Le Monde de L'Écriture
Sous le soleil des topics => Discussions => Le petit salon => Discussion démarrée par: Gros Lo le 25 Novembre 2007 à 23:49:20
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Or donc.
Je... j'ai planifié la mort d'un personnage ; ou plutôt, l'élément qui va le faire basculer dans une situation tragique -au sens inexorablement racinien...
et... je sais que ce que je vais dire va peut-être sembler très le-gars-qui-s'y-croit-et-qui-se-croit-trop-investi-dans-son-truc... mais bon, tant pis.
Voilà : je me sens pas bien du tout xD
Je ne sais pas si c'est normal.
En même temps, je viens de me trancher les veines, lol, voilà je coupe court à toute tentative de réponse trop humoristique ;)
Ca vous est déjà arrivé ?
Je ne me sens VRAIMENT pas bien, parce que j'ai tué un personnage de FICTION. ><
J'envisage de me faire soigner, lol, voilà c'était la deuxième piste humoristique qu'on pouvait utiliser.
Donc je récapitule : qu'est-ce que vous en pensez ? Ca vous est déjà arrivé ?
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Surement, si tu parles d'un de tes personnages de la Nécropole des Ombres c'est sûrement normal après tout ce temps que tu la fais cette fiction tu t'es attaché aux personnages comme un producteur d'une série télé très populaire s'attache aux personnages et doit peiner quand il tue un de ses perso. Ne t'en fais pas, je crois que ça va passer. Surtout que c'est un perso fictif ça ne devrait pas trop te peiner quelques jours.
Moi personnellement ça ne m'est jamais arrivé, ça doit être effectivement très bizarre mais tu ne dois pas être le premier à qui ça arrive.
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En même temps, je viens de me trancher les veines, lol, voilà je coupe court à toute tentative de réponse trop humoristique ;)
Ca vous est déjà arrivé ?
De me trancher les veines ? Non, jamais...
Plus sérieusement, je crois que c'est tout à fait normal ! Les personnages, on les fait vivre, ils sont une partie de nous autant qu'on est une partie d'eux.
Personnellement, je n'ai jamais eu le cran de tuer un personnage important (sauf quand j'étais petite, mais j'ai vite décidé qu'en fait, ta dam ! Il serait pas mort ! Lol. Quelle originalité). Par contre, il m'est arrivé d'avoir peur en écrivant une scèen inquiétante pour l'héroïne XD Je ne sais pas comment j'ai fait, vu que la scène est (ratée et) absolument pas inquiétante une fois lue, mais l'héroïne est vraiment nerveuse, et j'étais obligée de me mettre à sa place pour le décrire. Je peux donc certifier que jamais je n'entrerai seule dans une maison possiblement hantée ^ ^.
Allez, haut les coeurs, Lo' ! L'avantage des personnages de fictions, c'est que même morts dans l'histoire, ils continuent d'exister presque de la même façon qu'avant : dans notre tête. Il y a moins de perte que pour un être réel (sans compter que, ben, ce ne sont pas des êtres réels, on ne va pas comparer, mais bon, vous voyez ce que je veux dire ?)
(Et puis il paraît que JK Rowling a même pleuré en faisant mourir ses personnages, t'es pas le seul ;))
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Héhé, j'aime beaucoup le coup du 'tadam il ne serait pas mort' ^^
Moui.
Enfin bon, ça a fait bizarre quand même ><
D'autant plus que... enfin, c'est pas trop le fait de le voir mourir. Quand j'ai écrit le plan de cette scène-là, je n'ai pas ressenti grand-chose. J'étais sûrement déjà anesthésié, lol ; c'est quand j'ai planifié le moment où le personnage... ne va plus rien faire pour se battre, la mort annoncée quoi.
Alàlà, j'espère que je vais être motivé pour écrire vite le premier jet...
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Je ne me sens VRAIMENT pas bien, parce que j'ai tué un personnage de FICTION.
Euh, là, ça devient grave.
Je passe une nouvelle règle.
3999° L'équipe du Monde de l'Ecriture dégage toute responsabilité en cas de suicide de ses membres, dus à la fréquentation du forum.
Voilà, merci ! ^^ Maintenant, tu peux te couper les veines ...
