop d'idées. Et j'ai aucune idée de la manière de les shwarpzouiller car je les apprécie toutes.

Dans ma situation, que ferais-tu ?
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Ned Leztneik le 28 Avril 2013 à 23:26:39
Prise de notes dans un cahier, les idées à gauche, à droite deux parties: en haut les questions sur ces idées, en bas les idées organisées chronologiquement.
Ensuite chaque idée organisée débouche sur quelques paragraphes.

Pou les "trous" je me pose la question: qu'est-ce qui fait passer de A à B. (c'est bien souvent là que surgissent de nouvelles idées)
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Aphone le 28 Avril 2013 à 23:28:45
Je suis un grand adepte du bloc-notes. J'ai une si bonne mémoire qu'une idée, si lumineuse fût-elle, peut s'évaporer dans la minute durant laquelle elle est apparue.

Pour autant, je ne suis qu'un adepte forcé. Car l'idée perd de sa superbe à la minute même où elle est retranscrite. J'aime travailler cet instant magique où elle surgit du néant. Où elle se fait huitième merveille du monde et reprendre les idées notées ne m'est chose facile que pour les idées purement scénarisées. C'est aussi pour cela que l'écriture d'un roman est une véritable épreuve pour moi.
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Sixte le 28 Avril 2013 à 23:38:55
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gide ("écrivez dans l'ivresse, relisez-vous à jeun")  8)
Joli  :huhu:

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Sixte, mon problème, c'est que genre, j'ai vraiment /beaucoup/ d'idées.
Je vais dire un truisme, mais ce n'est pas un problème.
En fait, j'imagine que la réponse dépend de la raison pour laquelle tu écris. C'est cool d'avoir plein d'idées, mais pourquoi est-ce qu'il faudrait toutes les écrire ? Les idées, elles sont bien dans le tête, aussi. Ou oubliées, ou racontées à d'autres personnes, ou transformées en d'autres choses qu'en textes. Donc est-ce que c'est vraiment nécessaire/agréable/utile de filer totalement tes environnements ? En tout cas, si tu veux absolument les transmettre, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas les filer totalement. Evidemment, le lecteur ne le verra pas comme tu le vois, mais c'est un autre problème. J'ai du mal à concevoir une idée qui soit trop complexe pour être exprimée. Enfin, y a des trucs vachement complexes dans la vie (j'sais pas, l'équation de Shrödinger ? Kant ?) on peut toujours les exprimer, ça ne me semble pas être un problème en soi (à part un problème de temps, bien sûr).
Je pense qu'à ta place, je commencerai par celle qui m'inspire le plus sur le moment, et je me laisserai glisser vers les autres. Ou la toute toute première qui te passe par l'esprit, puis tu la développes.
Après, il me semble qu'il y a un aspect esthétique, aussi. Dans un texte, c'est bien si les idées s'agencent d'une façon "jolie", ce qui, à mon sens, en exclut naturellement certaines, où les reporte à plus tard. Oui, voilà, c'est ça : à ta place, j’essaierai de faire quelque chose de joli et cohérent avec ce qui me vient en premier, tant pis s'il y a plein d'idées qui passent à la trappe, elles sont aussi bien dans ta tête ou dans un autre texte. 
'Fin bon, j'dis ça, mais gardons bien à l'esprit que je n'en sais rien.  :mrgreen:
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 28 Avril 2013 à 23:43:08
Premier : Imaginons que tu remplisses 50 feuilles de ces idées, tu les retranscrirais toutes ? Si non, comment te débrouillerais-tu pour sélectionner ?

Aphone : Ma mémoire est assez spéciale, très sélective, basée sur des évocations et les souvenirs/idées de rêve y ont autant part que ceux éveillés. Il m'arrive très souvent de ne pas faire immédiatement la différence. Le passé n'est pour moi qu'un modèle, j'utilise ces concepts pour véhiculer des liens de causalité possibles. Sans trop shwarpzouiller, on va dire que je ne pense qu'au présent et que plus que l'idée ou le moment de création de l'idée, je chéris mon état d'esprit et de réflexion à un instant t. Tu te retrouves dans ce que je dis ou je ne fais que projeter ?

Sixte : J'aime bien ta réponse. Notamment car elle propose un protocole qui se justifie. On va bosser dessus : une fois que je veux développer ma première idée, sur quels critères je me base pour sélectionner les idées auxiliaires s'il y en a plusieurs que je trouve belles ? Toujours l'ordre chronologique ? Et si je ne vois pas laquelle est arrivée en première, je tire à pile ou face ? ^^'
Et y'a un autre truc que j'allais dire, ouai, par rapport à la complexité, elle est qualitative, quantitative et temporelle en fait. Ce serait "le chaos" en d'autres termes.

