Anna Gavalda est une auteur française qui vit en région parisienne. Elle a écrit plusieurs romans dont Ensemble, c'est tout qui a été publié en 2002 aux éditions Le Dilettante.
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Quatrième e couverture :
Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés. Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour - appelez ça comme vous voulez - , va se charger de les bousculer un peu.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.
Mon avis :
Alors, que dire de ce livre-là ? Déjà, en ce qui me concerne, c'est sand doute le livre que j'ai lu le plus de fois. Mon édition est toute abîmée, rapiécée, il y a deux ou trois feuilles qui volent, la reliure est hyper marquée à force d'être pliée, bref, ça fait peur à voir. Mais c'est plutôt chouette, quelque part. Pour la petite histoire, Ensemble c'est tout, je l'ai lu pour la première fois un jour où je m'ennuyais royalement. Je me suis plantée devant la bibliothèque qu'on a dans l'entrée (il y en a partout chez moi, des bibliothèques) et j'ai fermé les yeux, j'ai fait plouf plouf, et c'est tombé dessus. J'ai vaguement lu le résumé, pas super convaincue, et j'ai tenté quand même. Résultat : le livre a disparu de la bibliothèque de l'entrée pour réapparaître furtivement dans ma chambre, l'exemplaire s'est considérablement abîmé, et on a plein d'autres bouquins d'anna Gavalda dans la maison.
DONC, Ensemble c'est tout, pourquoi quoi quoi qu'on l'aime ? Parce que, avant tout, c'est un livre qui se prend pas la tête. Gavalda a une écriture très simple, pas empoulée, et on a pas à réfléchir trois mille ans pour comprendre ce qu'on vient de lire. Parce que, aussi, elle vous dépeind une émotion comme si c'était la votre en quelques mots. Le seul défaut que je déplore à son écriture, c'est son implacable propension à abuser des points de suspension dans les dialogues. On aime aussi parce que l'histoire est touchante sans en faire trop, assez pour y croire, mais marquante quand même. On aime pour les personnages qui sont tellement adorables (oui, même Camille-chiante), parce que Philou, parce que Paulette, bref, on aime parce que c'est un bouquin qui vit. Et ceux qui le traîte de roman de gare en le comparant à du Musso ou du Lévy n'ont jamais vraiment lu ces trois auteurs. Parce que Gavalda, c'est bien, bien, bien au dessus de Marc Lévy, et encore plus au dessus de Musso. Bref. C't'à peu près tout.
Un petit extrait pour la route...
« - Tu as raison, on ne va pas y arriver... Il vaut mieux que tu te casses, mais laisse-moi te dire deux choses avant de te souhaiter bonne route : La première, c'est à propos des intellectuels justement... C'est facile de se fourtre de leur gueule... Ouais, c'est vachement facile... Souvent, ils sont pas très musclés et en plus, il n'aiment pas ça, se battre...Ça ne les excite pas plus que ça les bruits de bottes, les médailles et les grosses limousines, alors oui, c'est pas très dur... Il suffit de leur arracher leur livre des mains, leur guitare, leur crayon ou leur appareil photo et déjà, ils ne sont plus bons à rien ces empotés... D'ailleurs, les dictateurs, c'est souvent la première chose qu'ils font : casser les lunettes, brûler les livres ou interdire les concerts, ça leur coûte pas cher et ça peut leur éviter bien des contrariétés par la suite... Mais tu vois, si être intello ça veut dire aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre comment tout ça tient debout et tenter de se coucher un peu moins con que la veille, alors oui, je le revendique totalement : non seulement je suis une intello, mais en plus je suis fière de l'être... Vachement fière, même... Et parce que je suis une intello comme tu dis, je ne peux pas m'empêcher de lire tes journaux de moto qui traînent aux chiottes et je sais que la nouvelle béhème R 1200 GS a un petit bidule électronique pour rouler avec l'essence pourrie... »