Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Mnemosyne le 26 Février 2013 à 21:03:57

Titre: Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 26 Février 2013 à 21:03:57
Je ne sais pas si je vais garder ce titre, pour le moment, il me parait approprié.


Première partie:


Elle n’est là que depuis quelques minutes, mais  j’en ai déjà ras-le-bol de voir son visage partagé entre l'inquiétude et la joie. Des questions et encore des questions. Elle n’avait que ça à la bouche.
-   Tu as eu mon message, Jimmy ? me demande-t-elle, le regard coupable.
Non, le regard de quelqu’un qui attend quelque chose. Un regard de chien battu. 
-   Ouais, j’l’ai eu.
J’omets  sciemment  de lui dire que je n’ai fait que parcourir ce satané message. Ce qui a retenu mon attention, c’est ce "J'ai hâte de réentendre ta voix". Je n’ai jamais aimé les choses qui se répètent. Jamais aimé le romantisme exacerbé des femmes. Certains diront que je ne suis qu’un vieux con misogyne, mais ne pas faire semblant est un luxe auquel je tiens. J’aurais peut-être préféré qu’elle use de mots plus salaces pour m’exciter à mort, sur les nuits qu’on a passées ensemble.   Mais non, elle a opté pour un "J'ai hâte de réentendre ta voix". Et d’ailleurs,  que répondre à ça? Les gens nous demandent parfois implicitement qu’on leur mente. Et moi? Moi, je ne peux pas. Je suis impulsif. J'embrasse quand je veux, je quitte quand je veux. Juste comme ça, parce que c'est là.
Je ne sais pas trop ce dont j'ai envie en ce moment, alors ce qui me manque? J'en sais que trop rien. Je pourrais répondre ce que je réponds toujours à mon meilleur ami: "La sérénité". Quelque chose que je n'ai pas connu depuis belle lurette. Dormir pour une fois confiant sur ce que sera demain.
Alors envie, besoin ou manque, sont des mots qui me sont étrangers. Ah si, besoin/envie d'une cigarette. Juste ça. Bouffée polluée dans ma gorge angoissée.
Mes pensées vides, amorphes, je les trimballe, ça ne regarde que moi et je ne voudrais pas  les imposer aux gens, mais quand on me demande ce dont j'ai envie, j'aurais aimé que les gens ne se me méprennent pas sur le sens des mots "Juste envie de m'éteindre et de me mettre en veille un certain temps". J'avoue, je suis parfois tenté de répondre "Que tu fermes ta grande gueule et que tu me foutes la paix", mais.
Et quand je ne rêve pas d'étreintes anonymes, amicales, sensuelles, humaines, chaleureuses, avec des femmes sans visages je rêve de solitude désertique. De silence. Le mien. Un silence serein à l'abri des orages sous ma peau.
Alors, ouais. Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre les gens des envies? De mes envies?
A moins que ce ne soit les envies qui définissent les gens. Envie de rien, indifférence totale. Celle qui semble glacer les gens, qui les rend étrangers les uns pour les autres. Une indifférence désuète, discrète, fantomatique. Non glaciale. Celle d'une plante qui ne demande rien, qui n'a besoin de la présence de personne.
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Jon Ho le 26 Février 2013 à 21:19:07
Hello

J'aime beaucoup ta façon d'écrire.
Ces bouts de petites phrases qui se succèdent et donnent un rythme à ton récit.

Sur le fond je n'ai pas accroché plus que ça, mais la forme est intéressante.

Au plaisir
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Mnemosyne le 26 Février 2013 à 21:23:20
Oh. Merci beaucoup Jon.
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: World End Girlfriend le 26 Février 2013 à 23:01:59
C'est un peu dur de commenter ce genre de textes objectivement.
J'aime pas ce que pense ce mec, je le trouve vide, con et nombrilliste (moi moi moi, je je je, les autres c'est pas bien, solitude solitude, gna gna gna) mais zyva j'ai envie de lui foutre une paire de claques  :vaurien:
Après j'aime bien ton style d'écriture simple-mais-pas-trop, même s'il faut polir quelques passages ça et là.
Aussi, j'ai pas trop compris, il retrouve son ex et... ? Quelle est l'histoire ?
Titre: Re : Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Mnemosyne le 26 Février 2013 à 23:06:28
C'est un peu dur de commenter ce genre de textes objectivement.
J'aime pas ce que pense ce mec, je le trouve vide, con et nombrilliste (moi moi moi, je je je, les autres c'est pas bien, solitude solitude, gna gna gna) mais zyva j'ai envie de lui foutre une paire de claques  :vaurien:
Après j'aime bien ton style d'écriture simple-mais-pas-trop, même s'il faut polir quelques passages ça et là.
Aussi, j'ai pas trop compris, il retrouve son ex et... ? Quelle est l'histoire ?
Disons que c'est un genre d’exercice pour moi, même si c'est le genre de personne qui me fait fuir: Me mettre dans la peau du pire salaud, macho, nombriliste et con. 

Après, l'histoire n'est pas finie (D'ailleurs je sais pas comment la finir  :-[ ) .
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: western le 26 Février 2013 à 23:25:09
ça manque un peu d'empathie pour les cactus.
j'suis pas sûr que le portrait d'un fâcheux soit plaisant pour le lecteur, mais bon.
Titre: Re : Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Mnemosyne le 26 Février 2013 à 23:28:19
ça manque un peu d'empathie pour les cactus.
j'suis pas sûr que le portrait d'un fâcheux soit plaisant pour le lecteur, mais bon.
Je le pensais tout simplement humain. Dommage, c'est raté.
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: ernya le 27 Février 2013 à 00:03:44
Citer
-   Tu as eu mon message ? me demande-t-elle le regard coupable.
Non, le regard de quelqu’un qui attend quelque chose. Un regard de chien battu. 
-   Ouais, j’l’ai eu ton message.
J’omets  sciemment  de lui dire que je n’ai fait que parcourir son message
trois fois "message", y a ptèt moyen d'éviter ça ?
sinon j'aime bien le parallèle "quelqu'un qui attend qq ch" / "chien battu"

 
Citer
sur les nuits qu’on avait passé ensemble.   
passées
j'aurais plutôt mis un passé composé

Citer
Moi, je ne peux.

c'est quand vachement rare de pas mettre le "pas", si si je t'assure. Surtout à l'oral, et là, on est dans de la pensée "oralisée"

 Ben moi, je dois être une conne machiste quelque part apparemment parce que je l'ai pas du tout trouvé si antipathique que ça ton type, ni si machiste. Oui y a des filles connes et chiantes, oui, ça existe. Y a aussi des mecs chiants, je pense. Nan vraiment, il parle de lui, il se concentre sur son petit Je et alors ? c'est pas ce qu'on fait tous ? Bref, je vous trouve bien sévère, je me reconnais un peu en lui, personnellement.
Mnémosyne, t'as lu les Jeunes filles ?
Bref, moi, j'attends la suite en tout cas !
Titre: Re : Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Mnemosyne le 27 Février 2013 à 00:15:20
Citer
-   Tu as eu mon message ? me demande-t-elle le regard coupable.
Non, le regard de quelqu’un qui attend quelque chose. Un regard de chien battu. 
-   Ouais, j’l’ai eu ton message.
J’omets  sciemment  de lui dire que je n’ai fait que parcourir son message
trois fois "message", y a ptèt moyen d'éviter ça ?
sinon j'aime bien le parallèle "quelqu'un qui attend qq ch" / "chien battu"

