Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Koopa Troopa le 21 Mars 2013 à 21:28:49
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ATTENTION, HUMOUR NOIR... >:D
Nous n'irons plus au bois
Le chemin est miné
Les Hutus que voilà
Viennent nous dépecer...
Entrez dans la danse
de l'intolérance
Pillez, brûlez,
Massacrez qui vous voulez...
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Très noir, l'humour.
Arriver à mettre du second degré là-dedans : balaise.
D'ailleurs, es-tu noir, que je fasse de l'humour raciste, en passant ?
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Non pas à ma connaissance, mais je vais regarder dans le miroir.
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Le miroir de la poésie que tu m'offres ?
Tu es allé dans le pays, alors, on t'as attaqué avec une machette ?
Le premier quatrain est hyper violent et c'est le plus réussi, pour bouleverser le lecteur.
Le deuxième est bidon et tu le donnes comme une justification au premier.
Autant le premier donne envie de vomir, autant le second fait pitié.
Tu as choisi le sujet, assume.
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Oh mais j'assume. Esprit Charlie Hebdo et tout ça. Pas dans le même sens, mais tout ça quand même...
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Alors on dira qu'il y avait de l'humour dans ta poésie. Beaucoup d'approximations dans une phrase.
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Humour noir n'était pas le terme idoine. Cynisme serait mieux. Détournement d'une chanson enfantine pour mettre le doigt sur un génocide oublié (et même cautionné à l'époque)
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Ok.
Reprends le premier quatrain et continue la chanson ?
Construis un truc ?
C'est-y pas du Charlie Hebdo ?
Je n'ai aucune idée de ton âge, de ton sexe, de ta nationalité, de ta couleur de peau (si, maintenant), mais tu t'attaques à un sujet comme ça en passant et tu t'attends à quoi ?
Premier quatrain : violent (inutile si sans suite).
Deuxième quatrain : justification de petit bourgeois (pas coco malgré les termes que j'emploie.)
Bref, sois cynique, c'est le pied.
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Petit-bourgeois... Ma foi, pourquoi pas. Par solidarité avec les millions de petits-bourgeois qui ont fini torturés dans les geôles de la Paseo, de la Loubianka, de la Juvendad ou de S-21 (liste lmoin d'être exhaustive) ou exterminé à la Kolyma, à Paracuellos ou ailleurs, alors je suis petit-bourgeois et fier de ma bourgeoisitude comme dirait Marie-Ségolène Royal.
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Alors écris-le.
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Alors écris-le.
Ecrire quoi ?
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Un truc qui est important pour toi, à fond, sans qu'on te demande de le faire ?
Ou c'est important, ou ce ne l'est pas.
C'est bien beau, le cynisme, sur ce genre de sujets.
You know, like, whatever !
(American blonde girl talking.)
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"Ce qui est important, ça ne se voit pas" (Saint-Exupéry)
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On est d'accord.
Tu n'as pas le droit de donner deux quatrains flous après un titre pareil.
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Et puis que c'est simpliste, cette lecture du conflit.
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C'est un peu pauvre, non ?
Je suis plutôt d'acc avec HB, si on veut traiter un sujet aussi sérieux, autant y aller à fond. Là, je sais pas, je trouve ça facile. Enfin, personnellement, j'en retire rien de particulier, je vois pas vraiment de réflexion, niveau rimes et compagnie, ça casse pas trois pattes à un canard, niveau humour/cynisme, je cherche toujours, bref "mettre le doigt sur un génocide oublié, mouais, je vois pas trop en quoi tu parles plus que ça de ce génocide avec 2 quatrains mais bon :-¬?
Je comprends pas ta position en fait. Je te vois même pas te faire plaisir en écrivant ces deux petits quatrains, c'est juste un petit truc comme ça ? Il est là le cynisme ? :mrgreen:
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Yosh !
Viennent nous dépecer
Le rythme accroche un peu ici.
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Je me demande : pourquoi le choix de la comptine pour ce conflit ? Dénoncer l'emploi des milices d'enfants ? Autre ? Et pourquoi les Hutus plus que les Tutsis, alors que les deux ethnies ont été responsables de massacres ?
De façon plus subjective, ça me paraît un peu léger, surtout sur « Entrez dans la danse / de l'intolérance » et la deuxième strophe en général. Au final, ça me rappelle qu'on peut rire de tout, que le rire peut-être salvateur, peut exorciser, mais ici, j'ai une impression de distance confortable qui me dérange un peu.