Non, sérieusement, bah ... je pense que si tu te sens mal, c'est qu'au fond de toi, tu n'avais pas envie qu'il meurt. Tu avais envie de le faire vivre des aventures, de l'exploiter. Alors, change ton histoire ou continue et puis, appelle l'hôpital psychiatriste ^^ ...
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Tu rêves ? cette mort est trop émouvante, je vais pas me dégonfler maintenant ! C'est bien de faire mourir le personnage le plus creusé, car la mort d'autre nous aurait moins touché.
*Enfin, tous mes personnages sont mes gosses, bien sûr, donc pas de hiérarchie, xD*
Heu Loup je n'te reconnais plus, fais gaffe tu commences à avoir la rhétorique de Dark ??? :o >< ^^
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Heu Loup je n'te reconnais plus, fais gaffe tu commences à avoir la rhétorique de Dark ??? :o >< ^^
Il est censé le prendre comment?
La mort d'un personnage c'est toujours triste, même pour le lecteur si il y est très attaché. Mais si c'est nécessaire dans l'histoire, pourquoi pas... Et si tu te sens très mal, tu peux inventer une histoire de réincarnation plus tard :-°
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- Héhé, non, au lecteur de souffrir :D
- i' doit s'inquiéter ? :P
- Ce n'est pas nécessaire, mais c'est nul les happy end à 100%... alors teintons un peu le tout de :(, ça ressembleras à aut'chose j'espère ^^
*heu en fait, j'crois que j'ai baissé un peu trop le pourcentage, mdr*
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C'pas grave, ça, c'est bien aussi, les pas-happy-end ^^
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Oui, et plus rare... j'aimerais éviter autant que possible les happy end absolus du style... heum... en fait, je préfère ne pas donner de titre, ça vous spoilerait^^ Mais j'ai un auteur précis en tête :-°
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Hem, là j'ai un "projet" d'écriture et des personnages meurent aussi. Déjà quand j'écrivais simplement le résumé de l'histoire, ça me faisait quelque chose de les faire disparaitre, alors je n'ose même pas imaginer le moment où je coucherai ça sur papier :o
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...surtout que tu as encore 5 tomes à écrire... :-°
:D
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Par contre, il m'est arrivé d'avoir peur en écrivant une scèen inquiétante pour l'héroïne XD Je ne sais pas comment j'ai fait, vu que la scène est (ratée et) absolument pas inquiétante une fois lue, mais l'héroïne est vraiment nerveuse, et j'étais obligée de me mettre à sa place pour le décrire.
Ca m'est déjà arrivé à moi aussiXD
Sauf que le résultat était minable ><
Personnellement, je n'ai encore jamais fait mourir un perso mais j'en avais l'intention dans un roman avant de le laisser tomber. Mais je pense que c'est assez émouvant de tuer un personnage auquel on s'est attaché...
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Je ne sais pas si c'est moi qui suis sadique ou quoi mais... j'aime bien faire mourir mes personnages ou bien les faire souffrir de quelque manière que ce soit xD
Par contre, même après leur mort ils continuent de vivre dans mon esprit et je réutilise souvent des détails du caractère de l'un des morts pour un autre personnage (que ce soit dans le même bouquin ou bien un autre), il continue donc à vivre à travers ma plume, même s'il n'est plus vraiment lui-même. ^^
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Moi aussi ça m'est arrivé d'être très triste en écrivant la mort de certains personnags (j'en ai déjà fais mourir plusieurs :P)
Je n'ai tué pour le moment qu'un seul personnage principal (je ne parles pas de Ombres, vu que je veux le poster en entier sur le forum j'essaierais de ne pas spoiler ^^), c'est un personnage que j'affectionne particulièrement et qui a vécu le temps d'une p'tite histoire co-écrite avec les membres d'un forum (vous faites ça par chez vous, des histoires co-écrites ? :)). Mais sa mort avait un côté inévitable qui m'a poussé à la tuer sans grandes hésitations. Mais ce qui est génial avec les personnages fictifs, c'est qu'ils peuvent à tout moment revivre dans une autre oeuvre ! Et ce personnage m'est tellement cher maintenant que je vais la faire revivre dans une véritable oeuvre qui lui sera consacrée :P (et qui sait, peut-être n'y survivra-t-elle pas non plus xD)
Je sors un peu du sujet pour dire que je ressens souvent les émotions de mes personnages... De l'excitation, de l'amour... Et aussi de la tristesse. Le pire pour moi a été de décrire un passage spécialement triste et angoissant de mon roman, où j'ai totalement fondue en larmes en l'écrivant ! Je me suis étonnée moi-même et j'ai espéré alors que le résultat serait potable si il déclenchait en moi de telles réactions (j'ai la larme facile, j'en conviens ^^)
Tout ça pour dire que les émotions, ça se transmet d'écrits à auteur :p et que mes personnages à moi, je les aime comme si c'était mes enfants ! Ils ont une réelle place dans mon coeur !! :P
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vous faites ça par chez vous, des histoires co-écrites ?
