Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: VictorTréval le 24 Mars 2013 à 16:14:17

Titre: Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 24 Mars 2013 à 16:14:17
Ecrire le soir, dans une chambre étroite et mal éclairée, voilà l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel aujourd’hui. Les hommes et les femmes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains. Aujourd’hui, il fait beau, les rayons du soleil tapent fort sur le toit de  l'église. Cette église, depuis dix ans à côté de mon appartement. Il m'a fallu du temps, mais j'y suis finalement rentré dans cette église. La porte est magnifique, un bois brun. L’odeur, avant même de rentrer, me rappelle l’odeur mélangée de l’eau stagnante et des vieux tableaux. Je décide de faire le tour de la nef. La religion chez moi, ne créé aucune forme de transcendance, ou du moins cela fait bien longtemps que je n’ai pas été traversé par le divin. Si bien que devant une des représentations chrétiennes, rien ne me viens à l’esprit, rien du tout, mis à part peut-être ce besoin de décrire dans mon esprit chaque détail de cette œuvre, ravissante d’ailleurs pour une statue d’église de quartier.
Dans mon esprit, en réalité se bousculent trop de choses non résolues. Ce sentiment m'anime depuis longtemps. Je me rends compte depuis un certain temps que mon incapacité à prendre des décisions devient pesante, gênante, étouffante. Et cette personne à côté de qui, parallèlement, j’avais grandi et m’étais construit, n’était en faite qu’un mensonge. Cette personne qui m’a permis de me bâtir et qui m’a permis de penser que je m’étais trouvé en tant que personne était un mythe. Une fable grâce à laquelle tout est à refaire. Aujourd’hui je ne suis que déchet nucléaire, rien n’est recyclable. Tout doit être enterré profond pour que jamais cela ne ressorte. Une véritable mise sous cloche.
*
J’étais petit mais je me voyais grand. Oui, grand comme un adulte. Je l’aimais éperdument. J’aimais l’amour d’une première amante. Je n’avais pas connu ce genre de sentiment, j’étais trop laid et trop timide avant.
Les premières caresses m'ont fait grandir de deux ans. Les mots tendres, sa capacité à être inquiète pour moi m’ont fait perdre un an de ma vie. Ma manière de m’inquiéter, j’en ai eu pour six ans de gâché. Rien que les bons moments, correctement comptabilisé, et je serais déjà à la retraite. Sans n’avoir jamais travaillé, horreur ou bonheur, je n’aurais jamais pu le savoir. Et là, je ne parle que des bons souvenirs. Le meilleur est arrivé après. Voilà l’amour de l’amour m’a passé. Aujourd’hui encore la plus grosse erreur de ma vie a été de lui dire que tout ça ne me plaisait plus. La vie en rose, les surnoms crétins, les cadeaux chiants, m’avaient passés. J’ai pleuré, mille et une nuits, et personne pour m’exécuter et me libérer enfin de cette douleur. Elle a tant pleuré elle aussi. Elle a déprimé et a tenté de se suicider. L’apprendre m’a brisé. Ce soir-là, je me suis senti si vieux, incapable de tenir seul sur mes jambes, tremblant. Ensuite, voyant qu’elle avait mon esprit entre les mains, elle a joué avec. Elle s’est plu à mettre ma naïveté face à toutes sortes de situations. J’ai tout cru, aujourd’hui encore j’écris ces lignes pour me persuader qu’elle a monté ce théâtre de toute pièce. J’étais un homme, et me voilà redevenu un bambin, un bébé. Tout ce temps perdu, jamais je ne pourrais le rattraper. Alors j’ai vécu dans le déni. Tentant d’occulter totalement cette histoire de ma vie j’ai créé un vide que jamais je ne pourrais remplir. Alors il faut que cette salle vide se rebâtisse.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: Mnemosyne le 24 Mars 2013 à 16:25:52
Petites corrections: " et personne pour m’exécutER et me libérER".

Je ne vois pas trop ce que vient faire là, le passage sur la religion, tout ça?

Sinon, bon, les écrits sur la désillusion amoureuse abondent donc ce qui serait bien c'est que tu rehausses tout ça, pour que ça claque. Dans certains passages, on a l'impression (on s'y attend du moins) que c'est parti pour décoller, mais non, ici par exemple: "Voilà l’amour de l’amour m’a passé. Aujourd’hui encore la plus grosse erreur de ma vie a été de lui dire que tout ça ne me plaisait plus. La vie en rose, les surnoms crétins, les cadeaux chiants, m’avaient passés" c'était bien parti et puis, ici ça fait pouf " J’ai pleuré, mille et une nuits, et personne pour m’exécuté et me libéré enfin de cette douleur".
" J’étais un homme, et me voilà redevenu un bambin, un bébé" moi j'aurais enlevé "un bébé" et remplacé "bambin" par "mioche" pour que ça détonne?
Finir ton texte par un "C’est dur", je trouve ça dommage, parce que cette phrase, c'est pas mal  même si c'est cliché  " Alors j’ai vécu dans le déni" , ça aussi c'est cliché et pas vraiment recherché " Tentant d’occulter totalement cette histoire de ma vie j’ai créé un vide que jamais je ne pourrais remplir" mais ça fait son petit effet. alors ce qui serait bien, pour réussir la fin, c'est que tu parles de "se reconstruire" en saccageant l'image de cette femme dans l'esprit du personnage -narrateur? C'est qu'une suggestion. J'aurais voulu plus de violence verbale chez le narrateur pour que ça claque, parce que un personnage qui vit une sorte de désillusion et qui veut mourir , c'est bof.
C'est prometteur en tout cas.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: lilliputiens le 24 Mars 2013 à 16:41:35
  Ton texte est assez bizarre en fait. Moi il me donne l'impression de quelqu'un qui s'installe dans un fauteuil et qui, au beau milieu d'un diner mondain, commence à raconter sa vie puis s'en va. Ce n'est ni de la poésie, ou alors une poésie vachement plate, ni une vrai nouvelle, ou alors il n'y a aucune intrigue ou personnages, ni de la philosophie, ou alors j'ai rien compris...
  Bon après, je ne suis pas d'accord avec l'image que tu te fais de l'écrivain, mais ça va plus taper dans l'avis pas objectif, par contre ça serait bien si tu pouvais un peu développer ton idée...
  Sinon globalement d'accord avec Mnemosyne, en général les écrits sur l'amour je ne les lit même pas, et là t'a failli rendre le sujet intéressant, mais tu t'es arrêté dans ton envol.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: Mnemosyne le 24 Mars 2013 à 16:49:51
Relis mon post Victor, j'ai édité pour te donner quelques idées.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 24 Mars 2013 à 17:02:38
Mnemo : Merci pour tes conseils, je comprend. Je me rend compte que le lecteur ne comprend pas ce que je voulais dire, c'est bien entendu ma faute ! Mon personnage n'est pas suicidaire du tout, enfin dans ma tête apparemment ! Je vais faire en sorte de rectifier ça !

Lilip : J'entend bien ! Merci de ta lecture. En faite c'est rien de tout ça, ce texte est un vieux brouillon que j'ai retrouvé ! Ni début, ni fin de quoi que ce soit .. C'était juste pour être jugé. J'aimerais rendre ce sujet intéressant pour que tu le lises ! Encore merci.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: RoiDinozor le 24 Mars 2013 à 20:52:39
Je note quelques problèmes de répétitions et de rythme (que je citerais volontiers mais pour le moment je suis sur un téléphone), ça reste léger dans le style (je ne considère pas ça comme un défaut) et commun dans ce que ça raconte. Il pourrait être bien d'y donner une tournure plus personnelle avec un rythme qui soutient l'ensemble.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 24 Mars 2013 à 23:09:51
Une tournure plus personnelle ?

Merci de ta lecture et de tes commentaires !   :)
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: HB le 25 Mars 2013 à 00:08:58
Salut,
> misanthrope et agoraphobe
deux s.
> Ce jour alors je décide : quand quoi qui (ponctuation) ?

La suite demain, promis, c'est comme un post-it, là.  :)





Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: ernya le 27 Mars 2013 à 21:58:25
Citer
dans une étroite chambre mal éclairée,
ça serait pas moins lourd de dire "dans une chambre étroite et mal éclairée" ?

Citer
Cette église qui depuis dix ans vit à coté de mon appartement.
côté

 
Citer
Ce jour alors, je décide, seul pour une fois, de rentrer dans cette église.

