Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: kapeutini le 27 Mars 2013 à 21:56:54
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Elle était là lascive
assise sur un rocher
offerte en trophée
aux mains des marins
de femmes affamées.
Sirène des îles du pacifique,
de la Cythère mythique,
ses longs cheveux noirs dénoués
s’ornaient d’une fleur de Tiaré.
Sa peau cuivrée, huilée
de Monoï parfumé,
prête au festin
des voyageurs
débarqués,
rehaussait les couleurs
chatoyantes de son paréo,
entrouvert aux voyeurs
écumeurs de bateaux.
Elle se languissait sous les cocotiers
balayant de leurs palmes
la dame en beauté,
nonchalant, intrigués par les poses
de cette femme en nymphose.
Elle souriait l’éventail en bataille
d’un air cannibale,
la rougeur sur ses joues embrasées,
aux regards des badauds étonnés,
attirant vers elle la canaille.
Pour finalement s’éteindre
au départ des marins
noyant avec eux
ses espoirs incertains.
Dans la lueur du soir,
du haut d’un promontoire,
elle saluait d’un mouchoir
ces beaux garçons
s’enfuyant à l’horizon,
sans plus s’émouvoir.
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Excuse moi, pour la remarque banale et inutile que tu vas lire mais, je trouve dommage qu'il y est tant de rimes en "é". C'est peut-être la plus facile à faire mais du coup la musicalité du poème en prend un coup...
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Sur le fond, (et je conseille la lecture de Tahiti- 1768- Jeunes filles en pleurs du sociologue Serge Tcherkezoff) elles furent vraiment "offertes" et contre leur gré il est bon de le rappeler.
Bref, ce cliché de la vahiné lascive me fatigue.
Quant à la forme, désolé, mais j'ai trouvé le texte bien pâle (et peu bandant).