Si le cadavre exquis est considéré comme une histoire co-écrite, alors on en a déjà fait une. L'épopée d'Arzan, lancée par moi, et qui doit traîner sur le forum Discussions. Y'en a une deuxième en cours, lancée par Lo', et qui n'a pas vraiment de succès.
Sinon, quand j'essaie de tuer un personnage, comme ils se baladent dans ma tête comme chez eux et se permettent de m'influencer par le propre point de vue, je ne tue pratiquement personne, pour cause de rébellion de personnages devant la mort. L'instinct de conservation, surement. Oui, je sais, je devrait avoir un peu moins de sentiments...
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Lo, je crois que ce topic est plus approprié pour continuer notre discussion(débutée ici:
Ô joie, ô des espoirs !, ou le topic des auteurs contentés (http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=1091.0)) :mrgreen:
Effectivement, comme il est dit dans ce topic-ci, les non happy end sont plutôt rares et c'est "dommage". Je pense donc que la mort d'un personnage peut résoudre ce "problème", même si c'est parfois difficile de l'écrire. Mais faut c'qu'y faut comme on dit :D
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Oui. Certains auteurs ont une parade : Grimbert dit que la vie est suffisamment pas drôle comme ça, que les histoires permettent de dessiner un coin de ciel bleu"...
parade que je trouve facile et artificielle ><
Parce que, surtout en fantasy, quand des personnages affrontent des tas d'aventures, bravent maint dangers, combattent sans relâche... ce n'est pas réaliste qu'il y ait un 100% happy end.
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en même temps, qui a dit que la fantasy était réaliste ?
^^
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Oui mais non, je suis pas d'accord. La fantasy a forcément une part de réalisme (pas au sens littéraire du mot) ! tout oeuvre littéraire a une part de réalisme, même si la fantasy prend des chemins plus détournés.
Je ne lirais jamais un bouquin où le héros doit chasser des tentacules ensorcelés pour éviter que son village soit anéanti par un aspirateur géant (les tentacules sont en fait le tuyau de l'aspirateur, mais c'est la chute du roman) ; sauf qu'en chemin, le héros glisse sur une poêle à frire interdimensionnelle et se fait détruire par le Carrelage Maudit... ou alors, ce serait de la parodie ; mais alors, le ton n'est pas au tragique et il est en effet plus facile de concevoir un happy end ; mais la finalité n'est dès le départ pas la même.
non, non. Je caricature, mais la fantasy a une part de réalisme...
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pour revenir au sujet :noange: , je pense que la mort d'un personange n'est pas non plus le propre d'un non happy end
parce que si la mort d'un personnage vient toujours clore un roman, ça fait un peu répétitif voire facile comme fin ( genre: jsavais pas comment finir, alors je me suis dit que faire crever mon personnage résoudrait le problème)
la belle mort (si on peut considérer qu'une mort est belle :-°) c'est celle qui est développée, qui est bien construite et qui vient pas comme ça pouf!
ça peut aussi être intéressant de faire mourir un personnage au milieu du récit parce que cela permet de jouer sur l'impact que cela a sur les autres personnages par la suite
maintenant ça reste toujours délicat une mort... il n'est pas toujours facile de tuer un de ses personnages soit parce que l'on s'y est attaché soit parce que l'on se dit qu'il pourra toujours nous servir plus tard...
