Avant je faisais comme dit Anlor. J'avais essayé d'écrire avec un plan une fois, mais ça m'avait totalement dégoûtée de l'histoire, j'avais l'impression de remplir des cases.
Après, côté plan, tout se passe dans ma tête. Avant de tout cracher sur un feuille, il faut que ça marine. C'est une étape qui peut durer assez longtemps ; le temps que je me remplisse le crâne de noms, d'images, de saynètes, de phrases même parfois.
Milora, ce que tu décris ressemble à ce que je fais aussi.:\? Hm, non, du coup c'est pas vraiment comme toi que je fais, je crois... Je ne mets pas tout dans l'espèce de liste que j'ai en bas du texte. C'est un peu comme si je planifiais un long voyage :
Mon plan est découpé, avec les éléments qui figureront obligatoirement dans les chapitres.
Et je remplis ce plan lors de la rédaction.
Je reconnais que ça fait un peu "remplissage de trous" comme tu le dis, mais en tout cas, ça me permet de garder en permanence les objectifs que je veux atteindre à court terme (et à plus long terme en faisant défiler le reste du document).
Oliveduweb, ce que tu décris est exactement ce que je pressens, et qui me pousse à me poser cette question. J'imagine bien que faire un plan doit aider, sinon motiver à écrire des textes plus longs que ce que l'on est porté à faire en suivant le fil de la plume (surtout si comme moi on est atteint du syndrome obsessionnel du bouclage de boucle, qui dans mon cas intervient toujours trop tôt...). Contrairement à ce que tu décris je n'ai jamais réussi à reprendre une nouvelle pour en faire un texte plus long, même s'il m'est arrivé d'en avoir envie. Une fois fini, c'est comme s'ils étaient "verrouillés", je n'arrive plus à y toucher, et l'idée d'en remanier la structure pour développer l'ensemble m'angoisse presque!
Après pour l'autre aspect dont du parle, je suis absolument incapable de me mettre à la place d'un lecteur potentiel, vraiment. Après avoir lu et relu mon texte jusqu'à l'écoeurement, je n'arrive plus du tout à imaginer ce que cela ferait de le découvrir. Si bien que je ne sais pas du tout si "j'atteins mon but", comme tu dis...Pour ça je plussoie Olive :à mon sens c'est à ça que le forum est utile, à voir des réactions détaillées de lecteurs pour voir quels effets le texte produit (d'où l'importance de commenter un texte même quand on l'a pas aimé !). Le laisser reposer et le reprendre longtemps après (genre un mois, deux mois ?), ça peut aussi aider à le voir avec des yeux neufs...
Cela dit quand je parle de textes finis, il s'agit souvent de texte mille fois repris, remaniés, corrigés jusqu'à l'obsession, et qui atteignent à un moment donné un état où je me dis que je ne peux pas faire mieux vis à vis du projet de départ (ce qui est sans doute faux).Je suis comme toi ^^ Plus : si une histoire a été écrite en vingt pages, c'est qu'elle est faite pour vingt pages. Certes, tu pourrais la modifier pour en faire un roman : mais ce ne serait plus la même histoire.
Mais quand je me retrouve avec une nouvelle de 20 pages dont je n'arrive pas à imaginer changer la moindre virgule, même si je me dis que cela pourrait faire un roman potable, je bloque. La désosser, l'aérer, intercaler de nouveaux éléments entre ceux existant me parait impossible. Il faudrait peut-être plutôt que je reparte de zéro en gardant la même idée pour réécrire le tout, en plus long. J'en arrive à me dire cela d'une nouvelle en particulier que j'aimerais développer, mais ça me pose un vrai problème de méthode.