Bref, merci de vos participations, ç'fait plaisir
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Sixte le 28 Avril 2013 à 23:57:54
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J'aime bien ta réponse.

J'aime quand on aime mes réponses.  :huhu:
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Sur quels critères je me base pour sélectionner les idées auxiliaires s'il y en a plusieurs que je trouve belles ? Toujours l'ordre chronologique ? Et si je ne vois pas laquelle est arrivée en première, je tire à pile ou face ? ^^'
Pile ou face se défend. Sinon, tu choisis celle qui peut potentiellement te mener au maximum de belles idées. Ou celle qui t'inspire le plus sur le moment. Ou celle qui est la plus courte à décrire/la plus simple à exprimer. Nan, mais il y en a forcément une que tu préfères. Une où tu vois tes persos faire le truc et tu te dis "ouah, la classe *.*", voilà, choisis celle-là.  :mrgreen:
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rapport à la complexité, elle est qualitative, quantitative et temporelle en fait.
Ah, non, là je suis pas d'accord, la quantité ne complexifie pas : elle difficultifie. (Oui, voilà, néologisme, na.  :huhu:) Ce n'est pas pareil.
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Aphone le 29 Avril 2013 à 08:51:31
Citation de: Sixte
J'ai du mal à concevoir une idée qui soit trop complexe pour être exprimée

Il ne s'agit pas là de complexité mais peut-être de maîtrise, de manque d'expérience peut-être. Ma plus grande frustration est de ne pas parvenir à retranscrire ce qui était né dans mon esprit. Bien entendu, il est impossible de pouvoir offrir au lecteur la vision absolue ce qui était venu au monde dans ta tête, et c'est mieux ainsi. Car tu gardes ainsi une part d'exclusivité. Mais lorsque ton idée t'échappe au point qu'elle en devienne une forme rabougri à cent lieues de ce que tu t'étais imaginé, c'est vraiment gênant.

Insoupçonné, je me retrouve assez dans ce que tu dis, oui. Il est impossible de reproduire un instant, une ambiance qui a amené cette idée. Car il/elle est unique. S'il existait une recette pour l'instaurer, je l'achèterais sur l'instant. Mais c'est aussi ce qui rend l'écriture si merveilleuse. Elle ne se maîtrise pas. Elle est volatile, sauvage.
Titre: Re : Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Milora le 29 Avril 2013 à 10:03:54
Sixte, mon problème, c'est que genre, j'ai vraiment /beaucoup/ d'idées. En fait, je fais du lien entre tout donc ça fait travailler autant l'imagination que la réflexion. Le résultat, c'est que je me construis des putain d'environnement en rêve ou en imagination et que ne peux juste pas les filer totalement. Idem pour les histoires. Et à la fin, quand on vient à la transmission d'idées, c'est la merde. Trop de liens. Donc là, ce serait la Shwarpzouille au "niveau 0". Et ensuite, les pensées qui me viennent une fois que je me concentre sur une idée (juste en l'écrivant), ça part vraiment en couille. Tu t'en doutes, le syndrome de la feuille blanche me touche pas trop. Ce serait plutôt le contraire, trop d'idées. Et j'ai aucune idée de la manière de les shwarpzouiller car je les apprécie toutes.

Dans ma situation, que ferais-tu ?
'ttention je vais peut-être dire une grosse bêtise  :mrgreen:
A te lire, j'ai l'impression que c'est peut-être parce que quand tu inventes, tu inventes des éléments (un monde, des scènes, des idées, des cadres...), et pas une histoire. Est-ce que ce serait ça ?
Enfin je dis ça parce qu'il me semble avoir déjà croisé des gens qui procédaient comme ça. Dans leur imagination, c'était une foule d'idées, de détails, de choses concernant leur monde imaginaire ; et du coup c'était ensuite qu'ils déterminaient une histoire à partir de là. Du coup leurs moments de blocage, c'était souvent : par où commencer l'histoire ? Comment introduire telle idée auprès du lecteur ?
D'ailleurs ce mode de fonctionnement de l'imagination m'intrigue, parce que moi c'est complètement inverse. J'ai effectivement des idées hors contexte, un concept pour une péripétie par ici, un élément de décor par là, une scène par cette autre côté ; qui flottent dans ma tête. Mais ça fait comme une sorte de stock. Quand j'invente une histoire, je l'invente direct sous forme de mots, et sous forme de transmission de l'histoire au lecteur. Je veux dire que je me demande pas comment je vais introduire telle idée : l'histoire est une sorte de fil, avec A qui conduit à B qui conduit à C, etc. Et les éléments de "stock", je puise dedans quand ça colle à l'ambiance que je voudrais donner à ce fil...
(Enfin je pense que beaucoup de gens fonctionnent comme ça, mais j'avais été surprise de voir qu'il y avait aussi la façon de faire inverse, c'est pour ça que je détaille  ::) )
Et puis après y a les idées du "stock" qui se suffisent à elles-mêmes, qui n'ont pas besoin de s'insérer dans quelque chose de plus vaste pour avoir du sens ; et du coup ça donne des nouvelles et des textes courts...
Quant à ne pas oublier ces éléments de stock, ou ces fils d'histoire pas déroulés jusqu'au bout, je les écris pas, parce que ça les fige et que je les trouve ridicules quand je les relis ^^ Du coup je les laisse flotter dans ma tête, j'en oublie souvent et après soudain je m'en rappelle, et ils sont un peu transformés. Bref, ça se fige que quand je puise dedans pour écrire l'histoire à un moment ou à un autre...
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 29 Avril 2013 à 11:09:21
Sixte, en rapport à la complexité, si tu as du temps, vas vers le 1, sinon, vers le 2.