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C'est sûr que c'est un peu facile de faire mourir un personnage, sans raison pour clore l'histoire... Mais bon, voilà quoi, il y a mieux. Mais il y a pire:
"Truc machin mourut dans d'atroces souffrances et... et il se réveilla et chassa des ses pensées cet horrible cauchemar" :noange:
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Mdr, en effet ça, ça démonte un bouquin :mrgreen:
Cela dit... il n'a jamais été question de faire tuer un personnage "pour faire le non-happy end". La qualité première à respecter, c'est la cohérence. Mettons encore une fois de côté la parodie : si Machin à traversé triomphalement maint épreuves et sorti victorieux de maint combats, et qu'à la dernière page, bang, il se fait écraser par un piano à queue, c'est sûr que ce ne sera pas crédible.
Bon, après, le problème, c'est d'avoir le courage de tuer ceux qu'on fait grandir, penser et agir depuis le début...
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Dans mon cas, le lecteur sera averti relativement tôt de la mort future d'un personnage, avec toutefois une lueur d'espoir. Mais je n'en dis pas plus :D
Donc non, il ne mourra pas écrasé d'un piano à queue ou d'une mangouste tueuse :P
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Je suis ignoble avec mes personnages, je les fait souffrir... ::)
Et j'avais une grande tendance à les tuer également... moins maintenant.
Mais plus j'étais attachée à un personnage, plus je le tuais facilement ! ;D paradoxalement !
C'était aussi une façon de clore l'histoire, de ne pas être tentée d'y revenir. Et vi, j'ai du mal à lâcher mes personnages si je les laisse vivre. Ils continuent d'exister, à avoir leur petite vie... et parfois me démange l'envie de leur rendre une petite visite... Une fois morts, la tentation est moins grande ! :P
Et puis le coté "ils vécurent longtemps et eurent beaucoup d'enfants" me plait moyennement... faut avouer ! :noange:
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Humpf, je le trouve vraiment intéressant ce sujet, et ce que vous dites ^^
D'ailleurs je me sens concernée, aussi, parce que je fais mourir au moins les trois quarts de mes personnages. Mais ça ne m'attriste pas, dans les nouvelles, parce que c'était prévu à la base, je connais l'histoire avant de la raconter. Mais comme ce que vous dites au dessus, mes personnages font aussi partie de moi, donc j'ai de l'affection pour, à tous les coups.
Par contre un jour j'ai eu un énorme coup de blues en écrivant le plan d'un projet plus long, parce que dans le parcours (vers le bas) du personnage, j'avais prévu un passage beaucoup plus détendu, de relâcher la pression etc... et du coup ça m'a complètement démotivée de faire replonger plus bas encore ><
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sinon, en tant que lectrice j'avoue que c'est dur de voir des personnages attachants mourir... le pire dans mes souvenirs c'est Le fléau où Stephen King zigouille un à un ses personnages parmi les plus sympathiques... :(
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Ca aussi c'est un problème. Faire mourir un vieux sorcier moisi qui a causé mille souffrances à nos gentils p'tits personnages, à la limite ça plait, même à nous-même. Mais faire mourir un personnage attachant, ça risque de "déstabiliser" le lecteur, surtout si l'histoire ne s'achève pas là. Je crois que choisir quel personnage va mourir n'est pas une chose aisée. Ca existait la roulette russe au Moyen-Âge? :noange:
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J'en ai déjà "éliminé" quelques-uns et ça me fait "bizarre" à chaque fois, comme une trahison... Mais le mieux, c'est lorsqu'un personnage qui était vraiment mal embarqué m'est apparu dans un rêve pour me supplier de le sauver. Je me suis réveillé en sursaut, j'ai sauté sur l'ordi et je l'ai sauvé ! La première fois qu'un personnage m'imposait une suite...Mais je ne le regrette pas.
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Dans le roman que je suis en train d'établir, la moitié de mes personnages va mourir. Mais ce qui m'importe réellement, c'est l'impact psychologique ressenti par la personne qui met à mort une autre personne. La fatalité qui la pousse à tuer, ou bien l'incompréhension dans son geste, incontrôlé ou défensif.