 
Citer
sur les nuits qu’on avait passé ensemble.   
passées
j'aurais plutôt mis un passé composé

Citer
Moi, je ne peux.

c'est quand vachement rare de pas mettre le "pas", si si je t'assure. Surtout à l'oral, et là, on est dans de la pensée "oralisée"

 Ben moi, je dois être une conne machiste quelque part apparemment parce que je l'ai pas du tout trouvé si antipathique que ça ton type, ni si machiste. Oui y a des filles connes et chiantes, oui, ça existe. Y a aussi des mecs chiants, je pense. Nan vraiment, il parle de lui, il se concentre sur son petit Je et alors ? c'est pas ce qu'on fait tous ? Bref, je vous trouve bien sévère, je me reconnais un peu en lui, personnellement.
Mnémosyne, t'as lu les Jeunes filles ?
Bref, moi, j'attends la suite en tout cas !

Salut Ernya, j'ai lu Les Jeunes Filles , Pitié pour les femmes, Le Démon du bien , je crois me souvenir que c'est une trilogie, des romans épistolaires mais je n'en garde qu'un vague souvenir. Je vois à peu près où tu veux en venir, le narrateur est il me semble un type misogyne et égoïste.

Concernant mon histoire, j'ai peut-être poussé le machisme de mon héros à son paroxysme, et que c'est pour cela que les lecteurs n'adhèrent pas à son point de vue?
Le reste, je trouve tout simplement qu'il est humain, comme je le disais un peu plus avant. Eh oui, l'être humain est une bête qu'on éduque.
 PS: Le héros est néanmoins sincère et ne trompe personne.
Titre: Re : Re : Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: ernya le 27 Février 2013 à 00:21:18
Yop, tu te souviens bien. J'ai surtout accroché aux Jeunes filles pour ma part. Je trouves Costals carrément plus machiste... Là, justement, pour moi, y a pas du tout de "paroxysme", c'est pas parce qu'on juge une fille conne qu'on est machiste quand même... si une fille pense la même chose d'un mec, ça choquera personne |-|
Enfin pour moi, y a pas de machisme, des réflexions à tendance machiste à la limite, un peu comme les personnages de Musset veulent être des libertins mais qu'ils en sont très loin... (désolée j'ai mes révisions qui remontent dans mes commentaires...). Brefouille, finis-le ce texte  ;)
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Ollin le 27 Février 2013 à 00:35:39
Je l'aime bien ce mec. J'adhère. J'ai bloqué sur le côté impulsif un peu bourrin. On a vraiment l'impression qu'il a pas de conscience le gars, limite enfant-sauvage.
Un peu genre, je réfléchis pas, je veux, je prends, quoi qu'il arrive, coûte que coûte, limite je prends tout ce qui passe.  :D
Mais sinon la description et le type du personnage sont bien menés.
Moi aussi je veux une suite.  :P
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Mnemosyne le 27 Février 2013 à 00:46:42
J'avoue que j'y ai mis quelques petits traits de caractère de moi, mais je vous dirai pas quoi  :mrgreen:


Merci à vous deux, je vais tâcher de le finir.
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Meilhac le 27 Février 2013 à 06:12:19
Salut  ;)
La première virgule, je l'enlèverais (très rare d'ailleurs une virgule après "mais", c'est pas un hasard je crois).
la formule "visage mi-inquiet, mi-souriant" est très bizarre. je veux dire pourquoi ne pas dire que son visage est à la fois inquiet et souriant? pourquoi introduire des "moitiés" ? en général, la formule "mi-figue mi-raisin", "mi-chèvre mi-chou", implique que les deux sont vases communicants: tu ne peux pas être à la fois figue et raisin, plus tu es figue moins tu es raisin et vice-versa. là, on ne voit pas pourquoi plus le visage serait souriant moins la personne serait inquiète. enfin bref je trouve que c'est beau de dire inquiet et souriant, de faire coexister les deux sur le visage du personnage, et que introduire ces histoires de moitié ça complique inutilement et de manière pas très convaincante.
je lirai la suite pendant une autre insomnie  :mrgreen:
merci pour ce texte Mnemo  ;)
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Anlor le 27 Février 2013 à 08:05:06
Ben, comme Ernya, j'm'y reconnais un peu (beaucoup ?) dans ton personnage, et je ne comprends pourquoi on lui tape dessus dans les premiers commentaires. Misogyne, oui, un peu, mais ça ne me semble pas être sa principale caractéristique. Plus misanthrope que misogyne au final, non ?

Certains diront que je ne suis qu’un vieux con misogyne, mais ne pas faire semblant est un luxe auquel je tiens.
j'aime bien la formulation

J’aurais peut-être préféré qu’elle use de mots plus salaces pour m’exciter à mort, sur les nuits qu’on a passées ensemble.
la virgule est nécessaire ?

   Mais non, elle a opté pour un "J'ai hâte de réentendre ta voix". Et d’ailleurs,  que répondre à ça? Les gens nous demandent parfois implicitement qu’on leur mente. Et moi? Moi, je ne peux pas. Je suis impulsif. J'embrasse quand je veux, je quitte quand je veux. Juste comme ça, parce que c'est là.
(il a pourtant l'air bien coincé avec elle...)

Bouffée polluée dans ma gorge angoissée.
je suis partagée entre le "c'est un peu trop" et le "chouette phrase !" ; à toi de voir :mrgreen:

Mes pensées vides, amorphes, je les trimballe, ça ne regarde que moi et je ne voudrais les imposer
je ne voudrais pas ? " je ne voudrais", c'est très écrit

Un silence serein à l'abri de mes orages sous ma peau.
des orages sous ma peau ?
de mes orages sous la peau ?
Je suis pas fan de la répétition de "mes/ma" (en même temps, le mec est centré sur lui-même, donc ça se justifie)

Qu'est-ce qu'ils ont à foutre les gens des envies?
Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre, les gens, des envies ?

  Une indifférence désuète, discrète, fantomatique.
pourquoi désuète ?

Non glaciale. Celle d'une plante, un cactus qui ne demande rien, qui n'a besoin de la présence de personne.
C'est marrant, mais l'association cactus/glacial, dans ma tête pleine d'images de Speedy Gonzales et de chapeaux mexicains, ça marche pas  :mrgreen:

Bref, en gros, j'ai bien aimé le personnage et la façon d'en parler.
(ouais, c'est du commentaire vachement utile, je sais  :mrgreen: )

Au plaisir !