1 . Je vais te parler de complexité algorithmique car ça a été théorisé et donc conceptualisé. Je t'invite donc à lire cet article de wikipedia pour comprendre les concepts que je vais utiliser si tu ne les connais pas déjà : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_complexit%C3%A9_des_algorithmes
Ensuite, le problème soulevé par la complexité est celui de parvenir à une tâche donnée en un temps raisonnable. Prenons la tâche, "retranscrire un maximum de mes idées" et considérons uniquement l'aspect quantitatif, c'est à dire, le nombre d'idées. Selon la méthode utilisée, on pourra modéliser une fonction de N (le nombre d'idées) qui donnera un temps en sortie, le temps passé total. Par exemple, partons sur la base "développer modérément chaque idée". Je considère que je prends 30 minutes par idée avec ce mode de fonctionnement. Si je le fais séquentiellement, on peut voir que f(N)=30N.
Donc avec deux idées, ça fait une heure de travail, mais si je dois juste prendre celles que j'ai en une heure de cours ET que je trouve intéressantes à développer (là, ça veut dire que j'en ai déjà bazardées beaucoup), ça fait déjà 5 heures.
On se rend compte que c'est pas rentable temporellement.
Là, je suis parti sur une complexité linéaire, c'est déjà parmi les plus rentable si on ne regarde pas les coefficients. Mais là, on voit assez rapidement que si je veux retranscrire beaucoup plus d'idées, ça bloque.
Les problèmes de complexité sont souvent du style, passer un problème qui a une fonction de complexité temporelle du style : f(N)=a^N (avec a un réel fixé) en f(N)=N^a
Bref, c'était juste pour te montrer que la quantité influe sur la complexité.
2 . En des termes plus simples, tu peux pas te permettre de traiter de la même manières 100 idées qu'une idée. Surtout si tu les as dans le même temps. Ma recherche ici, c'est donc, comment faire pour pouvoir les traiter en un intervalle de temps raisonnable.


Aphone : Le problème, c'est que les idées reposent sur une foultitude de liens qu'il faut expliquer et qui renvoient à d'autres idées qui faut expliquer à leur tour. Le jeu est de finalement tomber sur des idées qui sont soit connues par ton interlocuteur dans le cadre d'une conversation, soit communément admises par le cercle de tes lecteur dans le cadre d'un écrit. Dans le premier cas, si tu connais bien la personne avec qui tu parles, tu peux beaucoup affiner ton idée pour qu'elle colle à son cadre de pensée. Dans le second cas, en plus de ne pouvoir l'affiner dans le même intervalle de temps, les idées communément admises sont généralement trop floues pour permettre de faire passer en profondeur ton idée, elles laissent trop de part à la projection.

Milora : Je pense que tout le monde fonctionne selon un peu de ces systèmes. C'est rare de n'avoir aucune idée de ce que l'on va écrire (écriture automatique) et aussi rare d'écrire en collant parfaitement au schéma pré-établi, seulement dans les cas de brouillon-propre du collège.
J'ai essayé d'ouvrir un bloc-note avec des éléments que je voulais mettre dans mes écrits, sauf que rapidement, y'en avait trop. C'est pour ça que dernièrement, j'ai essayé de faire dans l'autre sens, mais plus j'y pense, plus y'a de détails et donc plus c'est difficile à retranscrire avec fidélité.

En revanche, le bloc-note pour les éléments, en me le ramenant en mémoire, tu m'as filé l'idée de l'utiliser pour les conversations
Titre: Re : Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Milora le 29 Avril 2013 à 11:16:21

Milora : Je pense que tout le monde fonctionne selon un peu de ces systèmes. C'est rare de n'avoir aucune idée de ce que l'on va écrire (écriture automatique) et aussi rare d'écrire en collant parfaitement au schéma pré-établi, seulement dans les cas de brouillon-propre du collège.
Voui mais c'est pas à ça que je faisais référence  ::) J'ai encore dû être pas claire...
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 29 Avril 2013 à 11:21:45
Milo' : Effectivement, j'avais prévu ma réponse en deux parties, je t'ai passé que la partie avec laquelle faire l'analogie. Mais je me suis stefizgoudé l'esprit en répondant.

