Des souris et des hommes est un roman de John Steinbeck (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,3847.msg79130.html#msg79130), qui a reçu le Prix Nobel en 1962.
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg831.imageshack.us%2Fimg831%2F5313%2F155459gf.jpg&hash=64644767d1b3f177094b968160cd0b378362d39a)
Des souris et des hommes est un roman que j'ai lu un peu au hasard, chez mes grands parents. J'en avais vaguement entendu parler, et ça a suffit pour que je l'ouvre. Je l'ai descendu en à peine deux heures.
L'histoire, en gros (parce qu'il y a pas de résumé sur la Quatrième de couverture)
Une histoire d'amitié avant tout. L'amitié de George, un petit homme rusé comme une fouine, et Lennie un colosse trop idiot pour sa force. Ils se connaissent depuis l'enfance et parcourent la Californie à la recherches d'emplois, dans le but d'économiser assez d'argent pour s'offrir un jour une petite ferme, avec champs de luzerne, lapins, étable et moutons. Pour vivre comme des rentiers. Quand le roman commence, ils se font tout juste embocher dans une ferme, avec le patron, sa femme, les autres employés, les chiens...Et on y suit leur amitié, leur histoire, ou plutôt la fin de leur histoire. Tout en apprenant leur passé.
Pourquoi on aime ?
Parce que ça fait pleurer. Ce livre, c'est un boulet de canon, un comprimé d'émotion en boîte, THE bouquin of the live, et le tout en moins de 200 pages (chez l'édition poche de folio en tout cas). C'est une histoire d'amitié bouleversante, une affection inconditionnelle racontée dans le style épuré de Steinbeck, sans fioritures. Juste des gestes et des paroles raportées, et pourtant on comprend tout, toute la psychologie des personnages, toutes leurs émotions et leurs envies, leurs peurs, l'amour qu'ils se portent. C'est un livre magnifique.
Un petit extrait pour la route...
- Parle moi de la maison, George, supplia Lennie.
- Oui, on aurait une petite maison et une chambre pour nous autres. Un petit poêle en fonte tout rond, et, l'hiver, on y entretiendrait le feu. Y aurait pas assez de terre pour qu'on soit obligés de travailler trop fort. Six à sept heures par jour, peut-être bien. On aurait pas à charger de l'orge onze heures par jour. Et quand on planterait une récolte, on serait là pour la récolter. On verrait les résultats de nos plantations.
- Et des lapins, dit Lennie ardemment. Et c'est moi qui les soignerais. Dis-moi comment que je ferais, George.
- Bien sûr, t'irais dans le champ de luzerne avec un sac. Tu remplirais le sac et tu l'apporterais dans les cages aux lapins.
- Et ils brouteraient, ils brouteraient, dit Lennie, comme ils font, tu sais. J'les ai vus.
- Toutes les six semaines, à peu près, continua George, il y en aurait qui feraient des petits. Comme ça, on aurait des tas de lapins à manger ou à vendre. Et nous garderions quelques pigeons pour voler autour du moulin, comme ils fesaient quand j'étais gosse.
Fasciné, il regarda le mur au dessus de la tête de Lennie.
- Et ça serait à nous, et personne n'pourrait nous foutre dehors.