Premier exemple, l'héroïne du thriller que j'ai commencé hier soir est grande, jeune, haut placée à la NSA, elle est bardée de diplôme et l'auteur précise bien que son ventre est tout plat et sa poitrine généreuse...
Non mais franchement en quoi est ce que ça fait rêver? C'est totalement bidon...
Le premier est Forteresse Digitale de Dan Brown
Citation de: TiL le Hier à 22:16:06
Premier exemple, l'héroïne du thriller que j'ai commencé hier soir est grande, jeune, haut placée à la NSA, elle est bardée de diplôme et l'auteur précise bien que son ventre est tout plat et sa poitrine généreuse...
Non mais franchement en quoi est ce que ça fait rêver? C'est totalement bidon...
Citation de: TiL le Hier à 23:52:44
Le premier est Forteresse Digitale de Dan Brown
Pourmoi je plussoie le Doc:ne pas être accusée de floodrebondir sur le sujet, je dirai que je plussoie Xera : il faut plus en rire qu'autre chose, sinon on desespère vite de la littérature. Mais hors des grands courants commerciaux, on trouve toujours de petits bijoux (après, je concède qu'ils se fassent très rares) qui aident à passer outre les blockbuster totalement clichés.
Ca meritait d'etre passé comme coup de gueule! Les polars, la bit lit, la fantasy... l'épidemie des persos models (ou plutot caricature bidons...) se propage un peu partout... Je me demande si à la toute base ca vient pas des romans à l'eau de rose.
Mais sinon oui, ils sont surfaits. Parce que tout est surfait, maintenant. Tout doit être parfaitement parfait, physiquement surtout, et au moindre pas de travers, c'est bon pour la poubelle. Les personnages de bouquins comme les stars de ciné, pas de différence. Ils mangent bio, vivent santé, font leur jogging, sont beaux, minces, jeunes, musclés, tout le monde est fou amoureux d'eux et ils ont zéro défauts, sauf les défauts sexy (ah mais oui !) Bref, moi, ça m'amuse beaucoup plus qu'autre chose ::)du pouvoir de la généralisation o/ je sais pas combien de contrexemples de ce paragraphe existent, mais beaucoup pour ne pas le remettre en question... faut faire la distinction entre les romans de consommation et les romans à visée artistique (bon je sais pas trop comment formuler cette distinction mais c'est l'idée).
je plussoie Xera : il faut plus en rire qu'autre chose, sinon on desespère vite de la littérature. Mais hors des grands courants commerciaux, on trouve toujours de petits bijoux (après, je concède qu'ils se fassent très rares) qui aident à passer outre les blockbuster totalement clichés.je pense pas qu'on doive "désespérer" de la littérature, ou en tout cas pas à cause de ces romans de consommation, puisque justement c'est pas de la littérature. On pourrait désespérer des critiques s'ils les reconnaissaient comme tels (ce qui n'est pas le cas), mais les romans de consommation ne sont pas désespérants, ils s'adressent juste à un lectorat qui n'est pas forcément à la recherche de littérature (on considère trop souvent qu'un "lectorat non littéraire" est un oxymore).
(bon si vous voulez que mes prochaines réponses soient plutôt inspirées de métaphores pornographiques, tapez 1 ; si vous préférez qu'elles s'inspirent de fruits, tapez 2)
Je trouve ça faux de dire que c'est une épidémie qui se propage. Je pense que ça a toujours eu lieu, parce que les gens ne lisent pas pour la même chose, et que y a tout une masse de lecteurs dont la lecture ne pâtit pas de personnages et de situations stéréotypées, mais qui éprouvent du plaisir à lire, le simple fait de lire, d'avoir une histoire qui se déroule, comme quelqu'un regarde une vidéo porno : sans attendre quelque chose du réalisateur. C'est de la littérature de consommation. On peut apprécier manger des fraises sans qu'elles aient un gout subtil de fraise du jardin. (Mais si on s'habitue trop aux fraises du jardin, on peut commencer à être exigent sur la qualité des fraises qu'on consomme...)
Du coup dans chaque genre on retrouve ces deux groupes et ils coexistent... mais comme Meilhac je pense que y a toujours eu pas mal de romans-de-consommation, et dans tous les genres.