Remplace la partie cités par les deux systèmes de ton message et ça devrait le faire
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Sixte le 29 Avril 2013 à 13:10:23
Aphone :

En fait, je ne parlais pas de la difficulté de transmettre fidèlement une idée (soit de faire naitre dans l'esprit du lecteur l'image que tu as dans la tienne), parce que c'est au mieux difficile, au pire impossible, et j'avais pas l'impression que ce soit la question (après, j'ai peut-être mal compris la question.
On peut expliquer des faits (je n'entends pas par là des évènements, mais en gros tout ce qui constitue l'histoire : personnalité des protagonistes, contexte blablabla) sans véritablement donner l'impression qu'on a, en tant qu'auteur, quand on "voit" ce qui se passe. Donc, sans parler de cette impression à transmettre, les concepts, eux, me paraissent toujours exprimables. Bref.

Insoupçonné :
Oui, je vois bien ce que tu dis, mais, même si la notion mathématique a le même nom que que la notion euh... civile  :mrgreen:, ça ne me semble pas du tout être la même chose.
Quand on fait des calculs de complexité (où quand on saute systématiquement ces questions  :-¬?), le problème de base, c'est quand même de voir le coût en opérations élémentaires (donc en énergie) du programme. On peut appeler ça complexité pour un ordinateur, mais ce n'est pas du tout comme a complexité de notre cerveau. Ce que je veux dire (je sens que je m'embrouille  ><) c'est que, faire trente-six fois la même chose (comme par exemple, quand on veut trier un tableau, regarder si la case n+1 a une valeur plus grande que la case 1), ce n'est pas plus complexe (pour nous, gentils humains  :mrgreen:) que de le faire une seule fois, c'est juste plus difficile, parce qu'on a plus de chance de se fatiguer, de faire des erreurs, d'être tellement frustrés par la répétitivité de la tâche qu'on est moins attentifs.
Bref, je trouve que le terme d'algorithmique ne veut pas dire la même chose que celui de la vraie vie (de la même façon, être normal, c'est pas forcément être perpendiculaire  :mrgreen:)
Mais bon, ça, c'est juste un problème de définition, j'ai compris ce que tu voulais dire, j'crois, et je vote pour le darwinisme des idées : celle qui arrive la première dans ton cerveau en poussant toutes les autres a le droit d'être écrite.  :huhu:
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Ned Leztneik le 29 Avril 2013 à 13:19:17
Darwinisme ou humanisme ?  :\?
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Insoupçonné le 30 Avril 2013 à 12:04:52
Sixte : J'ai compris ton point. Seulement, faire 36 fois la même chose en un même intervalle de temps, ou dans un intervalle de temps pas 36 fois plus grand que l'initial, c'est plus complexe car ça nécessite de faire appel à d'autres techniques. C'est dans ce sens là que je le disais, et c'est justement ces 'autres techniques' que les classiques que je recherche
Titre: Re : "Forcer" l'écriture, ouai, mais dans quelle mesure ?
Posté par: Fahrenheit le 06 Mai 2013 à 20:07:17
Si j'ai bien compris, en ce moment, je suis en blocage de Shwarpzouille. Ça se bouscule dans ma tête comme dans un concert de barbus à grosses chaussures, et résultat rien ne passe la porte du clavier. J'ai pas le réflexe de noter sur un bloc note, parce que la plupart de ces idées finiront à la corbeille. Et si j'écris en automatique, ça part tellement en n'importe quoi que j'ai peur de créer une fissure dans l'espace temps à force de taper des conneries comme je m’apprêtais à l'instant même.
En ce moment, j'ai un projet plutôt consistant, avec une bonne idée de base, je pense, et des plans/personnages plutôt construits,  mais je bloque sur un moment précis, et du coup tout le reste est en attente, vu que je ne peux écrire la suite, il faut que ce soit dans l'ordre, sinon j'abandonne.
En gros, je shwarpzouille à moitié dans ma tête, j'écris en... Semi-automatique ? Et j'essaye de shwarpzouiller chaque phrase, au fur et à mesure, en m'attardant sur tous les détails dès le premier jet. Et si c'est trop pourri au final, je supprime. C'est pas la bonne méthode, je sais, mais je suis tellement volatile que je risque de supprimer un texte pas terrible que j'aurais pu améliorer si je ne m'en étais pas lassée entre temps.
Voilà, voilà, je ne sais pas si j'ai répondu à ta question, ou si j'ai été très claire  :mrgreen: