Morgane Merteuil est la présidente du STRASS (Syndicat du Travail Sexuel). Résumé du bouquin :
« Les associations médiatiques d’Etat, une petite minorité au verbe haut, s’acharnent contre cette profession qu’elles ne connaissent pas. Toute prostituée est forcément une victime, et cela même si ladite victime affirme le contraire. Morgane Merteuil est une fille classique : 25 ans, brune, rieuse, master de Littérature. Signes particuliers : pute et secrétaire générale du Strass. Exaspérée par ces discours moralisateurs, elle tient ici à signaler qu’elle n’a nul besoin ni envie de déléguer à quiconque le soin de s’occuper de sa « dignité ». Elle attend simplement de celles qui se disent défendre les femmes le droit d’exercer son métier en toute sécurité. Un manifeste décisif en faveur d’un autre féminisme, véritablement ouvert à toutes. »
J’ai beaucoup aimé cet essai. L’auteure s’exprime en termes clairs et n’hésite pas à frapper les grandes associations féministes (Ni putes ni soumises, Les chiennes de garde et Osez le féminisme notamment) sur ce qu’elle estime être leurs contradictions et sur leur conception univoque et occidentalisée du féminisme (anti putes, anti voile, etc.). Je ne vais pas spécialement m’étendre sur le fond, puisque je ne suis clairement pas le mieux placé pour le faire, mais je vous conseille cet ouvrage si vous vous intéressez à la question (notamment) de la prostitution.
Morgane Merteuil est la présidente du STRASS (Syndicat du Travail Sexuel). Résumé du bouquin :
« Les associations médiatiques d’Etat, une petite minorité au verbe haut, s’acharnent contre cette profession qu’elles ne connaissent pas. Toute prostituée est forcément une victime, et cela même si ladite victime affirme le contraire. Morgane Merteuil est une fille classique : 25 ans, brune, rieuse, master de Littérature. Signes particuliers : pute et secrétaire générale du Strass. Exaspérée par ces discours moralisateurs, elle tient ici à signaler qu’elle n’a nul besoin ni envie de déléguer à quiconque le soin de s’occuper de sa « dignité ». Elle attend simplement de celles qui se disent défendre les femmes le droit d’exercer son métier en toute sécurité. Un manifeste décisif en faveur d’un autre féminisme, véritablement ouvert à toutes. »
J’ai beaucoup aimé cet essai. L’auteure s’exprime en termes clairs et n’hésite pas à frapper les grandes associations féministes (Ni putes ni soumises, Les chiennes de garde et Osez le féminisme notamment) sur ce qu’elle estime être leurs contradictions et sur leur conception univoque et occidentalisée du féminisme (anti putes, anti voile, etc.). Je ne vais pas spécialement m’étendre sur le fond, puisque je ne suis clairement pas le mieux placé pour le faire, mais je vous conseille cet ouvrage si vous vous intéressez à la question (notamment) de la prostitution.
Ah, ça m'interpelle.
Plop je double poste, déso, mais j'ai récupéré le bouquin.
Et pis aller, du coup le passage sur la fameuse suppression du "Mademoiselle"
"(...) Pour preuve cette merveilleuse campagne demandant la suppression de la case "Mademoiselle" des documents administratifs. On peut certes arguer que l'énergie dépensée aurait pu servir une cause plus importante, mais il n'était pas totalement stupide de mettre le doigt sur ce "sexisme ordinaire" qui veut qu'aux seules femmes on demande le statut marital. Elles ont obtenu début 2012 cette grande victoire sur la vilaine administration machiste française. Et tant pis pour celles qui prenaient un certain plaisir à cocher la case "Mademoiselle", qu'elles voyaient comme une marque de liberté, d'indépendance, quand le "Madame" suggère la dépendance maritale. S'ensuivit une véritable polémique , qui à mon avis à raté les véritables enjeux de cette campagne. Essayons de reprendre la réflexion depuis le départ : si le sexisme résidait dans le fait qu'on ne demande qu'aux femmes leur statut marital, il pourrait apparaître cohérent pour des militantEs de l'égalité femmes-hommes d’exiger une symétrie. (En ce cas, on aurait aussi pu estimer que c'étaient les hommes qui étaient lésés, eux qui étaient réduits à se définir en tant que "Monsieur", avec toutes les connotations autoritaires de ce mot."
Plop je double poste, déso, mais j'ai récupéré le bouquin.
Et pis aller, du coup le passage sur la fameuse suppression du "Mademoiselle"
"(...) Pour preuve cette merveilleuse campagne demandant la suppression de la case "Mademoiselle" des documents administratifs. On peut certes arguer que l'énergie dépensée aurait pu servir une cause plus importante, mais il n'était pas totalement stupide de mettre le doigt sur ce "sexisme ordinaire" qui veut qu'aux seules femmes on demande le statut marital. Elles ont obtenu début 2012 cette grande victoire sur la vilaine administration machiste française. Et tant pis pour celles qui prenaient un certain plaisir à cocher la case "Mademoiselle", qu'elles voyaient comme une marque de liberté, d'indépendance, quand le "Madame" suggère la dépendance maritale. S'ensuivit une véritable polémique , qui à mon avis à raté les véritables enjeux de cette campagne. Essayons de reprendre la réflexion depuis le départ : si le sexisme résidait dans le fait qu'on ne demande qu'aux femmes leur statut marital, il pourrait apparaître cohérent pour des militantEs de l'égalité femmes-hommes d’exiger une symétrie. (En ce cas, on aurait aussi pu estimer que c'étaient les hommes qui étaient lésés, eux qui étaient réduits à se définir en tant que "Monsieur", avec toutes les connotations autoritaires de ce mot."
Je trouve le ton de ce passage très paternaliste, infantilisant envers les militantes. Il y a ce côté "homme de paille" :relou:
Mais je lirai le bouquin par curiosité.