"ce jour alors" suffit pas à faire une transition, ou plutôt c'est assez maladroit

Citer
L’odeur avant même de rentré me rappelle l’odeur mélangée de l’eau stagnante et des vieux tableaux.
rentrer

Citer
Dedans, je décide de faire un tour. Je m’arrête devant la statue de Saint Joseph.
t'es trop dans la description, du coup, perso, tu perds mon intérêt

Citer
Pas là dans cette église, depuis longtemps.
pas très claire ta syntaxe

Citer
Mon incapacité à prendre des décisions devenait pesante, gênante, étouffante.
jpige pas le rapport avec l'église

Citer
Et cette personne à coté de qui, parallèlement, j’avais grandi et je m’étais construit qui n’était enfaite qu’un mensonge.
côté / en fait
de quoi/ qui parles-tu, tu nous perds, lie plus tes phrases les unes aux autres

 
Citer
Cette personne qui m’a permis de me bâtir et qui m’a permis de penser que je m’étais trouvé en tant que personne n’étais qu’un mythe.
rien compris à cette phrase : tu vas trop vite, contextualise, de quoi parle-t-ton ?

Citer
Une fable grâce à qui tout est à refaire, aujourd’hui je suis des ruines faite en matière nucléaire, rien n’est recyclable, et tout doit être enterré profond pour que j’avais cela ne ressorte.
jamais (relis-toi quand même....)

Citer
Les premières caresses mon fait grandirent de deux ans.

 :vaurien:
m'ont fait grandir

Corrige les fautes déjà parce que ça fait mal aux yeux. Sinon j'ai pas accroché au texte. C'est beaucoup trop brouillon. Je vois pas pourquoi tu nous parles de cette église alors qu'en fait on s'en fout. L'histoire avec la fille arrive comme un cheveu sur la soupe. Bref, contextualise, prends ton temps, donne-nous du corps, de la matière, quelque chose de plus concret à se mettre sous l dent, t'es dans la description et pas du tout dans le ressenti et pourtant tu parles d'amour :-¬?
Il est pas fini ce texte, c'est encore un embryon, alors hop, tu prends ton courage à deux mains et tu nous peaufines ton texte nan mais !  :noange:
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: Aliénor Oarystis le 27 Mars 2013 à 22:11:06
Comme les autres, je n'ai pas trop compris l'enchaînement entre tes deux "trames narratives"...
A la limite la première partie m'intéressait bien plus que la seconde !
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: colinep11 le 27 Mars 2013 à 22:52:36
Le début partait bien, j'aimais bien le style, jusqu'ici :
Ecrire le soir, dans une étroite chambre mal éclairée, voilà l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel je vous rassure aujourd’hui. Les hommes et les femmes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains.
Après j'ai continué à lire sans grande conviction... Puis le texte s'égarant, je n'ai pas compris où tu voulais en venir et j'ai décroché. Peut-être t'égares-tu trop ? Ou bien, est-ce moi  ???
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 27 Mars 2013 à 23:05:54
ernya : voilà j'ai fais quelques corrections rapides, pardon pour l'orthographe. Et non je ne me relis pas, je déteste relire mes textes. Celui là est vieux, ça me barbais de le relire je voilais juste avoir un peu des avis.

ernya et les autres : ya pas vraiment d’enchaînement, c'est une sorte "d'essai sur la vie", une psychanalyse. Je ne vais nul part, je sais c'est nul .. Je prend la critique comme des conseils hein, promis, mais je ne peux pas m’empêcher, vous le comprendrez de me défendre ! Ernya si toi l'église tu t'en fou, pas moi ! Enfin j'arrive pas trop à dire ce que je veux. Quand tu écris, tu ne parles pas que de chose d'un intérêt universel tu vois ce que je veux dire ? L'histoire de la fille arrive très vite c'est vraie, en l'écrivant je pense pas que je savais que j'en arriverais là, je vais travailler le lien ...
Je m'égares trop.

En tout les cas, merci beaucoup de vos lectures ! J'en prend bonne note et je vais retravailler !
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: HB le 28 Mars 2013 à 20:22:13
Salut,