Plus je suis attaché à un personnage, plus je vais apprécier de pouvoir choisir sa façon de mourir. Un peu comme beaucoup de personnes aimeraient choisir leurs propres derniers instants. Donc mes personnages préférés seront ceux que je ferais mourir avec le plus d'évidence.
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En fait, je crois que le pire c'est de faire mourir un personnage qu'on aime bien d'une manière assez épouvantable(genre pas la mort tragique-avec-son-pote-qui-écoute-ses-dernières-paroles mais plutôt une flèche en pleine gorge ou quoi :mrgreen: ). Le faire mourir comme un chien alors qu'il est là depuis le début. Je sais pas, c'est bizarre, en un sens, si c'est un personnage principal, c'est qu'on l'aime bien, mais si on le fait mourir comme ça, il n'y a que nous pour l'avoir décidé.
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Cela apporte plus de réalisme ! Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un des personnages principaux qu'il ne peut pas mourir comme le dernier des abrutis ^^
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Plus réaliste, peut-être. Mais bon, après tout, faut pas oublier qu'on est dans un roman, et qu'il faut donc présenter les choses d'une façon recevable.
Personnellement, j'adhère pas trop aux auteurs qui tuent leur personnage principal/héros sur un coup de tête. Genre on s'est pris la tête à suivre l'histoire pendant trois plombes et là, d'un coup, pouf ! Il crève. C'est un peu sec, je trouve. Et décevant (mais ce n'est que mon avis).
Personnellement, quelques morts dans un roman d'aventures sont presque nécessaires. Mais la moitié, c'est peut-être un peu fort de café. J'ai regardé une fois une série où presque tous les personnages secondaires mourraient les uns derrière les autres, et j'ai trouvé ça plutôt gros... Mais là encore, cet avis n'engage que moi ;)
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Cela apporte plus de réalisme ! Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un des personnages principaux qu'il ne peut pas mourir comme le dernier des abrutis ^^
Oui mais pour l'auteur, c'est plus difficile :p
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Tu n'as pas tort Menthe mais si les choses sont bien amenées et cohérentes c'est excellent ! Dans le roman que j'écris, énormément de personnages meurent car l'histoire est basée sur la traîtrise et les combats, sur la lutte des pouvoirs. Un peu à la manière de la série Alias ou de la série 24 ! Certains scénarios imposent beaucoup plus de morts.
Dans son roman It, Stephen King fait mourir vraiment beaucoup de personnages comparé au nombre total de personnes qui surviennent.
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Ca doit dépendre de la façon dont le personnage meurt, mais c'est bien possible. Une fois je discutais d'un bouquin à moi avec ma mère, et elle m'a proposé un truc tellement horrible que ça m'a foutu le cafard... Je sais pas si j'aurais supporté d'écrire ça X). Surtout que depuis quelques temps j'ai du mal avec les histoires un peu hard =X.
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Vouais, comme tu dis Eska. Tout dépend du contexte, et un milieu de trahisons/lutte pour le pouvoir convient certainement en tant qu'argument pour zigouiller la moitié de ses personnages.
N'empêche que dans la vraie vie de tous les jours que la majorité d'entre nous connait... ;)
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lol
Mais en même temps, qui écrit sur "la vraie vie de tous les jours que la majorité d'entre nous connait" ?
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J'écris sur la vraie vie, après sur celle de tous les jours que la majorité d'entre nous connaît, non, ou en tout cas pas de près. Indirectement, par contre, je crois que oui (Qui n'a aucun membre de la famille, aucune relation qui a été touché par un cancer, que ça ait été fatal ou non ? C'est triste comme constat, mais c'est vrai...)
la belle mort (si on peut considérer qu'une mort est belle :-°) c'est celle qui est développée, qui est bien construite et qui vient pas comme ça pouf!
ça peut aussi être intéressant de faire mourir un personnage au milieu du récit parce que cela permet de jouer sur l'impact que cela a sur les autres personnages par la suite
maintenant ça reste toujours délicat une mort... il n'est pas toujours facile de tuer un de ses personnages soit parce que l'on s'y est attaché soit parce que l'on se dit qu'il pourra toujours nous servir plus tard...
En gros, c'est ce que j'ai fait.
