Ecrire le soir, dans une chambre étroite et mal éclairée, voilà l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel aujourd’hui. Les hommes et les femmes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains. Aujourd’hui, il fait beau, les rayons du soleil tapent fort sur le toit de l'église. Cette église, depuis dix ans à côté de mon appartement. Il m'a fallu du temps, mais j'y suis finalement rentré dans cette église. La porte est magnifique, un bois brun. L’odeur, avant même de rentrer, me rappelle l’odeur mélangée de l’eau stagnante et des vieux tableaux. Je décide de faire le tour de la nef. La religion chez moi, ne créé aucune forme de transcendance, ou du moins cela fait bien longtemps que je n’ai pas été traversé par le divin. Si bien que devant une des représentations chrétiennes, rien ne me viens à l’esprit, rien du tout, mis à part peut-être ce besoin de décrire dans mon esprit chaque détail de cette œuvre, ravissante d’ailleurs pour une statue d’église de quartier.
Dans mon esprit, en réalité se bousculent trop de choses non résolues. Ce sentiment m'anime depuis longtemps. Je me rends compte depuis un certain temps que mon incapacité à prendre des décisions devient pesante, gênante, étouffante. Et cette personne à côté de qui, parallèlement, j’avais grandi et m’étais construit, n’était en faite qu’un mensonge. Cette personne qui m’a permis de me bâtir et qui m’a permis de penser que je m’étais trouvé en tant que personne était un mythe. Une fable grâce à laquelle tout est à refaire. Aujourd’hui je ne suis que déchet nucléaire, rien n’est recyclable. Tout doit être enterré profond pour que jamais cela ne ressorte. Une véritable mise sous cloche.
*J’étais petit mais je me voyais grand. Oui, grand comme un adulte. Je l’aimais éperdument. J’aimais l’amour d’une première amante. Je n’avais pas connu ce genre de sentiment, j’étais trop laid et trop timide avant.
Les premières caresses m'ont fait grandir de deux ans. Les mots tendres, sa capacité à être inquiète pour moi m’ont fait perdre un an de ma vie. Ma manière de m’inquiéter, j’en ai eu pour six ans de gâché. Rien que les bons moments, correctement comptabilisé, et je serais déjà à la retraite. Sans n’avoir jamais travaillé, horreur ou bonheur, je n’aurais jamais pu le savoir. Et là, je ne parle que des bons souvenirs. Le meilleur est arrivé après. Voilà l’amour de l’amour m’a passé. Aujourd’hui encore la plus grosse erreur de ma vie a été de lui dire que tout ça ne me plaisait plus. La vie en rose, les surnoms crétins, les cadeaux chiants, m’avaient passés. J’ai pleuré, mille et une nuits, et personne pour m’exécuter et me libérer enfin de cette douleur. Elle a tant pleuré elle aussi. Elle a déprimé et a tenté de se suicider. L’apprendre m’a brisé. Ce soir-là, je me suis senti si vieux, incapable de tenir seul sur mes jambes, tremblant. Ensuite, voyant qu’elle avait mon esprit entre les mains, elle a joué avec. Elle s’est plu à mettre ma naïveté face à toutes sortes de situations. J’ai tout cru, aujourd’hui encore j’écris ces lignes pour me persuader qu’elle a monté ce théâtre de toute pièce. J’étais un homme, et me voilà redevenu un bambin, un bébé. Tout ce temps perdu, jamais je ne pourrais le rattraper. Alors j’ai vécu dans le déni. Tentant d’occulter totalement cette histoire de ma vie j’ai créé un vide que jamais je ne pourrais remplir. Alors il faut que cette salle vide se rebâtisse.
Le début partait bien, j'aimais bien le style, jusqu'ici :
Ecrire le soir, dans une étroite chambre mal éclairée, voilà l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel je vous rassure aujourd’hui. Les hommes et les femmes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains.
Après j'ai continué à lire sans grande conviction... Puis le texte s'égarant, je n'ai pas compris où tu voulais en venir et j'ai décroché. Peut-être t'égares-tu trop ? Ou bien, est-ce moi ???
Salut,
Ecrire le soir, dans une chambre étroite et mal éclairée, voilà l’ambiance de l’écrivain sexy que je me faisais. Rien de tel je vous rassure aujourd’hui. Les hommes et les femmes qui écrivent sont normaux. Les drogués à l’opium, marginaux, misanthropes et agoraphobes n’existent pas ; du moins pas chez les écrivains. Aujourd’hui, il fait beau, les rayons du soleil tapent (si) fort sur le toit de l'église. Cette église qui (virgule) depuis dix ans vit à côté de mon appartement. (A la ligne ?)
(Il m'a fallu du temps, mais) j'y suis finalement rentré (virgule) dans cette église. La porte est magnifique, d' ? un bois brun. L’odeur (virgule) avant même de rentrer (virgule ?) me rappelle l’odeur mélangée de l’eau stagnante et des vieux tableaux. (A la ligne ?) Dedans, je décide de faire un tour. (une autre phrase pour dire que t'es dedans ?) La religion n’a créé (présent) chez moi aucune forme de transcendance, ou du moins cela fait bien longtemps que je n’ai pas été traversé par le divin. Si bien que devant une des représentations chrétiennes, rien ne me venait (passé ou présent ?) à l’esprit, rien du tout, mis à part peut-être cet inéluctable besoin de décrire dans mon esprit chaque détail de cette : ou l' ? œuvre, ravissante (virgule ?) (d’ailleurs) pour une statue d’église de quartier.
Dans mon esprit, en réalité (virgule ?) se bousculent trop de choses non résolues. Ce sentiment m'anime depuis longtemps. Je me rends compte (virgule ?) depuis un certain temps (virgule ?) que mon incapacité à prendre des décisions devenait (devient) pesante, gênante, (étouffante). Et cette personne à côté de qui, parallèlement, j’avais grandi et (je) m’étais construit (faut une ponctuation, là) qui n’était en faite qu’un mensonge. Cette personne qui m’a permis de me bâtir et qui m’a permis de penser que je m’étais trouvé en tant que personne n’étais qu’ (deux points ? ce qui rend la phrase double de ses, à toi de voir) un mythe. Une fable grâce à qui (laquelle ?) tout est à refaire, (point ?)
>aujourd’hui je suis des ruines faite en matière nucléaire, rien n’est recyclable, et tout doit être enterré profond pour que jamais cela ne ressorte.
> Phrase qui ne marche pas : simplifier ? Exemple : "Aujourd'hui, je suis la matière nucléaire enterrée profond. "
*J’étais petit mais je me voyais grand, immense, comme un adulte. (à la ligne ?)
Je l’aimais éperdument. J’aimais l’amour d’une première amante. Avant je n’avais pas connu cela, (avant virgule) j’étais trop laid et trop timide pour ça. Les premières caresses m'ont fait grandirent de deux ans. Les mots tendres et (virgule ?) sa capacité à être inquiète pour moi m’ont fait perdre un an de ma vie.
Note de HB : Le reste est trop perso pour que j'ose continuer avec mes parenthèses et mes mots en gras.
Ma manière de m’inquiéter, j’en ai eu pour six ans de gâché. Rien que les bons moments, correctement comptabilisé, et je serais déjà à la retraite. Sans n’avoir jamais travaillé, horreur ou bonheur, je n’aurais jamais pu le savoir. Et là, je ne parle que des bons souvenirs. Le meilleur est arrivé après. Voilà l’amour de l’amour m’a passé. Aujourd’hui encore la plus grosse erreur de ma vie a été de lui dire que tout ça ne me plaisait plus. La vie en rose, les surnoms crétins, les cadeaux chiants, m’avaient passés. J’ai pleuré, mille et une nuits, et personne pour m’exécuter et me libérer enfin de cette douleur. Elle a tant pleuré elle aussi. Elle a déprimé et a tenté de se suicider. L’apprendre m’a brisé. Ce soir-là, je me suis senti si vieux, incapable de tenir seul sur mes jambes, tremblant. Ensuite, voyant qu’elle avait mon esprit entre les mains, elle a joué avec. Elle s’est plu à mettre ma naïveté face à toutes sortes de situations. J’ai tout cru, aujourd’hui encore j’écris ces lignes pour me persuader qu’elle a monté ce théâtre de toute pièce. J’étais un homme, et me voilà redevenu un bambin, un bébé. Tout ce temps perdu, jamais je ne pourrais le rattraper. Alors j’ai vécu dans le déni. Tentant d’occulter totalement cette histoire de ma vie j’ai créé un vide que jamais je ne pourrais remplir. Alors il faut que cette salle vide se rebâtisse.
Je suis bien entré dans ton texte. On verra si tu es d'accord avec mes idées de ce qui est à changer.
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