Ecrire le soir, dans une chambre étroite et mal éclairée, voilà l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel je vous rassure aujourd’hui. Les hommes et les femmes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains. Aujourd’hui, il fait beau, les rayons du soleil tapent (si) fort sur le toit de l'église. Cette église qui (virgule) depuis dix ans vit à côté de mon appartement. (A la ligne ?)
(Il m'a fallu du temps, mais) j'y suis finalement rentré (virgule) dans cette église. La porte est magnifique, d' ? un bois brun. L’odeur (virgule) avant même de rentrer (virgule ?) me rappelle l’odeur mélangée de l’eau stagnante et des vieux tableaux. (A la ligne ?) Dedans, je décide de faire un tour. (une autre phrase pour dire que t'es dedans ?) La religion n’a créé (présent) chez moi aucune forme de transcendance, ou du moins cela fait bien longtemps que je n’ai pas été traversé par le divin. Si bien que devant une des représentations chrétiennes, rien ne me venait (passé ou présent ?) à l’esprit, rien du tout, mis à part peut-être cet inéluctable besoin de décrire dans mon esprit chaque détail de cette : ou l' ? œuvre, ravissante (virgule ?) (d’ailleurs) pour une statue d’église de quartier.
Dans mon esprit, en réalité (virgule ?) se bousculent trop de choses non résolues. Ce sentiment m'anime depuis longtemps. Je me rends compte (virgule ?) depuis un certain temps (virgule ?) que mon incapacité à prendre des décisions devenait (devient) pesante, gênante, (étouffante). Et cette personne à côté de qui, parallèlement, j’avais grandi et (je) m’étais construit (faut une ponctuation, là) qui n’était en faite qu’un mensonge. Cette personne qui m’a permis de me bâtir et qui m’a permis de penser que je m’étais trouvé en tant que personne n’étais qu’ (deux points ? ce qui rend la phrase double de ses, à toi de voir) un mythe. Une fable grâce à qui (laquelle ?) tout est à refaire, (point ?)
>aujourd’hui je suis des ruines faite en matière nucléaire, rien n’est recyclable, et tout doit être enterré profond pour que jamais cela ne ressorte.
> Phrase qui ne marche pas : simplifier ? Exemple :  "Aujourd'hui, je suis la matière nucléaire enterrée profond. "
*
J’étais petit mais je me voyais grand, immense, comme un adulte. (à la ligne ?)
Je l’aimais éperdument. J’aimais l’amour d’une première amante. Avant je n’avais pas connu cela, (avant virgule) j’étais trop laid et trop timide pour ça. Les premières caresses m'ont fait grandirent de deux ans. Les mots tendres et (virgule ?) sa capacité à être inquiète pour moi m’ont fait perdre un an de ma vie.

Note de HB : Le reste est trop perso pour que j'ose continuer avec mes parenthèses et mes mots en gras.

 Ma manière de m’inquiéter, j’en ai eu pour six ans de gâché. Rien que les bons moments, correctement comptabilisé, et je serais déjà à la retraite. Sans n’avoir jamais travaillé, horreur ou bonheur, je n’aurais jamais pu le savoir. Et là, je ne parle que des bons souvenirs. Le meilleur est arrivé après. Voilà l’amour de l’amour m’a passé. Aujourd’hui encore la plus grosse erreur de ma vie a été de lui dire que tout ça ne me plaisait plus. La vie en rose, les surnoms crétins, les cadeaux chiants, m’avaient passés. J’ai pleuré, mille et une nuits, et personne pour m’exécuter et me libérer enfin de cette douleur. Elle a tant pleuré elle aussi. Elle a déprimé et a tenté de se suicider. L’apprendre m’a brisé. Ce soir-là, je me suis senti si vieux, incapable de tenir seul sur mes jambes, tremblant. Ensuite, voyant qu’elle avait mon esprit entre les mains, elle a joué avec. Elle s’est plu à mettre ma naïveté face à toutes sortes de situations. J’ai tout cru, aujourd’hui encore j’écris ces lignes pour me persuader qu’elle a monté ce théâtre de toute pièce. J’étais un homme, et me voilà redevenu un bambin, un bébé. Tout ce temps perdu, jamais je ne pourrais le rattraper. Alors j’ai vécu dans le déni. Tentant d’occulter totalement cette histoire de ma vie j’ai créé un vide que jamais je ne pourrais remplir. Alors il faut que cette salle vide se rebâtisse.

Je suis bien entré dans ton texte. On verra si tu es d'accord avec mes idées de ce qui est à changer.
++
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 28 Mars 2013 à 22:32:09
Je suis tout à fais d'accord ! J'ai quasiment tout modifié.

N'hésite pas à t'attaquer à la suite hein ! Rien de personnel, que de l'écriture ! Juge le fond si ça t'embête trop !

Merci de ta lecture et de tes conseils en tout les cas !
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: HB le 28 Mars 2013 à 23:10:51
Re,

"Aujourd’hui, il fait beau, les rayons du soleil tapent si fort sur le toit de  l'église."