EDIT : Ah si, j'ai un autre truc à dire. Le titre. J'accroche pas du tout au titre.
Titre: Re : Envie? Besoin? Manque?
Posté par: Mnemosyne le 27 Février 2013 à 16:24:02
@ Meilhac: En lisant le texte à haute voix, je me suis dite qu'il serait mieux de déplacer la virgule après le "mais". Cependant, j'ai recorrigé. Pour ma part, je pense que l'on peut être partagé entre la joie et l'inquiétude quand on ne sait pas à quoi s'attendre face à une personne impulsive.

@ Anlor: J'ai recorrigé certaines choses, effectivement, le monologue intérieur implique la spontanéité, autrement dit, la retransmission des idées à l'état brut, donc, le "pas" doit être présent. 
Pour répondre à ta question "il a l'air coincé avec elle", il l'est d'une certaine manière. On le comprendra peut-être plus dans la suite que je prépare actuellement. Patience.
Le titre est provisoire, j'ai pas d'idée pour le moment.

Merci pour vos suggestions!
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 01 Mars 2013 à 00:40:19
Deuxième partie:


Le départ de Myriam me laisse une drôle d’impression. Pourtant, j’aurais juré ne pas avoir senti qu’elle est passée par là, ce matin. Ni même qu’elle est restée un moment avec moi. J’ai par contre le souvenir vague de deux serpents qui voulaient s’enrouler autour de mon cou. Ses bras. Je l’ai repoussée évidemment. Après ça… Juste un visage brouillé. Un corps flou. Celui d’une femme qui s’avance vers la porte comme si elle avait des boulets aux chevilles.  Je m’en souviens, car j’ai trouvé son allure ridicule sur le moment. Je ne sais pas ce qui m'a retenu de lui dire que les sorties théâtrales ne sont applaudies que dans les lieux qui leur sont attribuées,  ou que les mines affligées, martyres ne font pleurer que les mauviettes, mais je me suis retenu. J'avais hâte qu'elle sorte, sans doute.
La porte qui n’a pas été claquée m’a averti que celle qui venait de sortir était encore une fois déçue. Je le sais parce que Myriam est un ouragan quand elle est contente de quelque chose. Et moi, comme tous les humains, je n’ai jamais aimé les ouragans. Ils m’inquiètent, m’angoissent, me perturbent. Me tapent sur les nerfs pour de bon. 
Elle est partie, je devrais me remettre à peindre.  Cela fait un moment que ma passion me boude. Bizarre. Peindre me fait peur désormais. Non, ce n'est pas une peur, plutôt un déni. Je fais l'autruche, car la peinture dévoile tellement de choses. De ces choses que j’ai envie de noyer sous mon pinceau. Mais il s’y est toujours refusé, implacable. Noyer la vérité ne me ressemble pas. Du moins, ce n’est pas, ce à quoi j’aspire. J’aspire à un monde brut. Dépourvu de tout artifice. Epuré de tout faux-semblant. Et bizarre aussi que les choses qui me tiennent tellement à cœur finalement ne soient que des choses impalpables. Je ne vois rien, je  ne vois personne si ce n'est un énorme trou,  bouche géante qu'est le monde où on m'a jeté comme une raclure. Peut-être que je déforme tout, après tout, que sais-je moi de la vie et des gens? Je passe mon temps à les fuir. Esquiver. Ce monde. Que vois-je? Des ombres, à moins que ce ne soit moi, l'ombre. Les gens ne me donnent pas envie d'aller vers eux, j'étale ma propre insignifiance sur eux, j'en ai conscience, je le sais tellement maintenant. Qu'ai-je à leur dire, ou qu'ont-ils à me dire qui puisse me réveiller de ma longue agonie?
Les toiles me parlent, elles. La peinture me parle. J'y puise ma force pour me réveiller le matin sans me demander c'que j'fous dans ce bordel sans nom. Je râle parfois, je flemmarde comme un gosse perdu mais je sais que la peinture est ce qui fait battre mon coeur, si je n'ai pas ma bouffée d'air mazoutée, je souffre de n'avoir aucun but. Aucune envie. Aucun visage. Aucun nom.  Mes toiles aussi grotesques soient-elles me remettent à chaque fois sur les rails, me rappellent pourquoi je dois tenir sur mes jambes. Parce que les gens? Les gens me donnent envie de dormir justement. D'un long sommeil inconscient et comateux. Il y a comme un petit rien à l'horizon. Je regarde sans voir et tout ce que j'aperçois, c'est des ombres lointaines. Jamais lucidité n'a été aussi aiguisée. Jamais je n'ai été aussi monstrueux sous ma peau de marginal. Disgracieux. Mais à vif. Les paradoxes cohabitent en se livrant bataille...
Ce petit rien au loin se rapproche et s'éloigne perplexe à me donner le vertige, mais dans ce petit rien une présence constante. La seule. La seule que je permets. Que je tolère plutôt, parce que je n’ai pas la force de me battre contre une hystérique. Peut-être parce que c’est le seul point d'ancrage qui me relie à la réalité du monde sibérique. Comment l’expliquer autrement ? La grande partie du temps qu’on passe ensemble se déroule au lit. Le reste du temps ? Je le passe à la repousser comme on repousse un cendrier sentant la clope moisie. Myriam est un mégot humide et froid. Humide par ses larmes qui ne semblent attendre qu'un simple  déclic pour me submerger. Les larmes des femmes sont désarmantes pour certains, moi, elles me donnent juste envie de gifler.
Et parfois, juste quand le résidu d’humain en moi remonte à la surface, j’essaye de la protéger de moi. Ou alors à me protéger d’elle. Non, c’est absurde, de quoi devrais-je me protéger. Myriam est une petite souris qui parle. Non, j’aurais voulu qu’elle soit une souris. Muette. Ou alors une souris qui dit le fond de sa pensée sans les maquiller selon les convenances. Nos mondes auraient pu se rejoindre si elle avait pu arrêter de sourire alors qu’elle n’en avait aucune envie. Quand je la traite avec mépris. Ou quand je la rejette juste pour tester sa capacité à encaisser mes coups. Elle absorbe tout. Elle m’absorbe comme une éponge qui vide de tout jusqu’à ne laisser que des os élimés.  On aurait pu se compléter si elle avait connu la dignité d’une colère justifiée. Non, Myriam ne connait pas ça. J’ai essayé de l’intégrer à mes fantasmes d’artiste raté, mais elle était une pièce trop polie pour entrer dans le puzzle que j’avais dessiné. Je rêve d’un être naturel que la société n’a pas entamé d’une quelconque façon que ce soit, mais il faut croire que je poursuivais une chimère. Myriam était une pièce achevée. Une pièce que j’aurais pu forger, mais je crois qu’il est trop tard.
Les artistes, tout aussi ratés qu’ils soient sont tous des êtres vaniteux, prétentieux. Ils ne s’aiment pas, ils n’aiment que ce qu’ils créent. Dans leurs œuvres, c’est eux-mêmes qu’ils admirent, satisfaits. Toujours exigeants. Je suis moche, du moins, j’me trouve moche sous tout rapport. Mais quand je me regarde dans mes œuvres, je me trouve beau. Divin jusqu’à l’indécence. Myriam ne m’a jamais admiré. Elle n’aime que cet être de chair et de sang que je renie jusqu’au tombeau. Elle aime juste un homme. Elle s’obstine à garder un regard vide devant mes créations, mes bébés, je lui ai maintes fois montré mes entrailles remuées, son regard bête se détournait perplexe pour planter ses yeux dans les miens.  Des yeux de merlan frit qui croit encore en quelque chose que je pourrais lui donner. Je lui donne toute la haine que j’ai envers le monde, elle me la rend propre et aseptisée. C’est abject.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Ned Leztneik le 01 Mars 2013 à 01:02:47
Théophile Gautier disait de Petrus Borel « Une individualité pivotale autour de laquelle les autres s'implantent et gravitent. » (Histoire du romantisme, 1872). C'est un peu ce que j'ai ressenti en lisant ton texte. Scotché. En le poussant à l'extrême limite du romantisme et en le versifiant, je l'imaginerais bien sous la plume d'un poête maudit.
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 01 Mars 2013 à 01:22:07
Théophile Gautier disait de Petrus Borel « Une individualité pivotale autour de laquelle les autres s'implantent et gravitent. » (Histoire du romantisme, 1872). C'est un peu ce que j'ai ressenti en lisant ton texte. Scotché. En le poussant à l'extrême limite du romantisme et en le versifiant, je l'imaginerais bien sous la plume d'un poête maudit.
Si tu vois un truc qui ne va pas, même une virgule, ou si tu as des suggestions, n'hésite pas.
Merci Ned:)
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Ned Leztneik le 01 Mars 2013 à 08:58:48
Elle absorbait tout ... le présent, non? Mais j'ai un doute: elle est partie, mais il parle beaucoup d'elle au présent.
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 01 Mars 2013 à 11:58:47
Elle absorbait tout ... le présent, non? Mais j'ai un doute: elle est partie, mais il parle beaucoup d'elle au présent.
C'est le présent de vérité générale.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: ElodieF17 le 01 Mars 2013 à 20:46:05
Waouh *.* Personnellement j'aime ce texte ! En fait, je détestes les personnages juste parfait, qui se ressemble tous et qui est "la personne la plus adorable du monde et la plus compréhensif". Non, je suis désolé personne est comme ça - en tout cas je pense - donc je trouve que ton personnage est très bien. Ça donne une lecture qui plonge dans la sincérité, surtout qu'on a accès à ses pensées.

Citer
"Juste envie de m'éteindre et de me mettre en veille un certain temps". J'avoue, je suis parfois tenté de répondre "Que tu fermes ta grande gueule et que tu me foutes la paix"


Voilà, au moins ça fais sincère. Donc ça rapproche du personnage je trouve, on s'est vraiment tout de lui parce qu'on a ses pensées ( Et normalement on est assez sincère avec ses pensées hein... ). Donc, franchement bravo parce que je le trouve vraiment réaliste, j'aime la façon dont tu écris ce qu'il pense, ça fait vraiment spontané.
J'adore !
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 01 Mars 2013 à 21:55:09
Ton enthousiasme est rafraichissant Élodie.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: ElodieF17 le 01 Mars 2013 à 22:14:45
Et ton texte est envoutant ey vraiment bien écrit.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Baptiste le 02 Mars 2013 à 04:19:59
Salut

Ben moi j'ai trouvé que comme première description d'un personnage, ça en jette grave.
Je les pas trouver antipathique. Je veux dire, oui il a pas l'air commode mais il garde un coté attachant,interressant, anti héros.
après je le vois pas spécialement macho, plutôt égoïste et misantrope, désabusé et  je m'enfoutiste.
Je genre de perso que j'aime bien quoi
Donc moi je veux  lire la suite
Merci pour ce texte
au plaisir
Titre: Re : Grizzli
Posté par: colette le 02 Mars 2013 à 08:53:34
Sur le fond, je trouve ce personnage "humain" justement!
A mon avis plus d'un d'entre nous pensent parfois en termes aussi abjects mais se taisent.
Comme d'autres ici je ne le trouve pas particulièrement répugnant, hyper macho...
Il parait être un vrai goujat dans ses relations avec les autres, plus particulièrement avec son ex copine,
mais dans le fond, il souffre de ne pas trouver sincérité et sûreté.
Quelqu'un qui le comprennent vraiment?
Plus attachant que détestable à mon goût.
Ses blessures semblent profondes et ça me plait.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: TiL le 02 Mars 2013 à 17:43:33
J'adore! Le personnage est nous apparait dans toute sa souffrance et sa complexité.
Je me suis reconnu dans le fait de vivre une relation avec quelqu'un de totalement normal, formaté et d'en être profondément déçu.

Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 02 Mars 2013 à 19:42:20
Les gens normaux m'ennuient aussi.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: azerta le 02 Mars 2013 à 21:40:08
Comme il y a deux pages de commentaires, je les saute pour éviter de perdre mes premières impressions. Au risque de faire des répétitions...

J'aime!

D'abord le style, ça se lit tout seul, pas de lourdeur, tu m'a portée d'une phrase à l'autre.

Et puis le fond, j'adore. Le ressenti du personnage, c'est une vision du monde.
J'aime le personnage, mais ça c'est une question de goût, certains auront plutôt envie de le frapper...


Et t'as jamais envie de relier tes petits bouts pour faire une histoire plus longue et construite?
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 02 Mars 2013 à 21:43:30
Comme il y a deux pages de commentaires, je les saute pour éviter de perdre mes premières impressions. Au risque de faire des répétitions...

J'aime!

D'abord le style, ça se lit tout seul, pas de lourdeur, tu m'a portée d'une phrase à l'autre.

Et puis le fond, j'adore. Le ressenti du personnage, c'est une vision du monde.
J'aime le personnage, mais ça c'est une question de goût, certains auront plutôt envie de le frapper...


Et t'as jamais envie de relier tes petits bout pour faire une histoire plus longue et construite?

Merci Azerta.
Pour le moment, je ne sais pas si je continue ou pas, je connais à peu près la suite des événements mais je ne fais que  me laisse porter par ma plume quand j'en ai envie, la plupart du temps. On verra.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: azerta le 02 Mars 2013 à 21:53:51
Je comprends, j'ai une amie qui dessine comme tu écris.

Je me bats contre elle, car elle fait des choses magnifiques qui dorment dans des pochettes...

Mais je comprends.
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 02 Mars 2013 à 21:56:16
Je comprends, j'ai une amie qui dessine comme tu écris.

Je me bats contre elle, car elle fait des choses magnifiques qui dorment dans des pochettes...

Mais je comprends.
Ah, elle aussi elle a le syndrome de la "Vainattitude"? :)

Pour être honnête, je vis parfois des moments de découragement. Ou tout simplement de lassitude.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: azerta le 02 Mars 2013 à 22:05:43
Je te demanderais bien si le découragement est lié à l'écriture ou à autre chose. Mais là je suis trop curieuse et hors sujet :mrgreen:

En lisant les com, je vois que mon enthousiasme est partagé.

Allez, haut les coeurs!
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 02 Mars 2013 à 22:07:29
C'est lié à l'écriture. Mais je reprends du poil de la bête ces temps-ci.

Merci pour vos encouragements en tout cas.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: lepion le 02 Mars 2013 à 22:10:40
Salut Mnémo, ton texte est sec et nerveux, profond, opaque, intéressant. J'adhère pour une suite, également.
amitiés
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 04 Mars 2013 à 02:46:56
Troisième partie

Bien sur, ne jamais dire tout ce que l’on pense haut et fort. Le penser oui, le dire ?  Jamais. C’est ce qu’on apprend à l’être humain : Refréner l’animal en lui. Pour ma part, c’est l’animal qui m’a toujours tenu en laisse jusqu’à ce que je cède. L’Homme m’a fait fuir, la bête m’a repêché. La bête m’a appris. Nous  vivons  désormais en harmonie loin du monde. Question de survie. Je devais m’isoler pour ne pas devenir fou. J’avais le choix entre éteindre mon regard pour ressembler à tous ces gens, ces zombies qui me montraient du doigt ou alors craquer et m’écrouler vaincu. Dans les deux cas, c’était l’échec. J’avais choisi la solitude. Il fallait que je m’éloigne de la plèbe pour préserver le peu d’humanité qui me restait. Et surtout, n’allez pas croire que ce choix a été dur pour moi, ce serait faux. Maintenant que j’y repense, choisir la solitude était la solution la plus facile pour moi. Parce que feindre est au dessus de mes forces, parce que tous ceux que je connaissais m’avaient déjà renié, et parce que suivre la bête est plus facile qu’on ne le croit. Ce qui a été le plus dur, par contre, c’était de tout recommencer. Vivre de ma passion dans un monde où il fallait travailler pour les autres pour se sentir utile. Un monde où les idéalistes étaient relégués au rang de fainéants. Fainéant, je devais l’être d’une certaine manière, puisque je travaillais à mon rythme, et il m’arrivait de demeurer oisif des jours et des jours, à ne rien foutre de mes dix doigts, si ce n’est cloper cigarette après cigarette, à regarder des films en noir et blanc me rappelant ma jeunesse heureuse avec mes parents. Cependant, il m’arrivait aussi de m’acharner sur moi-même quand mes arabesques ne ressemblaient en rien à ce que j’avais imaginé dans mes rêves de fou à lier. J’entrais alors dans des colères terribles. Myriam pensait alors pouvoir me calmer avec ses « Si tu n’en veux pas, je le prends pour le mettre dans mon petit salon tout vide ». Ma colère ne faisait alors qu’empirer. L’art n’est pas là pour nous distraire, l’art n’est pas là pour meubler les vides. Comment faire comprendre cela à cette femme ? C’est tout juste si elle ne se servait pas de mes toiles pour allumer le feu dans sa cheminée. Je suis certain qu’elle l’a déjà fait dans ses fantasmes les plus fous, la bougresse.
Si j’avais pu écrire un livre sur ma vie, Myriam aurait été un non-personnage, quelque chose qui aurait été là sans être là. Un objet avec une âme prenant de la place, mais qu’on oublie vite par habitude ; le regard passe en travers avec facilité, comme cette main  passant sur une surface lisse. Cependant, cette même main qui passe est parfois entravée par une petite bosse disgracieuse qui dépasse sortant de nulle part. C’est ainsi que surgit Myriam dans ma vie en sortant des murs. Des murs qu’elle épouse parfaitement si elle daignait m’écouter. J’avais beau chercher des écorchures en elle, et d’éventuelles vilaines bosses, mais rien. J’aurais voulu qu’elle soit écorchée. Nous aurions été à égalité, tous deux en échec devant le monde, mais en harmonie l’un avec l’autre. Au lieu de cela, elle m’a laissé gagner. Je suis le plus fort, parce que moins amoureux qu’elle. Je ne sais même pas si j’en suis amoureux, tiens. Surement qu’on finit par tomber amoureux de la première ombre qui passe et repasse sans cesse dans notre vie. J’aime Myriam, autrement, je l’aurais éjectée définitivement de ma vie. Je l’aime. A ma manière.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: azerta le 05 Mars 2013 à 21:17:01
 :o  Je découvre juste la seconde partie !

J'avais sauté les commentaires donc je ne l'ai pas vue.
Peut-être peux-tu l'indiquer en bas de ton premier message.


Donc au sujet de la deuxième partie :

Pour moi il manque un peu d'action, nous sommes encore dans la reflexion et le ressenti. Comme on en déjà eu un bon bout en première partie, moi j'ai envie que ça commence à bouger.
Réfléchir sur l'art dans l'abstrait m'irrite vite, mais c'est vraiment un sentiment perso.

Sur le forme le style est toujours agréable. Tu manies vraiment bien la métaphore. Plusieurs sont bien trouvées.


La dernière phrase : Je lui donne toute la haine que j’ai envers le monde, elle me le  rend propre et aseptisé. C’est abject.
Si ce pronom remplace la haine, il faut mettre "la".

Et j'adore cette phrase  :mrgreen:
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 05 Mars 2013 à 21:27:50
:o  Je découvre juste la seconde partie !

Pour moi il manque un peu d'action, nous sommes encore dans la reflexion et le ressenti. Comme on en déjà eu un bon bout en première partie, moi j'ai envie que ça commence à bouger.
Réfléchir sur l'art dans l'abstrait m'irrite vite, mais c'est vraiment un sentiment perso.

T'inquiète, ça vient. Je voulais montrer un personnage concentré dans son "moi". ça me sert aussi de support pour raconter un peu grosso modo sa façon de voir les chose. Ca servira plus tard, tu verras.
Ma prochaine partie devrait répondre à ce que tu attends (l'action).
Patience:)
Titre: Re : Grizzli
Posté par: azerta le 06 Mars 2013 à 09:03:04
troisième partie :

"C’est tout juste si elle ne se servait pas de mes toiles pour allumer le feu dans sa cheminée. Je suis certain qu’elle l’a déjà fait dans ses fantasmes les plus fous, la bougresse. "


Ah Ah Ah. Et comme je la comprends.

Petit à petit, elle deviens plus attachante que lui.
Par contre le héros me plait de moins en moins avec ses petites compromission et son mépris affiché.



"Des murs qu’elle épouse parfaitement si elle daignait m’écouter" problème de concordance des temps. Ou bien il manque une virgule. Mais comme ça ce n'est pas clair.



J'attends l'action  :mrgreen:
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 06 Mars 2013 à 12:56:06
Tant mieux, si le personnage féminin est attachant aussi parce que je n'ai pas l'intention d'en faire un personnage effacé.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Bukobar le 09 Mars 2013 à 00:15:01
Pas mal du tout, rien à redire au texte, hormis d'infimes bricoles, anecdotiques et inutiles. On aimerait aussi en savoir un peu plus. Toujours étonnant de voir une femme se mettre avec tant d'à propos dans la silhouette d'un homme, qui plus est dans son esprit. Et d'ailleurs, pas n'importe quel homme. Fiction ou réalité? Inspiration ou expérience? Un mix? S'il vous plait, mlle, une réponse claire et concise... Pas de "je botte en touche"... Votre pudeur, dans ce texte, n'en est plus une... D'ailleurs, on peut aussi penser que c'est de vous dont vous parlez.... Voyez comme je parle du fond, et non de la forme...
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 09 Mars 2013 à 00:45:38
Pas mal du tout, rien à redire au texte, hormis d'infimes bricoles, anecdotiques et inutiles. On aimerait aussi en savoir un peu plus. Toujours étonnant de voir une femme se mettre avec tant d'à propos dans la silhouette d'un homme, qui plus est dans son esprit. Et d'ailleurs, pas n'importe quel homme. Fiction ou réalité? Inspiration ou expérience? Un mix? S'il vous plait, mlle, une réponse claire et concise... Pas de "je botte en touche"... Votre pudeur, dans ce texte, n'en est plus une... D'ailleurs, on peut aussi penser que c'est de vous dont vous parlez.... Voyez comme je parle du fond, et non de la forme...

Ce qui m'importe avant tout, c'est de savoir si l'idéologie mise derrière tient la route. Si le personnage est crédible. Je voudrais qu'on le trouve dérangeant, pas au sens "je l'aime pas" mais au sens "intrigant" ou "je ne sais pas si j'aime ou pas".

Sinon, c'est un mix entre réalité et fiction, oui.
Beaucoup de fiction hein, j'ai pris cet exercice très au sérieux: Me mettre dans la peau d'un homme.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Bukobar le 09 Mars 2013 à 00:59:22
Haha. Ben en tout cas, ton personnage tient très bien la route, pour ne pas dire la corde (dans les deus sens du terme  ;)). Qui plus est, tu n'as pas pris le facile des hommes. Mais bravo. On le cible, on le visualise très bien. Pour moi, en tant qu'homme, c'est presque un confrère ; un collègue. Il existe.
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: LeBossu le 09 Mars 2013 à 01:05:51
Pour moi, en tant qu'homme, c'est presque un confrère ; un collègue. Il existe.
Ça, c'est un beau compliment.  :mafio:
Titre: Re : Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 09 Mars 2013 à 01:07:04
Pour moi, en tant qu'homme, c'est presque un confrère ; un collègue. Il existe.
Ça, c'est un beau compliment.  :mafio:

D'ailleurs, ma main en tremble d'émotions  :s
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Bukobar le 09 Mars 2013 à 01:21:59
Ta main en tremble d'émotions, parce que tu l'as beaucoup regardé cet homme, et avec amour.... Nan?
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 09 Mars 2013 à 01:24:42
Ta main en tremble d'émotions, parce que tu l'as beaucoup regardé cet homme, et avec amour.... Nan?
Non, y a pas grand'chose que je regarde avec amour.
Il est pas assez abouti en plus.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Bukobar le 09 Mars 2013 à 01:36:39
L'amour n'est jamais assez abouti, ou alors parles-tu de ton texte.

Que regardes-tu avec amour?
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 09 Mars 2013 à 01:39:21
Mes collections de rouges à lèvres et  vernis à ongles.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Bukobar le 09 Mars 2013 à 01:43:21
Haha, sexy girl.

Je sens ton pied qui tape sous ma table  :mrgreen:
Titre: Re : Grizzli
Posté par: HB le 09 Mars 2013 à 17:26:07


Première partie:


Elle n’est là que depuis quelques minutes, mais  j’en avais déjà ras-le-bol de voir son visage partagé entre l'inquiétude et la joie. Des questions et encore des questions. Elle n’avait que ça à la bouche.
-   Tu as eu mon message Jimmy ? me demande-t-elle le regard coupable.
Non, le regard de quelqu’un qui attend quelque chose. Un regard de chien battu. 
-   Ouais, j’l’ai eu.
J’omets  sciemment  de lui dire que je n’ai fait que parcourir ce satané message. Ce qui a retenu mon attention, c’est ce "J'ai hâte de réentendre ta voix". Je n’ai jamais aimé les choses qui se répètent. Jamais aimé le romantisme exacerbé des femmes. Certains diront que je ne suis qu’un vieux con misogyne, mais ne pas faire semblant est un luxe auquel je tiens. J’aurais peut-être préféré qu’elle use de mots plus salaces pour m’exciter à mort, sur les nuits qu’on a passées ensemble.   Mais non, elle a opté pour un "J'ai hâte de réentendre ta voix". Et d’ailleurs,  que répondre à ça? Les gens nous demandent parfois implicitement qu’on leur mente. Et moi? Moi, je ne peux pas. Je suis impulsif. J'embrasse quand je veux, je quitte quand je veux. Juste comme ça, parce que c'est là.
Je ne sais pas trop ce dont j'ai envie en ce moment, alors ce qui me manque? J'en sais que trop rien. Je pourrais répondre ce que je réponds toujours à mon meilleur ami: "La sérénité". Quelque chose que je n'ai pas connu depuis belle lurette. Dormir pour une fois confiant sur ce que sera demain.
Alors envie, besoin ou manque, sont des mots qui me sont étrangers. Ah si, besoin/envie d'une cigarette. Juste ça. Bouffée polluée dans ma gorge angoissée.
Mes pensées vides, amorphes, je les trimballe, ça ne regarde que moi et je ne voudrais pas  les imposer aux gens, mais quand on me demande ce dont j'ai envie, j'aurais aimé que les gens ne se me méprennent pas sur le sens des mots "Juste envie de m'éteindre et de me mettre en veille un certain temps". J'avoue, je suis parfois tenté de répondre "Que tu fermes ta grande gueule et que tu me foutes la paix", mais.
Et quand je ne rêve pas d'étreintes anonymes, amicales, sensuelles, humaines, chaleureuses, avec des femmes sans visages je rêve de solitude désertique. De silence. Le mien. Un silence serein à l'abri des orages sous ma peau.
Alors, ouais. Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre les gens des envies? De mes envies?
A moins que ce ne soit les envies qui définissent les gens. Envie de rien, indifférence totale. Celle qui semble glacer les gens, qui les rendent étrangers les uns pour les autres. Une indifférence désuète, discrète, fantomatique. Non glaciale. Celle d'une plante qui ne demande rien, qui n'a besoin de la présence de personne.

Bonjour,

j'ai lu ce texte il y a quelque jours, ainsi que les commentaires. Là, je viens de le relire mais sans repasser par les commentaires : excuse-moi pour les doublons.
Je ne vois pas quoi dire, quant au tout, si ce n'est que j'aime bien (je n'en suis encore qu'à la première partie), mais j'ai repéré quelques détails :

Elle n’est là que depuis quelques minutes, mais  j’en avais déjà ras-le-bol de voir son visage partagé entre l'inquiétude et la joie. Des questions et encore des questions. Elle n’avait que ça à la bouche. 
> "J'en ai déjà..." et "Elle n'a que ça..." me paraissent plus appropriés.