J'ai fait mourir le personnage principal dans mon seul long texte (qui n'est toujours pas fini d'ailleurs, mais j'ai fait deux parties sur trois, et la troisième est commencée.), mais même si ça fait... mmm... trois ou quatre ans que je suis là-dessus, je n'ai pas été triste pour sa mort, parce qu'elle était prévue dès le début. C'est en quelques sortes le sujet de l'histoire.
Par contre, j'ai aussi eu les larmes aux yeux en écrivant ce que ressentent les autres.
Faire mourir le héros après toutes les aventures, je n'aime pas. Je n'aime pas lire ça non plus, parce que la vie est assez dure comme ça, et que s'il n'y a pas un minimum de happy end (pas 100% quand même), ça m'énerve. Un peu d'espoir, que diable !
Par contre, un des personnages principaux, pourquoi pas, si ça sert vraiment à l'histoire. Et pleurer devant un bon livre, ça n'est pas désagréable non plus.
Ca revient à ce qu'a dit Ernya. Si c'est développé et bien construit, oui, si ça arrive comme ça, sans que ça fasse avancer l'histoire, non
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(Qui n'a aucun membre de la famille, aucune relation qui a été touché par un cancer, que ça ait été fatal ou non ? C'est triste comme constat, mais c'est vrai...)
Heu... qu'est-ce qui est vrai au juste ?
A ma connaissance, seul mon grand-père a eu un cancer dans mon entourage, mais c'était dans les années twist, je n'étais pas encore né. Donc je ne pense pas que ta "vérité" puisse s'appliquer à mon cas.
Si il ne fallait pas tuer le héros parce qu'il a vécu pleins d'aventures, le concept de mort serait totalement bidon dans une histoire : je ne vois pas quel serait l'intérêt de ne faire mourir que des personnages ayant la plus pauvre incidence sur l'univers de l'histoire.
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Je me suis mal exprimée. Ce que je veux dire, c'est que même si on ne l'a pas "vécu" directement, c'est rare de n'avoir aucun lien avec une personne qui a eu un cancer.
Et sur la mort après toutes les aventures, je la différencie d'une mort qui ferait partie de l'aventure. Dans le premier cas, ça serait pour conclure à défaut d'une autre idée de fin, ou pour s'assurer que personne ne reprendra notre personnage, dans le deuxième, ça ferait vraiment partie de l'histoire.
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Ce topic me fait un peu peur...
Je tue mes personnages avec amour et frénésie, j'écris du court mais même quand j'aime un personnage l'idée de le supprimer me convient à merveille... d'ailleurs j'adore imaginer des morts plus ou moins explicitées, plus ou moins... écœurantes... (le plus étant selon moi le mieux !)
Je pense quand même qu'il est primordial de conserver une distance entre fiction et réalité (quand je vais au théâtre, je peux être retournée une heure par ce que j'ai vu, mais bon, c'est pas la vie...)
Après oui, on peut imaginer aller voir un psy quand on ne parvient pas à garder cette distance (pour info j'en vois un donc pas d'amalgame, je prends personne pour "fou" juste pour fragile... ce qui est humain et donc normal)
Alors bon, oui j'ai connu des gens qui sont morts ou des gens qui ont eu des cancers... mais je vois pas de problème à trucider un personnage de façon violente ou lente, malade ou pendu... et je n'en vois pas le moins du monde à lire un roman où le personnage principal meurt (je parle pas de héros, je ne lis que peu de livre où on peut parler d'héroïsme).
Mais en même temps, qui écrit sur "la vraie vie de tous les jours que la majorité d'entre nous connait" ?
un genre littéraire s'appelle l'auto-fiction... on se base sur du "moi je et le monde autour" pour créer des romans... ça existe, et c'est pas toujours nul !
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J'ai lu que le premier message de Lo', les autres quelques uns vite fait, mais je repensait à la toute première fois que j'ai vraiment fait le deuil de mon personnage principal.