> Aujourd’hui, il fait beau, les rayons de soleil tapent fort sur le toit de l'église.

?

Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: andrewalyacoub le 28 Mars 2013 à 23:48:37
En effet ton texte est interssant mais il faut le retravailler jusqu'a ce que personne n'ose  le corriger et le passage de religion n'est pas mis dans son vrai contexte retravaille tout cela et t'auras peut etre un petit chef d'oeuvre
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 29 Mars 2013 à 17:04:51
Voilà une tentative de correction de ce texte. Merci pour les conseils et les commentaires de chacun !



Ecrire le soir, dans une chambre étroite et mal éclairée, c’est l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel aujourd’hui. Les femmes et les hommes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains. Dommage, l’idée que je me suis faite de J.D Salinger me plaisait assez. Je tente moi-même de tendre à être un écrivain, mais je n’ai pas encore toutes les ficelles.

Aujourd’hui, il fait beau, les rayons du soleil tapent fort sur le toit de l'église. Cette église, depuis dix ans à côté de mon appartement. Il m'a fallu du temps, mais j’y suis allé. La porte est magnifique, un bois brun. Avant même de rentrer, l’odeur me rappelle le mélange de l’eau stagnante et des vieux tableaux. Je décide de faire le tour de la nef. La religion, chez moi, ne crée aucune forme de transcendance, ou du moins cela fait bien longtemps que je n’ai pas été traversé par le divin. Avoir la foi ? Je l’avais, mais c’est en la vie que je crois. Cette foi me permet d’avoir les mains solidement raccroché à celle-ci ; je veux vivre maintenant, le plus longtemps possible.

Devant une représentation chrétienne, rien ne me vient à l’esprit, rien du tout. La seule chose qui se passe dans mon esprit est ce besoin de description et d’analyse de chaque détail de ces œuvres devant lesquelles je passe. Ravissantes d’ailleurs pour des statues d’église de quartier.

C’est une fois assis sur un banc du fond que je commence à réfléchir. Dans mon esprit, en réalité se bousculent trop de choses non résolues, malgré la simplicité qu'il me plait de montrer. Ce sentiment d'inachevé m'anime depuis longtemps. Je me rends compte depuis un certain temps que mon incapacité à prendre des décisions devient pesante, gênante, étouffante. Et je m’aperçois que cette personne à côté de qui j’avais grandi et avec laquelle je m’étais construit, n’était en fait qu’un mensonge. Cette personne qui m’a permis de me bâtir et qui m’a permis de penser que je m’étais trouvé en tant que personne était un mythe. Une fable à cause de laquelle tout est à refaire. Aujourd’hui je suis un déchet nucléaire, rien n’est recyclable. Tout doit être enterré profond pour que jamais cela ne ressorte. Une véritable mise sous cloche. C’était ça ma vie.


J’étais petit mais je me voyais grand. Oui, grand comme un adulte. Je l’aimais éperdument. J’aimais l’amour d’une première amante. Je n’avais pas connu ce genre de sentiment, j’étais trop laid et trop timide avant.

Les premières caresses m'ont fait grandir de deux ans. Les mots tendres, sa capacité à être inquiète pour moi m’ont fait perdre un an de ma vie. Ma manière de m’inquiéter, j’en ai eu pour six ans de gâché. Rien que les bons moments, correctement comptabilisés, et je serais un vieux retraité. Sans n’avoir jamais travaillé, horreur ou bonheur, je n’aurais jamais pu le savoir. Et là, je ne parle que des bons souvenirs. Le meilleur est arrivé après. L’amour de l’amour m’a passé. Aujourd’hui encore la plus grosse erreur de ma vie a été de lui dire que tout ça ne me plaisait plus. La vie en rose, les surnoms crétins, les cadeaux chiants, m’avaient passés. J’ai pleuré, mille et une nuits. Et pendant mille et une nuits elle m’a menti pour me conserver à elle, rien qu’à elle, comme son objet. Elle a tant pleuré elle aussi. Elle a voulu mourir, elle a même essayé. L’apprendre m’a brisé. Ce soir-là, je me suis senti si vieux, incapable de tenir seul sur mes jambes, tremblant. Mais elle n’a pas réussi à mourir, c’était trop dur et ce n’étais pas vraiment ce qu’elle voulait. Ensuite, voyant qu’elle avait mon esprit entre les mains, elle a joué avec. Elle s’est plu à mettre ma naïveté face à toutes sortes de situations. J’ai tout cru, aujourd’hui encore j’écris ces lignes pour me persuader qu’elle a monté ce théâtre de toutes pièces. J’étais un homme, et me voilà redevenu un enfant, un mioche. Tout ce temps perdu, jamais je ne pourrais le rattraper. Alors j’ai vécu dans le déni. Tentant d’occulter totalement cette histoire de ma vie. J’ai créé un vide que jamais je ne pourrais remplir ; une véritable coquille dans ma tête. Alors il faut que cette salle vide se rebâtisse.
 