.
-   Tu as eu mon message Jimmy ? me demande-t-elle le regard coupable. 
> Une virgule, avant le regard coupable ? Voire avant Jimmy, aussi (ou bien enlever le prénom) ?

.
J’omets  sciemment  de lui dire que je n’ai fait que parcourir ce satané message. Ce qui a retenu mon attention, c’est ce "J'ai hâte de réentendre ta voix". Je n’ai jamais aimé les choses qui se répètent. Jamais aimé le romantisme exacerbé des femmes. Certains diront que je ne suis qu’un vieux con misogyne, mais ne pas faire semblant est un luxe auquel je tiens.
> "J'omets sciemment de lui dire que" : nécessaire ?
La répétition de "message", déjà lu plus haut, me gêne.
Trois "ce" et un "se".
Un "con misogyne", c'est quand-même rigolo.

.
Je ne sais pas trop ce dont j'ai envie en ce moment, alors ce qui me manque? J'en sais que trop rien. Je pourrais répondre ce que je réponds toujours à mon meilleur ami: "La sérénité". Quelque chose que je n'ai pas connu depuis belle lurette. Dormir pour une fois confiant sur ce que sera demain.
> Je ne trouve pas "J'en sais que trop rien" très joli.
Si je le google, voici les deux premiers liens proposés :
- ma premiere fois j en sais trop rien - Forums - TaSante.com
www.tasante.com › forums › ta première fois ?
8 messages - 6 auteurs - 23 avr. 2011
ma premiere fois ... j'en sais trop rien. Avatar de ludoo. ludoo. jai eu mon premier raport sexuel hier avec une de mes amie qui est aussi mon ...
- J'en sais trop rien : Forum auFeminin
forum.aufeminin.com › ... › Anorexie et Boulimie
2 messages - 1 auteur - 30 janv. 2008
J'en sais trop rien. c'est vrai que je mange très rarement, j'ai une alimentation complètement déglinguée, je mange pas pendant 2 jours, ...

.
A moins que ce ne soit les envies qui définissent les gens. Envie de rien, indifférence totale. Celle qui semble glacer les gens, qui les rendent étrangers les uns pour les autres. Une indifférence désuète, discrète, fantomatique. Non glaciale. Celle d'une plante qui ne demande rien, qui n'a besoin de la présence de personne.
> "A moins que ce ne soient les envies"... semble plus correct, mais je m'y perds. 
Deux points après "indifférence totale" ?
... "qui les rend étrangers", non ?
... "les uns aux autres" ? Ou ptêt pas...
Bof bof, je trouve, l'indifférence glaciale de la plante.

Voilà,
bonne continuation.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 09 Mars 2013 à 18:05:16
Merci HB, j'ai modifié ce qui me semble pertinent.

Le mot "message" n'est répété qu'une seule fois, et c'était par nécessité.
"J'en sais que trop rien me plait bien, donc j'ai laissé comme ça. 
"Que ce ne soit..." car le verbe "soit" revient à "ce".


Merci!
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: HB le 09 Mars 2013 à 18:28:30
"Que ce ne soit..." car le verbe "soit" revient à "ce".

Arf, j'ai cherché un peu partout, mais mal, sans doute.
(Dire que j'ai été prof de FLE...  :o)

Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 10 Mars 2013 à 19:22:41
Bon, j'espère que vous m'aiderez pour le petit dialogue que j'ai concocté, parce que j'ai un gros doute quant à la qualité de l'échange entre les personnages.

Quatrième partie :

Je me souviens de notre première rencontre. Cela me fait sourire quand j’y repense, alors que je devrais plutôt ressentir des remords et de la culpabilité…
François, mon meilleur ami devait me présenter la femme qu’il fréquentait depuis un moment déjà. Il m’en parlait avec un tel enthousiasme, que j’ai fini par accepter qu’il la ramène chez-moi, pour me la présenter.
Ils ont débarqué un soir, alors que j’étais dans mon atelier. François connaissait ma maison. Il connaissait aussi mes habitudes. Il savait que j’étais dans ma « grotte »  comme il l’appelait, et m’y rejoignit. Il se tenait au milieu de la pièce l’air tout fier.  A coté de lui, une petite femme que j’ai d’abord trouvé étrange avec ses cheveux courts, lui donnant un petit air adolescent. Ce qui m’avait frappé, c'était ses yeux : Ils lui mangeaient  le visage. Et ses petits seins sous son pull rose, échancré. Comme tout homme qui se respecte, je me suis demandé ce que ça me ferait, si je les tenais dans mes paumes. Ou ce que ça lui ferait à elle, peu importe. C’était une sorte de revanche à ce qui allait suivre, car une fois les présentations faites, François se tut souriant de toutes ses dents, l’air interrogatif comme s’il attendait mon verdict. L’idiot. Autant j’étais content qu’il ait fini par se trouver une occupation, un autre centre d’intérêt « humain », autant il m’éclaboussait de sa joie. J’ai trouvé cela indécent. Il se serait pointé dans mon atelier, le sexe entre les mains, que j’aurais trouvé cela normal. Mais qu’il soit venu me narguer avec « sa chose » du moment, cela me comprimait la cage thoracique… Son bonheur naissant emplissait la pièce et commençait à m’envahir. Sans savoir pourquoi, j’avais envie de le foutre dehors avec un « reviens me voir quand la désillusion se sera pointé à l’horizon ». Ou un truc du genre. Les grands yeux à coté de lui m’en empêchaient. Ils me regardaient avec amusement, et quelque chose me dit à cet instant-là, qu’elle venait de tout deviner dans ma tête …
Cette idée me plut.
   Nous avons passé la soirée à parler de choses et d’autres, et je commençais à m’ennuyer. François n’arrêtait pas de me charrier sur la toile que j’avais commencé à peindre.
-   Moi j’aurais mis du gris, à la place du rouge écarlate, là. Disait-il en se donnant un air de connaisseur. Mais, qu’est-ce qu’on voit ici ? Des seins ou des fesses? … (il pouffait de rire) Myriam viens voir ! Tu en penses quoi ?
-   Ah, mais moi, je n’en pense rien, j’y connais rien à la peinture.
Un bon point pour elle. Elle ne niait pas son ignorance.
-   En tout cas, ce rouge m’agresse. Jimmy, tu dois faire quelque chose, histoire d’atténuer tout ça…
Myriam le gronda avec une petite moue boudeuse:
-   Jimmy est un artiste, il sait ce qu’il fait chéri.
Et ça jacassait, jacassait à n’en plus finir. Ils n’avaient même pas remarqué mon silence. Je ne les écoutais plus. Ils se suffisaient à eux-mêmes. Ils ressemblaient à tous les couples qui s’isolent dans leur bulle même lorsqu’ils sont avec d’autres personnes. Tout à coup, j’avais trouvé Myriam banale. Ses grands yeux grotesques et ses petits seins ridicules faisaient naitre en moi un gros éclat de rire. Un gros rire que j’ai réprimé avec rage. J’attendais qu’ils m’affranchissent. La bête en moi avait envie de rugir. D’aplatir mon meilleur ami, et de dénuder sa compagne sauvagement, pour les punir. Les remarques de François m’agaçaient. Son ignorance, ses réflexions imbéciles, son triomphe amoureux, et les seins de Myriam tournoyaient autour de moi. J’avais la nausée. La nausée de mes invités. La nausée de ce qu’ils s’invitaient chez-moi, pour m’empêcher de savourer ma solitude calculée.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Bukobar le 10 Mars 2013 à 22:14:59
Juste un truc : "Ils lui (mangeaient) le visage" - à moins que ce soit voulu.
Pour les dialogues, ça tient la route. No problemo.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 10 Mars 2013 à 22:16:33
Corrigé.
Merci.
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Ned Leztneik le 11 Mars 2013 à 08:12:23
dénuder sa compagne
Titre: Re : Grizzli
Posté par: azerta le 12 Mars 2013 à 08:27:24
Bah merde!

