Bonjour, je commence par une histoire très courte que j'ai faite vite fait à l'occasion de mon inscription :) Pas sûr que ça plaise : le sujet est difficilement traité dans sa clareté mais je pense avoir fait le nécessaire pour être compris. Il faut des références du XVII pour comprendre ce que je veux dire par moment :) (vous devriez vous y retrouver dans du Voltaire ou du Maupassant)
Trace écrite
Pourquoi écrire ses quelques lignes, si je ne suis plus là à la fin. Je ne sais pas, je suis ici, c'est tout ce que je sais.
Beaucoup veulent faire ce que j'ai envie de faire parce qu'ils ont peur, mal de vivre, mais, par je ne sais quelle bizarrerie, je ne suis pas comme tous ces gens. Je suis heureux, mais cela me rend malheureux, j'aurais préféré ne l'être que partiellement et au final, tout le monde l'est. Je viens de me mentir, je ne suis pas totalement heureux : j'avais tout pour moi : le corps, le travail, l'argent. J'aimais les mots, mis dans tous les sens ils formaient des phrases absolument fascinantes, puis je m'amusais à changer l'ordre des lettres, le code était encore plus vicieux, de l’anagramme dans l’anagramme n'en résulte pas un sens plus profond. Puis cette question m'est venue : qu'en serait-il si je perdais tout ?
Et j'en suis à cette lettre, car lorsque je me pose une question j'y réponds. C'est l’emblème même de l'intelligence scientifique, la majorité mourrait pour savoir pourquoi elle est là. Je fais ici la même démarche, et cette lettre en est le témoin. Nous sommes tous prêts à la faire, cette lettre, et si je me trompe, j'aurais ma réponse. A présent je vais me poignarder, telle une comédie dramatique de Grèce Antique, je serais Lucrèce, et ma révolution aura lieu. Ils comprendront. Ils m'imiteront, c'est évident: je parie en tous les cas sur leur prévisibilité. Est-ce la fin du début, ou le début de la fin ? Où nous situons-nous dans le temps, aucune critique n'est possible, mais puis-je me permettre de critiquer ceux qui n'ont pas sérieusement essayé d'y répondre ? Non ?
Alors je me tais. Mais si je puis... Non, rien. Dieu du ciel pourquoi donc m'aimiez vous ? Moi je ne vous aimais pas, m'aimiez vous pour que je vous aime? Si je vous avais aimés, aurait-ce été réciproque ? Je pense que... peu importe.
Et vous donc, pourquoi ne pas m'avoir prévenu ? Je ne serais pas sorti ! Pourquoi se fatiguer, c'est égoïste et plat, d'être ici, peu importe le progrès, à quoi donc me servirait-t-il ? Il n'y a plus que moi. Ce sang : rouge et noir à la fois ! les couleurs jouent avec nous ! Croyez moi quand je vous dis que le soleil n'éclaire plus rien depuis longtemps. Je m’enflamme, mais vous me voyez sombre, si sombre que vous êtes incapable de voir, de me voir.
Je me prends au jeu, je ne vois plus ma feuille, mon crayon, je suis tombé, et je ne pourrais creuser plus bas, je ne vois plus. Je vais faire rougir cette feuille si noire, l'apparence compte, mais personne ne sera capable de juger cette feuille rouge, car je serais le seul à la voire noire. Mon coeur, lui aussi, perd de sa rougeur, il montre enfin sa vraie apparence. Je me prends une veine, bleue, puis j'ai la tête qui tourne : ils m'ont rattrapé, je ne puis continuer à écrire, ils arrivent, je ne cours plus assez vite .
Adieu.
Trace écrite
Pourquoi écrire ses quelques lignes, si je ne suis plus là à la fin. Je ne sais pas, je suis ici, c'est tout ce que je sais.
Beaucoup veulent faire ce que j'ai envie de faire parce qu'ils ont peur, mal de vivre, mais, par je ne sais quelle bizarrerie, je ne suis pas comme tous ces gens. Je suis heureux, mais cela me rend malheureux, j'aurais préféré ne l'être que partiellement et au final, tout le monde l'est. Je viens de me mentir, je ne suis pas totalement heureux : j'avais tout pour moi : le corps, le travail, l'argent. J'aimais les mots, mis dans tous les sens ils formaient des phrases absolument fascinantes, puis je m'amusais à changer l'ordre des lettres, le code était encore plus vicieux, de l’anagramme dans l’anagramme n'en résulte pas un sens plus profond. Puis cette question m'est venue : qu'en serait-il si je perdais tout ?
Salut, j'ai lu ton texte et j'y ai trouvé quelque chose d'intéressant.
Le début m'a plu, même s'il faut retravailler certaines choses.
La suite, je l'ai trouvée trop excessive, trop de pathos-absurde, la touche mélodramatique est à utiliser avec modération.
Voilà, merci.
EDIT: Je viens de lire le commentaire de WEG, je m'aperçois que nos avis divergent concernant le début et la fin du texte :mrgreen: comme quoi, tout est subjectif parfois.