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: Aquarelle le 29 Mars 2013 à 19:55:57
J’ai une impression un peu mitigée en lisant ton texte. Je trouve comme plusieurs personnes que les différentes parties s’emboîtent un peu étrangement, même si tu n’as pas pour but d’aller quelque part et de raconter réellement quelque chose. Il ne s’agit pas tant de créer une trame narrative que de donner du liant.

Les remarques à partir de l’église me semblent plutôt de bons éléments parce qu’elles font une comparaison introduite de façon assez subtile entre un lieu proche mais resté étranger et la personne mentionnée par la suite.

Par contre le début sur l’écrivain ne me convainc pas, pas plus que le récit de la relation sentimentale qui me paraît un peu bancal. Tout est évoqué très rapidement, décrit à la serpe, ce qui produit une impression un peu simpliste et aussi donne un ton geignard au personnage. La clôture du texte pourrait être un peu plus forte.

Sinon quelques remarques au fil du texte ou fautes à corriger :
- "Cette église, depuis dix ans à côté de mon appartement" : c'est peut-être juste à moi que ça fait cet effet, mais je trouve qu'on dirait que c'est l'église qui est venue s'installer. C'est vrai qu'elle a aussi pu se construire...

-"Avant même de rentrer" :
"entrer" et pas "rentrer"

- "La religion chez moi, ne créé" :
soit avec des virgules pour encadrer "chez moi" soit sans, et "crée" pas "créé"

- "Devant une représentation chrétienne, rien ne me viens à l’esprit" :
"vient" et pas "viens"

- "ces œuvres devant lesquels je passe." :
"lesquelles"

- "Dans mon esprit, en réalité se bousculent trop de choses non résolues, malgré la simplicité qui me colle à la peau. Ce sentiment m'anime depuis longtemps. " :
je ne trouve pas ce passage clair. Je n'aime pas trop "la simplicité qui me colle à la peau" et de quel "sentiment" s'agit-il ?

- "Et je m’aperçois que cette personne à côté de qui, parallèlement, j’avais grandi" :
le "parallèlement" me semble inutile et étrange

- " Une fable grâce à laquelle tout est à refaire."
"Grâce à" ? "A cause de laquelle" plutôt, non ?

- "de toute pièce"
"de toutes pièces"

Voilà, j'espère que ce sera utile !
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 29 Mars 2013 à 22:14:55
Très utile même merci Aqua ! J'ai corrigé la forme ! J'attaquerais le fond quand j'aurais un peu plus de temps ! Encore merci !
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: lilliputiens le 30 Mars 2013 à 18:12:14
  À part ce que aqua a dit, j'avoue que ton texte ne me convient toujours pas : j'ai toujours la désagréable impression qui te donne envie, après avoir lu le texte, de répondre "et alors ?". Faudrait que tu rajoute quelque chose, une âme dans ton texte, j'ai l'impression que c'est une coquille vide.
  Après, la forme est déjà un peu mieux travaillée, mais il reste des phrases qui sonnent faux, comme :
Je tente moi-même de tendre à être un écrivain, mais je n’ai pas encore toutes les ficelles.
Pour cette phrase par exemple, c'est trop lourd. "je tente de tendre à être", c'est pas possible. De plus, tu te demande aussi ce que ça fout là, pourquoi l'auteur a écrit ça, ça apporte quoi ?

En fait, le problème avec ton texte, c'est que tu néglige son âme mais tu enveloppe beaucoup avec des choses un peu inutiles. Donc c'est joli au premier abord, mais dès que t'essaye de creuser soit t'es perdu soit t'es déçu.
Titre: Re : Fiction d’un homme réel.
Posté par: VictorTréval le 31 Mars 2013 à 17:18:01
Je comprend ! Cela doit venir de mon manque d'idée, d'histoire et de trame au moment où j'ai écris ça ! Je vais essayer de rendre ça plus vivant et de donner un peu de fond ! Merci beaucoup.