Il l'a piquée à son copain, le vilain... >:D

Ca fait plaisir de voir du désir et un peu (ou beaucoup) de vie chez ton grizzli.

Pour le texte, je te fais fais confiance et attends de voir ou tu veux nous emmener.

"La nausée de ce qu’ils s’invitaient chez-moi, pour m’empêcher de savourer ma solitude calculée. " je trouve cette phrase un peu lourde.



"Et ses petits seins sous son pull rose, échancré. Comme tout homme qui se respecte, je me suis demandé ce que ça me ferait, si je les tenais dans mes paumes. Ou ce que ça lui ferait à elle, peu importe. "

J'aime le redu de ce passage. Le côté un peu confu du -j'y repense- mais j'ose pas trop. Je vois bien le gros ours pas trop à l'aise.


Par contre je crois que tu as réveillé la bête chez Bukobar, méfie toi... :mrgreen:
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 12 Mars 2013 à 13:20:31
Yo!

Je vais relire au calme pour voir comment alléger ce passage.

Merci d'avoir su apprécier mon ours  :coeur:
Titre: Re : Grizzli
Posté par: jfmah le 14 Mars 2013 à 16:10:34
Ehu.. il y aura une suite? :)
Je trouve ça bien démarré, moi! Des petits trucs qui me chipotent, mais je suis un tel chipoteur que je me tais.
Titre: Re : Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 14 Mars 2013 à 19:46:11
Ehu.. il y aura une suite? :)
Je trouve ça bien démarré, moi! Des petits trucs qui me chipotent, mais je suis un tel chipoteur que je me tais.

On y travaille oui.
C'est quoi les trucs qui te chipotent?
Titre: Re : Grizzli
Posté par: TiL le 18 Mars 2013 à 10:02:17
Myriam pourrait avoir un travail, quelque chose de très terre à terre. Tu pourrais commencer à amener le fait qu'elle est fascinée par le grizzly tout en étant incompatible avec lui.

Elle pourrait se montrer gênée lorsque son copain charrie lourdement l'artiste.

Elle pourrait même feindre de s'y intéresser en racontant timidement qu'elle est allé dans une galerie trois ans plus tôt...

A toi de jouer!
Titre: Re : Grizzli
Posté par: ernya le 23 Mars 2013 à 16:42:46
Deuxième partie:


Citer
Je m’en souviens, car j’ai trouvé son allure ridicule sur le moment.
virgule inutile

Citer
Du moins, ce n’est pas, ce à quoi j’aspire.

idem

 
Citer
Et bizarre aussi que les choses qui me tiennent tellement à cœur finalement ne soient que des choses impalpables.

ça fait bizarre ce "finalement" antéposé

Citer
Je ne vois rien, je  ne vois personne si ce n'est un énorme trou,  bouche géante qu'est le monde où on m'a jeté comme une raclure.
t'as vraiment une tendance à enlever des mots  :mrgreen:
manque un article , pour moi, avant "bouche géante"

Citer
La peinture me parle. J'y puise ma force pour me réveiller le matin sans me demander c'que j'fous dans ce bordel sans nom.
ça fait beaucoup de "me", ça allégerait de mettre "la force"


Citer
Je le passe à la repousser comme on repousse un cendrier sentant la clope moisie. Myriam est un mégot humide et froid.
xD, je kiffe ce passage


Troisième partie

Citer
Réfréner l’animal en lui.

mouis, les animaux ne nous disent pas merde de vive voix... donc le parallèle fonctionne pas trop  :mrgreen:

Citer
Parce que feindre est au dessus de mes forces,

au-dessus

 
Citer
J’entrais alors dans des colères terribles. Myriam pensait alors pouvoir me calmer avec ses « Si tu n’en veux pas, je le prends pour le mettre dans mon petit salon tout vide ». Ma colère ne faisait alors qu’empirer.
répét de "alors" pas terrible...

Citer
Je suis certain qu’elle l’a déjà fait dans ses fantasmes les plus fous, la bougresse.
je trouve cette phrase pas très crédible vu ton personnage

Citer
Des murs qu’elle épouse parfaitement si elle daignait m’écouter.
épouserait

Citer
J’avais beau chercher des écorchures en elle, et d’éventuelles vilaines bosses, mais rien.
le "j'avais beau" implique déjà un "mais" donc vire-le

Quatrième partie :

 
Citer
Il m’en parlait avec un tel enthousiasme, que j’ai fini par accepter qu’il la ramène chez-moi, pour me la présenter.
pas de virgule après "enthousiasme"

Citer
-   Moi j’aurais mis du gris, à la place du rouge écarlate, là. Disait-il en se donnant un air de connaisseur. Mais, qu’est-ce qu’on voit ici ? Des seins ou des fesses? … (il pouffait de rire) Myriam viens voir ! Tu en penses quoi ?
là, disait-il

Citer
-   Jimmy est un artiste, il sait ce qu’il fait chéri.
fait, chéri

La rencontre de Myriam vient mettre un peu plus de peps au texte ! Sinon, je suis comme je ne sais plus qui, je suis pas du tout fan des blabla sur l'art, je suis moi aussi blasée de l'art qui parle de l'art, je crois. Ton personnage en fait quand même un poil trop, je trouve. Un peu trop "je suis trop exceptionnel dans ce monde merdique", ça devient moins crédible, ça vire au "type", méfie-toi. Sinon, j'attends la suite, même si je crois que je préférais le ton de la première partie !
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Ludo le 04 Mai 2013 à 17:10:55
J'ai bien aimé ton texte. J'essaye de trouver quelque chose de constructif à dire mais j'ai du mal.
Comme tu l'as deviné, j'adhère totalement mais avec un entrain plus mesuré.
Juste, j'ai trouvé qu'entre les parties la cohérence était pas super. (je me suis surpris plusieurs fois à me demander où j'en étais). Après, si c'est fait exprès je me repends.

Voilà, vraiment pas un commentaire exceptionnel mais au moins tu auras mon avis. :]
Titre: Re : Grizzli
Posté par: Mnemosyne le 04 Mai 2013 à 17:17:15
Merci pour vos commentaires, j'attends d'avoir le recul nécessaire pour reprendre mon texte et voir ce qui ne va pas.