Il faut savoir que j'ai en cours une bonne dizaine d'histoire, longues pour la plupart, et donc je suis encore loin du moment ou quelqu'un passera l'arme à gauche (encore que... d'ici quelques jours, qui sait... enfin on verra !). Par contre j'avais déjà lu beaucoup de Stephen King, ou la plupart des personnages meurt les uns après les autres, même ceux qu'on suit depuis le tout début, même les enfants, même les femmes, même les gentils... et les premiers livres m'avaient choqués, mais au fur et à mesure je m'y faisait "bon, c'est l'auteur, voilà".
Et puis il y a ... 3 ans à peu près, aux alentours de décembre-janvier, j'ai tué MON personnage principal, celui de mon histoire qui me tient le plus à cœur, mon "ami imaginaire", mon Héros avec un grand "H", bref ! Mon alter ego comme dirait le fameux chanteur.
Et il se trouve qu'il est mort. Peut importe la façon, c'est pas l'important.
Je me souviens qu'au départ, je n'arrêtai pas de le faire revenir, comme on aimerait pouvoir le faire avec les vrais personnes qui meurt. Genre "non, c'est un mauvais rêve, c'est une blague, ça ne c'est pas passé comme ça, en fait..." et pouf ! miracle, il en réchappait.
Ca a duré des semaines. Et puis il ne revenait plus, je me suis fait une raison, tout doucement, et il restait mort, les autres persos cessaient de remercier le ciel et se contentaient de pleurer.
J'ai été au bord de la dépression pendant des semaines (heureusement, la vie faisait que j'avais d'autres raisons d'être triste et mal à l'époque, donc cette raison s'est vue cachée par les autres).
Maintenant ça va mieux, merci ^^.
Tout ça pour dire que maintenant, je me sens mieux vis à vis de Stephen King. Je le comprend un peu : tuer quelqu'un d'important donne plus de poids.
OK, tuer un enfant, c'est dégueulasse, et sa mort est affreusement triste. Mais... c'est tellement poignant ! Plus peut etre que le chauffeur de taxi dont on ne parle que dans le chapitre 12.
Et récemment, j'ai du choisir parmi une dizaine de personnage lequel devrait mourir. Au début j'ai choisit celui dont j'avais le moins parlé. Puis un autre, histoire que le lecteur comprenne un peu la peine du héros. Et finalement, j'ai tué le personnage que MOI j'aimai le plus.
Paix à son âme.
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J'ai peur de jouer à Dr Freud si je réponds...
Mais je crois que nos histoires, nos personnages ont un lien direct avec nous et notre vie, et... un peu comme les rêves, elles font ressortir parfois des choses insoupçonnées...
J'ai déjà pleuré en me relisant... car je n'avais pas du tout réalisé ce que j'étais en train d'écrire et la concordance avec moi-même était terrifiante.
Donc à partir de là... les sujets difficiles comme la mort, l'agression, le viol d'un de nos personnages peuvent effectivement nous atteindre...
Faut voir qui on tue quand on tue son personnage... qui ou quelle partie de soi exactement...
Mais là... je pense que mes voisins psy (je suis socio) pourraient être plus utile que moi...
Vous allez me prendre pour une tarée...
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"D'être tout c'est cela qui me rend si puissant
A la fois la colombe, le porc et le serpent." F.N.
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Les rêves induits par les histoires sont fait pour maltraiter l'âme, pour la battre violemment afin de mieux sentir son existence pour faire ressentir à l'être des émotions intense.
C'est cela l'écriture, si tu ne ressent rien lorsque tel la faucheuse, tu as décidé d'enlever à la vie un être du monde que tu as crée, c'est que tu n'est qu'un piètre démiurge.
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Je suis assez d'accord avec Aslinn et Taruf.
L'écriture c'est d'abord la création d'un univers et la création de "personne réel". Il y a une dimension affective dans cette création puisqu'on voit évoluer tel ou tel personne, un peu comme on verrait grandir des enfants. C'est logique d'avoir du mal à tué ou faire souffrir un personnage.
Donc pour moi, rien d'étrange dans le malaise que ce type d'acte procure. C'est s'il n'y avait pas de malaise qu'il faudrait se poser des questions.
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Personnellement, je dois admettre que j'aime bien faire mourir mes personnages. Simplement pour prouver que rien n'est garanti. Quand un lecteur me lis, j'aime le savoir prêt à tout.
:)
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Moi, j'aime bien les faire jouir et pleurer.